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Auteur : Richard LABÉVIÈRE

Kurdistan irakien : le Quai d’Orsay confie une mission à l’affairiste Bernard Kouchner…

Richard LABÉVIÈRE
Tripoli (Liban), Ehden, 13 juin 2019. Se rendre par avion à Erbil – la capitale du Kurdistan irakien, à 70 kilomètres de Mossoul – est plus facile que d’aller à Nice, Dublin ou Genève. Pas besoin de visas, ni d’aucune formalité avec la capitale irakienne Bagdad. Un contrôle d’identité à l’aéroport est effectué par des vigiles dont les uniformes n’arborent aucun insigne, ni marque d’appartenance à une quelconque unité. Etrange pour cette région – pourtant politiquement et économiquement stratégique – qui continue d’appartenir officiellement à la République d’Irak. C’est d’autant plus curieux... ou plutôt non c’est parfaitement logique, parce qu’à l’image du Kosovo, le Kurdistan irakien est devenu une petite dictature mafieuse dirigée par un clan – les Barzani -, et protégée par un Etat de la région : Israël. TINTIN ET LE SCEPTRE DE BARZANI Cette entité – hors-sol régalien – est, désormais dirigée par deux cousins : Netchirvan et Mansour Barzani. Les nouveaux président et Premier ministre du Kurdistan sont (...) Lire la suite »
Bien sûr on ne tire pas sur les ambulances. Sauf que parfois...

Adieu au Parti Socialiste !

Richard LABÉVIÈRE
Symptôme des plus morbides : le PS français a choisi comme tête de liste pour les élections européennes... un gamin qui vient de la droite néo-libérale, pour ne pas dire de l’extrême-droite ! En son temps, cet étrange personnage a rédigé un livre d’entretien avec... Mikheil Saakachvili – une créature mafieuse des Etats-Unis qui fût président de la Géorgie entre 2004 et 2013. A l’époque, celui qui deviendra tête de liste pour le PS milite activement en faveur de l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et se dit proche de... Nicolas Sarkozy. Bravissimo au PS français ! Mais à y regarder de plus près, loin d’être un accident, cette chute abyssale correspond tellement aux régressions historiques d’une actualité qui se caractérise par l’implosion dramatique du politique ! Le Parti travailliste israélien a atteint péniblement 5%, lors des dernières élections législatives. En tombant, le Mur de Berlin n’a pas fait qu’aplatir les partis communistes traditionnels, il a aussi emporté les Sociaux-démocrates qui ne se sont jamais (...) Lire la suite »
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Une fausse victime du Bataclan indemnisée, oui. Un journaliste flingué par Israël, non.

Richard LABÉVIÈRE

Il y aura bientôt 19 ans que le journaliste Jacques-Marie Bourget a été victime d'une d'une tentative d'assassinat par un soldat israélien. A Ramallah un "sniper" qu'il l'aligne et lui colle une balle dans le poumon gauche à deux doigts du coeur. Inutile de décrire les séquelles et l'impossibilité de se retourner contre Israël, état au-dessus du droit. Aujourd'hui c'est le gouvernement français qui est son adversaire et refuse d'appliquer une décision du TGI de Paris qui le reconnait comme "victime". Ainsi pour l'état Macron un journaliste en zone d'insécurité est un non-être humain. Même pas question d'appliquer la Convention de Genève.

Le 21 octobre 2000, alors grand-reporter à Paris-Match, Jacques-Marie Bourget tue le temps sur la grand place de Ramallah. Il vient de passer dix jours à Gaza dans une Palestine en pleine Intifada. Il a quitté cette immense prison à ciel ouvert pour aller prendre un avion direction Paris. En attendant il est monté faire un tour à Ramallah. Au milieu d’un groupe de jeunes qui attendent d’autres jours, qui peuvent être pires, assis sur le sol et adossé à un haut mur, le journaliste discute en regardant sa montre. Il se lève et l’apocalypse le traverse : la balle d’un tireur d'élite israélien s’en vient voyager à l’intérieur de son corps, en biais au-dessus du cœur. Il est immédiatement secouru par les infirmiers du Croissant Rouge qui le déposent à l’hôpital central. Le cas est si inquiétant que les Israéliens sont alertés par l’Autorité palestinienne : « Il s’agit d’un journaliste français, le pronostic vital est engagé. Il serait préférable que vous le preniez en charge »... La réponse tombe, immédiate : « (...) Lire la suite »
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Rainbow Warrior : Paris Match re-coule l’histoire.

Richard LABÉVIÈRE

Si nous osions, à propos du Rainbow Warrior, nous écririons que certaines histoires sont elles, insubmersibles. Ainsi Mai 68, le Temple Solaire, le petit Grégory, l'Année sécheresse, le Yéyé sont de bon clients. On peut sortir les plats du frigo, les servir ainsi ou les réchauffer. C'est le choix fait par les concepteurs d'un supplément "vintage" de Paris-Match. Comme les degrés de l'atmosphère grimpent et dilatent la mer qui recouvre alors les terres, Match efface l'histoire.

