Andrea Duffour
Qui sont les vrais terroristes ? Le Sud global et d'autres thèmes abordés
Par Andrea Duffour
AD : Déjà avant la révolution, Cuba était le seul pays des Amériques à voter contre le partage de la Palestine à l’ONU en 1947 et a dénoncé l’illégalité de la déclaration de Balfour et l'attribution de 56 % du territoire à l'État juif, alors que la communauté juive ne possédait à l'époque que 7 % des terres privées. Ensuite ton père, le CHE, a symboliquement internationalisé la résistance des peuples en visitant Gaza en 1959.
Tu soulignes souvent que l'internationalisme n'est pas une "exportation de révolution", mais un devoir éthique sans rien demander en retour. Tu as été toi-même en Angola et dans beaucoup d’autres pays en tant que pédiatre...
Ton message aux peuples de la Palestine, du Liban, de l’Iran ... ?
Aleida Guevara : « Il est très facile d’adresser un message aux peuples du Liban, d’Iran et de Palestine de loin. Le message doit être clair : être à leurs côtés.
Voilà le véritable message. Mon père [le Che] disait que la solidarité ne consiste (…)
Rémy HERRERA
Déclaration rédigée en vue d’être présentée oralement par le Centre Europe-Tiers Monde (CETIM), organisation non gouvernementale bénéficiant du statut d’observateur de catégorie générale auprès du Conseil économique et social de l’ONU, lors de la session de septembre 2026 du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève.
1. Le 29 janvier 2026, en violation des principes du droit international et de l’esprit de la Charte des Nations unies, le président Donald Trump décréta un blocus énergétique contre Cuba et avertit qu’il sanctionnera de tarifs douaniers prohibitifs tout pays qui enfreindrait ce diktat. Depuis lors, l’approvisionnement en hydrocarbures de l’île est bloqué par les forces armées étasuniennes. Le prétexte invoqué est que Cuba – petit pays du Sud avec peu de ressources naturelles et sous embargo économique depuis bientôt sept décennies –, constituerait une « menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis – l’hégémonie du système mondial capitaliste. L’administration étasunienne avait préalablement inscrit Cuba sur la liste des « États soutenant le terrorisme » et, de surcroît, le 20 mai 2026, l’US Department of Justice lança un mandat d’arrêt contre l’ancien président Raúl Castro, âgé de 95 ans, pour « meurtres de citoyens étasuniens » – deux accusations calomnieuses (…)
PTB
Il y a 100 ans jour pour jour naissait Fidel Castro. L’histoire du leader révolutionnaire cubain est celle d’une résistance menée dans des circonstances des plus difficiles, mais aussi celle de l’espoir et de l’optimisme : les peuples peuvent écrire leur propre histoire.
Avec un petit groupe de guérilleros, Fidel est parvenu à mobiliser les masses larges populaires contre le régime du dictateur Batista.
À l’époque, Cuba était une néocolonie des États-Unis : un paradis pour la mafia, la prostitution et les jeux d’argent, où la production de sucre (principale source de richesse du pays) était entre les mains de multinationales américaines. Le 1er janvier 1959, le peuple cubain est parvenu à renverser ce régime.
Sous la direction de Fidel, Cuba a construit une société socialiste qui a réalisé d’importantes avancées sur le plan humain. Les terres ont été redistribuées des grands propriétaires terriens vers les paysans pauvres. L’électricité, la production de sucre, le pétrole, les télécommunications et d’autres secteurs clés ont été retirés des mains des multinationales américaines et mis au service du peuple.
Cuba a éradiqué l’analphabétisme, comme très peu de pays du continent latino-américain, rendu l’enseignement entièrement gratuit et (…)
José Ernesto Nováez Guerrero
Les actions criminelles de l'armée coloniale sioniste contre le peuple palestinien, en particulier contre l'enclave côtière de Gaza, ont conduit à l'émergence du terme « gazification » pour désigner ce type d'opérations de siège moderne où se combinent des tactiques de siège conventionnel avec des pratiques génocidaires et de contrôle total sur la vie d'une population déterminée. Les conséquences humaines catastrophiques de ces actions n'importent pas pourvu que l'objectif final soit atteint. Dans le cas d'« Israël », cet objectif est la colonisation du territoire et l'expulsion de ses habitants natifs.
Les enseignements du macabre système de siège israélien ont été incorporés comme technologies de contrôle politique et de changement de régime par l'appareil impérial nord-américain. Et en ce moment, ils sont répliqués, sous les yeux de toute la communauté internationale, contre Cuba. La gazification de Cuba poursuit plusieurs objectifs pour la politique américaine : changer un (…)
Cubaminrex / Granma
Discours du ministre des Relations extérieures de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla, lors du débat de l’Assemblée générale des Nations Unies au point 38, « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba »
Le gouvernement des États-Unis mène contre Cuba une guerre multidimensionnelle, non conventionnelle, qui dure déjà depuis près de sept décennies et qui est devenue plus rude et la plus impitoyable au cours des sept derniers mois.
À cela s’est ajouté désormais le siège énergétique, équivalent à un blocus naval, qui constitue un acte de guerre. L’accès aux approvisionnements en combustible vers Cuba, qu’ils soient de nature commerciale ou humanitaire, est interdit par des menaces directes, des actions coercitives unilatérales et même par le harcèlement ou l’intimidation des pétroliers au moyen de forces navales militaires des États-Unis.
Des menaces répétées d’agression militaire ont été proférées au plus haut niveau du gouvernement étasunien, alors que des sources publiques décrivent des options et des préparatifs de guerre.
Au blocus économique, commercial et financier s’ajoutent des mesures inédites, au caractère extraterritorial extrême, telles que l’utilisation de (…)