Thème Algérie

Le grand bluff de la fiction géopolitique : Quand la réalité de 2026 balaie les fantasmes sur l’Algérie

Omar CHAALAL

L’histoire récente a confirmé ce que j'écrivais : l'armée algérienne n'est pas et ne sera jamais une force expansionniste. Contrairement aux armées occidentales qui ont semé le chaos au Sahel et détruit des équilibres régionaux sous couvert de la philosophie printanière de BHL et de ses acolytes locaux à l'instar de Boualem Sansal et Kamel Daoud, l'Algérie maintient une doctrine stricte de non-ingérence et de paix.Face aux provocations incessantes du Makhzen à nos frontières ouest — ce même Makhzen dont la tradition de compromission avec les puissances coloniales remonte au honteux Traité de Tanger de 1844 où l'Émir Abdelkader fut trahi — l'Algérie a opposé une retenue stratégique rigoureuse. Nous connaissons nos forces : nous sommes la deuxième puissance militaire du continent, un géant des hydrocarbures, et un pivot géostratégique incontournable. Nous n'avons pas besoin de conquêtes territoriales pour exister.

Le temps est le juge suprême en politique et en géopolitique. En mai 2024, je prenais déjà la plume dans ces mêmes colonnes pour publier un premier article dénonçant le délire narratif d’une certaine presse parisienne. Je ciblais alors le travail de la journaliste Alexandra Saviana et son ouvrage Les Scénarios noirs de l'armée française. Parmi ses exercices de politique-fiction, un titre ronflant barrait les pages de L'Express : « Décembre 2025 : une junte algérienne cible Toulon » Aujourd'hui, nous sommes en mai 2026. L’année 2025 s'est achevée, et aucun navire algérien n'a bloqué la rade de Toulon. Le grand cauchemar d'Alexandra Saviana s'est évaporé, donnant pleinement raison aux analyses que je publiais il y a deux ans. Il ne reste de sa prose que le vide de la spéculation médiatique et le recyclage des névroses post-coloniales L’ombre de Toulon et le compost nostalgique Pourquoi Toulon ? J'ai rappelé jadis que cette ville portuaire abrite, dans sa géographie intime, une « (…)

Algérie : conférence à Bejaïa du Dr Ahmed Bensaada sur les "guerres cognitives" et indignation de Saïd Salhi, droit-de-l’hommiste déchu, depuis son exil !

Amar DJERRAD
Le présent article se propose de répondre aux récentes élucubrations de Saïd Salhi, qui est indigné de constater que le Dr Ahmed Bensaada anime une conférence à Béjaïa sur les "guerres cognitives". Salhi, ancien militant des "droits de l'homme", a vu son statut s'effondrer suite à la dissolution de sa Ligue (la LADDH) en juin 2022. Cette décision judiciaire a été prise après la révélation de ses liens avec des entités étrangères, telles que la NED (National Endowment for Democracy), qui est considérée par de nombreux chercheurs comme le fer de lance des "révolutions colorées" et le "bras civil" du soft power américain. Aujourd'hui, en exil en Belgique et soutenu par l'organisme BelRefugees, dont la mission est généralement d'aider les populations vulnérables, Salhi développe une identité numérique flatteuse. Sur Facebook, il se définit comme « personnalité publique », « membre d'une LADDH dissoute de façon arbitraire » et « coordinateur de centre de réfugiés ». Il met en avant (…)

Quand France 2 et "Complément d’Enquête" flinguent l’Algérie.

Jacques-Marie BOURGET

Cogner sur l'Algérie et les musulmans est le mot d'ordre qui mobilise la grande Nation Française qui rêve d'une police semblable à ICE, celle qui fonctionne si bien aux Etats-Unis. Contre Alger pas de nuance et ne jamais retenir ses coups. L'émission Complément d'Enquête a suivi cet ordre qui flotte dans l'air du temps. Et ce n'est pas mettre à l'honneur du service public, si indépendant.

Comme ce soir là il n’y avait ni foot ni film pour moi appétissants à la télévision, j’ai décidé de regarder, en décalé, le « Complément d’Enquête » consacrée par France 2 aux relations entre la France et l’Algérie, sous le titre « Rumeurs et coups tordus ». J’ai eu raison car c’était passionnant. Passionnant pour celui qui s’intéresse au journalisme, à ses règles, et aux références de la profession qui sont contenues dans « La Charte de Munich ». Ici j’ai sous les yeux deux des dix articles de la Charte en question, le 8 et le 9. Ils définissent la frontière entre le « journalisme » et la « communication ». En appuyant son reportage sur les propos de l’ambassadeur de France à Alger, aujourd’hui replié à Paris, « Complément d’Enquête » a ouvertement claironné la propagande de l’Elysée. Le diplomate questionné n’étant qu’un porte parole façon perroquet. Martelant que le Sahara Occidental était bien une terre marocaine . Le journalisme ne doit pourtant, nous dit la « Charte », se (…)

Réponse au pied-noir raciste et nostalgique Robert Ménard qui croit être chez lui à Oran

Khider MESLOUB
La réponse au pied-noir aux pieds nickelés Robert Ménard, extrémiste de droite, qui vient d’affirmer au micro d’une radio sioniste qu’à Oran « c’est chez lui »... Khider Mesloub rappelle (par cet article à Algérie Patriotique) aux parangons de la colonisation et de ses « effets positifs » que la France n’a absolument rien construit en Algérie, et que tout ce qui y a été bâti, l’a été par des mains algériennes au profit exclusif des colons... De nos jours, dans l’Hexagone, médias et partis politiques nostalgiques et revanchards ne cessent d’encenser « l’œuvre civilisatrice » de la France, de vanter les bienfaits de la colonisation française en Algérie. Pour illustrer ces « apports civilisationnels », ils évoquent les multiples constructions réalisées en Algérie. Non, la France coloniale n’a rien construit en Algérie. En tout cas, aucun ouvrage qui aura profité aux « indigènes ». L’unique hôpital et la seule université bâtis en 132 ans d’occupation coloniale étaient réservés (…)

Relations franco-algériennes : Entre tensions et dialogues ; quel avenir avec Macron ?

Amar Djerrad
Les relations entre l'Algérie et la France sont entachées de désaccords qui semblent irréconciliables, principalement en raison de questions de souveraineté algérienne. En menant de front divers objectifs souvent contradictoires, parfois dénués de cohérence, en Afrique et ailleurs, sans réelle coordination ni respect pour ses partenaires, la France se retrouve dans une impasse. Une sorte d’obstacle intérieur semble paralyser sa capacité à évoluer. L’Algérie perçoit ses démarches comme l’expression d’une volonté de domination qui freine toute perspective de coopération. La persistante d’un "regard omniprésent" continue de peser sur cette dynamique. Une France en crise, vulnérabilisée Il est rapporté que la France subit déjà des pertes importantes, estimées par des sources non-officielles à 18 milliards d’euros, dans ses relations avec l’Algérie, conséquence de politiques jugées chaotiques et irrationnelles. Il est illusoire de vouloir provoquer, faire pression ou sanctionner un (…)