Thème Equateur

Une claque retentissante pour Noboa et son « boss ».

Maurice LEMOINE
En visitant, le 5 novembre, l’ancienne base militaire de Manta, ainsi que celle de Salinas, pour examiner laquelle serait la plus adaptée à la réinstallation permanente de troupes américaines en Equateur, la secrétaire à la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Kristi Noem, a mis la charrue avant les bœufs. Jusque-là prohibée par la Constitution de 2008, une telle présence étrangère armée sur le territoire national le demeurera [1]. Invités ce 16 novembre par référendum à supprimer cette interdiction, les Equatoriens, à 60,8 %, ont répondu non. Trois autres questions entendaient également permettre au président Daniel Noboa de modifier substantiellement le cadre politique et constitutionnel du pays. Toutes ont donné lieu à un rejet massif – à commencer par la convocation d’une Assemblée constituante (61,58 % de « non ») destinée à satisfaire une obsession du chef de l’Etat : enterrer la Constitution de 2008, dite Constitution de Montecristi. Particulièrement progressiste, assise (…)

L’Équateur et sa tempête parfaite : groupes criminels et gouvernement de droite

Ricardo Pose - Telesur

En Équateur, les organisations sociales représentent la seule alternative viable, face au gouvernement de Noboa et aux groupes criminels.

Le gouvernement de Daniel Noboa en Équateur, dans le but de tenir sa promesse de campagne de combattre les groupes criminels, a engagé les services du mercenaire américain Erik Prince, ce qui aboutira, dénoncent des organisations de défense des droits de l'homme, à la militarisation du pays. « La réduction progressive des homicides sera un objectif non négociable », a déclaré Noboa. « Nous maintiendrons la lutte contre le narcotrafic, nous saisirons les armes, les munitions et les explosifs illégaux, et nous exercerons un contrôle accru dans les ports du pays. » La stratégie de sécurité du président a été comparée aux mesures controversées anti-gangs du Salvador, qui ont été saluées par certains pour avoir réduit la criminalité, mais condamnées par des groupes de défense des droits de l'homme en raison des arrestations massives et des abus présumés. Bien que Noboa ait affirmé une baisse de 15 pour cent des morts violentes en 2024, les chiffres du gouvernement montrent une (…)

Comme l’Équateur me fait mal !

Hernando CALVO OSPINA

J'ai découvert la misère humaine de ces êtres qui servent et défendent cette classe sociale qui les utilise pour un salaire de misère, mais qui les méprise. Le pire, c'est qu'ils le font tous avec plaisir, parce qu'ils sont malades mentaux ou parce qu'ils croient défendre la « patrie ».

À Quito, le 24 septembre 1985, il y a 40 ans, sous un magnifique soleil de midi, j'ai été arrêté lors d'une opération menée par des membres des services de renseignement militaires équatoriens et colombiens. Pendant douze jours, j'ai été un autre « détenu-disparu ». Ma famille et mes amis ont vécu ce que c'était que d'avoir un être cher dont on ne savait pas s'il était mort, car personne ne donnait de nouvelles de lui, mais qui existait, car il n'y avait pas de cadavre. Les services de sécurité niaient ma détention, même si tout indiquait qu'ils étaient au courant, car de nombreux témoins avaient assisté à mon arrestation. Des témoins qui, lorsqu'on les questionnait par la suite, ne savaient rien, par peur. Ce furent douze jours de torture, où j'ai vécu dans ma propre chair ce que m'avaient déjà raconté des camarades qui étaient tombés entre les mains de ces malades et qui, comme moi, avaient eu la chance d'en sortir vivants. Quand ils ont compris que je n'avais rien à voir (…)

Le vol électoral de Daniel Noboa consolidera le contrôle des cartels et des entreprises sur l’Équateur

Oscar LEON

Le président Daniel Noboa semble avoir volé les élections équatoriennes. Il est maintenant prêt à consolider le contrôle d’un système qui a profité aux cartels et aux multinationales - y compris à son entreprise familiale - au détriment des Équatoriens moyens. Et Washington aime ça.

Le 13 avril 2025, le Conseil national électoral équatorien a proclamé le président sortant Daniel Noboa vainqueur du second tour de l'élection présidentielle, un résultat que son adversaire, la candidate de gauche Luisa González, a dénoncé comme une « fraude massive ». Si Noboa remporte ce qui semble être une victoire mal acquise, il pourra consolider son contrôle total sur un État affaibli par l'austérité et corrompu par l'infiltration profonde des cartels transnationaux de la drogue - un réseau criminel qui est profondément lié aux affaires de sa famille. Mme González, qui était en tête de plusieurs sondages avec jusqu'à 6 points d'avance vendredi, a demandé un recomptage des voix. Luisa González denounces FRAUD in Ecuador’s presidential election pic.twitter.com/a98oorZgE9 — Kawsachun News (@KawsachunNews) April 14, 2025 Ce faisant, elle a mis en évidence des irrégularités, notamment, mais pas exclusivement : 18 bureaux de vote dans ses bastions déplacés à la dernière (…)
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Équateur : Luisa González ne reconnaît pas les résultats et dénonce une fraude

Telesur
La candidate à la présidence pour le mouvement politique Révolution Citoyenne, Luisa González, a déclaré, après le second tour qu'elle ne reconnaissait pas les résultats présentés par le Conseil National Electoral (CNE) qui a donné comme vainqueur l'actuel président Daniel Noboa et elle a affirmé qu'on a commis une fraude dans l'enregistrement des votes en sa faveur et contre la volonté du peuple. « Face à mon peuple, en montrant mon visage, comme toujours, et comme le font les femmes de bien », je veux « être très claire et j'insiste... la Révolution Citoyenne a toujours reconnu une défaite quand les sondages la prouvaient mais aujourd'hui, nous ne reconnaissons pas ces résultats. » « Je me refuse à croire qu'il y ait un peuple qui préfère le mensonge à la vérité. Nous allons demander un nouveau décompte et qu'on ouvre les urnes. » Elle a également déclaré que le président s'était livré à un abus de pouvoir : il n'a jamais demandé d'autorisation pour faire campagne et il a (…)