auteur Christian EYSCHEN

Franz Fanon, un moment du combat contre le Colonialisme

Christian EYSCHEN

« Ô mon corps, fais de moi toujours un Homme qui interroge » - Franz Fanon – conclusion de Peau noire, masques blancs. On ne peut décemment traiter de la Question noire, de ses multiples aspects et déterminations, en faisant l’impasse sur Franz Fanon, cela ne serait pas crédible. Franz Fanon est connu, il a une réputation et pas seulement à cause de sa notoriété, selon l’expression pittoresque d’un auteur de bons mots et puis, comme le disait Oscar Wilde : « Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. » J’ai donc cédé à la tentation pour me forger un point de vue. Cette étude n’a pas pour objet de dire ce qu’il faut penser de Franz Fanon, je n’ai pas l’âme d’un Commissaire politique, mais de livrer le plus largement possible des éléments de réflexion aux lecteurs. Et chacun fera son miel et se forgera son opinion, ma seule intention est d’éclairer le débat par une présentation assez conséquente. C’est pourquoi, il y a beaucoup de citations. Il est vaniteux de vouloir plagier, autant aller à la source et puis, c’est plus correct pour les auteurs cités. Rendons à César…

Si le combat anticolonial de Franz Fanon n’est pas une légende, il fut réel et consistant, pour autant, je n’en suis pas saisi d’une « extase réglementaire » comme il se devrait dans certains milieux militants. Incontestablement, il a apporté une dimension, essentiellement psychanalytique, sur les colonisateurs et les colonisés, extrêmement riche, puissante, intéressante, féconde et profonde. Pour le reste il y a, selon la formule populaire « à prendre et à laisser ». Si la Psychanalyse est véritablement son domaine de compétence et s’il y excelle et apporte beaucoup ; sur le plan strictement politique, il en va autrement. Pour moi, Toussaint Louverture, Marcus Garvey, Eugène WEB Du Bois, CLR James, Aimé Césaire, et surtout Malcolm X, et bien d‘autres encore, lui sont infiniment supérieurs. J’ai expliqué dans mon travail sur Malcolm X comment celui-ci fait évoluer sa pensée sur toute une série de questions, notamment la nécessité, ou pas, d’un rapprochement avec le Mouvement (…)

Utiliser les massacres d’hier pour justifier ceux d’aujourd’hui ?

Christian EYSCHEN

Honte à ceux qui veulent instrumentaliser les jeunes esprits pour arriver à leurs fins politiques ! Le Mémorial de la Shoah se définit ainsi sur son site : https://drancy.memorialdelashoah.org/message-memorial-shoah.html « Le Mémorial de la Shoah est actif dans les domaines de la recherche et de la documentation, de l’édition avec la Revue d’Histoire de la Shoah, de la pédagogie, de la formation des adultes et sur le terrain de la médiation culturelle avec le musée et les activités culturelles mais aussi la valorisation des lieux de mémoire. ». Ce site est principalement consacré à présenter des documents pédagogiques en direction des élèves du primaire et du secondaire ainsi que pour les étudiants du supérieur et pour des formations en direction des enseignants. Lorsqu’on clique sur le lien on voit apparaître immédiatement un « Message » du Mémorial de la Shoah.

On peut lire dans ce « Message » (c’est nous qui soulignons) : « (...) Le 7 octobre 2023, le Hamas une organisation terroriste islamiste dont le projet est d’assassiner les Juifs et de détruire l’État d’Israël a perpétré un massacre barbare de civils sans défense. Des personnes âgées, des jeunes filles des enfants ont été assassinés, violentés et pris en otage. Nous sommes tous bouleversés, meurtris et solidaires de l’État d’Israël et de toute sa population comme nous l’étions avec les victimes et leurs familles après Montauban, Toulouse, l’hyper-cacher, Charlie-Hebdo, le Bataclan, Nice et de tous les attentats terroristes islamistes meurtriers qui ont frappé notre pays. (...) Nous pensons tout particulièrement aux 240 otages aux mains du Hamas parmi eux 40 enfants dont un nourrisson. 40 français ont été assassinés et 8 portés disparus, dont certains sont parmi les otages. (...) Les évènements qui se déroulent en Israël et à Gaza ont amené une hausse sans précèdent des actes (…)

La question noire aux États-Unis

Christian EYSCHEN

Cet article poursuit une réflexion engagée par la publication de mon étude « Malcolm X, une destinée brisée » (https://fnlp.fr/wp-content/uploads/2025/09/malcolm-X_v2_compressed.pdf et https://www.legrandsoir.info/malcolm-x-une-destinee-brisee.html), il sera suivi d’une autre présentation sur Franz Fanon. Cela traite, sous des angles différents, mais complémentaires de la Question noire et comment la faire triompher dans le monde comme une solution et non comme un problème, c’est-à-dire en essayant de répondre à la problématique de la Question Noire. Ces textes seront rassemblés dans le Numéro 33 imprimé de la Collection Arguments de la Libre Pensée et cela sera complété par deux articles de mon cru de la rubrique « Musique » de la Raison sur Fela Anikulapo Kuti et sur Femi Kuti. Bruno N’Diaye en fera la Préface. Nous pensons que cela pourrait intéresser le public des Internationalistes militants et que cela montrera que la Libre Pensée n’a pas de frontières ni d’horizon borné entre les êtres humains.