Vous me direz : « quel besoin avais-je d’acheter un supplément de Paris-Match ? » Sinon, par rapport au magazine hebdomadaire, de m’infliger une double peine. En réalité, comme je suis très fortuné et que, passant devant la gare Saint Lazare, je n’avais en poche qu’un billet de 50 euros pour acheter L’Equipe, ne voulant pas vexer le kiosquier, j’ai aussi pris un coûteux machin, une édition spéciale de Match qui nous ramène en 1980, et aux alentours. Voilà donc pourquoi je me suis usé la cornée sur cette publication : pour y découvrir un certain nombre de vieilles sottises. Comme le vin, en prenant de l’âge les mensonges capitaux deviennent capiteux. C’est-à-dire ronds, doux, acceptables : faciles à avaler. Le pompon de l’éventaire est un article qui entend revenir sur l’affaire Greenpeace, celle du Rainbow Warrior. Il est signé Jean-Michel Caradec, vieux laboureur de lieux communs qui s’est illustré jadis en collaborant au magazine VSD, alors entre les mains d’un certain Marc Francelet comme rédacteur en (...) Lire la suite »

Idlib : une schizophrénie occidentale...

Richard LABÉVIÈRE
Idlib, cinq lettres qui résonnent à la fois comme l’espoir, le scandale et une nouvelle manifestation du mal récurrent de l’Occident. L’espoir d’une fin prochaine de la guerre civilo-globale de Syrie ; le scandale de jihadistes armés occupant la dernière région d’un pays souverain avec le soutien actif des Occidentaux, des pays du Golfe et d’Israël ; le mal de l’Occident : une schizophrénie récurrente consistant à aider des terroristes, de même filiation que ceux venus tuer nos enfants dans les rues de Paris, Berlin, Londres et de bien d’autres localités d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. A l’ouest d’Alep – au nord-ouest de la Syrie – Idlib est la capitale du gouvernorat du même nom, à moins d’une centaine de kilomètres de la frontière turque. La majorité des habitants d’Idlib travaillaient dans les industries voisines d’Alep et dans l’agriculture. Très fertiles, les terres de la province – 6000 km2 – produisaient en abondance des céréales, du coton, des olives, des figues, du raisin, des tomates et du sésame. La (...) Lire la suite »
Israël s’opposait au rapatriement sanitaire en France de ce journaliste blessé par un sniper israélien. Chirac intervint...

Macron soutiendra-t-il les "correspondants de guerre".

Richard LABÉVIÈRE

Enfin une bonne nouvelle, une lueur dans le chaos de l’injustice globalisée : la Cour d’appel de Paris vient, le 21 juin, de condamner le geste fou d’un sniper israélien qui, il y a dix-huit ans, a visé au cœur le journaliste Jacques-Marie Bourget . Pas d’excuse juridique possible pour un soldat, un agent, lorsqu’il s’en prend ainsi aux civils, donc aux reporters. Cet arrêt, obtenu par William Bourdon, le défenseur du « correspondant de guerre » blessé, est un monument des droits de l’homme. Les vrais, pas ceux que Trump et ses amis jettent aux poubelles de l’histoire. Reste encore à convaincre l’Etat français d’appliquer la décision que vient de rendre le TGI de Paris…

Le 21 octobre 2000 à Ramallah, en Palestine occupée, Jacques-Marie Bourget, alors grand reporter à Paris-Match était très grièvement blessé au poumon gauche. Transpercé par le tir direct d’un fusil d’assaut américain « M16 », arme de dotation d’un soldat israélien. Tir d’un sniper totalement inattendu, sauf à imaginer que le militaire avait pour objectif d’assassiner notre confrère ? En effet, au moment du drame, la place publique où se tenait Jacques-Marie Bourget était calme et les cafés ouverts à la clientèle, en dépit de l’effervescence du moment, celle de la « Seconde Intifada ». Quelques minutes après le coup de feu les secouristes du Croissant Rouge Palestinien se précipitent pour embarquer le journaliste en état de coma. A l’hôpital de Ramallah les médecins constatent que la situation est très grave. Qu’étant donné la qualité de journaliste étranger de la victime, il est préférable que l’opération chirurgicale nécessaire se déroule dans un établissement israélien mieux équipé. Questionnés, les responsables (...) Lire la suite »

Financement du terrorisme : le Président et les éléphants

Richard LABÉVIÈRE

"Pas d'argent pour la terreur"... quelle farce sanglante. A Paris vient de se tenir un énorme happening international visant à dépister et dénoncer les sources financières qui alimentent le terrorisme. Et il y avait là, bien sûr, tous les Etats voyous qui, comme de juste, ont financé et financent encore des engeances comme Daesch ou Al Qaïda. Mais comme ils achètent du matériel militaire et attaquent la Syrie, les yeux restent clos sur leurs mortelles turpitudes.

