Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Syrie - Une autre étape transitoire de la guerre terroriste (Syria-Now )

En Syrie, ne pas spécifier la religion d’un citoyen est une question de tact et de coutume, sans doute parce que, dans le subconscient collectif, la citoyenneté syrienne est et doit rester l’identité fondamentale. Il suffit de remarquer que lorsque pour la nécessité de l’information, un journaliste ou un intervenant, quel qu’il soit, est amené à la préciser, à la radio ou à la Télévision, il présente systématiquement ses excuses.

C’est ainsi que nous entendons parler du massacre des gens de Sweida, non des druzes ; du calvaire des gens de Foua et de Kafraya, non des chiites ; de l’expropriation des gens de la région d’Al-Jazira au nord-est de la Syrie, non des chrétiens assyriens ; de l’exode des villages frontaliers avec la Turquie, non des chrétiens arméniens. De même, les longues listes des victimes des attaques terroristes ne précisent jamais qu’il s’agit souvent d’une grande majorité de musulmans sunnites ou alaouites.

Aujourd’hui, les Syriens ont bien compris que leur précieuse mosaïque religieuse, considérée depuis des siècles comme une source de richesse à nulle autre pareille, dérange les obscurantistes et les colonisateurs au point qu’à défaut de pouvoir l’exploiter, ils préfèrent la détruire.

Pour cela, l’Occident humaniste et civilisé a inventé les concepts de soutien dû aux « minorités », de gouvernements « inclusifs », de la nécessaire fédéralisation en raison de la « diversité ethnique ou religieuse », sans parler de sa sacro-sainte « responsabilité de protéger » partout où il compte diviser ou a déjà divisé, cassé et détruit. Autant de concepts que l’Occident ne songerait même pas à appliquer dans les pays qui le composent et certainement pas parce que la religion y est devenu chose négligeable, les néo-évangélistes américains étant l’exemple le plus frappant lorsqu’il s’agit de justifier les raisons de leur sionisme militant.

À notre connaissance, Madame Bouthaïna Chaabane est l’une des rares personnalités politiques syriennes à briser la règle en parlant clairement de ces Syriens assyriens et arméniens, massacrés ou poussés à l’exode par cette infâme guerre terroriste, que certains se contenteraient de mettre sur le compte des seuls « takfiristes ». Ce serait oublier que les États-Unis sont les premiers responsables de l’exode massive des Chrétiens d’Irak et de la destruction des vestiges de leur civilisation datant de l’époque pré-islamiste, avant de s’en prendre aux Chrétiens de Syrie via leurs prétendus rebelles radicaux ou modérés... [NdT].

* * *

À chaque succès remporté par l’Armée syrienne et ses alliés sur le terrorisme, à chaque occasion susceptible de mettre fin à l’agression terroriste contre la Syrie, de favoriser le retour de l’État dans toutes les régions du pays et la reprise d’une vie normale par le peuple syrien, la mentalité occidentale colonialiste imagine de nouveaux scénarios et de nouvelles attaques visant globalement à exténuer le peuple syrien et à tenter de modifier sa conscience et sa volonté ; ce qu’elle n’a pu réaliser malgré les milliers de terroristes qu’elle a acheminés, financés, armés, dirigés, et malgré tous les médias occidentaux et saoudiens mobilisés en leur faveur.

C’est à partir de ce constat que nous pouvons comprendre les missions « pratiques » confiées à James Franklin, l’ambassadeur spécial des États-Unis en Syrie, pour lequel le problème syrien se discute avec la Turquie en tant que principal soutien du terrorisme en Syrie, ainsi que par la réaffirmation du retrait obligé de l’Iran et de ses forces alliées comme l’exige Israël.

Ceci, pendant que les États-Unis consolident leur occupation du territoire syrien par la création de nouvelles bases et le renforcement des bases déjà édifiées dans la ville d’Al-Chaddadi et ses environs, tandis que William Rupak, un autre ambassadeur des États-Unis chargé de soutenir le terrorisme, mène ses tournées au sud de Hassaké dans le but de recruter quelques nouveaux agents en leur faisant croire que l’occupant américain leur assurera l’aide et la protection nécessaires. D’où ses visites aux régions occupées par les Américains à Raqqa, Manbej, Al-Tabaqa et ses rencontres avec lesdits « conseils civils » dans la région.

