RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Auteur : Guillaume SUING

L’hydroxychloroquine et les "méthodologistes"

Guillaume SUING

Le professeur Raoult est aujourd’hui sous le coup d’une plainte auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins pour avoir fait la promotion de son célèbre traitement à base d’hydroxychloroquine (HCQ)... parce que « son efficacité n’a pas été prouvée ». Cette plainte déposée par des infectiologues opposés à ce traitement peut, si elle débouche, conduire à une radiation pure et simple du professeur.

Voilà maintenant plusieurs mois que la propagande absurde sur la supposée toxicité de ce médicament, qui compte parmi les plus utilisés dans le monde, a concrètement cessé. C’est donc sous le seul prétexte de « manquement à la déontologie » et « d’absence de preuve d’efficacité » qu’on le traîne désormais au tribunal des pairs... Evidemment à ce compte là on peut élargir la plainte à toutes les équipes, nombreuses aux quatre coins du monde, qui ont réalisé depuis des mois des études confirmant non seulement son innocuité (pour la posologie en vigueur c'est-à-dire celle que préconise le professeur Raoult, au stade précoce de la maladie) mais encore une efficacité significative contre le COVID19. On peut aussi, pourquoi pas, déclarer la guerre, juridique tout au moins, à la moitié des pays de la planète qui comptent l’hydroxychloroquine parmi les médicaments recommandables, et massivement prescrits, pour lutter contre la pandémie... A ce jour, si on exclue les études frauduleuses qui testent l’HCQ à haute dose (4 fois (...) Lire la suite »
16 

Chloroquine : ce sont les "anti-Raoult" qui mélangent science et politique

Guillaume SUING
En interdisant toute prescription d’hydroxychloroquine non seulement aux médecins généralistes (interdiction datant de mars sous l’impulsion du Ministère de la Santé) mais aussi désormais aux hôpitaux (fin mai), Olivier Véran, ministre de la Santé, met un coup d’arrêt à l’une des polémiques scientifiques les plus intéressantes de ces dernières années et éclaire d’un jour nouveau ce qu’on a coutume d’appeler le « mélange des genres entre science et politique » (à la fois chez les complotistes qui relativisent à l’extrême la progression des connaissances scientifiques et chez les « scientistes » naïfs qui se croient à l’abri de tout parasitage politique en histoire des sciences). Que l’hydroxychloroquine soit toxique ou au contraire bénéfique, cette interdiction n’a que peu d’intérêt du point de vue thérapeutique puisque la pandémie du COVID-19 est maintenant largement derrière nous. Elle a par contre l’intérêt, plus qu’urgent pour Véran et Macron, de stopper d’autorité toute recherche prospective sur ses effets... de (...) Lire la suite »
49 

Une belle histoire de virus (contre la virophobie ambiante...)

Guillaume SUING

La science ne serait-elle pas guidée par la « concurrence » stimulante entre égos en blouse blanche, mais par des investissements massifs de l’Etat et un travail collectif de fonctionnaires, pas immédiatement rentable ? Quelle découverte !

Entre 1915 et 1917, le biologiste autodidacte Felix D’Herelle découvre pour le compte de l’Institut Pasteur une nouvelle forme de lutte contre les épidémies, la « phagothérapie ». C’est une véritable révolution médicale, une promesse considérable pour la recherche : D’Herelle utilise contre des souches de bactéries infectieuses des variétés particulières de virus appelées bactériophages, variétés sélectionnées à partir d’une riche biodiversité naturelle à peine découverte. Dans la nature en effet, même si le phénomène est discret à notre échelle, la moitié des bactéries de la planète est tuée par de tels bactériophages dans les eaux stagnantes ou les eaux usées. De façon générale, les virus sont sans doute les formes de vie les plus primitives et les plus minuscules (puisqu’ils échappent aux microscopes optiques classiques), bien plus petites que des bactéries, elles-mêmes bien plus petites que les cellules dites « eucaryotes » (possédant un noyau) qui nous composent. Les virus sont tellement petits et primitifs (juste (...) Lire la suite »

