Cira Pascual Marquina
De loin, l'attention se concentre souvent sur la 'haute politique', tandis que l'on néglige le tissu dense des pratiques politiques quotidiennes de la base, qui soutiennent le processus révolutionnaire.
Je me trouvais récemment dans une assemblée à l'ouest de Caracas où des membres de communes discutaient de la manière de prioriser des ressources limitées. La discussion n'a pas été facile. Il y avait des désaccords sur le point de savoir s'il fallait investir d'abord dans un système d'approvisionnement en eau, dans une initiative productive ou dans la réparation d'un espace communal. Les voix se chevauchaient par moments, les arguments se faisaient et se refaisaient, et les décisions tardaient à venir. Vue de l'extérieur, cette réunion aurait pu sembler routinière et même ennuyeuse. Vue de l'intérieur, la question est tout autre : un effort collectif pour penser la vie matérielle sous pression.
Des assemblées comme celle-ci ne sont pas exceptionnelles. Elles font partie du fonctionnement ordinaire d'une société qui, même dans des conditions de siège impérialiste, continue d'organiser sa vie matérielle et politique. Il s'agit d'une réalité qui se perd souvent dans les récits sur (…)
Les sans terre du Brésil, traduction Thierry Deronne
Quatre mois après l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de la députée Cilia Flores, la Brigade internationaliste de solidarité avec le Venezuela « Hugo Chávez », qui a suivi 15 jours de préparation théorique, pratique et organisationnelle au Brésil, est au travail au Venezuela et s’est mobilisée dans six régions du pays afin de mieux comprendre la réalité vénézuélienne et tirer des enseignements du processus politico-organisationnel qui se met en place dans les communes, dans le contexte de la situation actuelle.
Répartis en groupes de base : Juventude Zamorana, Dandara a Avançadora, Nalú Farias, Raízes Latino-Americanas, Negra Matea et Cacica Apacuana , nous nous sommes rendus dans les régions des Andes, du Centre-Capitale, des Llanos, de l’Oriente, dans l’immense région de Guyana et du Centre-Ouest du pays. En parcourant les communes de ces différents États, nous nous sommes enrichis de la diversité des expériences et des nuances du processus révolutionnaire en cours, qui a beaucoup à nous enseigner.
Nous avons été accueillis par un peuple généreux, sensible et disposé à échanger des idées sur la réalité de nos pays, nos luttes et nos perspectives d’avenir pour la révolution. Nous avons été frappés par la beauté des paysages montagneux, par l’art et la culture populaires ; nous nous sommes imprégnés de la joie des gens, qui ne leur a été enlevée sous aucun prétexte. Nous sommes venus offrir notre étreinte la plus fraternelle de solidarité et, à chaque endroit, nous avons reçu plus que (…)
Maurice LEMOINE
A Jo Morlighem, militant antifasciste et anti-impérialiste, bien trop tôt disparu.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les victimes se retrouvent transformées en coupables. « Séquestré » le 3 janvier 2026 par une opération militaire étatsunienne violant toutes les normes du droit international, Nicolás Maduro devient, pour l’appareil médiatique global, un président « déchu ». Sous la menace brutale de la Troïka de la tyrannie – Donald Trump (président), Marco Rubio (secrétaire d’Etat), Pete Hegseth (secrétaire à la Guerre) –, la vice-présidente Delcy Rodríguez assume l’intérim et évite un vide de pouvoir à Caracas. Depuis Madrid ou Miami, les exilés dorés de la droite putschiste vénézuélienne vitupèrent : comment et pourquoi l’avoir laissée à la tête du pays ? Chaviste convaincue, Rodríguez n’a-t-elle pas collaboré avec le « dictateur » Maduro pour expédier adversaires politiques et rivaux en prison ? Les poulets sans tête auxquels a été confié le site Web de Radio (…)
Jean-Pierre PAGE
“Options”, la revue officielle de l’Union Générale des Ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT (UGICT-CGT) est à l’origine d’une interview de Thomas Posado qui se livre à un réquisitoire en règle contre le Venezuela et la révolution bolivarienne initiée par Hugo Chavez, puis Nicolas Maduro et aujourd’hui par Delcy Rordriguez.
Cette interview est en fait une falsification grossière de la situation réelle du Venezuela. Thomas Posado ment délibérément ! Dans quels buts le fait-il et pourquoi l’UGICT-CGT s’en fait-elle le porte voix ?
On pourrait considérer que la CGT se fait manipuler par un de ces “experts” de plateau dont la collusion avec les émules de la forcenée Maria Machado est évidente. En fait non, soyons lucide, dorénavant la CGT participe directement à la campagne internationale orchestrée par Washington contre la poursuite de la révolution bolivarienne pour en dénaturer la perception que des militants sincères peuvent en avoir quant ils ne disposent pas de tous les éléments.
Il n'est pas sans intérêt de noter que cela se fait dans "Options", le journal de l'UGICT-CGT dont la secrétaire générale était il y a trois ans Sophie Binet. Comme je l'ai expliqué dans un article, (2) S. Binet a fait passer internationalement la CGT avec armes et bagages dans le camp d'en face. C'est à dire celui de (…)
Jacques-François BONALDI
Vaut-il la peine d’acquérir la paix au prix de la soumission ?
Jacques-François Bonaldi
J’ai lu attentivement l’article exhaustif et bien documenté du diplomate écossais, Craig John Murray, sur le Venezuela, du 31 mars, intitulé « The Weight on Delcy Rodríguez » (autrement dit : « Le Fardeau de Delcy Rodríguez » ; https://www.craigmurray.org.uk/archives/2026/03/the-weight-on-delcy-rodriguez/), que Thierry Deronne a traduit et inséré ce même jour dans son blog Venezuelainfos sous le titre de « Que se passe-t-il au Venezuela ? » (https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/03/31/que-se-passe-t-il-au-venezuela-par-craig-john-murray/) et que LGS a publié le 8 avril, sous le titre de « Le Poids des responsabilités pour Delcy Rodríguez », selon une nouvelle traduction anonyme (apparemment la même, mais avec des retouches). Mes commentaires, qui ne sont que cela, pas une étude exhaustive, partent des deux premiers textes.
Suivant de près la situation vénézuélienne, comme je crois (…)