Thème Colombie

Petro : « Ça rend Trump furieux que la Colombie ne soutienne pas une invasion du Venezuela »

Telesur

« Bolívar n'a jamais voulu une relation à genoux avec les États-Unis. Je suis bolivarien », a affirmé le président colombien en rejetant les accusations de Trump qui le lient au narcotrafic.

Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a assuré ce lundi 20 octobre que le président Donald Trump l'accuse faussement d'être lié au narcotrafic parce que durant son mandat l'armée colombienne ne participera pas à une invasion du Venezuela, qualifiant d'acte insensé le fait d'attaquer un peuple frère. Dans une interview avec le journaliste Daniel Coronell, le mandataire a affirmé : « Ça le rend furieux, Monsieur Trump, que je ne soutienne pas les Nord-Américains avec l'armée colombienne pour envahir le Venezuela. Non, Monsieur. À quel stupide Colombien pourrait-il venir à l'idée d'aider à envahir l'endroit où se trouvent ses cousins, ses enfants, ses gens, les Colombiens qui sont quatre millions, pour qu'on les tue comme à Gaza ? ». Il a signalé que « les mêmes missiles qui tombent sur Gaza tombent dans la mer des Caraïbes près de nous », et qu'un président doit parler « avec la dignité de l'humanité, pas seulement de son peuple ». De même, le président a critiqué la (…)

Washington révoque le visa du président colombien pour avoir appelé les soldats américains à "désobéir à Trump" (The Cradle)

The Cradle

Administration Trump Washington révoque le visa du président colombien pour avoir appelé les soldats américains à “désobéir à Trump”. Petro a aussi présidé une réunion du Groupe de La Haye à New York, où les États se sont engagés à bloquer les armes, résilier les contrats, se désengager & imposer un embargo sur l’énergie israélienne

Le département d’État américain a annoncé le 27 septembre qu’il révoquera le visa du président colombien Gustavo Petro, l’accusant d’“actions irresponsables et incendiaires” lors d’une manifestation pro-palestinienne à New York. Petro s’est joint aux manifestants près de l’ONU, où il s’est exprimé via un mégaphone et a appelé à la résistance contre la politique américaine, déclarant : “J’appelle tous les soldats de l’armée américaine de ne pas pointer leurs fusils vers l’humanité. Désobéissez aux ordres de Trump ! Obéissez à l’humanité !” The US says it will revoke the visa of Colombian President Gustavo Petro, who urged American soldiers to disobey President Trump during a speech to protesters outside the UN in New York. He also called for a global force to intervene in Gaza. pic.twitter.com/7eGI3RxpZ0 — Al Jazeera English (@AJEnglish) September 27, 2025 Il a également appelé “les nations du monde” à fournir des effectifs pour constituer une armée “plus importante que (…)
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Petro à l’ONU : La politique antidrogue des États-Unis sert à dominer les peuples du Sud.

Telesur

Petro a démonté le récit américain de lutte contre le trafic de drogue et a demandé l'ouverture d'une procédure pénale contre Donald Trump et les fonctionnaires qui ont ordonné d'attaquer des bateaux dans la mer des Caraïbes.

Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a prononcé un discours vigoureux dans lequel il a démonté le récit états-unien sur la lutte contre le trafic de stupéfiants, affirmant que celui-ci a pour objectif d'assujettir les peuples d'Amérique latine. « La politique antidrogue n'a pas pour but d'arrêter la cocaïne qui arrive aux États-Unis ; la politique antidrogue vise à dominer les peuples du Sud en général », a déclaré le mandataire lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Au cours de son intervention, le dignitaire a demandé l'ouverture de poursuites judiciaires contre Donald Trump et les fonctionnaires états-uniens qui ont ordonné les assassinats de jeunes gens se trouvant à bord d'embarcations dans la mer des Caraïbes, dans le cadre d'un déploiement militaire censé lutter contre le narcotrafic. Gustavo Petro a souligné que « ces jeunes n'étaient pas des trafiquants de drogue, mais de simples jeunes Latinos-Américains pauvres sans alternative. Les (…)

Le président colombien a parlé de souveraineté. Et maintenant ?

Hernando CALVO OSPINA

« Les 40 personnes les plus puissantes de Colombie ». C’est ainsi que le principal magazine colombien, Semana, a intitulé un long article publié en octobre 2001. Sans la moindre pudeur, il reconnaissait que « l’homme le plus puissant de Colombie » était alors le président des États-Unis, George W. Bush.

Avec une dignité nationale au plus bas, il précisait qu'il existait d'autres Etasuniens ayant beaucoup de pouvoir sur le destin de la Colombie et des Colombiens : les sous-secrétaires d'État aux affaires politiques et à la lutte contre le trafic de drogue, l'ambassadrice de l'époque à Bogota, le directeur de la Réserve fédérale, le président du sous-comité des opérations internationales du Sénat et le président de la Chambre des représentants. Cette liste comprenait également le chef de mission du FMI et le président de la Banque interaméricaine de développement (des entités contrôlées par Washington). Semana concluait, cerise sur le gâteau de l’ignominie, en affirmant qu’après la présidence colombienne, la deuxième « institution » la plus « puissante », était « le gouvernement des États-Unis ». Derrière venaient les Forces armées et le Congrès colombien. Selon Semana, ces institutions étasuniennes étaient « essentielles » au moment de décider « qui mènerait la guerre » (contre la (…)

Simón Trinidad ou l’homme de fer

Loic RAMIREZ

Publication du film documentaire produit par Le Grand Soir sur l'implication des Etats-Unis dans le conflit colombien.

Tout d'abord, il faut remercier les contributeurs. Nous avions fait appel à vous, lecteurs, lectrices, pour réaliser un reportage en Colombie. Après la publication d'un entretien avec un membre de la guérilla (Walter Mendoza), voici le deuxième film réalisé suite à notre reportage dans le pays andin : Simon Trinidad, les Etats-Unis dans le conflit colombien. Issu d'une famille aisée du nord de la Colombie, économiste de formation, Ricardo Palmera est un jeune homme qui s'engage rapidement en politique en faveur des plus démunis. Membre du parti politique Unión Patriotica, qui est fondé dans les années 1980 pendant les négociations de paix entre les FARC et le gouvernement de Belisario Betancur, l'homme va vite être témoin de la vague d'assassinats qui touche les militants de gauche. Il prend donc la décision radicale de rejoindre la guérilla. Il en devient rapidement une figure importante, notamment grâce à sa solide formation politique et intellectuelle. En 2008, il est arrêté (…)