Mouâd SALHI
Alohanews s’est rendu à la Maison des Associations de Roubaix pour visiter l’exposition Frères d’armes. Cette dernière raconte l’histoire de ces hommes et femmes issus des colonies qui ont combattu pour la France pendant plus de deux siècles. L’Association Rencontre & Dialogue a invité l’un des instigateurs de cette exposition pour en discuter : Pascal Blanchard, historien spécialiste de l’histoire coloniale française. Rencontre.
L’exposition présente 50 portraits racontés sous forme de récits de personnes issues des colonies qui ont combattu en Europe pendant les deux guerres. Pourquoi avoir mis en place cette exposition « Frères d’armes » ?
Ce projet a été lancé par le secrétariat d’État aux anciens combattants. Sur les deux siècles, des centaines de milliers de combattants sont venus des quatre coins du monde se battre pour la France. Ils sont venus de plus de 80 pays. Ils ont combattu pour toutes les guerres mondiales. Ils se sont battus sur le sol français avec les armées alliées. Et c’est cette grande histoire que l’on voulait raconter aux Français, que des hommes et des femmes sont venus répondre à l’appel de la France, pour les défendre, pour résister et combattre pour la liberté. Avec la collaboration de Rachid Bouchareb, on a voulu raconter cette histoire violente, complexe, guerrière, des histoires d’hommes et de femmes extraordinaires. Cela explique bien souvent pourquoi des petits-enfants (…)
Mouâd SALHI
Alohanews délivre son dernier article sur le Bloc identitaire. Après avoir abordé la genèse et les théories qui sont prônées par ce groupuscule, nous aborderons leur rapport à l’islam et les moyens utilisés pour contrecarrer ceux qui voudraient décrédibiliser leur cause.
L’islamophobie dans les milieux identitaires se caractérise de différentes manières. Pour le Bloc identitaire, la violence est intrinsèque à la religion islamique. En effet, les musulmans seraient forcément agressifs, car le Coran serait composé de récits violents, bellicistes.
Les identitaires braquent souvent leurs projecteurs sur Charles Martel pour lui rendre hommage de sa victoire à Poitiers face à la conquête arabo-musulmane en 732. Lors des attentats du 7 janvier, la Génération Identitaire, officine jeune du Bloc identitaire est allée jusqu’à détourner le slogan Je suis Charlie par Je suis Charlie Martel.
L’on remarque qu’il y a un glissement d’un racisme anti-arabe à un racisme porté sur les musulmans. Cette victoire n’est plus vue comme une victoire face aux Arabes, mais face aux musulmans tout simplement. Ce fait historique est ressorti pour affirmer, objectiver la violence et l’esprit de conquête qui animeraient les musulmans d’aujourd’hui.
La communauté musulmane (…)
Mouâd SALHI
Alohanews délivre son deuxième article sur le Bloc identitaire. Le premier reprenait la genèse du groupuscule et son positionnement idéologique par rapport au Front national. Aujourd’hui, nous mettrons en lumière les deux théories prônées par les mouvances d’extrême droite à savoir le Grand Remplacement et leur solution de remigration.
L’afflux des migrants traversant la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, le terrorisme revendiqué au nom de l’islam qui fait la une des journaux télévisés sont, d’après le Bloc identitaire, une conjonction d’événements qui présagent un destin qui vouera à menacer voire faire disparaître la civilisation française.
Grand Remplacement : une identité française en péril
Le terme de Grand Remplacement a été forgé par l’écrivain Renaud Camus. Autant vous dire qu’avec Albert, il n’a de point commun que le patronyme. Cet auteur est connu pour ses ouvrages qui tiennent des propos conspirationnistes et islamophobes. L’auteur définit ce concept comme le remplacement progressif, dans une période très courte de quelques décennies, de la population historique du pays en l’occurrence la France par des populations issues de l’immigration majoritairement extra-européennes.
Selon les identitaires, ce phénomène est en hausse. Ils l’expliquent par les politiques d’immigration qui sont de plus en (…)
Mouâd SALHI
Les réfugiés qui migrent vers l’Europe pour fuir la guerre, l’extrême pauvreté font la une des médias. Hommes politiques, éditorialistes, associations essayent de trouver une solution à cet afflux massif. Pour les uns, « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », pour les autres, cette immigration est une aubaine face au vieillissement de la population. Jason Buzi, milliardaire américain, aurait trouvé LA solution miracle.
Ce milliardaire ayant fait fortune dans l’immobilier veut trouver un refuge à ces migrants qui fuient la guerre et les exécutions liées à leurs convictions politiques ou religieuses. Sa solution ? Leur créer un État dans une contrée peu peuplée dans le monde. Selon lui, l’Europe, les États-Unis et l’Australie n’ont plus les moyens d’accueillir ces populations. D’après lui, « les gouvernements du monde entier ne sont pas parvenus à résoudre le problème qu’il est temps d’y trouver une solution radicale ». Actuellement, quelque 60 millions de réfugiés migrent partout dans le monde. Le chiffre a quasi doublé depuis quinze ans. Le projet « Refugee Nation » a donc vu le jour.
L’intéressé n’en est pas à sa première idée folle. Il fut à l’initiative du Hidden Cash, une chasse aux billets grandeur nature organisée via Twitter et qui a fait le buzz en 2014. Le philanthrope 2.0 juge qu’ « il est intolérable de voir notre société moderne rester les bras croisés face au problème des réfugiés, (…)
Mouâd SALHI
Un jeune homme de 19 ans, Pierre-Eliott Zighem est décédé dans un accident la nuit du 31 mai au 1er juin à Tourcoing. Selon la police, les jeunes auraient fui un contrôle de police, après avoir grillé un feu rouge, leur véhicule s’est écrasé contre un arbre. Le conducteur de la voiture est dans un état grave. Le troisième passager a le col du fémur fracturé. S’en sont suivis des affrontements entre les forces de l’ordre et habitants du quartier de la Bourgogne. Une marche silencieuse a été organisée en la mémoire du défunt.
Le quartier de la Bourgogne a été le théâtre d’affrontements entre habitants du quartier et les forces de police. Plus de 150 policiers ont été mobilisés la première nuit suivant l’accident. Un hélicoptère survolait la zone. Certains habitants se sont plaints du bruit qu’il causait. De nombreuses gardes à vue ont été effectuées. Plusieurs voitures ont été incendiées. Des incendies ont également été signalés dans des quartiers de Roubaix et Wattrelos. La Bourgogne est l’un des quartiers les plus paupérisés de l’Hexagone. Le député-maire de Tourcoing, Gérald Darmanin condamne ces débordements et réclame une « impunité zéro ». Il refuse de corréler les événements nocturnes à l’accident tragique, car « l’accident et les violences n’ont pas eu lieu dans le même quartier ».
Une marche blanche a été organisée après la prière mortuaire du jeune tourquennois. Plus de 150 personnes ont défilé pour lui rendre un dernier hommage. Farid Zighem, le père de la victime demande des explications. (…)