Chérif ABDEDAIM
Le monde actuel risque un nouveau cataclysme avec notamment le risque d’une troisième guerre mondiale. Et pourtant, toute approche belliqueuse est justifiée au nom de différents principes « démocratiques ». Là où l’on impose le Patriot Act, on ne cesse de fabuler à propos de ce concept, hélas, loin de la vraie démocratie au sens étymologique du terme.
Cela dit, il existe aujourd’hui une intelligentsia alternative qui démystifie avec diligence l’imposture des gouvernements quant à la prétention démocratique qu’ils revendiquent.
Leurs approches, certes toujours minutieuses et originales, demeurent malgré tout cloisonnées dans une dimension communément historique, voire universitaire et spéculative. En effet tout débute immanquablement à Athènes, au siècle de Périclès : c’est carrément le modèle originel, sans lequel le mot même de « démocratie » n’existerait pas. L’éloge – à raison – est unanime.
Quelques-uns ensuite rappellent certaines formules plus égalitaires de partage du pouvoir utilisées au Moyen-âge puis lors de la Renaissance dans les communes italiennes et dans la couronne d’Aragon, en Espagne.
Enfin tous dénoncent le travestissement opéré sur la matrice démocratique lors de certaines « révolutions » en faveur d’une oligarchie bourgeoise qui n’eut que faire du pouvoir du peuple.
Leurs exposés varient quelque peu (…)
Chérif ABDEDAIM
« Régime change » ou changement de régime ; telles est la nouvelle mode propagée à coup de discours creux sur la démocratie. La novlangue orwellienne élaborée dans les labos talmudiques de Tel Aviv, semble désormais faire partie du lexique « arabe » voire même mondial.
Depuis la chute de Ben Ali, Moubarak, assassinat de Kadhafi et tentative de déstabilisation de la Syrie, les philosionistes n’en démordent pas.
Mercredi dernier, Tony Blair a déclaré à la BBC qu’il considérait comme une chose « terrible » le fait que l’Occident ne soit pas intervenu par la force en Syrie l’été dernier. Et sous quel prétexte ? Démocratique ? Que nenni ! L’objectif premier de ces prédateurs, plus dictatoriaux que les régimes qu’ils incriminent, est uniquement le changement de régime. Une stratégie utilisée contre les pays où les forces néoconservatrices, auxquelles appartient assurément Blair, considèrent que le gouvernement au pouvoir est en contradiction avec les intérêts du monde occidental. Pour renverser ces gouvernements, des prédateurs comme Blair and Co sont prêts à sacrifier la vie d’autant de populations que nécessaire.
Il y a eu plusieurs tentatives pour juger publiquement Blair, pour avoir entièrement fabriqué les raisons permettant de justifier la (…)
Chérif ABDEDAIM
Bras de fer entre les axes sunnite et chiite. Bras de fer entre l’axe américano européen et la Russie. Un monde en conflit où les tensions qui animent la scène politique ne sont basées que sur des intérêts propres et au diable les principes. Sur cet échiquier, gars aux perdants. Tout est question de stratégie. Si les européens et leurs alliés occidentaux se sont crus assez intelligent pour recourir aveuglément aux moyens de pression économique : embargo, etc ; les Iraniens ont su mener leur antagonistes par le bout du nez. Une stratégie de l’usure en somme qui a fini par payer en dépit des tentatives sionistes pour allumer le brasier perse.
Cela dit, l’issue de sortie iranienne a piégé les américains et leurs alliés occidentaux qui se sont retrouvés sur la défensive compte tenu de leurs prises de positions aveugles.
En réponse aux sanctions « internationales », Téhéran s’est ouvert à la Chine puis à l’Inde au cours des dernières années. Profitant de l’absence américaine puis du (…)
Chérif ABDEDAIM
Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse de l’ex-président Laurent Gbagbo a été remis samedi dernier par le gouvernement ivoirien, à la CPI après la décision prise jeudi lors d’un conseil ministériel.
Il est accusé d’avoir été coauteur indirect de meurtres, de viols et autres formes de violences sexuelles, d'actes de persécution avant et pendant la crise ivoirienne de 2010. Ainsi, Blé Goudé ira rejoindre l’ancien président Laurent Gbagbo, qui avait été aussi transféré par le gouvernement de Ouattara à la CPI.
Dans cette affaire, Fatou Bensouda, procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), après confirmation de la remise de Charles Blé Goudé à la CPI par le gouvernement ivoirien, a estimé que cette remise permettait d’entrer dans une nouvelle ère : « Nous avons franchi une nouvelle étape dans la recherche de la vérité dans l'un des épisodes les plus sombres de violences commises à grande échelle ces dernières années », a-t-elle indiqué samedi. Elle a mis en garde tous ceux qui ont eu recours à la violence et ont commis des crimes. « Ceux-ci répondront de leurs actes », a-t-elle indiqué. Voilà donc une belle rhétorique à la « carte ».
Et pourtant, avant d’avancer ces (…)
Chérif ABDEDAIM
Depuis décembre 2012, les violations « israéliennes » de la trêve conclue s’accumulent sans pour autant provoquer la moindre dénonciation de la part des États-Uniens et leurs alliés va-t-en-guerre occidentaux.
Les informations en provenance de Palestine font état de plus de 1300 violations : bombardements, attaques aériennes, assassinats, arrestations des pêcheurs, réduction de la zone de pêche et remise en place de la zone tampon qui sépare Ghaza du reste de la Palestine occupée, etc. En dépit des mises en garde de la résistance, le régime sioniste a quand même poursuivi ses exactions sans la moindre remontrance. A la suite de ce mépris, la résistance a riposté par le lancement de 130 fusées, histoire de « briser le silence » de la « communauté internationale ». Celle-ci, sans doute trop occupée par la déstabilisation de la crise ukrainienne ne semble pas concernée par le massacre des Palestiniens. Et pourtant, comme le souligne le journaliste israélien Gidéon Lévy dans un (…)