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Auteur : Diana JOHNSTONE

Les Gilets Jaunes - un signe de détresse jaune vif

Diana JOHNSTONE
Chaque voiture en France est censée être équipée d'un gilet jaune. Ainsi, en cas d'accident ou de panne sur une autoroute, le conducteur peut l'enfiler pour assurer sa visibilité et éviter de se faire écraser. L'idée de porter votre gilet jaune pour manifester contre les mesures gouvernementales impopulaires s'est donc rapidement imposée. Le costume était à portée de main et n'avait pas besoin d'être fourni par Soros pour une certaine "révolution de couleur" plus ou moins spontanée. Le symbolisme était approprié : en cas d'urgence socio-économique, montrez que vous ne voulez pas être écrasé. Comme tout le monde le sait, ce qui a déclenché le mouvement de protestation, c'est une nouvelle hausse des taxes sur le carburant. Mais il était tout de suite clair qu'il s'agissait de beaucoup plus que cela. La taxe sur le carburant a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase dans une longue série de mesures favorisant les riches aux dépens de la majorité de la population. C'est pourquoi le mouvement a (...) Lire la suite »
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La Hongrie désobéissante : De l’Union Soviétique à l’Union Européenne

Changement de régime à Budapest ?

Diana JOHNSTONE
CNN a récemment découvert un paradoxe. Comment était-il possible, se demandait la chaîne, qu'en 1989, Viktor Orban, alors leader de l'opposition libérale acclamé par l'Occident, appelait les troupes soviétiques à quitter la Hongrie, et maintenant qu'il est Premier ministre, il se rapproche de Vladimir Poutine ? Pour la même raison, imbécile. Orban voulait que son pays soit indépendant à l'époque, et il veut qu'il le soit maintenant. En 1989, la Hongrie était un satellite de l'Union soviétique. Peu importe ce que les Hongrois voulaient, ils devaient suivre les directives de Moscou et adhérer à l'idéologie communiste soviétique. Aujourd'hui, la Hongrie doit suivre les directives de Bruxelles et adhérer à l'idéologie de l'UE, c'est-à-dire à "nos valeurs communes". Mais quelles sont exactement ces "valeurs communes" ? Il n'y a pas si longtemps, "l'Occident", c'est-à-dire les États-Unis et l'Europe, revendiquaient une dévotion aux "valeurs chrétiennes". Ces valeurs étaient évoquées dans la condamnation (...) Lire la suite »

Unipolarité contre multipolarité - La véritable ingérence russe dans la politique américaine

Diana JOHNSTONE
La guerre froide entre les États-Unis et l'Union soviétique était apparemment un conflit entre deux idéologies, deux systèmes socio-économiques. Tout cela semble être terminé. Un nouveau socialisme renaîtra peut-être un jour de façon inattendue, mais aujourd'hui, c'est le capitalisme qui règne sur le monde. Aujourd'hui, les États-Unis et la Russie sont engagés dans une lutte sans merci entre capitalistes. A première vue, cela peut sembler être un affrontement classique entre capitalistes rivaux. Et pourtant, une fois de plus, un conflit idéologique émerge, un conflit qui divise les capitalistes eux-mêmes, en Russie et aux États-Unis mêmes. C'est le conflit entre mondialistes et souverainistes, entre un monde unipolaire et un monde multipolaire. Le conflit ne se limitera pas aux deux grandes puissances nucléaires. La défaite du communisme fut brutalement annoncée dans un certain 'manifeste capitaliste' datant du début des années 1990 qui proclamait : 'Notre guide est le profit, acquis d'une manière (...) Lire la suite »

La démence de masse dans l’establishment occidental

Diana JOHNSTONE
Par où commencer pour analyser la folie des médias grand public en réaction à la réunion Trump-Putin à Helsinki ? En se concentrant sur l'individu, la psychologie a négligé le problème de la folie de masse, qui a maintenant submergé l'establishment américain, ses médias et la plupart de ses filiales européennes. Les individus peuvent être sains d'esprit, mais en tant que troupeau, ils sont prêts à sauter de la falaise. Depuis deux ans, un certain groupe de pouvoir cherche à expliquer sa perte de pouvoir - ou plutôt sa perte de la Présidence, puisqu'il détient encore une prédominance de pouvoir institutionnel - par la création d'un mythe. Les médias grand public sont connus pour leur comportement grégaire et, dans ce cas, les rédacteurs en chef, les commentateurs et les journalistes se sont convaincus d'une histoire qu'au départ ils ne pouvaient guère prendre au sérieux. Donald Trump a été élu par la Russie ? À première vue, c'est grotesque. D'accord, les États-Unis peuvent réussir à truquer des élections (...) Lire la suite »
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Délires trotskystes - Obsédés par Staline, les disciples de Léon Bronstein voient partout des révolutions trahies.

