Djamel LABIDI
Peut-on resister à l'envie de parler de l'affaire des avoirs russes en Europe. L'affaire est, par certains de ses côtés, si cocasse. Elle défraie actuellement la chronique internationale .
Elle révèle en même temps le naufrage des dirigeants politiques européens actuels, surtout ceux des grandes puissances régionales européennes, la France, l'Angleterre, l'Allemagne.
C'est en effet amusant d'entendre leur propagande parler en même temps "d'avoirs russes" tout en voulant justifier leur gel ou, leur saisie. Si ce sont des "avoirs" c'est bien qu'ils appartiennent par définition à leurs propriétaires, les russes. C'est donc un vol. Ou alors ce mot n'a plus de sens dans toute langue qui soit. Ultime provocation, la saisie de ces avoirs russes doit servir à financer la guerre contre les Russes. C'est amusant de voir cette mobilisation de centaines d'idéologues, de propagandistes, de politiques, de ministres, qui s'échinent à essayer de justifier ce vol, et de fonder une sorte de droit du vol, comme ils avaient créé un droit d'ingérence. L'un ne va d'ailleurs pas sans l'autre.
Les avoirs de l'Irak, la Libye, la Russie...à qui le tour ?
Ils avaient de la même façon (…)
Oleg NESTERENKO
Le 19 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait au monde l’adoption du 19ème paquet de sanctions à l’encontre de la Russie.
Parmi les dispositions additionnelles, Ursula von der Leyen annonce : « Pour renforcer l'application des sanctions, nous les appliquons désormais à 118 navires supplémentaires de la flotte fantôme. Au total, plus de 560 navires sont maintenant inscrits sur la liste des navires visés par les sanctions de l'UE ! ».
Cela étant, elle omettait d'évoquer l’efficacité des dix-huit précédents trains de sanctions. À titre indicatif, en janvier 2025, le nombre de sanctions décrétées par le bloc occidental à l'encontre de la Fédération de Russie culminait à 21700, lesquelles, contrairement aux prévisions initiales fort enthousiastes, ont précipité les pays de l'Union européenne, et non pas la Russie, vers la voie d’une récession économique avérée.
La manipulation de l’esprit collectif
Depuis plusieurs années, et plus particulièrement dans les dernières semaines, l'opinion publique est assaillie de récits relatifs à une prétendue « flotte fantôme » russe. Ces discours, élaborés par les (…)
Thomas ERPÉ
Aujourd’hui, si l’on en croit la plupart des sondages, le « Frexit » n’est soutenu ni par la majorité de la population ni par les grands partis. Est-ce parce que finalement tout ne va pas si mal et qu’il n’y a donc pas lieu de chercher à améliorer la situation ou, comme le prétendent certains, ce serait l’apocalypse si nous le faisions ? Sur cette question fondamentale, il existe nombre de propositions, d’actions et initiatives, ainsi qu’une littérature abondante, parfaitement éclairantes. Mais, sans un minimum d’effort pour s’informer à différentes sources afin d’exercer son jugement critique, on ne peut qu’adhérer au narratif dominant diffusé par les « médias officiels », il est impossible d’y échapper. Ce petit texte, sans prétention, se propose d’aller à l’essentiel en se focalisant sur l’instrument monétaire qui, dans le cadre de la zone euro, ne relève plus de la compétence des gouvernements.
Les partis souverainistes (très minoritaires à ce jour) militent pour quitter l’Union européenne, l’Otan etc., organisations qui constituent pour eux des obstacles majeurs à l’exercice d’une vraie démocratie. On ne peut être que d’accord avec cette position, la souveraineté d’un Etat ne se partage pas, elle doit être pleine et entière, et non soumise à des institutions supranationales (1, 2). Beaucoup pensent que le clivage classique droite-gauche est aujourd’hui obsolète et que la vraie ligne de séparation se situe entre les souverainistes et les mondialistes. L’idée d’une gouvernance mondiale ne date pas d’hier : « Nous sommes reconnaissants au Waghington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité (…)
Ilyes BELLAGHA
Depuis que le libéralisme s’est libéré et que le socialisme ne parle plus du social, l’Occident, croyant avoir triomphé, se retrouve comme un légionnaire sans guerre. Pendant que les autres continents se réveillent, l’architecture et la culture pourraient redevenir les outils d’une humanité réconciliée avec la terre.
Depuis que le libéralisme s’est libéré et que le socialisme ne parle plus du social,
l’Occident, croyant avoir gagné le combat, s’est retrouvé comme un légionnaire sans guerre.
Désœuvré, il provoque pour exister – sa compagne, ses enfants, le monde entier.
La conquête ayant tout dévoré, il ne lui reste que le vide à défendre.
De l’autre côté, l’inverse s’est produit : la Chine, la Russie, jusqu’à l’Éthiopie et au Sénégal –
ils se réveillent comme des volcans.
Longtemps contenus, ils sentent à nouveau le sang circuler dans la terre,
la mémoire remonter du sol.
Le monde, lui, marche sur deux jambes, tandis que l’Occident boite sur la sienne,
prisonnier d’un progrès sans souffle.
Le tiers-monde, lui, croit encore à l’éternité de ceux qui soutiennent les tyrans.
Comme un élève qui voit faiblir le maître, il ne comprend pas que la leçon est finie.
Habitué, depuis la colonie, à dépendre d’un pouvoir lointain,
il ne se prend pas en charge : il change seulement de proxénète, (…)
Jean-Marc GARDES
C’est ceux dont la fortune dépasse 100 millions d’euros. Ils représentent 0,01% des contribuables ; soit 4 000 personnes en France. Ces 0,1% des foyers les plus aisés en revenu, ou en patrimoine, gagnent au moins 463 000 euros par an ; soit 38 000 euros par mois et, en moyenne plus d’un million d’euros par an.
Ces 0,1% les plus riches paient, proportionnellement à leurs revenus, moins d’impôts que la moyenne des Françaises et des Français. Ils savent structurer leur fortune pour qu’elle génère peu de revenus imposables. Leurs pratiques d’optimisation fiscale passen notamment par l’utilisation de sociétés holdings, exonérées d’impôt sur les dividendes.
En France, la moyenne est de 32 000 euros de revenu par foyer, soit 2 700 euros par mois. Leur patrimoine s’élève à 4,6 millions d’euros en moyenne contre 250 000 euros pour la plupart des contribuables.
Alors combien sont-ils ? 74 500. C’est çà les ultra-riches.
En dix ans, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur (…)