auteur Christian EYSCHEN
Quel sens faut-il donner à la simplification des Registres religieux de l’Armée américaine ?
Le 20 mai 2026, le Secrétaire à la Guerre des États-Unis, Pete Hegseth, un Chrétien Evangélique élevé dans la tradition luthérienne, mais actuellement affilié à l’une des entités de la Communion of Reformed Evangelical Churches (CREC) - la Communion des Églises évangéliques Réformées -, qui appartient à la mouvance du Nationalisme-Chrétien, a décidé de simplifier la tenue des Registres militaires de l’Armée américaine. Il a considérablement réduit le nombre de rubriques servant à répertorier les convictions religieuses déclarées par les Officiers, Sous-Officiers et Soldats : celui-ci est passé de 211 à 31. Parmi celles ayant été maintenues, vingt-deux (71%) concernent les branches du Christianisme ayant droit de cité aux yeux de Pete Hegseth. La mesure prise par le Secrétaire à la Guerre rend invisibles de nombreux choix spirituels. Par suite, elle porte atteinte à la Liberté de Conscience et modifie les conditions d’exercice de certains des cinq mille Aumôniers militaires actuellement en service dans les forces américaines, qui assurent une fonction reconnue au sein des troupes depuis les débuts de la Guerre d’Indépendance en 1775. Du côté des Cultes chrétiens est notamment exclue des registres la rubrique réservée aux adeptes de l’Église De Jésus-Christ Des Saints des Derniers Jours - les Mormons - qui compte plus de six millions de membres aux États-Unis et dont les Évangéliques contestent l’appartenance au Christianisme.
Témoins du Génocide à Gaza de Khaled A.Beydoun
« Elles ont toutes trop vu. Ont trop pleuré. Ont trop vécu. Sont trop morts », les Mères et les Grands-Mères Palestiniennes. Ce n’est pas un livre, c’est un cri dans la nuit, mais en plein jour. Cet ouvrage est publié par les Éditions La Dissidence : www.ladissidence.fr, animé par notre ami Philippe Diaz. C’est formida-blement bien écrit, poignant, déchirant et c’est à hurler de rage devant notre impuissance à arrêter le massacre du Peuple Palestinien qui se commet en « direct-live », commis par les Fascistes-Sionistes aux mains couvertes de sang, de chairs humaines, de larmes de désespoir. L’auteur est un Journaliste palestinien, exilé d’abord au Liban, puis aux USA. L’exil permanent, loin de son Peuple et de sa terre, est son dernier domicile connu et ce, certainement pour long-temps hélas. Il écrit, jour après jour, depuis la réponse israélienne au 7 octobre 2023, sa plume est trempée dans le fiel amer des bombes et des fracas qu’il vit à travers les Réseaux sociaux. Le 8 octobre 2023 est le premier jour du Nouveau-Calendrier sioniste : celui de la liquidation pro-grammée dans le sang du Peuple palestinien.
Un Jugement qui fera date pour l’Afrique
Communiqué du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée Le Tribunal administratif de Paris, par jugement en date du 27 mars 2026, a pris une décision dont on ne saurait sous-estimer la portée historique, au plein sens du terme. Saisi par le descendant d’un Tirailleur Sénégalais, le tribunal a établi la responsabilité de l’Etat en lien avec le décès d’un des Tirailleurs Sénégalais lors du massacre de Thiaroye le 1er décembre 1944.
Demander la tête de Mme Franscesca Albanese pour faire oublier l’annexion de Gaza et de la Cisjordanie par l’État d’Israël ?
Interpellé par Mme Caroline Yadan, députée représentant les Français établis hors de France inscrite au Groupe Ensemble pour la République dirigé par M. Gabriel Attal, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot, a non seulement appuyé sans réserve les propos volontairement inexacts prononcés par celle qui défend ouvertement, à la suite de M. Meyer Habib, les intérêts de l'État d'Israël sur les bancs de l'Assemblée nationale mais demandé, à la surprise de plusieurs diplomates du Quai d'Orsay, la tête de Mme Francesca Albanese, éminente juriste en Droit international, Rapporteur spécial de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) sur les Territoires palestiniens occupés. Les gouvernements allemand et autrichien ont emboîté le pas de Paris et le Secrétaire général de l'ONU n'a pas apporté à l'intéressée un soutien manifeste, bien qu'il ait souvent critiqué l'action d'Israël à Gaza.
En défense du Rojava
Ces jours-ci, le Rojava — cœur du Kurdistan-Syrien — et son projet politique progressiste subissent une offensive militaire brutale menée par les gouvernements de la Turquie d’Erdogan et du gouvernement de transition syrien. Ce conflit n’est pas une guerre communautaire, mais l’affrontement de deux visions politiques : d’un côté, des régimes autoritaires, centralisateurs et répressifs ; de l’autre, une alternative démocratique, décentralisée, féministe et inclusive, portée par l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES).




