Thème Economie/Finances
24 mars 2026
40
Washington accède à la toute-puissance énergétique — et personne n’a l’air de percuter
BettBeat Media & Richard Medhurst
Ce n’est pas à une guerre que vous assistez. Ce que vous voyez, ce sont les États-Unis en train de réduire les nations de la planète à l’asservissement énergétique. Analyse de la thèse du “Petro-Gas Dollar” de Richard Medhurst et de la “perspective” qu’il a négligée.
Peu importe la guerre menée par les États-Unis, c'est toujours la même rengaine. Les mêmes voix ânonnent les mêmes propos : les États-Unis sont en pleine débâcle. La guerre est un échec. L'Amérique n'a jamais gagné de guerre. Toujours la même analyse figée dans les schémas de pensée du XXe siècle, selon laquelle "gagner" suppose un drapeau blanc, une capitulation en règle, une nation vaincue reconstruite à l'image de l'Amérique. Sans surprise, la plupart des commentateurs concernés sont ceux qui évaluent encore la victoire aux critères de 1945.
J'ai déjà dit, et je répète que les États-Unis ne perdent pas de guerres. S'ils en perdaient, ils n'en déclencheraient plus. L'Afghanistan, la Syrie, l'Irak ou la Libye, les États défaillants ne sont pas des échecs de l'Empire. Ils sont ses victoires. Et l'Empire a le vent en poupe.
Aujourd'hui, c'est l'Iran qui est dans le collimateur. À gauche comme à droite, le refrain est le même : ce sera un désastre, l'Amérique va trop loin et (…)
17 mars 2026
Les instruments économiques « masqués » de l’asservissement des peuples...
Thomas ERPÉ
A l’inverse de ce que la classe dominante et les groupes de pression qui lui sont attachés n’ont eu de cesse de nous faire croire, la monnaie n’est pas accessoire dans la marche de l’économie, au contraire elle y joue un rôle central puisqu’elle est son « moteur ». Ainsi, c’est la façon dont le système monétaire a été configuré au fil du temps qui détermine les gagnants, l’étroite minorité qui en tire largement profit du fait qu’elle a réussi à se voir attribuer la maîtrise de la création monétaire, et les perdants, le peuple dans son ensemble qui, par ce moyen, est soumis, opprimé et maltraité par les grands, comme le disait Machiavel (1). C’est pourquoi, une refonte du système monétaire actuel est un premier pas nécessaire pour aller vers une économie qui travaille pour tous, et plus seulement pour le petit nombre de rentiers qui accumulent sans fin (2). Collectivement nous devons donc améliorer nos connaissances dans ce domaine, seul moyen d’inverser le rapport de force dans le (…)
12 février 2026
Retraites, dette, mensonge et manipulation
Robert GIL
La dette, on nous la met à toutes les sauces, en nous faisant croire que nous en sommes les principaux fautifs, en passant sous silence les choix catastrophiques des différents gouvernements qui depuis plus de 30 ans sont responsables des mesures et des orientations politiques et économiques allant toujours dans le même sens. N’importe quel individu censé constatant que ses décisions et actions vont à l’inverse du but recherché va changer d’orientation et chercher à rectifier le tir. Et bien non, nos politiques s’obstinent et vont toujours plus loin dans la mauvaise direction. Alors soit, ils sont complètement idiots, soit ils savent parfaitement ce qu’ils font, et dans ce cas ils ne servent donc pas l’intérêt général, ce pour quoi ils ont été normalement élus, mais seulement des intérêts privés... Ils ne seraient alors que les fondés de pouvoir de la petite classe oligarchique qui contrôle l’économie, la finance et le système médiatique de notre pays.
Le dernier responsable de (…)
27 décembre 2025
Les avoirs russes
Djamel LABIDI
Peut-on resister à l'envie de parler de l'affaire des avoirs russes en Europe. L'affaire est, par certains de ses côtés, si cocasse. Elle défraie actuellement la chronique internationale .
Elle révèle en même temps le naufrage des dirigeants politiques européens actuels, surtout ceux des grandes puissances régionales européennes, la France, l'Angleterre, l'Allemagne.
C'est en effet amusant d'entendre leur propagande parler en même temps "d'avoirs russes" tout en voulant justifier leur gel ou, leur saisie. Si ce sont des "avoirs" c'est bien qu'ils appartiennent par définition à leurs propriétaires, les russes. C'est donc un vol. Ou alors ce mot n'a plus de sens dans toute langue qui soit. Ultime provocation, la saisie de ces avoirs russes doit servir à financer la guerre contre les Russes. C'est amusant de voir cette mobilisation de centaines d'idéologues, de propagandistes, de politiques, de ministres, qui s'échinent à essayer de justifier ce vol, et de fonder une sorte de droit du vol, comme ils avaient créé un droit d'ingérence. L'un ne va d'ailleurs pas sans l'autre.
Les avoirs de l'Irak, la Libye, la Russie...à qui le tour ?
Ils avaient de la même façon (…)
La flotte « fantôme » russe : mythes et réalité
Oleg NESTERENKO
Le 19 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait au monde l’adoption du 19ème paquet de sanctions à l’encontre de la Russie.
Parmi les dispositions additionnelles, Ursula von der Leyen annonce : « Pour renforcer l'application des sanctions, nous les appliquons désormais à 118 navires supplémentaires de la flotte fantôme. Au total, plus de 560 navires sont maintenant inscrits sur la liste des navires visés par les sanctions de l'UE ! ».
Cela étant, elle omettait d'évoquer l’efficacité des dix-huit précédents trains de sanctions. À titre indicatif, en janvier 2025, le nombre de sanctions décrétées par le bloc occidental à l'encontre de la Fédération de Russie culminait à 21700, lesquelles, contrairement aux prévisions initiales fort enthousiastes, ont précipité les pays de l'Union européenne, et non pas la Russie, vers la voie d’une récession économique avérée.
La manipulation de l’esprit collectif
Depuis plusieurs années, et plus particulièrement dans les dernières semaines, l'opinion publique est assaillie de récits relatifs à une prétendue « flotte fantôme » russe. Ces discours, élaborés par les (…)