La lecture attentive des déclarations du secrétaire américain à la Défense, James Mattis, révèle les véritables intentions américaines derrière cet afflux d’émissaires américains en Syrie. Une véritable armée d’ambassadeurs, de conseillers et de diplomates travaillant à créer, sur le terrain, les conditions de la prolongation de la guerre et du recrutement de quelques traîtres, agents et mercenaires susceptibles de réussir là où des terroristes organisés, soutenus, financés et armés par les renseignements américains, israéliens, saoudiens et turcs ont échoué.

En effet, lors de sa conférence de presse au Pentagone, le 28 août dernier, Mattis a déclaré : « Notre objectif consiste à modifier le cours de la crise syrienne dans le cadre du processus de Genève, afin que le peuple syrien puisse choisir un gouvernement qui ne soit pas dirigé par Bachar al-Assad ». Comme si Mattis s’était auto-désigné tuteur du peuple syrien et, par conséquent, pouvait lui dicter le permis et l’interdit, ses choix étant clairement réduits à des diktats colonialistes enrobés dans un langage signifiant le contraire de ce qui est dit.

Mattis a ensuite décidé de décrire la guerre terroriste menée en Syrie par son pays et ses alliés occidentaux et régionaux, comme « une guerre civile là où Assad ne doit avoir aucun avenir dans n’importe quelle solution future », ajoutant que « si la population locale réussit à assurer sa sécurité, nous pourrons commencer à réduire nos forces ».

Autrement dit : si son envoyé spécial réussit à recruter, parmi la population locale, des mercenaires disposés à obéir de telle sorte que les États-Unis puissent mettre à exécution leurs projets avec des outils locaux conférant à leur ingérence un caractère civil plutôt que terroriste, ils pourront se retirer en comptant sur les nouvelles recrues plutôt que sur les ex-recrues de chez Daech et du Front al-Nosra [Al-Qaïda].

S’ajoutent à tout ce qui précède la bassesse de la campagne fabriquée de toutes pièces à propos de prétendues intentions [du gouvernement syrien] d’utiliser des armes chimiques, ainsi que la frénésie des déclarations orchestrées par le Premier ministre de l’entité sioniste sur le danger de la présence de l’Iran venu soutenir le peuple syrien. L’Iran, ennemi d’Israël, qui devrait nécessairement quitter la Syrie pour qu’Israël, l’Arabie saoudite et la Turquie puissent disposer à leur guise du peuple syrien et de la Syrie !

D’ailleurs, c’est ce dernier contexte qui nous permet de comprendre les véritables motifs de la fermeture des écoles enseignant les programmes du Ministère syrien de l’Éducation dans la région d’Al-Jazira [région nord-est de la Syrie], et de la fermeture des églises avec les tentatives poussant à l’exode certaines composantes fondamentales du peuple syrien, tels les Syriaques et les Arméniens, les premiers habitants et les propriétaires historiques de cette terre.

Des citoyens syriens dont la réponse à ces mesures coercitives menées par des organisations racistes, dirigées par les États-Unis, fut décisive lorsqu’ils manifestèrent massivement, brandissant le drapeau arabe syrien, rouvrant les écoles, risquant leur vie, affrontant ceux qui les menaçaient de leurs armes de vendus.

Telle est la réponse à cette « autre étape transitoire » de la guerre terroriste américaine contre la Syrie : ancrage ferme à cette terre syrienne ; attachement plus fort que jamais au drapeau de la République arabe syrienne et à l’unité du peuple arabe syrien ; choix existentiel de rester libre, indépendant, défenseur et résistant ; refus de toute division sectaire, ethnique, confessionnelle ou religieuse sans aucun rapport avec la civilisation, le passé ou le présent du peuple syrien.

