Ramon PEDREGAL CASANOVA
La décision souveraine du Nicaragua de quitter l’OEA officiellement est une réponse digne aux constantes tentatives d’ingérence de cette organisation. Pourquoi le haut-parleur de Biden et celui de Boric ? Pourquoi la sonnette de Boric est celle de Biden ?
S’en prendre au Nicaragua, au Venezuela et à Cuba n'est pas une manie, c'est un mandat. La social-démocratie a toujours agi avec le grand capital. Les tyrans successifs de la dernière époque en Amérique latine au service des États-Unis ont échoué : Duque, en Colombie, putschiste bien connu, paramilitaire accusé de traiter avec le trafic de drogue, s'est employé à la même tâche que Lenin Moreno, le traître envers les avancées populaire en Équateur. Ce sont deux exemples de la façon dont l'empire utilise des pions pour sa domination. Et des pantins dont le fils arrivent jusqu'à la Maison-Blanche continuent d'apparaître. Rien ne change d'une faction à l'autre de la bourgeoisie impériale, l’une et l'autre fois fomentent et soutiennent leur disciple grâce aux jeux tactiques et stratégiques qu'ils considèrent comme le plus utile à chaque moment avant de faire les coups d'Etat les plus criminels, après les coup d'Etat parlementaires, après l'installation de réformistes apparents qui les (…)
Dan KOVALIK
Comment Sandino a lutté pour l’indépendance du Nicaragua, a perdu et est resté un héros pour son peuple
Avant Fidel Castro et Che Guevara, avant Ho Chi Minh et avant que Mao ne commence sa Longue Marche, il y avait Augusto Cesar Sandino.
Si Sandino est généralement moins connu que les autres, il a néanmoins été l'un des guérilleros les plus importants et les plus efficaces du XXe siècle, réussissant à chasser contre toute attente les Marines américains du Nicaragua. Son image, avec son emblématique chapeau de cow-boy incliné sur le côté, reste le symbole le plus omniprésent au Nicaragua - un pays dirigé par le Front sandiniste, nommé en son honneur.
Contrairement aux révolutionnaires susmentionnés, Sandino n'était ni un intellectuel ni un marxiste. Il était plutôt un mécanicien originaire d'une petite ville à l'extérieur de la ville de Masaya, au Nicaragua, et un membre du parti libéral du Nicaragua. Sandino n'était pas un révolutionnaire de formation ou d'étude ; il a été entraîné dans la lutte armée en réponse à l'invasion et à l'occupation de son pays par les marines (…)
Hernando CALVO OSPINA
Elle, Nora Astorga, était avocate et chef du personnel dans une entreprise de bâtiment, une des plus importantes au Nicaragua.
Nora était une bourgeoise, qui depuis 1969 était militante du Front Sandiniste de Libération Nationale, FSLN, une guérilla née en 1961 au Nicaragua pour combattre la dictature de la dynastie Somoza, et inspirée des luttes du général Augusto Sandino (1895-1934).
Son père, militaire somoziste ne pouvait même pas l’imaginer. Pas plus que n’aurait pu le croire son grand-père, ancien ministre de la Défense du régime. Sa profession lui offrait une couverture idéale pour naviguer dans les cercles du pouvoir, privés et étatiques. C’est ainsi qu’elle connut le général Reinaldo Perez Vega qui voulait faire construire sur ses vastes propriétés.
Après Anastasio Somoza, ce militaire était le second personnage du pouvoir, l’un des hommes sanguinaires du régime, ainsi que l’homme de la CIA au Nicaragua. Perez Vega profitait de son pouvoir pour avoir la femme qui lui plaisait, qu’elle soit consentante ou non. « Alors je devais absolument faire attention à mon comportement chaque fois que (…)
Andrew KORYBKO
Le 17 janvier 2022 − Source OneWorld Press
Le 1er janvier 2022, la Chine a procédé à la réouverture de son ambassade au Nicaragua, après que celle-ci est restée fermée plus de trente ans, depuis 1990, suite à la reconnaissance par erreur par ce pays, à l’époque des autorités rebelles installées dans la province de Taïwan. Cette action fait suite à la décision pragmatique prise par Managua le mois dernier d’inverser son choix, décision qui a été prise après avoir compris que sa politique durant ces trente années avait été totalement contre-productive. Il y a des enseignements à tirer de ce développement, et nous allons les développer au sein du présent article.
Tout d’abord, le Nicaragua avait mis fin à ses relations diplomatiques avec Pékin en 1990, après la réussite de l’opération d’orchestration par les États-Unis d’un changement de régime vers une démocratie superficielle, dans ce pays jusqu’alors ravagé par la guerre. Le contexte de l’époque était que Washington avait armé (…)
Ben NORTON
Un long article sourcé et fondamentale pour comprendre pourquoi une certaine gauche dite progressiste s’aligne systématiquement sur les positions de Washington contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua. Le MRS possède de nombreux relais dans les milieux politiques, académiques et associatifs en occident. Pourtant ils sont loin d’être de gauche. [Note des 2 Rives]
L'un des opposants les plus en vue au gouvernement sandiniste du Nicaragua invoque sa jeunesse révolutionnaire pour justifier sa position. Et si les médias internationaux ne cessent de chanter ses louanges, ils ne mentionnent pas qu'elle a abandonné la politique révolutionnaire depuis longtemps et qu'elle est devenue un atout essentiel dans la campagne de guerre non conventionnelle menée par le gouvernement américain contre le Nicaragua.
Alors qu'elle n'avait que 22 ans, Dora María Téllez a combattu comme guérillero dans la révolution sandiniste du Nicaragua, aux côtés de l'actuel président Daniel Ortega. Mais elle a rompu avec le sandinisme il y a plus de vingt ans et a régulièrement dérivé vers l'aile droite soutenue par les États-Unis.
Téllez est une figure clé d'un groupe d'anciens révolutionnaires, dont beaucoup sont issus de l'élite et de la classe supérieure, qui se sont regroupés en une scission de droite du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) socialiste (…)