Al Mayadeen
En collaboration avec Antimperialistas.com, Al Mayadeen reproduit un dialogue avec le ministre des Affaires étrangères par intérim du Yémen, Abdulwahid Abu Ras.
La forteresse du Yémen et ses valeurs civilisatrices avancées sont un exemple pour l’humanité, et particulièrement dignes d’admiration dans le Sud global. Les Yéménites se sentent-ils parfois seuls dans leur lutte ?
— Tout d’abord, nous menons ce combat en pleine conviction. Et, comme nous l’avons dit, nous sentons que de nombreuses personnes partagent ces valeurs dans le Sud de la planète, ainsi qu’en Espagne et en Amérique latine : des valeurs de confrontation avec l’injustice, de résistance face à l’arrogance et à l’hégémonie. Cependant, les capacités de chacun à faire face à ces réalités diffèrent.
Durant cette période, le Yémen a acquis les éléments nécessaires à cette confrontation, autrement dit les capacités qui lui ont permis de jouer ce rôle. Il y a eu une volonté populaire globale, un large élan populaire, une pleine acceptation sociale et une conviction claire à l’égard de cette position. Le peuple sait que la confrontation est inévitable et que les autres – ou les (…)
Caitlin JOHNSTONE
Je tiens à souligner que le sempiternel argument MAGA selon lequel Trump « n’a jamais déclenché de nouvelles guerres » a été officiellement invalidé à cause du Yémen.
L’accent mis sur les « nouvelles guerres » a toujours été une distinction arbitraire stupide destinée à protéger Trump des critiques de son grand bellicisme tout au long de son premier mandat, mais le fait qu’il ait relancé la campagne de bombardements américains au Yémen afin de protéger le droit d’Israël à commettre un génocide signifie que même cette faible excuse s’est envolée.
Vendredi matin, les États-Unis ont lancé des dizaines de frappes aériennes au Yémen dans le cadre de leur nouvelle offensive contre Ansarullah, qui dirige en fait le gouvernement yéménite puisque le territoire qu’il contrôle abrite quelque 80% de la population du pays. Les États-Unis bombardent le Yémen tous les jours depuis la reprise de la guerre au début du mois, et Trump a déclaré à la presse mercredi qu’il avait l’intention de (…)
Le correspondant socialiste
L’étonnante efficacité du blocus des Houthis sur les transports maritimes liés à Israël via la mer Rouge a provoqué une réponse guerrière étasunienne et britannique qui a introduit de nouveaux dangers dans une situation déjà inflammable.
Seul dans la communauté internationale, le Yémen a entrepris une action militaire pour faire respecter le droit international afin de mettre fin au génocide à Gaza. Depuis novembre, il a averti que tout navire appartenant à des Israéliens à destination ou en provenance d’Israël serait une cible légitime – jusqu’à ce que le génocide à Gaza cesse. Les Houthis ont déclaré que les navires n'ayant aucun lien avec Israël n'avaient aucune raison de s'inquiéter.
Jusqu’à présent, les attaques des Houthis contre au moins 26 navires commerciaux – sans aucune perte humaine – ont contraint les navires internationaux à parcourir des milliers de kilomètres autour de l’Afrique du Sud plutôt que de traverser la mer Rouge et le canal de Suez vers l’Europe. Deux (…)
Press TV.
Le centre Al-Hodhod indique dans un nouveau rapport que plus de 4 265 objets d’art ont été passés en contrebande et vendus aux enchères dans six pays.
Le Centre d'études archéologiques al-Hodhod a publié un rapport documentant le vol d'antiquités yéménites et leur vente dans des enchères internationales.
Le rapport indique que les objets ont été vendus en Amérique par le biais de 5 ventes aux enchères, en Grande-Bretagne par le biais de 4 ventes aux enchères, en France par le biais de 3 ventes aux enchères, deux ventes aux enchères dans le régime d'apartheid israélien, et une vente aux enchères en Allemagne et aux Pays-Bas.
Le rapport indique que le nombre de pièces vendues et exposées s'élève à 2 167 objets aux États-Unis, tandis que 501 objets ont été introduits clandestinement dans le régime israélien et vendus là-bas.
Le rapport indique également que le centre al-Hodhod a été en mesure de reconnaître 2523 objets qui ont été vendus jusqu'à présent, pour une valeur estimée à 12 millions de dollars. Certains de ces objets ont une valeur de 800 000 dollars, comme un manuscrit datant du XVe siècle de notre ère.
Le centre a (…)
Caitlin JOHNSTONE
La guerre du Yémen est sans doute la pire chose qui se passe actuellement dans le monde. Et la situation ne devrait pas s’améliorer alors que les États-Unis veulent inscrire les rebelles Houtis sur leur liste des organisations terroristes. La guerre a pourtant déjà fait des centaines de milliers de morts. Pouvons-nous y faire quelque chose ou sommes-nous condamnés à la complicité, en regardant ailleurs pendant que des enfants meurent de faim et du choléra ?
L’administration Trump serait sur le point de placer les rebelles Houthis du Yémen sur sa liste officielle des organisations terroristes dans le but de les priver d’argent et de ressources. Le chef du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, ainsi que de nombreux autres experts, prévient que cette désignation prolongera l’horrible guerre qui a coûté la vie à plus d’un quart de millions de personnes et créera une barrière impénétrable de paperasserie empêchant l’aide humanitaire de parvenir au peuple yéménite.
Les Nations Unies estiment prudemment qu’environ 233 000 Yéménites ont été tués, surtout par des « causes indirectes », dans la guerre entre les Houthis et la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, soutenue par les États-Unis. Ces causes indirectes seraient la maladie et la famine résultant de ce que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelle « la pire famine que le monde ait connue depuis des décennies ».
Lorsque les gens entendent le mot « famine (…)