L’attachement des Syriens à chaque région de leur pays, leurs choix nationaux, leurs réponses individuelles à tous ceux qui convoitent notre terre, notre histoire, notre présent et l’avenir de nos futures générations, sont autant d’actes de résistance à l’ennemi sioniste et à ses divers agissements. Qu’ils soient soufflés par les Américains, leurs agents saoudiens, turcs ou autres membres de l’OTAN, leur principal objectif est de faire en sorte que la guerre terroriste contre la Syrie se poursuive jusqu’à ce que les objectifs israéliens fixés pour cette guerre, sale et criminelle, soient atteints. Ce qui n’arrivera pas, car l’équilibre des forces de la Résistance alliées du peuple syrien a fait échouer tous les plans ennemis, cette guerre terroriste ayant révélé leurs mensonges et leurs convoitises qui ne trompent plus personne.

Et voici Mattis qui, dans la même conférence de presse précédemment mentionnée, nous éclaire sur les raisons de l’inquiétude israélienne lorsqu’il dit : « L’Iran a été prévenu que nous ne tolérerons pas qu’il sème plus de problèmes dans toute la région, que ce soit ce qu’il fait avec Assad, que ce soit les menaces de fermeture du détroit d’Hormuz, que ce soit son soutien aux rebelles Houthis au Yémen, lesquels tirent des missiles sur l’Arabie Saoudite ! »

Pour eux, le meilleur indicateur du règlement des problèmes dans la région est la soumission à la volonté américaine et à l’hégémonie israélienne. Ce qui est désormais impossible devant la résistance mythique du peuple arabe syrien et sa victoire, avec le soutien de ses alliés et amis, face à la pire agression coloniale ourdie par ses ennemis au cours de son histoire moderne.

C’est pourquoi, cette autre étape transitoire de la furieuse guerre terroriste sur le plan diplomatique se conclura, encore une fois, sans réaliser les objectifs qu’ils espéraient. La volonté du peuple arabe syrien se révélera plus forte que toutes leurs flottes et toutes leurs tentatives de réprimer la liberté des peuples par le terrorisme ou par le recours aux vendus à pas cher et aux traîtres.

Finalement, tout ce vacarme qu’ils nourrissent indique leur conscience du fait que la réalité est désormais hors de leur contrôle et de leur volonté.

Dr Bouthaïna Chaabane
Conseillère politique et médiatique de la Présidence

03/09/2018

Traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Source : Syria-Now

https://syrianownews.com/index.php?d=12&amp ;id=16737

URL de cet article 33771
   
AGENDA
vendredi 16 novembre 2018
samedi 17 novembre 2018
samedi 17 novembre 2018
samedi 17 novembre 2018
samedi 17 novembre 2018
dimanche 18 novembre 2018
mardi 27 novembre 2018
samedi 1er décembre 2018
samedi 1er décembre 2018
samedi 1er décembre 2018
samedi 15 décembre 2018


Vous avez une minute ?

PALESTINE
Noam CHOMSKY, Ilan PAPPE
La question palestinienne est représentative de ce qui ne tourne pas rond dans le monde. Le rôle des États occidentaux et l’accord tacite de diverses institutions en font un cas très particulier de la politique actuelle. Les trois dernières offensives militaires d’envergure menées par Israël contre Gaza, entre 2008 et 2014, ont fait des milliers de morts du côté palestinien et donné lieu à de nouvelles expropriations de terres en Cisjordanie. Ces guerres de conquête israélienne ont ravivé, chez les (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"Lorsque j’ai pris mes fonctions, j’étais déterminé à faire entrer les Etats-Unis dans le 21ème siècle, toujours comme le plus grand facteur de paix et de liberté, de démocratie, de sécurité et de prospérité."

Bill Clinton, 1996

"A travers le monde, chaque jour, un homme, une femme ou un enfant sera déplacé, torturé, assassiné ou "porté disparu", entre les mains de gouvernements ou de groupes politiques armés. Et la plupart du temps, les Etats-Unis en sont complices. "

Amnesty International, 1996


L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Comment Cuba révèle toute la médiocrité de l’Occident
Il y a des sujets qui sont aux journalistes ce que les récifs sont aux marins : à éviter. Une fois repérés et cartographiés, les routes de l’information les contourneront systématiquement et sans se poser de questions. Et si d’aventure un voyageur imprudent se décidait à entrer dans une de ces zones en ignorant les panneaux avec des têtes de mort, et en revenait indemne, on dira qu’il a simplement eu de la chance ou qu’il est fou - ou les deux à la fois. Pour ce voyageur-là, il n’y aura pas de défilé (...)
39 
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
68 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.