Prof. Omar Chaalal
Dans cette dynamique de sauvegarde nationale, le peuple doit impérativement renforcer ses rangs derrière son armée nationale populaire. Cette armée, issue du peuple et nourrie par les idéaux de la glorieuse Révolution de Novembre, constitue la colonne vertébrale qui maintient le pays debout. Elle est le garant ultime de notre intégrité territoriale et de notre indépendance politique. C'est sa puissance, sa fidélité et sa vigilance qui protègent la nation contre les forces de soumission et nous rendent viscéralement allergiques aux courbettes devant les puissances impérialistes ou régionales.
Mon pays a changé et nos repères ne miroitent plus.
C’est par ce constat, empreint d'une profonde gravité sociologique et géopolitique, qu'il faut aborder le malaise algérien contemporain. Quelque chose s'est brisé dans le contrat moral qui unissait autrefois les fils de cette terre aux sacrifices fondateurs de leurs aînés. L'opulence factice de la rente pétrolière et les dérives prolongées de la gouvernance ont altéré les paysages humains, brouillé les repères éthiques et distordu les valeurs de solidarité et d'intégrité qui faisaient le socle même de l'algérianité.
Mais ce malaise ne se nourrit pas uniquement de nos propres failles ; il est aujourd'hui aujourd'hui exacerbé par un environnement international hostile et agressif. L'Algérie fait face à des pressions géopolitiques orchestrées, notamment à travers les doctrines impérialistes portées par Donald Trump et l'agenda d'Israël, dont l'objectif clair est de déstabiliser et de faire agenouiller notre pays en raison de ses (…)
Djamel LABIDI
Il a suffi que le français soit rétrogradé, à l'Ecole algérienne, d'une place, d'une année au profit de l'anglais pour que le parti du français se déchaine. On a eu droit à ce sujet, récemment, à toutes les inepties, vite baptisées arguments techniques et pédagogiques, dans ce qu'on pourrait considérer comme une poussée aigue de francopholie.
Permettez-moi de vous citer quelques perles en la matière. Et d'abord, la plus succulente probablement, celle de ceux qui croient avoir fait la découverte du siècle. Ils nous révèlent en effet, triomphants, que « la langue française n'est pas la seule à avoir été une langue de colonisateur » et qu'il y en a eu d'autres bien plus colonisatrices. Ils désignent notamment, et pour cause, l'anglais qui a été non seulement la langue du colonialisme anglais mais aussi, ô horreur, celle de la déclaration Balfour, grâce à laquelle a été créée Israël, et, ô horreur suprême, car ils sont de "gôche" "celle aussi de l'impérialisme américain". Et même, après tout, au fond l'arabe (on l'attendait celle-là..) n'a-t-il pas été lui aussi une langue de colonisateur, et peut être encore aujourd'hui par rapport au tamazight (*), soupire une aile du parti du français.
Mais qui a dit, un jour d'une langue qu’elle était une langue de colonisation, en elle-même par elle-même. Aucune langue ne l'est. Le (…)
Omar CHAALAL
L’histoire récente a confirmé ce que j'écrivais : l'armée algérienne n'est pas et ne sera jamais une force expansionniste. Contrairement aux armées occidentales qui ont semé le chaos au Sahel et détruit des équilibres régionaux sous couvert de la philosophie printanière de BHL et de ses acolytes locaux à l'instar de Boualem Sansal et Kamel Daoud, l'Algérie maintient une doctrine stricte de non-ingérence et de paix.Face aux provocations incessantes du Makhzen à nos frontières ouest — ce même Makhzen dont la tradition de compromission avec les puissances coloniales remonte au honteux Traité de Tanger de 1844 où l'Émir Abdelkader fut trahi — l'Algérie a opposé une retenue stratégique rigoureuse. Nous connaissons nos forces : nous sommes la deuxième puissance militaire du continent, un géant des hydrocarbures, et un pivot géostratégique incontournable. Nous n'avons pas besoin de conquêtes territoriales pour exister.
Le temps est le juge suprême en politique et en géopolitique. En mai 2024, je prenais déjà la plume dans ces mêmes colonnes pour publier un premier article dénonçant le délire narratif d’une certaine presse parisienne. Je ciblais alors le travail de la journaliste Alexandra Saviana et son ouvrage Les Scénarios noirs de l'armée française. Parmi ses exercices de politique-fiction, un titre ronflant barrait les pages de L'Express : « Décembre 2025 : une junte algérienne cible Toulon »
Aujourd'hui, nous sommes en mai 2026. L’année 2025 s'est achevée, et aucun navire algérien n'a bloqué la rade de Toulon. Le grand cauchemar d'Alexandra Saviana s'est évaporé, donnant pleinement raison aux analyses que je publiais il y a deux ans. Il ne reste de sa prose que le vide de la spéculation médiatique et le recyclage des névroses post-coloniales
L’ombre de Toulon et le compost nostalgique
Pourquoi Toulon ? J'ai rappelé jadis que cette ville portuaire abrite, dans sa géographie intime, une « (…)
Amar DJERRAD
Le présent article se propose de répondre aux récentes élucubrations de Saïd Salhi, qui est indigné de constater que le Dr Ahmed Bensaada anime une conférence à Béjaïa sur les "guerres cognitives". Salhi, ancien militant des "droits de l'homme", a vu son statut s'effondrer suite à la dissolution de sa Ligue (la LADDH) en juin 2022. Cette décision judiciaire a été prise après la révélation de ses liens avec des entités étrangères, telles que la NED (National Endowment for Democracy), qui est considérée par de nombreux chercheurs comme le fer de lance des "révolutions colorées" et le "bras civil" du soft power américain.
Aujourd'hui, en exil en Belgique et soutenu par l'organisme BelRefugees, dont la mission est généralement d'aider les populations vulnérables, Salhi développe une identité numérique flatteuse. Sur Facebook, il se définit comme « personnalité publique », « membre d'une LADDH dissoute de façon arbitraire » et « coordinateur de centre de réfugiés ». Il met en avant (…)
Jacques-Marie BOURGET
Cogner sur l'Algérie et les musulmans est le mot d'ordre qui mobilise la grande Nation Française qui rêve d'une police semblable à ICE, celle qui fonctionne si bien aux Etats-Unis. Contre Alger pas de nuance et ne jamais retenir ses coups. L'émission Complément d'Enquête a suivi cet ordre qui flotte dans l'air du temps. Et ce n'est pas mettre à l'honneur du service public, si indépendant.
Comme ce soir là il n’y avait ni foot ni film pour moi appétissants à la télévision, j’ai décidé de regarder, en décalé, le « Complément d’Enquête » consacrée par France 2 aux relations entre la France et l’Algérie, sous le titre « Rumeurs et coups tordus ». J’ai eu raison car c’était passionnant. Passionnant pour celui qui s’intéresse au journalisme, à ses règles, et aux références de la profession qui sont contenues dans « La Charte de Munich ». Ici j’ai sous les yeux deux des dix articles de la Charte en question, le 8 et le 9. Ils définissent la frontière entre le « journalisme » et la « communication ». En appuyant son reportage sur les propos de l’ambassadeur de France à Alger, aujourd’hui replié à Paris, « Complément d’Enquête » a ouvertement claironné la propagande de l’Elysée. Le diplomate questionné n’étant qu’un porte parole façon perroquet. Martelant que le Sahara Occidental était bien une terre marocaine . Le journalisme ne doit pourtant, nous dit la « Charte », se (…)