Thème Palestine

Nous ne sommes pas des chiffres

Le livre-témoignage pour commémorer les 10 ans de l'association "We Are Not Numbers". Des récits, des chroniques et des poèmes écrits par des étudiants qui partagent leur quotidien, leurs joies comme leurs peines, pour nous aider à comprendre ce que signifie vivre à Gaza, de la prison d'avant le 7-Octobre, jusqu'à la période apocalyptique qui l'a suivi... Auteur : Ahmed ALNAOUQ & Pam BAILEY Sous-titre : Les voix de la jeunesse de Gaza Préface : Ayman QWAIDER & Samiha OLWAN Nombre de pages : 396 Format : 15 x 23 cm Traducteur : Claude ZURBACH Collection : Résistances N° ISBN : 978-2-917112-59-5

Comment les médias vendent un génocide

Chris HEDGES

Les médias occidentaux, en recourant aux deux poids, deux mesures, à la censure, à un langage trompeur, en amplifiant les mensonges israéliens et en déshumanisant les Palestiniens, facilitent le génocide à Gaza.

Les médias occidentaux fabriquent le consentement au génocide. Ils normalisent l'occupation militaire et l'apartheid israéliens qui durent depuis des décennies. Ils effacent les violations flagrantes du droit international par Israël. Ils perpétuent l'illusion de la victimisation israélienne. Ils trahissent, discréditent et diabolisent le travail des journalistes et des travailleurs des médias palestiniens à Gaza, dont au moins 220 ont été tués par Israël entre le 7 octobre 2023 et août 2025. Ils acceptent platement la censure draconienne israélienne. Ils acquiescent avec de tièdes lettres de protestation au refus d'Israël d'autoriser les reporters étrangers à entrer à Gaza – un effort d'Israël pour masquer ses crimes de guerre. Ils amplifient les mensonges israéliens, des bébés décapités aux agressions sexuelles généralisées contre des femmes israéliennes le 7 octobre, pour obscurcir la vérité. Lorsqu'ils écrivent sur Gaza, les verbes sont à la voix passive. Il n'y a pas de (…)

De Gaza à l’Iran, les guerres menées par Washington deviennent un handicap électoral

Jenny Williams
Un meeting politique en Floride ne devrait pas, en soi, nous en dire long sur l’orientation de la politique étrangère américaine. Mais celui-ci pourrait bien faire exception. À seulement trois jours de la primaire démocrate en Floride, un établissement de Fort Lauderdale a annulé un événement qu’il devait abriter et auquel devaient participer la députée Rashida Tlaib et les candidats au Congrès Angie Nixon, Elijah Manley et Oliver Larkin. La décision a été prise en réponse aux attaques du représentant démocrate de l’État, Michael Gottlieb, qui avait qualifié ce rassemblement d’événement « antisémite ». L’établissement a invoqué des raisons de sécurité et les organisateurs se sont rabattus sur un autre endroit. Reuters a rapporté cette affaire samedi 15 août. Cet épisode a quelque chose de familier. Les responsables politiques américains qui remettent en question le soutien de Washington à Israël s’entendent dire, depuis des années, que leur position outrepasse les limites (…)

La gazification comme technologie du pouvoir impérial

José Ernesto Nováez Guerrero
Les actions criminelles de l'armée coloniale sioniste contre le peuple palestinien, en particulier contre l'enclave côtière de Gaza, ont conduit à l'émergence du terme « gazification » pour désigner ce type d'opérations de siège moderne où se combinent des tactiques de siège conventionnel avec des pratiques génocidaires et de contrôle total sur la vie d'une population déterminée. Les conséquences humaines catastrophiques de ces actions n'importent pas pourvu que l'objectif final soit atteint. Dans le cas d'« Israël », cet objectif est la colonisation du territoire et l'expulsion de ses habitants natifs. Les enseignements du macabre système de siège israélien ont été incorporés comme technologies de contrôle politique et de changement de régime par l'appareil impérial nord-américain. Et en ce moment, ils sont répliqués, sous les yeux de toute la communauté internationale, contre Cuba. La gazification de Cuba poursuit plusieurs objectifs pour la politique américaine : changer un (…)

Mémoire indélébile

Emilia Reed (Granma)
Chaque fois qu'une maison s'effondre à Gaza, ce ne sont pas seulement des murs et des vies qui tombent. Une photo gardée dans une boîte, une lettre écrite par un grand-père, le programme d'un mariage, la carte d'une école, une preuve qu'une famille a vécu là peuvent également disparaître. Le magazine Wired a raconté ce 6 juillet comment le Musée palestinien, à Birzeit, tente de répondre à cette perte par une idée simple et puissante : créer une archive numérique qui ne puisse être pillée ni effacée. Une archive numérique est une collection organisée de documents convertis en données : images, textes, audios ou vidéos consultables sur un ordinateur. Les Archives numériques du Musée palestinien ont débuté en 2018 par des visites auprès de familles de Cisjordanie pour demander l'autorisation, scanner des photographies, des lettres et des papiers privés. Aujourd'hui, elles rassemblent plus de 500 000 documents, allant des cartes et journaux intimes aux films et pièces d'identité. Ce (…)