Jeudi dernier au siège de l’OCDE à Paris, le président de la République Emmanuel Macron a clôturé une conférence intitulée « No Money for Terror - Conférence de lutte contre le financement de Daech et Al-Qaïda ». Un « Pas d’argent pour la terreur » n’aurait empêché personne de dormir, mais les anglicismes, « ça fait plus moderne », disent les communicants ! Toujours est-il que durant une journée et demie, plusieurs centaines d’experts de haut niveau (financiers, juristes, membres des services spéciaux - et pas ceux de BFM ou C dans l’air), des représentants de 70 pays et d’une vingtaine d’organisations internationales ont pu croiser leurs expertises au sein de différents ateliers et tables rondes . Les participants que prochetmoyen-orient.ch a rencontrés, se sont unanimement félicités de la qualité de l’organisation et de la logistique, ainsi que du contenu des travaux. Dont acte - et bravo aux chevilles ouvrières de cette réunion qui conforte la « French touch » et consolide les outils de lutte contre le (...) Lire la suite »
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Comment la censure fonctionne en France : l’exemple d’Afrique-Asie

Richard LABÉVIÈRE

A l’époque du tsar, quand on voulait fermer un titre, on envoyait une commission d’hygiène qui déclarait insalubre le local du journal, aujourd’hui en France, on envoie des contrôles fiscaux...Quelle différence ?

Le numéro de septembre 2017 d’Afrique-Asie est le dernier. Le mensuel vient de déposer le bilan et ne paraîtra plus. Quelle tristesse de voir ainsi ce titre historique disparaître ! Dans la presse française, Afrique-Asie était une institution. Lancé en 1969 par Simon Malley, Africasia est devenu Afrique-Asie en 1972. Suite à des difficultés financières, la diffusion s’interrompt de juillet 1987 à octobre 1989. A l’époque, Le Monde place Afrique-Asie « au premier rang de la presse tiers-mondiste de langue française ». Effectivement, le titre s’inscrit dans la filiation de la conférence de Bandung (1955), à la convergence du non-alignement, de la Tricontinentale et des mouvements de décolonisation africains et asiatiques. Militant à la plume acérée, Simon Malley n’a pas que des amis. Il est momentanément expulsé de France en 1980, accusé de nuire, par ses propos, « aux intérêts de la France dans des Etats ayant avec elle des relations diplomatiques normales », selon les propos du ministre de l’Intérieur de (...) Lire la suite »

Trump : tout changer pour que rien ne change

Richard LABÉVIÈRE
Tout d’abord, prochetmoyen-orient.ch doit rendre un hommage appuyé à l’un de ses plus vieux amis, l’expert en stratégie militaire Nissim Marshall qui a bien d’autres cordes à son arc : traducteur de renommée internationale, critique littéraire, peintre reconnu, excellent cuisinier et amateur de 2 Chevaux. Depuis deux ans, Nissim Marshall explique à ses voisins provençaux que Trump va gagner, et ce pour une raison très simple. Dans son Mein Kampf, Hitler l’a écrit très clairement : quiconque veut prendre le pouvoir doit se fabriquer un ennemi. En l’occurrence, ce seront les Juifs et les communistes. On connaît malheureusement la suite... Dès le début de son ambition présidentielle Trump a désigné très précisément son ennemi : les Mexicains, les Musulmans et les femmes... Les Bobos des Alpilles n’entendaient rien, écoutant notre ami visionnaire les yeux écarquillés en lui conseillant de lire Le Monde. Tous les jours, Nissim Marshall décrypte scrupuleusement la presse étasunienne. Sa carrière internationale (...) Lire la suite »

Terrorisme et mondialisation : crise ou normalité ?

Richard LABÉVIÈRE
Souffrant, Michel Rocard s’était fait excuser. Malgré tout, s’est tenu – samedi dernier à la Sorbonne – le premier colloque du Centre International de géopolitique et de prospective analytique (CIGPA), consacré à un bilan des « printemps arabes » et aux évolutions de la menace terroriste : une vraie réussite tranchant avec le blabla habituel... Fondé par Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO avec un groupe d’universitaires et de chercheurs, ce nouveau centre de recherche dispose déjà d’une quinzaine de bureaux de liaison dans les capitales arabes, africaines, européennes et latino-américaines. L’ancien premier ministre algérien Sid-Ahmed Ghozali a rappelé la préhistoire de l’organisation « État islamique », soulignant que les égorgeurs des GIA (Groupes islamiques armés) avaient, à l’époque déjà autoproclamé un califat en Algérie. Entre 1988 et 1998, cette terrible guerre civile causa la mort de quelques 250 000 personnes, sans beaucoup mobiliser la communauté internationale qui ne découvrit le (...) Lire la suite »
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