Emilia Reed (Granma)
Chaque fois qu'une maison s'effondre à Gaza, ce ne sont pas seulement des murs et des vies qui tombent. Une photo gardée dans une boîte, une lettre écrite par un grand-père, le programme d'un mariage, la carte d'une école, une preuve qu'une famille a vécu là peuvent également disparaître. Le magazine Wired a raconté ce 6 juillet comment le Musée palestinien, à Birzeit, tente de répondre à cette perte par une idée simple et puissante : créer une archive numérique qui ne puisse être pillée ni effacée.
Une archive numérique est une collection organisée de documents convertis en données : images, textes, audios ou vidéos consultables sur un ordinateur. Les Archives numériques du Musée palestinien ont débuté en 2018 par des visites auprès de familles de Cisjordanie pour demander l'autorisation, scanner des photographies, des lettres et des papiers privés. Aujourd'hui, elles rassemblent plus de 500 000 documents, allant des cartes et journaux intimes aux films et pièces d'identité. Ce (…)
Daniel VANHOVE
Ils sont nombreux à l’évidence, et impossible de tous les énumérer ici. Mais, avant toutes choses et qui nous concerne directement, celui d’un silence criminel de nos autorités, les plaçant de facto et en lettres de feu du mauvais côté de l’Histoire.
En réaction, l’opposition croissante de citoyens aux ‘’valeurs’’ auxquelles nos chancelleries ont recours depuis des années et qui ne sont qu’une hypocrisie pour maquiller leur duplicité. Si cela peut paraître secondaire voire anodin à certains, les effets à terme sont pourtant importants, parce qu’ils décrédibilisent dorénavant l’habituelle parole moralisatrice de l’Occident global. La Palestine documente ainsi largement l’inanité de croire encore aux ‘’valeurs’’ de liberté, égalité, justice,... – à géométrie très variables – occidentales.
Drapés dans d’arrogants discours, nos gouvernements ont été ramenés aux réalités de terrain par la résistance et la résilience palestinienne, les mettant face à leurs creuses déclarations. (…)
Márgara Millán, Juan Trujillo Limones
Le pédiatre palestinien Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan, vêtu de sa blouse blanche, s'approche du char de l'armée israélienne à l'extérieur de l'établissement médical dans la ville de Gaza, en ce fatidique 28 décembre 2024, alors que l'espace hospitalier avait déjà été pris d'assaut et son personnel évacué. Ces images ont fait le tour du monde. Ce sont les dernières que nous avons de lui, marchant de son propre gré vers ce char. Le docteur Safiya avait été interrogé et frappé par des soldats israéliens et blessé à la jambe le 23 novembre de la même année.
Israël a affirmé, comme dans de nombreux autres cas d'installations sanitaires attaquées, que l'hôpital abritait des membres du Hamas. Une raison suffisante pour raser le bâtiment et tous ceux qui s'y trouvaient. « Nous mourrons à l'intérieur des hôpitaux, on nous anéantit, le langage du respect mondial a disparu », dénonça Safiya en pleurs devant la caméra quelques jours seulement après l'assassinat de son (…)
Christian EYSCHEN
« Elles ont toutes trop vu. Ont trop pleuré. Ont trop vécu. Sont trop morts », les Mères et les Grands-Mères Palestiniennes. Ce n’est pas un livre, c’est un cri dans la nuit, mais en plein jour. Cet ouvrage est publié par les Éditions La Dissidence : www.ladissidence.fr, animé par notre ami Philippe Diaz. C’est formida-blement bien écrit, poignant, déchirant et c’est à hurler de rage devant notre impuissance à arrêter le massacre du Peuple Palestinien qui se commet en « direct-live », commis par les Fascistes-Sionistes aux mains couvertes de sang, de chairs humaines, de larmes de désespoir. L’auteur est un Journaliste palestinien, exilé d’abord au Liban, puis aux USA. L’exil permanent, loin de son Peuple et de sa terre, est son dernier domicile connu et ce, certainement pour long-temps hélas. Il écrit, jour après jour, depuis la réponse israélienne au 7 octobre 2023, sa plume est trempée dans le fiel amer des bombes et des fracas qu’il vit à travers les Réseaux sociaux. Le 8 octobre 2023 est le premier jour du Nouveau-Calendrier sioniste : celui de la liquidation pro-grammée dans le sang du Peuple palestinien.
Les Palestiniens n’ont plus que les Réseaux sociaux pour garder un lien avec leurs proches, leurs familles, leurs amis, leurs camarades. Cette guerre, « la plus asymétrique de l’Histoire du monde », est faite par des machines guidées par l’Intelligence artificielle, mais si les assassins agissent par pro-curation, les victimes, elles, sont bien humaines. Tsahal pousserait même le vice au-delà de toutes limites : les Réseaux sociaux, seul lien avec le monde, ont été utilisés comme des bombes explosives pour tuer.
A Gaza, en Palestine, Israël agit en tant que surveillant de l’État et gardien de la société et con-trôle tout. Chaque habitant est surveillé électroniquement en permanence et la machine de l’IA décide de leur mort à chaque instant. Il n’y a aucun répit. Le vice encore : les assassins à l’Étoile de David attendent méthodiquement que les gens aillent se faire soigner pour bombarder les hôpi-taux, l’Hôpital, lieu destiné à sauver la vie, devient le lieu des cimetières et (…)
Daniel VANHOVE
Les militants pro-palestiniens le constatent au fil du temps : la Palestine n’est pas encore intégrée dans la projection qu’ont les citoyens de l’avenir du monde. Ces derniers sont distraits par de multiples préoccupations quotidiennes, et quand ils ont la possibilité de lever le nez du guidon, les médias de grands chemins les accrochent avec des sujets accessoires. Parfois émerge un dossier chaud, quand il est impossible de le garder sous silence, mais rarement du sujet qui devrait préoccuper l’ensemble des habitants de la planète chaque jour, tant que la situation en Palestine n’est pas réglée de manière équitable. Cette terre, déclarée ‘’trois fois sainte’’ pour les trois religions monothéistes qu’elle abrite n’a pas l’attention qu’elle mérite alors que des milliards de croyants chrétiens et musulmans s’en revendiquent. Les juifs n’y étant qu’une insignifiante poignée.
Les injustices flagrantes et la barbarie coloniale qui s’y déroulent aux yeux du monde entier via les réseaux (…)