auteur Jorge GOMEZ BARATA

Le cercle se referme sur la Russie (Forum des alternatives)

Jorge GOMEZ BARATA

Aucun pays ne peut exercer l’hégémonie globale à lui tout seul et aucun ne peut la défier en solitaire. Dans les deux cas, un potentiel économique extraordinaire, une capacité de gestion internationale et un système d’alliances fermement établi sont nécessaires. L’Union Soviétique et les Etats-Unis ont rempli ces formalités et se sont mutuellement équilibrés. La disparition de l’Union Soviétique a mis fin à cette contradiction.

Même s’il n’a pas été prouvé qu’en entreprenant ses réformes, Gorbatchev essayait de détruire l’Union Soviétique, il est évident que les successeurs et bénéficiaires de ces évènements, ont enfoncé les derniers clous du cercueil de la superpuissance en la transformant selon le modèle occidental. Dans ce processus, les héritiers chanceux cherchèrent sans pudeur un compromis avec l’occident, spécialement avec les Etats-Unis, qui les encouragèrent sans toutefois les aider. Les leaders russes, conduits d’abord par Boris Eltsine puis par Vladimir Poutine, travaillèrent à reconvertir la gigantesque et inefficace économie soviétique basée sur la propriété et la gestion fiscale, aux conditions du marché et, avec une intensité moindre, d’introduire les pratiques de la démocratie néolibérale, en tentant d’homologuer ses structures et ses mécanismes avec ceux en vigueur dans l’Europe capitaliste. En plein chaos administratif et désastre économique, les autorités émergentes réussirent à (…)

Joe Louis à La Havane - A malin, malin et demi

Jorge GOMEZ BARATA
Même si Cuba considère le fait comme ridicule et sans importance, la conduite de la chaine hôtelière qui a pris prétexte du blocus imposé par les États" Unis pour empêcher le président Raoul Castro et toute la délégation cubaine de loger à l'Hôtel Hilton de la capitale de Trinidad y Tobago a été un affront fait au gouvernement local qui s'est vu obligé de déplacer les assises du IVº Sommet Cuba-Caricom. A ce propos, je me suis souvenu d'une anecdote que m'avait racontée un compatriote et ami. Il travaillait au ministère du Tourisme à Cuba. C'était en 1959. Joe Louis, le champion mondial des poids lourds, se trouvait à La Havane où il était reçu avec tous les égards réservés aux hôtes officiels. Et comme le plus célèbre des boxeurs nord" américains avait exprimé le souhait de jouer une partie de golf, les responsables cubains essayèrent de faire la réservation qui s'imposait dans un des clubs privés existant à l'époque dans la capitale cubaine. La réponse du (…)