auteur Mehdi MESSAOUDI

Jacob Cohen à Algérie54 : lorsque l’intérêt d’Israël est en jeu, les États-Unis oublient tous leurs principes

Mehdi MESSAOUDI
Proposition d'interview (DIFF. libre avec l'assentiment du site) __ Le Proche-Orient est tout près d’un embrasement général, suite à cette nouvelle agression sioniste visant l’Iran, l’une des puissances régionales et qui refuse le diktat américano-sioniste. Une agression qui survient en pleine négociation entre Téhéran et Washington, et en plein génocide des Palestiniens par l’armée sioniste. Pour en savoir plus sur ce dangereux développement, Algérie 54 est allée poser quelques questions au journaliste et auteur du Printemps des Sayanim et de La Vingt-Sixième Tribu, Jacob Cohen, connu pour ses analyses pertinentes sur les sujets de cette région. Algérie54 : On assiste à un nouvel embrasement de la région proche-orientale, après l’attaque menée par l’entité sioniste contre l’Iran, suivie d’une riposte de ce dernier. Quelle lecture faites-vous de cette nouvelle escalade ? Jacob Cohen : Il semble que le régime sioniste, en accord avec son allié et protecteur étasunien, ait (…)

Anniversaire de Sabra et Chatila, sur le chemin sanglant des génocides d’Israël

Mehdi MESSAOUDI

Ce16 septembre a coïncidé avec le 42 e anniversaire des massacres de Sabra et Chatila, perpétrés par Israël et alors qualifié par l’ONU d’acte de génocide. D’un génocide l’autre, c’est l’heure atroce de celui commis à Gaza et en Cisjordanie occupée. Jacques-Marie Bourget était témoin de cette barbarie de Sabra et Chatila orchestrée par Ariel Sharon.

Q.Vous avez couvert en tant que reporter, ces massacres qui nous rappelaient d’autres massacres sionistes comme celui de Dyr Yassine. Quelle lecture faites-vous aujourd’hui sur ces tueries par rapport au génocide d’aujourd’hui de Gaza ? Jacques- Marie Bourget : En vivant le massacre de Sabra et Chatila en direct, puisque j’étais alors dans les camps, je n’imaginais pas que j’étais en train de vivre l’un des épisodes historiques d’une politique sioniste délibérée : l’éradication des Palestiniens. Sabra et Chatila, Tall el Zaatar, la Karantina, l’épisode de la Nakba en 48, n’étaient qu’une étape dans cette volonté secrète d’élimination. Gaza n’est que la suite, horriblement et intense, de cette feuille de route : les Palestiniens doivent disparaitre. Partir ou mourir. Aujourd’hui les choses sont claires. On attribue en général l’échec des « Accords d’Oslo » – qui disaient vouloir construire une paix – à Yasser Arafat. C’est abusif puisque jamais les sionistes n’ont envisagé la (…)