auteur Abed CHAREF
9 mars 2024
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Israël, diasporas juives et extrême droite occidentale : une alliance dangereuse
Abed CHAREF
C’est un bouleversement majeur qui s’annonce dans les sociétés occidentales : Israël et une partie influente de la diaspora juive se préparent à une alliance avec une extrême droite occidentale pourtant historiquement antisémite et raciste.
Selon l’historien et avocat français Serge Klarsfeld, le Rassemblement national n’est plus un danger mais un allié face au sentiment antijuif et à la menace de l’islamisme (AFP/Ludovic Marin).
C’est un véritable séisme. L’historien et avocat français Serge Klarsfeld, un homme dont le nom et la vie portent des symboles très lourds liés aux juifs et à la Shoah, a décidé, au soir de sa vie, de prendre un virage improbable, sur un terrain explosif : celui des relations triangulaires entre les communautés juives, l’extrême droite occidentale et le monde arabo-musulman.
Ce que prône désormais Serge Klarsfeld, qui a passé sa vie à traquer les anciens responsables nazis et à dénoncer l’antisémitisme, est aussi simple que dangereux. Dans un article publié dans M Le Mag (Le Monde), il explique que le Rassemblement national (RN, parti d’extrême droite français) n’est plus un danger mais un allié face au sentiment antijuif et à la menace de l’islamisme.
« Dans les pays occidentaux, les (…)
Le chantage à l’antisémitisme a perdu de son efficacité
Abed CHAREF
En Europe, l’opinion bascule. Elle prend ses distances envers Israël, même si les establishments maintiennent une complicité totale avec les agresseurs.
L’impact du discours traditionnel israélien a nettement régressé. Certes, l’argumentaire classique développé à chaque agression est encore repris par des cercles totalement acquis à Israël, des cercles qui demeurent très influents, mais l’opinion occidentale et mondiale a pris ses distances envers un Etat de plus en perçu comme particulièrement agressif, exploitant à fond le filon des drames de la seconde guerre mondiale, mais totalement fermé à l’idée de paix.
Au fil des agressions, l’armée israélienne reprend pourtant les mêmes arguments, avec les mêmes mots et les mêmes vecteurs. Israël ne mène pas d’attaque, mais riposte à des agressions. Il est contraint à subir des cycles de violence, alors qu’il s’agit agressions répétées contre Ghaza, soumise, rappelle-t-on, à un blocus total depuis 2006. Par mer, par air, par terre. L’armée israélienne appelle les palestiniens à fuir avant les bombardements. Pour bien confirmer qu’il s’agit en fait d’un peuple disposé à fuir, juste pour (…)
21 septembre 2013
La gauche française s’en va-t’en-guerre : François Hollande voulait intervenir en Syrie Il se retrouve hors-jeu
Abed CHAREF
En voulant partir en guerre en Syrie, François Hollande s'est retrouvé dans une fâcheuse posture. Le chef de l'Etat français, entrainé par un lobby anti-arabe très présent dans les réseaux de la gauche institutionnelle française, a adopté une posture qu'il voulait mitterrandienne, et qui s'est révélée ruineuse pour son image et celle de son pays. Il voulait être à la pointe d'une croisade contre le régime de Damas. Il s'est retrouvé dans la peau d'un homme ne sachant guère lire l'actualité internationale, parlant encore de guerre quand les grands de ce monde négociaient déjà pour s'entendre. Sans même l'avertir.
Encouragé par son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, lui aussi connu pour son peu de sympathie envers le monde arabe, François Hollande voulait jouer auprès de Barak Obama le rôle joué par Tony Blair avec George Bush. En y apportant panache, droits de l'homme et modernité.
Il y avait aussi beaucoup de calculs dans le choix de François Hollande. Une (…)
De la repentance
Abed CHAREF
Ne peut se repentir que celui qui a acquis l'intime conviction qu'il s'est trompé, qu'il était sur la mauvaise voie, et qu'il doit faire amende honorable. La repentance, le remords, le regret, ne s'imposent pas. Ils relèvent de l'intime conviction.
Farouk Ksentini est formel. La France doit se repentir. C'est une condition sine qua non pour établir des relations normales avec l'Algérie. Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH) a publié un communiqué, à la veille du 1er novembre, pour rappeler que « la colonisation a été un crime massif dont la France doit se repentir si elle envisage d'établir avec l'Algérie des relations de qualité ». Cette exigence n'a pas de signification négative, selon le Monsieur Droits de l'Homme du président Bouteflika. Pour lui, « la repentance n'est ni une danse humiliante, ni un aveu ». Dès lors, il « comprend mal les hésitations de l'Etat français » à ce sujet.
Mais M. (…)



