auteur Tony BUSSELEN

De « l’Amérique d’abord » à « l’Amérique doit diriger »

Tony BUSSELEN
Tout au long de ses cinquante années de carrière politique, Joe Biden a toujours été un représentant de l'industrie étasunienne de l'armement et des interventions militaires. Sa politique étrangère apportera-t-elle un changement ou se limitera-t-elle à une variation sur un thème connu ? Joe Biden a promis à l'industrie de l'armement qu'il poursuivrait les investissements dans la plus grande machine de guerre de l'histoire de l'humanité. Sous les présidents Clinton, Bush fils et Obama, le budget officiel de la Défense est passé de 266 milliards en 1996 à 637 milliards en 2016. Sous Trump, cette augmentation s'est encore accélérée pour atteindre 693 milliards. Biden n'a pas l'intention d'inverser cette tendance. Il a récemment déclaré : « Les États-Unis ont l'armée la plus puissante du monde et, en tant que président, je veillerai à ce que cela reste comme ça, en faisant les investissements nécessaires pour équiper nos troupes face aux défis de ce siècle ». Les fabricants d'armes (…)

Chasse aux sorcières contre les communistes en Ukraine

Tony BUSSELEN

La guerre en Syrie, la fragile trêve de paix et les négociations en cours en Ukraine ont quelque peu fait disparaître ce pays de l’actualité. Pourtant, l’évolution y est plutôt inquiétante. En Ukraine, sous prétexte de lutter contre la prétendue cinquième colonne de la Russie, une chasse aux sorcières contre les communistes a été lancée. Une mesure de précaution pour garder sous contrôle la grande catastrophe sociale qui se prépare.

En juillet, le gouvernement ukrainien promulguait un décret déclarant le Parti communiste d’Ukraine (PCU) hors-la-loi. Le PCU est allé en appel, et ce procès a débuté le jeudi 5 novembre. Des représentants de plusieurs partis communistes et des démocrates de toute l’Europe étaient présents à la session d’ouverture. L’enjeu est en effet bien plus important qu’on ne le penserait à première vue. Il s’agit effectivement de bien davantage que la mise hors circuit d’un parti qui collaborerait avec le mouvement séparatiste de l’Est du pays. Le PCU a d’ailleurs toujours été un farouche adversaire de la scission du pays. Et, même si le parti s’est montré très critique à propos de la prise de pouvoir anticonstitutionnelle par les forces pro-occidentales en février 2014, il a continué, avec ses 32 parlementaires, à mener une opposition active au Parlement. Jusqu’au moment où, lors d’une intervention au Parlement, Petro Symonenko, le président du PCU, a été violemment privé de parole et où, (…)