Diana JOHNSTONE
J'ai rencontré pour la première fois des trotskystes au Minnesota il y a un demi-siècle lors du mouvement contre la guerre du Vietnam. J'ai apprécié leur capacité d’organiser des manifestations contre la guerre et leur courage d'oser se qualifier de "communistes" aux États-Unis d'Amérique - une profession de foi qui ne les a pas préparés aux carrières réussies dont jouissent leurs homologues intellectuels en France. J'ai donc commencé mon activisme politique avec de la sympathie pour le mouvement. À l'époque, il s'opposait clairement à l'impérialisme américain, mais ce n'est plus toujours le cas. La première chose que l'on apprend sur le trotskysme, c'est qu'il est divisé en tendances rivales. Certaines continuent d’être cohérentes dans leur critique des guerres impérialistes, par exemple les contributeurs au World Socialist Web Site (WSWS). Pour d'autres, cependant, la revendication trotskyste de la "révolution permanente" finit par signifier que chaque soulèvement dans le monde annonce une étape de la (...) Lire la suite »
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La tragédie des cheminots : la signification profonde des grèves ferroviaires françaises (Global Research)

Diana JOHNSTONE
La série actuelle de grèves ferroviaires en France est présentée dans les médias comme une "agitation ouvrière ", un conflit entre le gouvernement et les dirigeants syndicaux, ou comme une nuisance temporaire pour les voyageurs causée par l'intérêt personnel d'une catégorie privilégiée de travailleurs. Dans les médias anglo-américains, on trouve l'habituelle dérision des "mangeurs de fromage, toujours en grève". En réalité, la grève des conducteurs de train et autres employés de la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer) est un chapitre profondément significatif d'une tragédie sociale qui est en train de détruire la France telle que nous la connaissons. Ce qui a fait de la France un pays où il fait bon vivre depuis plus d'un demi-siècle, ce n'est pas seulement la nourriture et les paysages. Par-dessus tout, ce sont les services publics - les meilleurs au monde. Le service postal, l'éducation publique, la couverture santé, les services publics, le service ferroviaire - tout était excellent, exemplaire. (...) Lire la suite »
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Les effets nocifs des Antifa aux Etats-Unis

Diana JOHNSTONE
Une occasion historique est en train d'être manquée. L'élection présidentielle désastreuse de 2016 (aux Etats-Unis) aurait pu et aurait dû provoquer un réveil. Un système politique qui a donné aux électeurs le choix entre deux affreux candidats n'est pas la démocratie. Cela aurait dû être le signal pour faire face à la réalité. Le système politique américain est carrément pourri, méprisant envers la population, au service des sociétés et des lobbies qui paient pour les maintenir au pouvoir. Le moment était venu d'organiser une véritable alternative, un mouvement indépendant pour libérer le système électoral de l'emprise des milliardaires, pour exiger une transition d'une économie de guerre vers une économie vouée à l'amélioration de la vie des gens. Ce qu'il faut, c'est un mouvement de pacification de l'Amérique, ici et à l'étranger. C'est un gros travail. Mais cette approche pourrait bénéficier d'un large soutien, surtout si des jeunes vigoureux s'organisaient pour stimuler le débat populaire, entre des (...) Lire la suite »
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Dégâts Collatéraux - Les sanctions US visent la Russie, et frappent l’Europe

Diana JOHNSTONE

Savent-ils ce qu’ils font ? Lorsque les représentants au Congrès américain adoptent des sanctions qui visent surtout à affaiblir le Président Trump et à exclure tout effort d’améliorer les relations avec la Russie, savent-ils que ces mesures reviennent à une déclaration de guerre économique contre leur chers « amis » européens ?

Qu’ils le sachent ou non, ils s’en fichent. Les politiciens outre-Atlantique voient le reste du monde comme un grand arrière-pays, à exploiter, punir ou ignorer avec impunité. La Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (l’Acte de sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique) fut adoptée le 25 juillet par 419 députés de la Chambre contre trois. Une version précédente fut adoptée par tous les Sénateurs sauf deux. Le passage final est certain, dans des proportions telles qu’il puisse passer outre à un éventuel véto présidentiel. Cette crise de colère du Congrès frappe dans tous les sens. Les victimes principales seront sans doute les chers alliés européens, en particulier l’Allemagne et la France – qui, soit dit en passant, peuvent parfois être des concurrents économiques des Etats-Unis. Mais de telles considérations ne frôlent pas l’esprit des nobles élus du peuple américain, tous dévoués à l’avancement de la moralité universelle. La “puissance douce” américaine frappe dur Sous (...) Lire la suite »

Macron face à la nouvelle guerre froide américaine (Consortium News)

Diana JOHNSTONE

Le président français, Emmanuel Macron, s’est positionné comme un éventuel arbitre pour faciliter une réduction des tensions entre les États-Unis et la Russie, une démarche qui a du sens pour la France, mais qui peut provoquer les faucons officiels de Washington qui veulent intensifier la nouvelle guerre froide.

(Dennis Bernstein : ) J'ai interviewé la journaliste et historienne Diana Johnstone basée à Paris sur la récente visite de Trump à Paris. Johnstone est la co-auteur de From MAD to Madness : Inside the Pentagon’s Nuclear War Planning Machine [1], les mémoires de son père, Paul H. Johnstone, en tant qu'analyste principal du Groupe d'évaluation des armes stratégiques du Pentagone et co-auteur des Pentagon Papers. Je lui ai parlé par téléphone en France le 19 juillet. * * * Dennis Bernstein : Diana, quelle est votre réaction à la récente visite de Trump à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron ? Diana Johnstone : Eh bien, tout d'abord, il est clair qu'Emmanuel Macron a vu un avantage à être le seul ami d’un Trump dramatiquement isolé. Cette amitié pourrait renforcer la position de Macron dans ses relations avec l'Allemagne, la principale tâche de son mandat consistant à influencer l'Allemagne dans l'évolution de la politique de l'UE. De plus, Macron est en mesure d'être un intermédiaire dans ce (...) Lire la suite »
Les enjeux de l’élection présidentielle

La gouvernance contre le peuple

Diana JOHNSTONE
Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables. Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un. C’est quoi, la “gouvernance” ? Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « (...) Lire la suite »
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