Thème Bolivie
29 décembre 2024
Álvaro García Linera : "en Amérique latine, Trump va tenter de compenser son désavantage vis-à-vis de la Chine par une exacerbation des politiques interventionnistes"
Luis Alberto REYGADA
L’ancien vice-président d’Evo Morales revient sur les conséquences de l’élection de Donald Trump aux États-Unis et sur la possibilité d’une « seconde vague progressiste » latino-américaine, poussée par le Mexique et la Colombie.
Intellectuel et figure politique majeure de la Bolivie contemporaine, l’ex-numéro deux du gouvernement bolivien a accompagné l’ancien président Evo Morales (2006-2019) durant tous ses mandats, qui comptent parmi les processus les plus accomplis de la vague progressiste latino-américaine de ce début de siècle.
Théoricien marxiste et sociologue, auteur de nombreux ouvrages sur le rôle des mouvements sociaux, des peuples indigènes et de la lutte de classe dans la transformation des sociétés latino-américaines, Álvaro García Linera demeure une voix influente sur les questions qui traversent le continent. Il observe aujourd’hui avec préoccupation la lutte fratricide qui déchire la gauche de son pays. Nous l’avons rencontré lors d’un passage à Paris, en novembre. Commençons par les récents événements aux États-Unis. Comment analysez-vous la victoire de Donald Trump ?
C’était une victoire prévisible. En ces temps de crise mondiale et de transition du régime d’accumulation et de (…)
Le groupe Ukamau
Maxime-JRCF
Au tournant des années 70, en Bolivie, huit bourgeois assassinèrent seize Indiens innocents. Devant la Cour, ils plaidèrent en faveur de « raisons culturelles » qui les menèrent à considérer les Indiens comme des « animaux » ; « depuis toujours, ajoutent-ils, on fait la chasse aux Indiens dans nos régions » (1). Cette idée selon laquelle un bon Indien est un Indien mort était en fait partagée par tous les bourgeois boliviens sans gêne aucune. En effet, à quoi bon s’en inquiéter, eux qui vivaient dans un pays civilisé, placé sous la protection bienveillante et paternelle du gendarme étasunien (on appelle cette période fasciste « banzerato » (2)) et de ses diverses milices, comme les « Corps de la paix » - dont le but était de stériliser la paysannerie et le prolétariat local ?
Jorge Sanjinés, le réalisateur du film Ukamau, résume la situation par une anecdote : « Un commandant de l'armée bolivienne [Marceliano Vasquez Sempertegui], honteux du sang indien qui coulait dans ses (…)
20 avril 2023
Bolivie : Arce alerte sur les menaces extérieures et appelle à défendre le lithium
Bolivar Infos
Le président Luis Arce a alerté mardi sur les menaces étrangères à cause de l'intérêt de pour les réserves de lithium bolivien, c'est pourquoi il a appelé la population à défendre cette ressource naturelle que la Bolivie industrialisera sous un modèle, a-t-il rappelé, qui garantit la souveraineté sur toute la chaîne de production et de commercialisation de cette ressource naturelle.
Depuis Potosi, le département qui concentrent la plus grande quantité des réserves de lithium, il a défendu le droit et la souveraineté bolivienne sur cette ressource naturelle qui intéresse les États-Unis, comme l'a révélé le Commandement Sud.
« Il y a des menaces étrangères, et encore plus ici, à Potosi. Le Commandement Sud des États-Unis nous a envoyé un message trois fois, le lithium bolivien les intéresse, notre réserve de lithium les intéresse. Il nous considèrent comme si nous étions leur réserve, alors que le lithium est aux Boliviens, le lithium est à nous, c'est notre ressource naturelle (…)
Bolivie : Le fascisme s’attaque au peuple Ayoreo et tente de déstabiliser le gouvernement de Luis Arce
Wiphala France
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Paris, 4 novembre 2022
Wiphala France alerte la communauté internationale sur le fait que la Bolivie vit une nouvelle tentative de coup d'Etat, dirigée par le Comité Civique Pro Santa Cruz et le gouverneur Luis Fernando Camacho, les mêmes acteurs fascistes (pointés ainsi par les Nations Unies) qui ont perpétré le coup d’état de novembre 2019 où 38 civils ont été exécutés (1). Des crimes non jugés aujourd’hui mais dont les responsabilités sont publiques. Ces putschistes tiennent la région de Santa Cruz paralysée depuis 13 jours déjà, suite à leur appel à la grève sous le prétexte d’un conflit sur la date du prochain recensement de la population et de l’habitat. Cette grève qui est plutôt un “blocus” affecte les populations précaires et indigènes, telles que la population “ayoreo” qui vient de souffrir récemment une attaque inacceptable à Conception (2) : des groupes fascistes pro-grève ont brûlé leurs maisons et les ont expulsés de leur village, leur lieux (…)
23 avril 2021
Une allocution poignante de Jean-Luc Mélenchon prononcée en Bolivie
Jean-Luc MELENCHON
L'original en espagnol
La traduction en français :
« Mesdames et messieurs,
D’abord et avant tout, je vous demande de m’excuser si je ne parle pas parfaitement espagnol. Mais il est très important pour moi de vous parler directement pour vous dire ce que je ressens. Et d’abord pour vous remercier toutes et tous de votre invitation. Et afin de vous saluer toutes et tous, je commence par vous saluer vous, madame la présidente de l’association des victimes, les autorités représentées, et vous mes collègues députés.
Nous nous trouvons aujourd’hui dans un lieu de douleur : le lieu du crime. Je veux présenter mes condoléances les plus affligées à ceux qui ont perdu des frères, des sœurs, des enfants tant aimés. À vous, les familles, les proches, et plus que tout à vous, les peuples de Bolivie qui ont souffert de nouveau ces violences, je veux dire combien je vous admire pour votre patience infinie au milieu de tant de cruautés.
Ayez la certitude que quand je parle, c’est le (…)



