Table ronde télévisée Cuba
Mercredi 27 mai 2026. La « Table ronde télévisée », qui a duré 1 h 30, a permis à trois responsables de faire le point sur la situation en matière d’électricité, de ressources hydrauliques et de transport. Une fois de plus, quiconque veut savoir en détail comment la Révolution cubaine continue de résister à l’encerclement énergétique dont elle est victime depuis janvier, se doit de lire ces informations.
Quel pays ou quel peuple non soumis à un conflit militaire déclaré est-il contraint de vivre (ou de survivre) dans une telle économie de guerre ? Et pourtant telle est bien le quotidien de Cuba ! C’est d’ailleurs bien là-dessus que compte la Maison-Blanche et la mafia de Miami pour pousser la Révolution cubaine à la reddition.
La première conclusion que je tire de ces interventions, c’est que personne parmi les autorités ne compte sur l’arrivée éventuelle de carburant pour alléger les pénuries et améliorer la situation. Toutes les mesures de résistance sont adoptées à partir de cette prémisse : aucun pays n’osera passer outre aux diktats de la Maison-Blanche, même pas la Russie qui, comme tous les autres pays « amis » ou « alliés », se contente d’une solidarité verbale dans ce domaine vital. Les autorités cubaines semblent en avoir pris leur parti et établissent leur stratégie en fonction de cette carence.
On apprend aussi une autre information intéressante : devant (…)
Maurice LEMOINE
Bienvenue dans la Caraïbe au groupe d’attaque du Nimitz » ! Ainsi le Commandement sud de l’armée des Etats-Unis (Southern Command) salue-t-il l’arrivée du porte-avions à propulsion nucléaire « USS Nimitz » et des forces qui l’accompagnent [1] à proximité de Cuba. La démonstration de force ressemble à s’y méprendre à celle qui, avant le 3 janvier 2026 et avec en vedette le gigantesque porte-avions « USS Gerald Ford », a imposé un blocus maritime au Venezuela avant de l’attaquer militairement. Une accusation de « narcotrafic » servit alors de prétexte pour justifier le kidnapping du président de la République bolivarienne, Nicolás Maduro. En un parfait décalque, un procureur à la solde de Donald Trump vient de lancer des poursuites judiciaires, le 20 mai, contre l’ex-président cubain Raúl Castro.
Dans le cadre d’une « affaire » remontant à 1996 et pendant laquelle il était ministre de la Défense, on l’accuse (ainsi que cinq ex-officiers cubains) de complot en vue d’assassiner des (…)
Jacques-François BONALDI
L’île acculée, encerclée, assiégée, livrée à l’infâme impunité des puissants – tout comme le sont les Gazaouis depuis trois ans, tout comme le sont de nouveau les Libanais, sans qu’aucun « mécanisme » de la « communauté internationale » ne puisse y mettre un terme et punir les criminels – poursuit sa « résistance créative » et reste capable de produire des avancées scientifiques dans le domaine médical. José Martí écrivait voilà 134 ans, quasiment jour pour jour : « Les hommes vont en deux camps : ceux qui aiment et fondent ; ceux qui haïssent et défont. » (José Martí, « Albertini y Cervantes », journal Patria, New York, 21 mai 1892.) En voici un dernier exemple. (Traduction automatique Office Word.) Jacques-François Bonaldi (La Havane), le 28 mai 2026
HEBERSaVax : Histoire d'un produit cubain, unique en son genre au monde, et doté d'un grand potentiel dans la lutte contre le cancer
Par : Alina Perera Robbio
26 mai 2026
Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et Président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a dirigé mardi après-midi, depuis le Palais de la Révolution, la réunion habituelle des experts et scientifiques sur les questions de santé.
« Félicitations, Docteur, à vous et à votre équipe », a déclaré le président de la République de Cuba, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, mardi après-midi à Yanelys Morera Díaz, responsable scientifique du produit HEBERSaVax, un nouveau candidat vaccin conçu pour le traitement de diverses tumeurs malignes.
Depuis le Palais de la Révolution, et lors de la réunion habituelle d'experts et de scientifiques sur les questions de santé, dirigée par le Chef de l'État, il était très encourageant d'entendre des thèses sur un produit unique de ce genre dans (…)
Jacques-François BONALDI
Comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais. 30 ans et 85 jours après, la mafia de Miami (j’entends par là les représentants et sénateurs censément cubano-étasuniens ou de lointaine origine cubaine) qui a réussi à hisser à la tête de la politique extérieure des Etats-Unis un certain Narco Rubio qui sue la haine de la Révolution cubaine par tous les pores de sa peau, vient de décrocher une nouvelle manœuvre de sa panoplie ou de décocher une nouvelle corde à son arc : accuser Raúl Castro d’assassin.
L’accusation était concoctée par ces membres du Congrès depuis un certain temps, et ils ont choisi pour la rendre publique (bien que dépourvue de toute légitimité juridique !) une date historique pour eux, mais infortunée pour le vrai peuple cubain : celle du passage de la colonie à la néo-colonie. C’est en effet le 20 mai 1902 que Cuba accède à l’indépendance et peut enfin hisser ses couleurs « nationales », après avoir dû subir depuis la mi-1898 une intervention armée des (…)
Pramila JAYAPAL et Jonathan L. JACKSON
Je propose le témoignage de deux représentants démocrates des Etats-Unis ayant visité La Havane dernièrement. Intéressant, bien entendu, de par la provenance de ses auteurs. Publié dans The New York Times du 11 mai (accessible en sa totalité aux seuls abonnés) et du 12 mai en version espagnole, à partir de laquelle j’offre la traduction automatique d’Office Word et les quelques commentaires disponibles.
Jacques-François BONALDI
12 mai 2026 (original anglais : 11 mai 2026)
Par Pramila Jayapal et Jonathan L. Jackson. Jayapal, du 7e district du Congrès de l'État de Washington, et Jackson, du 1er district de l'Illinois, sont membres démocrates de la Chambre des représentants.
Alejandro, un bébé prématuré né à la maternité Eusébio Hernández Pérez à La Havane, ne pesait qu'un kilo lorsque nous l'avons rencontré en avril. Nous l'avons observé alors qu'il était dans un incubateur, l'un des rares du bâtiment dont l'électronique délicate n'avait pas été endommagée par les variations de tension qui suivent les coupures nationales. Les sanctions américaines sévères rendent presque impossible l'importation de pièces détachées pour les autres couveries défectueuses.
En visitant l'hôpital, nous avons vu des femmes dans les derniers jours de leur grossesse monter des escaliers car les ascenseurs ne fonctionnent pas sans électricité. Le personnel hospitalier a du mal à se rendre au travail sans carburant dans sa (…)