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Auteur : Diana JOHNSTONE

Les effets nocifs des Antifa aux Etats-Unis

Diana JOHNSTONE
Une occasion historique est en train d'être manquée. L'élection présidentielle désastreuse de 2016 (aux Etats-Unis) aurait pu et aurait dû provoquer un réveil. Un système politique qui a donné aux électeurs le choix entre deux affreux candidats n'est pas la démocratie. Cela aurait dû être le signal pour faire face à la réalité. Le système politique américain est carrément pourri, méprisant envers la population, au service des sociétés et des lobbies qui paient pour les maintenir au pouvoir. Le moment était venu d'organiser une véritable alternative, un mouvement indépendant pour libérer le système électoral de l'emprise des milliardaires, pour exiger une transition d'une économie de guerre vers une économie vouée à l'amélioration de la vie des gens. Ce qu'il faut, c'est un mouvement de pacification de l'Amérique, ici et à l'étranger. C'est un gros travail. Mais cette approche pourrait bénéficier d'un large soutien, surtout si des jeunes vigoureux s'organisaient pour stimuler le débat populaire, entre des (...) Lire la suite »
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Dégâts Collatéraux - Les sanctions US visent la Russie, et frappent l’Europe

Diana JOHNSTONE

Savent-ils ce qu’ils font ? Lorsque les représentants au Congrès américain adoptent des sanctions qui visent surtout à affaiblir le Président Trump et à exclure tout effort d’améliorer les relations avec la Russie, savent-ils que ces mesures reviennent à une déclaration de guerre économique contre leur chers « amis » européens ?

Qu’ils le sachent ou non, ils s’en fichent. Les politiciens outre-Atlantique voient le reste du monde comme un grand arrière-pays, à exploiter, punir ou ignorer avec impunité. La Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (l’Acte de sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique) fut adoptée le 25 juillet par 419 députés de la Chambre contre trois. Une version précédente fut adoptée par tous les Sénateurs sauf deux. Le passage final est certain, dans des proportions telles qu’il puisse passer outre à un éventuel véto présidentiel. Cette crise de colère du Congrès frappe dans tous les sens. Les victimes principales seront sans doute les chers alliés européens, en particulier l’Allemagne et la France – qui, soit dit en passant, peuvent parfois être des concurrents économiques des Etats-Unis. Mais de telles considérations ne frôlent pas l’esprit des nobles élus du peuple américain, tous dévoués à l’avancement de la moralité universelle. La “puissance douce” américaine frappe dur Sous (...) Lire la suite »

Macron face à la nouvelle guerre froide américaine (Consortium News)

Diana JOHNSTONE

Le président français, Emmanuel Macron, s’est positionné comme un éventuel arbitre pour faciliter une réduction des tensions entre les États-Unis et la Russie, une démarche qui a du sens pour la France, mais qui peut provoquer les faucons officiels de Washington qui veulent intensifier la nouvelle guerre froide.

(Dennis Bernstein : ) J'ai interviewé la journaliste et historienne Diana Johnstone basée à Paris sur la récente visite de Trump à Paris. Johnstone est la co-auteur de From MAD to Madness : Inside the Pentagon’s Nuclear War Planning Machine [1], les mémoires de son père, Paul H. Johnstone, en tant qu'analyste principal du Groupe d'évaluation des armes stratégiques du Pentagone et co-auteur des Pentagon Papers. Je lui ai parlé par téléphone en France le 19 juillet. * * * Dennis Bernstein : Diana, quelle est votre réaction à la récente visite de Trump à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron ? Diana Johnstone : Eh bien, tout d'abord, il est clair qu'Emmanuel Macron a vu un avantage à être le seul ami d’un Trump dramatiquement isolé. Cette amitié pourrait renforcer la position de Macron dans ses relations avec l'Allemagne, la principale tâche de son mandat consistant à influencer l'Allemagne dans l'évolution de la politique de l'UE. De plus, Macron est en mesure d'être un intermédiaire dans ce (...) Lire la suite »
Les enjeux de l’élection présidentielle

La gouvernance contre le peuple

Diana JOHNSTONE
Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables. Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un. C’est quoi, la “gouvernance” ? Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « (...) Lire la suite »
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Les mauvais perdants (et ce qu’ils ont peur de perdre)


Diana JOHNSTONE
Si la campagne présidentielle 2016 aux États-Unis fut une honte nationale, la réaction des perdants offre un spectacle plus triste encore. Hillary Clinton et son camp sont incapables d’admettre leur défaite. Pourquoi ça ? Parce que leur grand projet d’imposer l’hégémonie de l’Amérique "exceptionnelle" au monde entier, en renversant les régimes récalcitrants l’un après l’autre, paraît menacé par l’outsider Donald Trump. Celui-ci s’est prononcé contre la politique de « changement de régime », réalisation dont Hillary se vantait depuis son rôle essentiel dans la destruction de la Libye de Kadhafi. L'ensemble de l'establishment occidental, composée en gros d'idéologues néo-conservateurs, d'interventionnistes libéraux, de la haute finance, de l'OTAN, ainsi que de la plupart des dirigeants médiatiques et politiques des États-Unis et de l’Union Européenne, sont tous engagés à refaçonner le Moyen-Orient pour satisfaire Israël et l'Arabie Saoudite et à démolir l'impertinente Russie. Ils ont par conséquent été saisis (...) Lire la suite »
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Le Poisson d’octobre

