auteur Emmanuel RIONDÉ

Toulouse, refuge des archives filmiques palestiniennes

Emmanuel RIONDÉ
Depuis un an, la Cinémathèque de Toulouse conserve des copies numérisées de films palestiniens tournés principalement dans les années 1970 par des réalisateurs militants. Des trésors d’héritage politique, collectés par la cinéaste Khadijeh Habashneh, qui ont vocation à repartir un jour en Palestine. Deux enfants jouant aux billes dans la poussière d’un camp de réfugiés ; un combattant qui file dans une ruelle, fusil mitrailleur au poing ; une femme affairée en cuisine ; le pas lent d’un vieillard arpentant son champ d’oliviers ; le regard de défi d’un jeune contrôlé par l’armée israélienne ; un intellectuel analysant les dernières tractations diplomatiques... Ce sont des images en noir et blanc, abîmées pour beaucoup, à la bande-son parfois grésillante, ou incertaine. Mais des images importantes, des archives filmiques qui racontent la Palestine, l’occupation et la lutte, tout cela de l’intérieur, entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Inédites ou très peu (…)

Israël, le petit boycott qui monte, qui monte...

Emmanuel RIONDÉ

Divers événements survenus ces derniers temps indiquent que le boycott d’Israël commence à gagner du terrain. Dans les esprits mais aussi en pratique. Ce qui inquiète Tel Aviv au plus haut point...

La passe d’armes en dit long sur la nervosité qui habite les dirigeants israéliens. Lors d’une Conférence sur la sécurité qui s’est tenue samedi 1er février à Munich, le secrétaire d’État américain John Kerry a, au détour d’une longue intervention, prononcé ces quelques phrases : « (...) pour Israël, il y a une campagne de déligitimation qui s’intensifie et prend de l’ampleur. Les gens y sont sensibles. On parle de boycott et d’autres choses de ce type. Allons-nous vers une amélioration avec tout ça ? » Inutile de préciser que rien, dans sa tirade, ne laisse entendre que les États-Unis approuvent cette campagne. Au contraire, John Kerry, qui s’efforce de relancer les négociations entre les deux parties depuis des mois, voulait sonner l’alarme à l’intention de ses amis de Tel Aviv. Il a notamment souligné que le statu quo actuel lui paraissait « intenable et illusoire ». Mais le simple emploi du terme "boycott" a suffit à provoquer l’ire des ministres israéliens. Pour l’un d’entre (…)