auteur Luigino BRACCI

Ce que révèle et ce qu’occulte le programme de la droite vénézuélienne en cas de succès d’un coup d’Etat (Aporrea)

Luigino BRACCI
Caracas, 21 février 2015. Après seize ans de révolution, l’extrême droite vénézuélienne rêve encore et toujours de répéter le coup d’Etat qui coûta la vie à Salvador Allende et à des milliers de chiliens. Le gouvernement bolivarien a déjoué le 12 février une nouvelle tentative au cours de laquelle des officiers de l’Armée de l’Air allaient bombarder (notamment) le siège de la télévision latino-américaine Telesur, l’Assemblée Nationale et le palais présidentiel. Ces militaires ont été arrêtés ainsi qu’un des organisateurs politiques – qui est aussi un des maires de Caracas : Antonio Ledezma, déjà connu pour ses répressions d’étudiants et de journalistes sous les régimes « démocratiques » d’avant la révolution mais aussi pour son soutien aux militaires d’extrême-droite auteurs du coup d’Etat manqué de 2002 contre Chavez (1). Depuis, Ledezma utilisait son poste de maire pour organiser des violences comme celles de 2014 qui ont causé la mort de 43 citoyens vénézuéliens (ce plan baptisé (…)

Venezuela : Le vice-ministère du bonheur suprême, Coca-Cola et la « Happy Meal » de McDonald’s (Aporrea)

Luigino BRACCI

Pour les chavistes et pour les gens de gauche il est normal de se moquer du nom choisi pour le nouvel vice-ministère pour le bonheur suprême. Il est normal car nous sommes des vénézuéliens, nous sommes des déconneurs, nous critiquons beaucoup, et il était tout simplement inévitable qu’on se moque d’un nom si pittoresque. Maduro lui-même a dû choisir le nom et penser qu’il allait être charrié.

Comment obtenir un certificat que détermine si l’on est suprêmement heureux ? Faudra-t-il payer un gestionnaire ? Faudra-t-il corrompre quelqu’un ? Faudra-t-il regarder du Stand-Up Comedy pendant des heures ? Peut-être pas. J’ai beaucoup d’amis qui sont gagas avec leurs enfants qui viennent de naître ; j’imagine que leurs enfants sont en quelque sorte leurs gestionnaires de ce certificat. Ou encore la petite copine d’un jeune amoureux, ou la maman qui manque à quelqu’un qui ne l’a pas vu pendant des mois. Ou alors des petits gestes, comme aider une personne âgée ou voir que le travail que l’on a fait bénévolement a permis d’améliorer la vie de beaucoup de personnes. Nous sommes tous des « gestionnaires » de ce vice-ministère, dans la mesure où nous contribuons à améliorer cette société… autrement dit, [dans la mesure où nous contribuons] à que nous soyons plus heureux. Mais vous savez ce qu’est vraiment triste ? Voir à un escualido [1] se moquer du nouvel vice-ministère, en (…)