Diana JOHNSTONE
Un certain Monsieur Poisson a exprimé une énormité qui a mis les dirigeants du CRIF, gardien consacré des mœurs françaises, digne héritier de la tradition de Torquemada, dans tous ses états d’indignation. Monsieur Poisson a osé dire – en public ! – qu’il existe aux Etats-Unis un lobby sioniste qui exerce une influence significative sur la politique au Moyen Orient de ce pays et de ses dirigeants, notamment de Madame Hillary Clinton. Quelle horreur ! Les dirigeants du CRIF n’ont pas perdu un instant pour condamner une déclaration qui risquerait d’offenser une certaine catégorie de la population particulièrement sensible. Dans notre ère humanitaire où règne les droits humains, la sensibilité des sensibles est incomparablement plus importante que l’humble vérité, une abstraction plus que douteuse qui n’intéresse presque plus personne grâce aux divertissements commerciaux omniprésents et accaparants. Mais le monde est rempli de sensibilités, et il est de notre devoir de ne pas en oublier une seule. Tout ce qui (...) Lire la suite »

La Destruction de la Syrie : Une entreprise criminelle conjointe (Counterpunch)

Diana JOHNSTONE
Tout le monde prétend vouloir mettre fin à la guerre en Syrie et rétablir la paix au Moyen-Orient. Enfin, presque tout le monde. « Cette situation est comme un match d'éliminatoires où on voudrait que les deux équipes perdent, ou du moins que l'une des équipes ne gagne pas – l'idéal serait un match nul », a déclaré Alon Pinkas, ancien consul général israélien à New York, dans le New York Times en septembre 2013. « Qu'ils saignent tous les deux, une hémorragie à mort : telle est la réflexion stratégique. » Efraim Inbar, directeur du Centre Begin-Sadat pour les études stratégiques, a souligné les mêmes points en août 2016 : « L'Occident devrait chercher à affaiblir encore plus l'Etat islamique, mais pas à le détruire... Laisser des méchants tuer des méchants peut paraître très cynique, mais c'est utile et même moral si ça garde les méchants occupés et moins en mesure de nuire aux gentils... Par ailleurs, l'instabilité et les crises contiennent parfois les germes d'un changement positif ... L'administration (...) Lire la suite »
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Hillary et l’illusion des plafonds de verre

 (Counterpunch)

Diana JOHNSTONE
Meryl Streep doit être une femme très intelligente pour être une si bonne actrice. Il était donc embarrassant de la voir vêtue d'un drapeau des Etats-Unis en pom-pom girl pour Hillary Clinton à la Convention démocrate. Il faut supposer qu'elle est trop occupée à étudier ses nombreux rôles pour trouver le temps de se renseigner sur la nature sinistre de la politique étrangère de Hillary Clinton. Elle a proclamé que l'élection de Hillary Clinton « entrerait dans l'histoire » simplement parce qu'elle est une femme. C'est-à-dire dans l'histoire symbolique. Le fait que la Présidente Hillary Clinton soit plus susceptible d'entrer dans l'histoire réelle en déclenchant une autre guerre encore plus désastreuse que celles qu'elle a déjà aidées à faire entrer dans l'Histoire ne semble pas avoir traversé l'esprit de Meryl Streep. Pas plus que cela n'a traversé l'esprit des millions d'autres femmes états-uniennes qui partagent la même illusion. Ces femmes pensent trop en termes de symboles et d'images. Elles ignorent (...) Lire la suite »
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Hiroshima : un crime qui paie encore, mais gare au jugement de l’histoire

Diana JOHNSTONE
Lors de sa visite à Hiroshima en mai dernier, Obama n'a pas, comme certains l'avaient vainement espéré, présenté des excuses pour le bombardement atomique de la ville, le 6 août 1945. Au lieu de cela, il a prononcé un discours ronflant lénifiant contre la guerre. Il l'a fait au moment même où il poursuivait sa guerre de drones contre des ennemis sans défense dans des pays lointains et approuvait des plans pour dépenser mille milliards de dollars pour une mise à niveau de l'arsenal nucléaire américain. Des excuses auraient été aussi inutiles que son discours. Des paroles creuses ne changent rien. Mais voici une chose que Obama aurait pu dire qui aurait eu un véritable impact : la vérité. Il aurait pu dire : « Les bombes atomiques n'ont pas été larguées sur Hiroshima et Nagasaki "pour sauver des vies en mettant fin à la guerre". Ce fut un mensonge officiel. Les bombes ont été larguées pour observer leurs effets et pour montrer au monde que les États-Unis possédaient une puissance destructrice illimitée. (...) Lire la suite »
Entretien avec Maidhc O Cathail

Hillary Clinton, la « Reine du Chaos »

Diana JOHNSTONE
1. Dans votre dernier livre, vous appelez Hillary Clinton la « Reine du Chaos. » Pouvez-vous expliquer pourquoi vous avez choisi ce sobriquet péjoratif pour décrire Hillary ? En un mot, la Libye. Hillary Clinton était si fière de son rôle majeur dans le déclenchement de la guerre contre la Libye qu'elle et ses conseillers avaient initialement prévu de l'utiliser comme base d'une « doctrine Clinton », ce qui signifie une stratégie de changement de régime façon « smart power » , comme un slogan de la campagne présidentielle. La catastrophe libyenne m'a effectivement inspiré d'écrire ce livre, ainsi que le danger croissant d'une guerre avec la Russie. La guerre engendre le chaos, et Hillary Clinton a été un défenseur avide de toutes les guerres d'agression des Etats-Unis au cours du dernier quart de siècle. Ces guerres ont dévasté des pays entiers et provoqué une crise de réfugiés ingérable. La seule chose qu'a produit « l'expérience en politique étrangère » tant vantée d'Hillary est le chaos. 2. Que (...) Lire la suite »
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