Thème Suisse

Quand l’Occident cloue le cercueil israélien du peuple palestinien ! Les cas très instructifs de l’Allemagne et de la Suisse

Yorgos MITRALIAS
D'abord les faits : L'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) fait vivre près de 4 millions de réfugiés palestiniens, gèrant leurs écoles et leurs hôpitaux, tout en leur fournissant de l'eau potable et de la nourriture. Rien qu'à Gaza, l'UNRWA emploie 13 000 personnes. Israël accuse 12 d'entre eux d'être impliqués dans l'attaque du Hamas du 7 octobre. La direction de l'UNRWA licencie 9 d'entre eux, et un dixième est décédé. Immédiatement après, 11 pays occidentaux annoncent qu'ils cessent de financer l'UNRWA, ce qui signifie la fin automatique de l'UNRWA et peut-être des réfugiés palestiniens eux-mêmes, puisque ces 11 pays sont les principaux bailleurs de fonds de l'organisation des Nations Unies qui a - en fait - maintenu en vie des générations de réfugiés palestiniens depuis 1949... Les mots sont évidemment superflus pour commenter cette décision monstrueuse des 11 grands et moyens pays occidentaux, alors (…)

La question de Monnaie pleine induit-elle le votant en erreur ?

Liliane HELD-KHAWAM

La Confédération helvétique est actuellement agitée par un débat d’importance, dont on ne dit pas un mot en France, sur la création de la monnaie. La question, soumise à référendum, est de savoir qui doit créer l’argent : les banques privées ou la banque nationale.

Ci-dessous une réflexion de Liliane Held-Khawam sur le sujet (larges extraits).

Le peuple suisse doit, le 10 juin 2018, répondre à cette question : « Acceptez-vous l’initiative populaire « Pour une monnaie à l’abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque nationale ! (Initiative Monnaie pleine) ? » Le oui à la question sous-entend que ce concept monétaire garantit la monnaie suisse et les avoirs bancaires d’une part, et d’autre part que l’ensemble des avoirs bancaires relèvent de la banque centrale. Le matériel de vote insiste aussi à dire que le oui à la question signifie que la BNS serait la seule à créer la monnaie suisse. De quels avoirs parle Monnaie pleine ? Monnaie pleine sous-entend qu’elle va faire en sorte que seule la BNS créera la monnaie, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Les avoirs bancaires, dont la monnaie est créée par les banques, sera transformée en avoirs sécurisés, car devenus monnaie centrale produite par la BNS. En lisant bien le texte de loi, vous découvrez : « (…) le jour de leur entrée en vigueur, (…)

La BNS a besoin de vos capitaux LPP

Liliane HELD-KHAWAM
Le bilan de la BNS explose. Il explose principalement par son compte de virement aux banques. Les experts de la BNS ET de la Confédération nous ont longuement expliqué que cela ne coûtait rien puisque cet argent était créé par la BNS ex-nihilo. Ils veulent dire ainsi que c’est une simple écriture sans coûts que la BNS rajoute aux comptes de virement des banques. Nous disons depuis 2011 que cela est de la simple foutaise. Nous l’avons démontré à plusieurs reprises sur ce site en nous basant sur le bilan lui-même de la BNS. L’exemple simple est celui du financement du sauvetage de l’UBS en 2008. La BNS avait dû émettre des obligations à son nom propre pour récupérer en échange de l’argent pour renflouer par la suite le Stabfund créé conjointement avec UBS. Ceci est de l’emprunt. Des créances. Des dettes ! En parallèle, elle avait dû inscrire des opérations de SWAP sur devises avec d’autres banques centrales et mis /pris des titres en pension. TOUTES CES OPÉRATIONS : (…)

La corporatocratie éclipse la démocratie.

Liliane HELD-KHAWAM
Un Conseil fédéral sous le signe de l’éclipse ou de la disparition. Photo prémonitoire ou informatrice de la fin de l’Etat traditionnel souverain, dirigé par une Constitution ? Lorsque la démocratie dépérit, cela revient à admettre que de nouvelles entités – pouvant être commerciales et privées- sont potentiellement en train de récupérer les pouvoirs et l’autorité qui reviennent au pays concerné. Le concept qui est lové au cœur de cette problématique est celui de la « souveraineté« . En voici une définition : « La souveraineté est le principe de l’autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d’exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple. La souveraineté nationale caractérise l’indépendance de l’État-nation par rapport à d’autres États ou à des instances internationales, hormis pour les autorités que cet état a librement accepté de céder (Cf. fédéralisme). » Historiquement, la (…)

La Suisse, une SA en devenir…

Liliane HELD-KHAWAM
Un Etat ne peut prétendre à l’appellation d' »Etat de droit » s’il n’arrive -ou ne veut-plus faire respecter sa Constitution. Dans une démocratie basée sur l’Etat de droit, aucune entité, individuelle ou commerciale, n’a de passe-droit en matière de non-respect de la législation. Nous avons ici dénoncé à plusieurs reprises la violation constitutionnelle de la création monétaire qui selon la Constitution devrait relever exclusivement de la Banque nationale. L’article 99 de la Constitution dit clairement dans son alinéa 1 : « 1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération ; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération. » Or, les représentants de la Confédération et la banque centrale jouent sur les mots depuis de nombreuses années. Grâce à l’appellation « battre monnaie » de la Constitution, les autorités suisses ont attribué l’exclusivité de la création monétaire de numéraires (papiers, (…)