auteur Bouthaïna Chaabane

Syrie : « sable et mort » ou pétrole et gaz ? (Al-Watan)

Bouthaïna Chaabane
À l'occasion de la nomination d'Elliott Abrams [1] au poste d’envoyé spécial pour le Venezuela, je souhaite revenir sur un entretien de 2005 au ministère des Affaires étrangères des États-Unis où je m’étais rendue, en tant que ministre des Émigrés, à la rencontre de William Burns [2]. Présent à cette réunion, Abrams se mit à me parler des actions hostiles de la République arabe syrienne contre les forces d'invasion américaines en Irak, décrivant la somme d’ennuis auxquels elles se trouvaient confrontées à cause de la détermination syrienne à les en expulser ; notamment, en laissant passer ceux qui combattaient ces forces d’occupation par son territoire. Je répondis que ce qu’il disait n'avait rien à voir avec la réalité, que ses sources lui avaient probablement rapporté des informations très éloignées des faits sur le terrain, et que j’étais là pour lui apprendre certaines vérités sur ce qui se passe dans notre région, vu que nous y vivons et que nous sommes les mieux placés pour (…)

Syrie : L’année 2018 a été généreuse du feu révélateur de certaines vérités… (Al-Watan)

Bouthaïna Chaabane
Alors que nous faisons nos adieux à chacun des instants, des jours et des mois de l’année qui vient de s’écouler, une distinction s’impose entre les évènements qui resteront à jamais dans nos mémoires et ceux qui tomberont rapidement dans l’oubli comme s’ils n’avaient jamais eu lieu. En cela, les événements vécus par un pays ou une région sont comme les événements vécus par tout individu ; certains restent ancrés dans les mémoires à travers les générations, jusqu’à faire partie des déterminants qui font les patries ; d’autres sont dispersés par les vents, pour ne laisser aucune trace dans les écrits et les mémoires. Quant à nous, bien que nous accueillions une nouvelle année avec des sentiments mitigés de tristesse et d’espoir, nous devrons prendre le temps de jeter un regard attentif sur les événements vécus, afin de comprendre ce qui s’est réellement passé, d’en extirper la morale et d’en retenir les leçons. Par conséquent, à l’adage qui dit que le temps est le vrai (…)

Syrie - Une autre étape transitoire de la guerre terroriste (Syria-Now )

Bouthaïna Chaabane
En Syrie, ne pas spécifier la religion d’un citoyen est une question de tact et de coutume, sans doute parce que, dans le subconscient collectif, la citoyenneté syrienne est et doit rester l’identité fondamentale. Il suffit de remarquer que lorsque pour la nécessité de l’information, un journaliste ou un intervenant, quel qu’il soit, est amené à la préciser, à la radio ou à la Télévision, il présente systématiquement ses excuses. C’est ainsi que nous entendons parler du massacre des gens de Sweida, non des druzes ; du calvaire des gens de Foua et de Kafraya, non des chiites ; de l’expropriation des gens de la région d’Al-Jazira au nord-est de la Syrie, non des chrétiens assyriens ; de l’exode des villages frontaliers avec la Turquie, non des chrétiens arméniens. De même, les longues listes des victimes des attaques terroristes ne précisent jamais qu’il s’agit souvent d’une grande majorité de musulmans sunnites ou alaouites. Aujourd’hui, les Syriens ont bien compris que leur (…)

Quand le langage perd sa signification… (New Orient News)

Bouthaïna Chaabane
Avec l’annonce de l’attribution du prix Nobel de la paix au Président de la Colombie, il a été souligné que M. Juan Manuel Santos l’avait remporté malgré le rejet [par les Colombiens] de l’accord de paix conclu avec les FARC. Et bien que le Secrétaire général des Nations Unies ait déclaré que cet accord ne pouvait pas échouer, nous savons par expérience que de telles déclarations expriment un vœu et non la dure réalité. De ce point de vue, nous ne pouvons que rappeler le prix Nobel de la paix décerné à Anouar el-Sadate et à Menahem Begin en 1978, puis celui accordé à Yasser Arafat et à Shimon Peres en 1994, tous désormais rendus dans l’univers de la vérité, alors que la terre, où leurs restes sont encore ensevelis, brûle toujours du feu des guerres et des conflits, parce que les droits n’ont pas été restitués à leurs propriétaires légitimes. Si le prix Nobel de la paix, considéré comme le plus prestigieux de tous les prix, ne couronne plus les véritables efforts en faveur de la (…)

Notre bataille pour la libération d’Alep a démasqué tous vos mensonges. (Al-Mayadeen)

Bouthaïna Chaabane
Interrogé le 6 août sur ce qui se passait à Alep, le Général Amin Hoteit décrivait une situation que nous résumerons en ces quelques lignes : « À Alep se focalise le plan alternatif étatsunien en Syrie, les USA ayant conçu deux plans pour arriver à leurs fins. Le plan principal consistant à dominer toute la Syrie en remplaçant son gouvernement légitime par un régime suiviste ayant échoué, ils se sont rabattus sur le second ; lequel ne vise plus qu’à dominer le nord du pays. Ce qui signifie la partition de la Syrie suivant une ligne allant de Efrin à l’ouest, à Abou Kamal à l’est, en incluant Alep, Manbej, Raqqa, Deir ez-Zor… ; Alep devenant la capitale du nord et Damas la capitale du sud. Une partition compromise du fait des derniers succès militaires de l’Armée syrienne et de ses alliés, lesquels ont réussi à assiéger complètement les terroristes opérant à partir des quartiers est d’Alep et à couper leur approvisionnement venu de Turquie qu’il ne faudrait pas croire, un seul (…)