auteur Karim BOUALI

Les colons se jalousent

Karim BOUALI

Invraisemblable ! Des Israéliens dénoncent le deux poids deux mesures dans le traitement de l’Union européenne vis-à-vis d’Israël.

Leur argument : pourquoi l'Europe exclut les territoires palestiniens occupés des accords avec l'Etat hébreu et inclut le Sahara Occidental dans son accord de pêche avec le Maroc ? Les Israéliens qui établissent ainsi une similitude entre les deux situations reconnaissent donc qu'Israël occupe la Palestine et le Maroc le Sahara Occidental. On comprend leur courroux quand on sait que pour l’UE, les territoires occupés depuis 1967, qu’il s’agisse d’El-Qods et du reste de la Cisjordanie ou du Golan syrien, ne sont pas israéliens. Ils s’en prennent à Catherine Ashton qui est la responsable de la politique étrangère de l'UE. Elle n’y est pourtant pour rien, c’est le Conseil européen qui a décidé, il y a un an, déjà, que tous les accords entre l’UE et Israël doivent indiquer de manière explicite qu’ils ne sont pas applicables aux territoires palestiniens occupés. Israël fait le forcing pour amener la Commission européenne à infléchir sa position et abandonner cette directive qui (…)

BHL à la CPI !

Karim BOUALI

Les conséquences de l’ingérence occidentale en Libye, déclenchée par l’activisme irresponsable de Bernard-Henry Lévy, dépassent les frontières de ce pays et touchent toute la région.

Comparé au véritable criminel qu’est Bernard-Henry Lévy, instigateur de la guerre civile qui a plongé la Libye dans le chaos, que peut-on reprocher au président ivoirien Laurent Gbagbo qui puisse lui valoir le traitement cruel et inhumain qu’il a subi dans les geôles de son pays avant d’être transféré à la Cour pénale internationale (CPI) ? À ce jour, ses ennemis n’arrivent pas encore à établir les faits qui fondent leurs accusations. Pourtant, Gbagbo est maintenu dans une prison où, comme dans toutes les prisons, il subit les vexations qui aggravent son état de santé, déjà préoccupant. Par contre, Bernard-Henri Lévy, qui, lui, doit être traîné devant les tribunaux internationaux pour incitation au crime contre l’humanité, n’est pas du tout inquiété. C’est lui qui a poussé Sarkozy à provoquer une guerre civile en Libye, dont le dernier effet, en date, s’est traduit hier (vendredi), à Tripoli, par des affrontements armés entre Libyens qui ont fait, en quelques heures, au moins (…)

Cocorico !

Karim BOUALI

C’est Coluche qui disait que les Français avaient choisi le coq comme emblème du pays car c’est bien le seul animal à chanter les pieds dans la fiente.

L'attitude de François Hollande face au conflit syrien rappelle cet oiseau de basse-cour. Le coq n'est-il pas son symbole et sa mascotte qui ne sait que bomber le torse ? Ne l'a-t-on pas affublé et comparé à un éléphanteau ? En somme, à lui seul, il réunit une ménagerie. Mais que peut faire une ménagerie dans un cirque, si ce n'est amuser le peuple ? Il faut se rappeler que lors de la guerre d'Irak, l'armée française avait une mission de flanc-garde. Elle n’avait donc aucun ennemi en face. De par ses faibles moyens, elle a eu à assurer le flanc gauche des forces américaines et n'avait, en tout et pour tout, qu'une division portée équipée de VAB, des engins à roues légèrement blindés et peu armés. Cette armée ne pouvait même pas faire face à des chars T54 russes démodés. C'est dire qu’en Irak, la France n'a eu qu'un rôle de chien de garde. Cela rappelle aussi la conférence de Yalta en 1945, lorsque les Américains et les Britanniques voulaient imposer la présence des Français. (…)

Syrie : Bientôt la fin

Karim BOUALI
En Syrie, l’un après l’autre, les « territoires » qui étaient passés sous la coupe des groupes terroristes sont libérés par l’armée régulière et repassent sous l’autorité de l’Etat. L’éradication de ces groupes est un préalable à la transition politique qui aboutirait, dans ce pays, à un transfert du pouvoir tel que voulu par le peuple syrien, c'est-à-dire à travers des élections démocratiques, et non par les armes et selon les « caprices » du Qatar et de la France. Le changement en Syrie ne peut être, en effet, que l’œuvre des Syriens et d’eux seuls, par l’introduction des réformes qu’ils jugent nécessaires dans leur système politique, et non pas selon un « agenda » extérieur décidé par des pays étrangers qui font s’entretuer les Syriens par intérêt. La réalité sur le terrain saute aux yeux de tous maintenant : l’« opposition armée » est très largement dominée par les groupes terroristes constitués de mercenaires islamistes venus en force dans le but d’établir en Syrie un « (…)

Comment le Qatar sous-traite avec Al-Qaïda pour le compte des services secrets occidentaux

Karim BOUALI
Afrique Asie, magazine mensuel d’analyse politique et d’information économique, sociale et culturelle, publie dans sa dernière livraison un long article au titre significatif, « Les services syriens ne veulent plus reprendre leur coopération avec Paris », mais surtout au contenu révélateur de la myopie des dirigeants des pays occidentaux dans leur gestion du conflit en Syrie. « De nombreux analystes et experts du renseignement et de la sécurité, aussi bien en Occident qu’au Liban, se disent, dans de nombreux entretiens, articles ou confidences recueillis par Afrique Asie, atterrés par la façon irresponsable avec laquelle les autorités politiques en Occident en général, et aux Etats-Unis et en France en particulier, se comportent vis-à-vis du pouvoir syrien », commence par faire remarquer Henri Sylvain, auteur de l’article. Afrique Asie se fait l’écho du sentiment d’un expert français en terrorisme, qui avoue ne pas comprendre l’acharnement des pays occidentaux, « directement ou à (…)