Ecologie réelle contre écototalitarisme

Guillaume SUING
Il y a quelques années lors de la « COP21 », le plasticien Oliafur Eliasson installait1 devant le Panthéon à Paris douze blocs de glace (80 tonnes au total) couteusement ramenés du Groenland pour fondre lentement sous nos yeux. De l’eau a coulé sous les ponts depuis l’époque où l’art contemporain se revendiquait comme un art « transgressif », la version la plus aboutie de « l’art pour l’art » contre l’art « engagé » incarné à l’Est par le « monstrueux » (et finalement bien mal connu) réalisme socialiste. Désormais largement financé, promu, soutenu (non plus par la CIA comme à l’époque mais plus ouvertement) par l’Etat, il est lui-même devenu, c’est incontestable, un art « officiel ». Mieux, c’est devenu l’art « engagé » ... d’une seule cause : le climat. Pensée « totale », expliquant tout, s’infiltrant partout, jusque dans l’art, la « défense du climat » est devenue un paradigme, une forme – disons-le – de « totalitarisme ». Aucun élève du secondaire ne l’ignore : C’est Hannah Harendt qui intégra au « totalitarisme » dont (...) Lire la suite »
19 
Obtenir le consentement préalable des peuples avant toute intervention musclée contre l’ennemi chinois.

Ils mentent sur les gilets jaunes depuis des mois... et il faudrait croire leur propagande anti-chinoise ?

Guillaume SUING

Le processus par étapes de la rétrocession complète de l’ancienne colonie anglaise Hong Kong à la Chine (étape « d’autonomie » au sein de la Chine depuis 1997, avant intégration totale en 2047) est un processus tourmenté comme tout processus de décolonisation, chaque force tirant dans un sens opposé, la bourgeoisie hongkongaise appuyée par l’impérialisme refusant de facto l’évolution à terme de l’intégration pleine et entière de Hong Kong à la Chine.

Cela a provoqué ces dernières semaines un mouvement objectivement néocolonial dans la ville, qui prend de plus en plus les allures d’une « révolution colorée » comme nous en avons connues en Europe de l’Est, en Syrie et ailleurs, avant qu’on y déclenche des « guerres humanitaires », directement ou sous faux-drapeau. Les manifestants pensent (ou feignent de) se battre pour sauvegarder leur "autonomie hongkongaise" (temporaire) issue de l'accord anglo-chinois Thatcher-Deng Xiaoping de 1984 prévoyant la rétrocession de Hong Kong à la Chine par l'impérialisme britannique en 1997, mais ce faisant ils se battent en réalité pour leur soumission à terme à l'impérialisme en général, et en particulier à l'impérialisme le plus fort, l'impérialisme US. Tel est le fond de la lutte en cours. La ville de Hong Kong était autrefois l’un des si prometteurs « dragons capitalistes » sous perfusion financière en marge du camp socialiste. Le désarroi économique et politique qu’éprouve aujourd’hui la bourgeoisie hongkongaise (...) Lire la suite »
53 
Ecologie, fascisme vert et humanophobie

Les écologistes vont finir par provoquer la catastrophe qu’ils prétendent éviter !

Guillaume SUING

Face aux politiques et grands patrons larmoyants devant les remontrances d’une jeune fille débarquée de Suède pour assister aux spectacles du cirque ultralibéral, de Davos aux Parlements des Etats les plus impérialistes du monde, personne ne s’étonne d’une telle renommée fulgurante ?

Evidemment dans le piège à deux mâchoires que nous tend la propagande bourgeoise « soit du coté de Macron, soit du côté des fascistes », tout le monde est paralysé ou perd le courage de dire les choses en face : on assiste ces derniers mois à une montée assez nette du « péril climatique » dans les esprits (comme à d’autres moments on plaçait en priorité les migrants, l’insécurité, etc. selon les circonstances et l’acharnement médiatique). Ce consensus, qu’on y adhère ou non, devient clairement un outil supplémentaire d’exploitation pour le pouvoir capitaliste, pourtant aux premières loges sur le banc des accusés du dérèglement climatique. Car tout ce qui permet de maintenir le capitalisme en crise sous perfusion quelques années encore, ce sont sans doute les taxes qu’on arrive à extorquer des travailleurs avec leur consentement, partie de plus-value volée indirectement sous le masque d’une abstraite protection du climat. Résultat : le Ministre de l’écologie s’engraisse aux homards avec notre argent, pendant que (...) Lire la suite »
35 

Lutter pour le climat : Les raisons d’une défiance

Pierre LENORMAND, Bruno DRWESKI, Guillaume SUING
Il y a un peu plus de trente ans, sous le titre « Notre avenir à tous », le rapport Brundtland mettait en évidence l’ensemble des défis environnementaux auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée. En 2015, au terme de laborieuses négociations politiques, 197 pays signaient les « Accords de Paris » définissant une ‘politique mondiale commune’ réduite au seul changement climatique. Suivant ces accords « librement » consentis et « non contraignants » les pays signataires s’engageaient à réduire massivement les émissions de GES (gaz à effet de serre, principalement du CO2) devant permettre de limiter - on dit aussi atténuer - le réchauffement climatique à 2° d’ici à la fin du siècle. Depuis 2015, alors que plusieurs pays, dont les USA, sont revenus sur leur signature, les objectifs de cette politique climatique mondiale (PCM) se sont faits de plus en plus exigeants : suivant le dernier rapport du GIEC, et pour ne pas dépasser une hausse des températures d’1°5, le monde devrait avoir atteint la « neutralité (...) Lire la suite »
13 

De l’agent orange étasunien au Roundup européen : Le Vietnam poursuit sa lutte !

