Thème Palestine

Témoins du Génocide à Gaza de Khaled A.Beydoun

Christian EYSCHEN

« Elles ont toutes trop vu. Ont trop pleuré. Ont trop vécu. Sont trop morts », les Mères et les Grands-Mères Palestiniennes. Ce n’est pas un livre, c’est un cri dans la nuit, mais en plein jour. Cet ouvrage est publié par les Éditions La Dissidence : www.ladissidence.fr, animé par notre ami Philippe Diaz. C’est formida-blement bien écrit, poignant, déchirant et c’est à hurler de rage devant notre impuissance à arrêter le massacre du Peuple Palestinien qui se commet en « direct-live », commis par les Fascistes-Sionistes aux mains couvertes de sang, de chairs humaines, de larmes de désespoir. L’auteur est un Journaliste palestinien, exilé d’abord au Liban, puis aux USA. L’exil permanent, loin de son Peuple et de sa terre, est son dernier domicile connu et ce, certainement pour long-temps hélas. Il écrit, jour après jour, depuis la réponse israélienne au 7 octobre 2023, sa plume est trempée dans le fiel amer des bombes et des fracas qu’il vit à travers les Réseaux sociaux. Le 8 octobre 2023 est le premier jour du Nouveau-Calendrier sioniste : celui de la liquidation pro-grammée dans le sang du Peuple palestinien.

Les Palestiniens n’ont plus que les Réseaux sociaux pour garder un lien avec leurs proches, leurs familles, leurs amis, leurs camarades. Cette guerre, « la plus asymétrique de l’Histoire du monde », est faite par des machines guidées par l’Intelligence artificielle, mais si les assassins agissent par pro-curation, les victimes, elles, sont bien humaines. Tsahal pousserait même le vice au-delà de toutes limites : les Réseaux sociaux, seul lien avec le monde, ont été utilisés comme des bombes explosives pour tuer. A Gaza, en Palestine, Israël agit en tant que surveillant de l’État et gardien de la société et con-trôle tout. Chaque habitant est surveillé électroniquement en permanence et la machine de l’IA décide de leur mort à chaque instant. Il n’y a aucun répit. Le vice encore : les assassins à l’Étoile de David attendent méthodiquement que les gens aillent se faire soigner pour bombarder les hôpi-taux, l’Hôpital, lieu destiné à sauver la vie, devient le lieu des cimetières et (…)

La Palestine imposera au monde une équation incontournable

Daniel VANHOVE
Les militants pro-palestiniens le constatent au fil du temps : la Palestine n’est pas encore intégrée dans la projection qu’ont les citoyens de l’avenir du monde. Ces derniers sont distraits par de multiples préoccupations quotidiennes, et quand ils ont la possibilité de lever le nez du guidon, les médias de grands chemins les accrochent avec des sujets accessoires. Parfois émerge un dossier chaud, quand il est impossible de le garder sous silence, mais rarement du sujet qui devrait préoccuper l’ensemble des habitants de la planète chaque jour, tant que la situation en Palestine n’est pas réglée de manière équitable. Cette terre, déclarée ‘’trois fois sainte’’ pour les trois religions monothéistes qu’elle abrite n’a pas l’attention qu’elle mérite alors que des milliards de croyants chrétiens et musulmans s’en revendiquent. Les juifs n’y étant qu’une insignifiante poignée. Les injustices flagrantes et la barbarie coloniale qui s’y déroulent aux yeux du monde entier via les réseaux (…)

Lutte autour de l’exposition de l’impunité israélienne à la Biénnale de Venise.

Leila Seurat

Venise et sa Biennale sont le terrain d'une vraie lutte avec un véritable enjeu politique, et la mobilisation de multiple avec force. Le but : expulser la représentation israélienne, qualifiée de "génocidaire", d'un très haut et très ancien lieu de la culture universelle.

À l’inauguration de la Biennale de Venise 2026, la contestation de la présence israélienne a transformé l’événement en scène politique mondiale. Entre grèves de pavillons, mobilisations d’artistes et tensions institutionnelles, la manifestation révèle les contradictions du soft power culturel et l’incapacité des instances internationales à traiter la question du génocide. L’ouverture de la 61e Biennale de Venise, le 9 mai, a été marquée par une situation inédite : en réponse à la présence d’un pavillon israélien, contestée depuis plusieurs mois, la plupart des exposants se sont mis en grève et n’ont pas ouvert leurs portes au public[1]. Des tracts ont été distribués, des bannières brandies et des drapeaux palestiniens déployés un peu partout dans la Biennale, y compris sur certaines œuvres. L’inauguration a également été marquée par la mobilisation de milliers de manifestants défilant le long du canal des Giardini jusqu’à l’Arsenal. Les images de la répression policière ont (…)

Torture et génocide : Rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 (en français)

Francesca Albanese
Résumé Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 examine le recours systématique à la torture par Israël à l’encontre des Palestiniens des territoires palestiniens occupés depuis le 7 octobre 2023, y compris les pratiques en milieu carcéral et hors milieu carcéral qui répondent aux critères constitutifs du génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle documente la manière dont la torture est devenue partie intégrante de la domination et des punitions infligées aux hommes, aux femmes et aux enfants, tant par le biais d’abus en détention que par une campagne implacable de déplacements forcés, de massacres, de privations et de destruction de tous les moyens de subsistance, visant à infliger une douleur et des souffrances collectives à long terme. Un régime de terreur psychologique continu et omniprésent sur le territoire est imposé, (…)

Israël a torturé un enfant d’un an à Gaza pour obtenir des aveux forcés de son père.

Daily Sabah
Des soldats israéliens ont torturé un enfant d'un an dans le centre de Gaza pour contraindre son père à avouer lors d'un interrogatoire, a rapporté dimanche Palestine TV, citant le journaliste palestinien Osama al-Kahlout. La chaîne a diffusé des images montrant les blessures de l'enfant, identifié comme Karim, après son arrestation par les forces israéliennes près du camp de réfugiés d'al-Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza. Des témoins ont déclaré que le père de l'enfant, Osama Abu Nassar, était traumatisé par la mort d'un cheval dont il tirait des revenus. Alors qu'il emmenait son enfant faire des courses, il a été pris sous le feu ennemi près de son domicile et contraint par des soldats israéliens de laisser son fils de 18 mois au sol et de se rendre à un point de contrôle militaire voisin, où il a été déshabillé et interrogé. Les forces israéliennes ont torturé l'enfant devant son père, notamment en lui brûlant une jambe avec des cigarettes, en le piquant et en (…)