auteur YI Da

Nouvel an chinois : une fête pour tous, un pont vers les autres

YI Da

Dans les années 1980, une télévision en noir et blanc autour de laquelle tout un village se rassemblait pour regarder le Gala du Nouvel An chinois était un symbole de la Chine de l’époque. Aujourd’hui, cette scène familière des centaines de millions de Chinois s’est transformée en un spectacle planétaire : retransmis cette année par plus de 3 100 médias internationaux et projeté sur 3 508 écrans publics dans 136 villes et 87 pays, le Gala est devenu l’un des événements les plus regardés au monde.

D’une tradition chinoise à une célébration mondiale, pourquoi cette fête résonne-t-elle autant au-delà des frontières ? Un moment de connexion universelle La réponse se trouve sans doute dans son ADN culturel. La Fête du Printemps célèbre avant tout la famille, la solidarité et l’espoir. Écrire des couplets et les coller au fronton de la maison, préparer des raviolis en famille, offrir des enveloppes rouges aux enfants… Derrière ces rituels, on retrouve des émotions universelles : le besoin de se retrouver, de renforcer les liens et de célébrer ensemble un nouveau départ. (couplets au fronton d’une maison à Beijing) Dans notre société moderne où la fragmentation des relations humaines progresse, cette fête millénaire rappelle l’importance du lien social. Elle crée des instants de partage qui transcendent les cultures pour toucher à l’essence même de l’expérience humaine. Fêter, c’est créer du lien Des liens non seulement au sein des familles, mais aussi au-delà des (…)

De Beijing à Paris : Ensemble pour les idéaux olympiques

YI Da

Le Grand Soir publie de temps à autres des articles envoyés par M. Yi Da, un spécialiste chinois en relations internationales basé à Beijing. Dans celui-ci, qui vante les vertus de l’olympisme, le Président français et la France sont traités avec une délicatesse parfaitement... diplomatique assez décalée par rapport aux contexte politique de notre pays après la dissolution de l’Assemblée nationale.
LGS.

Posées côte à côte sur une table en marbre blanc dans la salle des portraits à l’Élysée, les trois torches olympiques attirent particulièrement l’attention. C’était le 7 mai dernier, lors de la visite d’État du Président chinois en France et la veille de l’arrivée de la flamme olympique sur le sol français, que le Président Xi a offert à son homologue français les torches des JO de Beijing 2008 et des JO d’hiver 2022. En retour, le Président Macron a offert à son invité chinois celle des prochains JO de Paris. L’esprit olympique passe de Beijing à Paris. Valeurs olympiques réaffirmées Excellence, respect et amitié. En portant ces valeurs, les JO de Paris se veulent plus responsables, inclusifs, paritaires et spectaculaires que jamais. Ouvrons grands les Jeux à toutes les énergies - parmi les chanceux qui partiront à Paris cet été, il y a Luan Yushuai, livreur chinois et passionné de marathon. Surnommé le « livreur qui court le plus vite » de Chine, ce trentenaire bronzé (…)

Cinq Principes de la Coexistence pacifique : 70 ans d’engagement de la Chine

YI Da

Des lecteurs malicieux (ou frustrés) nous font remarquer que nous publions souvent des articles écrits par des Etats-Uniens, mais rarement des articles écrits par des Chinois. En voici un qui nous arrive sans avoir à le traduire.
LGS a déjà publié trois articles de Yi DA (1).
Ici, il nous parle de paix et de la méthode chinoise pour éloigner les guerres dans un monde ravagé par des massacres guerriers.
LGS

« Respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, non-agression mutuelle, non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, égalité et bénéfice mutuel, et coexistence pacifique. » Quand ces principes étaient prononcés pour la première fois par le Premier Ministre Zhou Enlai lors d’une rencontre avec une délégation indienne, rien ne paraissait les destiner à un rayonnement mondial. Or, 70 ans après, la pertinence de ces principes, connus sous le nom des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, n’est plus à démontrer,et leur importance s’est affirmée davantage dans un monde en plein basculement. Un fruit de la sagesse asiatique C’était en 1955, lors de la Conférence de Bandung, que les Cinq Principes de la Coexistence pacifique ont fait leurs preuves. Portant l’esprit de la « recherche des terrains d’entente par-delà les divergences », ils ont permis d’aplanir les suspicions dangereuses qui régnaient entre les pays asiatiques, fondé le succès de la (…)

Où va l’économie chinoise ?

YI Da

Des lecteurs malicieux nous font remarquer que nous publions souvent des articles écrits par des Etats-Uniens, mais rarement des articles écrits par des Chinois. En voici un qui nous arrive sans avoir à le traduire.
L’auteur, Yi Da, est un spécialiste en relations internationales basé à Beijing.
Il répond aux Occidentaux qui ne cessent de nous annoncer la fin de la croissance chinoise.
LGS

Trois points pour décoder les « Deux sessions » Où va l’économie chinoise ? La question est remise sous les feux de la rampe avec la tenue concomitante en Chine des sessions plénières de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), connues sous le nom des « Deux sessions ». Rendez-vous politique le plus important de l’année, elles offrent l’un des points de repère les plus décisifs pour comprendre les dynamiques profondes qui sont à l’œuvre dans le pays. Encore faut-il qu’on comprenne le parler qui s’y pratique et qui peut paraître obscur à première vue. Que signifie une croissance d’environ 5% ? Qu’est-ce qu’on entend par les « forces productives de nouvelle qualité » ? Quel est le « nouveau trio » qui fait florès dans les médias ? Il n’est pas sans intérêt de répondre à ces questions pour décrypter la situation réelle de l’économie chinoise, surtout au moment où elle fait l’objet de toute sorte (…)

Un excellent millésime Chine-France

YI Da

Nous avons reçu cet article remarquable « que nous donnons à lire », même si Macron y apparaît sous un jour bien aimable alors que tous les députés LREM ont voté, le 20 janvier 2022, une résolution de condamnation de la Chine à cause du faux problème des Ouïghours.

Mais la référence essentielle ici est celle de la France de De Gaulle qui, en adéquation avec « les quatre-vingts textes et deux cents lettres de Voltaire » et des ouvrages des philosophes et économistes français du 17e siècle, a reconnu, il y a 60 ans, la Chine, « un Etat plus ancien que l’Histoire ».

LGS

Le Jardin d’Acclimatation s’illumine pour accueillir le Festival Dragons et Lanternes qui débarque pour la première fois à Paris. La Cathédrale Notre-Dame de Paris en glace est dévoilée à Harbin, avec à son côté le Temple du Ciel, tous deux joliment éclairés. L’Année du tourisme culturel est ainsi lancée pour inaugurer le soixantième anniversaire des relations diplomatiques sino-françaises. Une fois de plus, l’enthousiasme s’accroît. Les Chinois et les Français sont prêts à partir à la découverte de l’autre extrémité du continent eurasiatique. Les bons thés ou les grands vins, la Cité interdite ou la Tour Eiffel, les pandas géants ou les beaux musées. Mille raisons pour inspirer une curiosité et surtout une admiration réciproques. Soixante ans après la décision visionnaire prise par le Président Mao Zedong et le Général de Gaulle, il est temps de pénétrer le sens profond du lien d’amitié qui relie la Chine et la France. Enrichissement mutuel entre deux anciennes civilisations (…)