Guillaume SUING
Le Vietnam vient d’interdire sur son sol l’usage du célèbre glyphosate, fleuron du géant euro-étasunien Bayer-Monsanto, mieux connu sous son nom commercial Roundup. Cette décision, dans le sillage de la résistance de l’agro-écologie cubaine contre l’agrobusiness depuis les années 2000, s’inscrit aussi dans une politique nationale qui avait déjà infligé à Monsanto une première défaite juridique concernant le funeste « agent orange », puissant désherbant jadis utilisé dans le génocide étasunien des vietnamiens (plus de trois millions de victimes atteintes de cancer jusqu’à aujourd’hui dans le pays). Monsanto a d’ailleurs été condamné à verser des indemnités aux victimes. Bayer-Monsanto, d’autant plus vorace qu’il est désormais quasiment seul sur le marché mondial, ne se laissera pas faire et s’apprête à déposer des recours contre le Vietnam auprès de l’OMC pour lui infliger des sanctions économiques. La firme est d’ailleurs engagée dans une véritable guerre médiatique pour cacher les effets néfastes de son produit (...) Lire la suite »
11 
Devenue « l’usine du monde », La Chine est le pays le plus exposé à la pollution industrielle.

Le modèle chinois devrait inspirer tous les défenseurs du climat !

Guillaume SUING

Le gouvernement français ne parvient pas encore à opposer, pour les diviser, le mouvement populaire des gilets jaunes aux revendications sociales et les militants « pro-climats » cherchant à imposer aux politiques des mesures anti-pollution sérieuses (mesures qui avaient pourtant servi de prétexte aux surtaxes des carburants à l’origine du mouvement des gilets jaunes !).

Il y a d’ailleurs sur le terrain, des fraternisations entre ces deux mouvements aux revendications différenciées mais peut être pas si contradictoires. Les pancartes sont parfois assez claires sur cette tendance commune anticapitaliste : « Changeons le système, pas le climat », « Fin du monde, fin du mois : même combat ! ». S’il faut prendre ces slogans à la lettre, la lutte contre la pollution se doit, pour être scientifiquement et politiquement sérieuse, de proposer un contre modèle opérationnel, des revendications claires. Il y a trop d’idéalisme et de romantisme, trop peu de pragmatisme et de tactique dans les manifestations actuelles contre la pollution atmosphérique. Disons-le clairement : le seul modèle apte à stopper la pollution et restaurer un environnement pour l’homme qui soit durable n’est certainement pas la décroissance (ignoble injonction petite bourgeoise lancée aux peuples du sud et aux prolétariats occidentaux pour qu’ils « consomment » moins encore) ou le malthusianisme « (...) Lire la suite »
48 

Ecoféminisme : une théorie doublement réactionnaire pour briser le féminisme et l’agroécologie

Guillaume SUING
50% des gilets jaunes en lutte sont des femmes. Qu’en disent donc les « intellectuel.le.s » du féminisme bourgeois, « universalistes » badinteriennes, butlero-post-modernes « queer » ? Depuis les blocages d’une « classe pour soi » ressuscitée, il faudra bien avaler la pilule et requestionner les certitudes universitaires : Cette poussiéreuse « lutte des classes » aurait-elle retrouvé une centralité insoupçonnée ? Les châteaux de cartes théoriques de la fameuse « deuxième vague » du féminisme risquent de s’effondrer face aux retours de flamme de l’histoire longue. Les révisionnismes « progressistes », sous des formes nouvelles, « alternatives », modernes, apparaissent et s’hybrident nécessairement... puisqu’ils détourent en négatif le grand retour de Karl Marx sur l’arène des théories en lutte. L’une de ces formes en particulier peut attirer l’attention, tant elle trahi l’hypocrite négation de l’origine capitaliste de la crise mondiale actuelle. Il s’agit de l’écoféminisme, une des branches de l’écosocialisme (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20