Cet article poursuit une réflexion engagée par la publication de mon étude « Malcolm X, une destinée brisée » (https://fnlp.fr/wp-content/uploads/2025/09/malcolm-X_v2_compressed.pdf et https://www.legrandsoir.info/malcolm-x-une-destinee-brisee.html), il sera suivi d’une autre présentation sur Franz Fanon. Cela traite, sous des angles différents, mais complémentaires de la Question noire et comment la faire triompher dans le monde comme une solution et non comme un problème, c’est-à-dire en essayant de répondre à la problématique de la Question Noire. Aux USA, contrairement à la France et à l’Angleterre, il s’agit bien d’un problème de « minorité », mais en aucun cas d’une Question coloniale ou d‘Immigration. Au moment de la Traite des esclaves, les États-Unis n’étaient pas une puissance coloniale, ni en Afrique ni ailleurs. Ce qui n’était pas le cas des autres pays cités. En France, il y a véritablement une Question coloniale et ce ne sont pas les billevesées sur (…)

Pour défendre la laïcité et la loi de 1905, lois de liberté et non d’interdits oppressifs, tous à Paris le 6 décembre !

Christian EYSCHEN

120ème anniversaire de la loi de 1905. La Libre Pensée et une trentaine d’organisations défendant la laïcité s’adressent à la conscience laïque pour qui la Laïcité, c’est la liberté et non des interdictions et la répression. Meeting laïque national et international unitaire : Samedi 6 décembre 2025 à 14H Salle de Spectacle Eugène Henaff Bourse du Travail - 29 boulevard du Temple – 75003 Paris

1995, 2005, 2015 : A chaque anniversaire de la Grande loi de Séparation des Églises et de l’État ; qui a fondé le respect de la liberté de conscience et qui garantit les libertés d’association, de réunion, de manifestation ; la Fédération nationale de la Libre Pensée a pris ses responsabilités et a organisé des manifestations et des meetings laïques unitaires pour célébrer ces principes de liberté. Dans cette continuité militante, la Fédération nationale de la Libre Pensée a proposé aux Laïques authentiques d’organiser ensemble le 6 décembre 2025 un Grand Meeting Laïque national et unitaire pour célébrer et rappeler les principes de libertés et de démocratie qui ont été élaborés sous l’égide du Congrès mondial de la Libre Pensée de Rome en 1904 et qui ont triomphé par un vaste mouvement d’opinion dans le vote de la loi du 9 décembre 1905. A ce jour, ce sont une trentaine au moins d’Associations et d‘Organisations de toutes natures qui ont répondu favorablement à cette demande (…)

Malcolm X, une destinée brisée

Christian EYSCHEN

Si la mort en général et surtout par assassinat est toujours un drame, celui qui frappa, le 21 février 1965 à Harlem, Malcolm Little devenu Malcolm X, puis Al-Hâjj Mâlik al-Shabbaz, est plus qu’un drame, c’est une horreur absolue, car il frappa un militant qui évoluait sans cesse vers sa gauche : le Mouvement ouvrier. Qui sait jusqu’où il aurait pu aller ? Son assassinat fût un crime contre l’Humanité combattante qui cherche l’émancipation intégrale. Martin Luther King après son assassinat déclarera que « ce meurtre est une grande tragédie et que cela prive le monde d’un grand leader potentiel. » L’idée de ce travail m’est venue en réfléchissant sur une question qui me préoccupe depuis longtemps : pourquoi les Noirs ont-ils adopté la religion de leurs maîtres, de leurs bourreaux et pourquoi l’ont-ils surtout gardé pour la plupart ? La vie de Malcolm X et son œuvre sans cesse renouvelée, changeante et progressive m’a apporté un grand nombre de réponses à cela.

« Que savent-ils de l’Angleterre ceux qui ne connaissent que l’Angleterre » (Rudyard Kipling). Cela sera repris par le révolutionnaire noir CLR James à propos du cricket. J’avais commencé cette réflexion dans des articles pour la rubrique « Musique » pour la Raison et pour l’Idée libre, sur John Mayall et Allman Brothers Band que je vous livre ci-dessous. Chercher l’idée derrière le mot Il y a peut-être aussi une réflexion à avoir sur la dichotomie entre ce qu’exprime la musique, comment elle permet à des musiciens de génie de « monter à l’assaut du ciel » par leurs talents et le contenu réel des paroles des morceaux de blues. Si le blues permet et oblige de longs moments de rifles de guitare et/ou d‘autres instruments entre deux phrases, cela ne veut–il pas dire que les paroles et la musique sont deux mondes qui se côtoient sans se reconnaitre et s’identifier ? Ce qui est fondamental, c’est la musique et non les paroles, c’est pourquoi le fait que « je ne jaspine pas une (…)