Thème Allemagne

Allemagne : Les sanctions contre le journaliste Hüseyin Doğru s’étendent à sa famille

Secours Rouge
Le journaliste germano-turc Hüseyin Doğru, cofondateur de red.media, fait l’objet de sanctions européennes depuis 2025, entraînant notamment le gel de ses comptes bancaires et de fortes restrictions à ses activités. Selon les autorités européennes, ce média aurait diffusé des contenus qualifiés de « réseau de propagande russe », en réalité c’est sa couverture du génocide en cours à Gaza et des mobilisations anti-impérialistes qui est en cause. Après le blocage temporaire des comptes de son épouse, contesté par la justice allemande qui a évoqué de « sérieux doutes » sur sa légalité, les comptes de sa mère ont à leur tour été gelés. La banque justifie cette mesure par un supposé lien de contrôle financier avec son fils. Cette affaire suscite des critiques de la part de soutiens du journaliste et d’organisations dénonçant une forme de sanction collective touchant des proches non visés par les sanctions.
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La responsabilité de l’Allemagne

Jeffrey D. Sachs

L'économiste américain Jeffrey Sachs exhorte, dans une lettre ouverte adressée au chancelier allemand Friedrich Merz, à engager des conversations immédiates avec le président russe Vladimir Poutine pour la paix en Europe.

Monsieur le Chancelier Merz, Lorsque je vous ai écrit une lettre ouverte il y a six mois, j'ai exhorté l'Allemagne à miser sur la diplomatie avec la Russie plutôt que sur la normalisation de la guerre. Six mois plus tard, la situation en Europe s'est drastiquement aggravée. L'Europe et la Russie s'enfoncent dans une guerre ouverte. Et dans cette dérive, Monsieur le Chancelier, votre responsabilité est singulière. Aucun leader européen – ni à Paris, ni à Varsovie, ni à Rome – n'occupe la position qu'occupe l'Allemagne, ni n'a le pouvoir que vous avez personnellement, pour arrêter cette catastrophe. Allez-vous tenter d'obtenir la paix ? Vous-même, avec la Présidente Meloni et le Président Macron, avez appelé en janvier 2026 à ce que l'Europe reprenne ses relations avec la Russie et avez décrit la Russie comme un « pays européen ». Pourtant, vous n'avez pas misé sur la diplomatie. Avec l'avenir de l'Europe en jeu, cela constitue un renoncement extraordinaire au leadership. (…)

Lettre ouverte au chancelier Friedrich Merz : la sécurité est indivisible – et l’histoire a son importance

Jeffrey SACHS
Monsieur le Chancelier Merz, Vous avez évoqué à plusieurs reprises la responsabilité de l'Allemagne en matière de sécurité européenne. Cette responsabilité ne peut être assumée par des slogans, une mémoire sélective ou la banalisation progressive du discours belliqueux. Les garanties de sécurité ne sont pas des instruments à sens unique. Elles fonctionnent dans les deux sens. Il ne s'agit pas d'un argument russe, ni américain ; c'est un principe fondamental de la sécurité européenne, explicitement inscrit dans l'Acte final d'Helsinki, le cadre de l'OSCE et des décennies de diplomatie d'après-guerre. L'Allemagne a le devoir d'aborder ce moment avec sérieux et honnêteté historiques. À cet égard, les récents discours et choix politiques sont dangereusement insuffisants. Depuis 1990, les principales préoccupations de la Russie en matière de sécurité ont été à plusieurs reprises rejetées, diluées ou directement violées, souvent avec la participation active ou l'acquiescement de (…)

Célébrations de la Victoire : l’interdiction des drapeaux et symboles soviétiques confirmée à Berlin

Russia Today

Un tribunal berlinois a confirmé l’interdiction, décrétée par la police, de tous drapeaux et symboles soviétiques aux abords de plusieurs mémoriaux de la capitale allemande durant les festivités marquant le 80e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie. L'ambassade russe a dénoncé une décision de nature « discriminatoire » et « dégradante ».

Dans une décision rendue le 7 mai dans le cadre d’une procédure accélérée, le tribunal administratif de Berlin a confirmé l'interdiction des drapeaux et symboles soviétiques aux environs de plusieurs monuments commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale durant les célébrations du 8 et 9 mai. Le tribunal berlinois a estimé que ces drapeaux « ont une signification qui est susceptible de traduire une volonté de recourir à la violence », a relaté l’AFP, dans une dépêche qui n’a pas trouvé d’écho dans la presse française. Sont également proscrits : les uniformes soviétiques, les chants et marches militaires, toute bannière « à référence russe », les drapeaux biélorusses et tchétchènes ainsi que tout symbole « susceptible de glorifier la guerre entre la Russie et l’Ukraine », a notamment rapporté le Berliner Zeitung. « Nous pensons que c'est infondé, discriminatoire et dégradant. Nous y voyons une manifestation claire du révisionnisme historique et de la conjoncture politique », a (…)

La persécution du Dr Reiner Fuellmich : le plus grand scandale judiciaire jamais vu en Allemagne

Seba TERRIBILINI, Cynthia SALATINO

La persécution de Julian Assange pour avoir exposé des vérités dérangeantes, avait soulevé une vague d'indignation qui fut peut-être suffisante à obtenir sa libération. Le cas assez méconnu du Dr Reiner Fuellmich ici présenté dans une courte synthèse, mérite largement qu'on s'y intéresse également, avec cette question lancinante qu'il soulève : Quelle vérité cachée de la "pandémie Covid", quels mensonges qu'il allait révéler, lui valent – à lui aussi – un tel traitement hors-normes, digne des totalitarismes évoqués dans les plus fameuses dystopies ?

Le Dr Reiner Fuellmich est connu et respecté dans le monde entier pour son travail d’avocat de la défense des consommateurs et pour avoir gagné des procès importants contre des géants de l’industrie tels que Volkswagen, Kühne & Nagel et Deutsche Bank. Il a été l’un des premiers à reconnaître que les mesures COVID constituaient des crimes contre l’humanité et a décidé, avec trois autres avocats, de créer le Comité d’enquête Corona, dont le but était de faire la lumière sur les actions des gouvernements, des institutions publiques et de la communauté médicale dans le contexte de la prétendue « pandémie ». Grâce à son brillant travail d’investigation et après avoir consulté plus de 150 scientifiques et experts du monde entier dans tous les domaines, ainsi que de nombreux lanceurs d’alerte (Pfizer, OMS, CDC, ONU), il a pu rassembler une multitude de preuves de ce qu’il appelle « le plus grand crime jamais perpétré contre l’humanité ». Il était prêt à passer à l’action. (…)