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Abandon des charges contre Mikaël en procès pour soutien aux migrants de Calais

Le 1er octobre, Mikaël Doulson, membre du collectif Investig’Action, devait animer un atelier de percussions avec les migrants dans la Jungle de Calais. C’était sans compter sur l’intervention de la Police française qui a brutalement mis un terme à la manifestation pacifique. Pire, Mikaël a été violemment interpellé et placé en détention préventive dans des conditions indignes. Le lundi 7 novembre à 14 heures se tiendra son procès au Tribunal de Grande Instance de Boulogne-sur-Mer. Nous vous invitons à y venir nombreux et, d’ici là, à signer la pétition pour l’abandon des charges contre Mikaël. (IGA)

Bonjour à tou.te.s !
Je m’appelle Mikaël Doulson, je suis journaliste salarié dans un média associatif.

J’ai été interpellé samedi 1er octobre 2016 à 17h15 par la Police française à Calais, lors d’un rassemblement de soutien aux migrants qui vivent dans un camp surnommé « la Jungle« , qui risque d’être démantelé dans les jours qui viennent.

J’ai été accusé de « participation à une manifestation illégale, avec dissimulation du visage« .

Ceci alors que j’étais simplement venu à Calais pour animer des ateliers de percussions avec les migrants, et écrire un article sur le rassemblement, dont j’ignorais qu’il n’avait pas été autorisé. De plus, si j’ai en effet couvert ma bouche et mon nez avec mon écharpe, c’était pour me protéger des effets délétères des gaz lacrymogènes utilisés massivement par la police ce jour-là, comme en atteste la vidéo ci-dessous.
La vidéo de mon arrestation montre bien mon attitude entièrement pacifiste, non-violente, et mon intention festive, n’ayant pas vocation à troubler l’ordre public ni à menacer des biens ou des personnes : https://www.youtube.com/watch?v=BZKT_e0jDIg (à 14 min).

Par ailleurs, cette vidéo et bien d’autres montrent l’usage disproportionné de la force (matraques, grenades de désencerclement, gaz lacrymogènes, flash-ball) contre une population déjà fortement discriminée, vulnérable et laissée-pour-compte :

De nombreux cas de violences policières ont été recensés par l’association Calais Migrant Solidarity :

J’ai passé plus de 40 heures de Garde-à-vue dans une cellule de moins de 4 mètres carré dans des conditions épouvantables, humiliantes et indignes de la condition humaine : insalubrité extrême (sang et excréments maculant les murs et le sol), privation de sommeil (lumière allumée 24h/24h), interdiction de boire de l’eau pendant plusieurs heures, autant de pratiques relevant de la torture psychologique, visant à briser la résistance psychologique des prévenus avant leur passage en comparution immédiate. J’ai également été injurié (lorsque j’ai demandé poliment à boire, on m’a répondu « Non, et c’est moi qui décide connard ! »), ce qui constitue par ailleurs une entorse au Code de déontologie de la police nationale.

Je dois rappeler ici que la France est régulièrement condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme et d’autres instances de juridiction internationale pour les mauvais traitements à l’égard des prisonniers et des personnes en garde-à-vue, et pour les conditions de détention qui sont contraires au droit international (notamment à l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme).

Au terme de la Garde-à-vue, je suis passé en comparution immédiate, comme si j’étais un dangereux criminel. J’ai demandé un report du procès pour avoir le temps de préparer ma défense avec mon avocate, et j’ai heureusement été remis en liberté jusqu’au jour du procès.

Ainsi, mon procès aura lieu le Lundi 7 novembre 2016 à 14h, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Adresse exacte : Place de la Résistance (la bien nommée !) – 62200 Boulogne-sur-Mer.

Dans ce cadre, je vous invite à venir nombreux et nombreuses à l’audience publique, pour me soutenir et par là-même soutenir la cause des migrants et des sans-papiers. Car ce procès n’est pas seulement mon procès, mais aussi celui de toutes celles et ceux qui se battent pour défendre les libertés fondamentales : liberté d’expression, liberté de circulation, liberté de manifestation et de se rassembler, bref, liberté d’espérer, de s’organiser et d’essayer de construire ensemble un monde meilleur.

Le 7 novembre à partir de 12h, un repas partagé autogéré sera organisé sur la place devant le Tribunal, afin de faire connaissance avant le procès. L’idée est simple : chacun.e amène quelque chose à manger ou à boire, et on partage !

Merci de faire circuler cette pétition dans vos réseaux militants, auprès de vos amis, des membres de votre famille, des médias (alternatifs ou non), etc. afin de me soutenir, et demander au Procureur et au Tribunal de Grande Instance de Boulogne-sur-Mer l’abandon des charges qui pèsent sur moi.

Vous pouvez aussi m’aider à payer une partie des frais de mon procès (frais d’avocat, frais administratifs, amende éventuelle…), en me faisant un virement sur mon compte bancaire : IBAN : FR76 1350 6100 0090 7173 6800 164 et BIC : AGRIFRPP835. Titulaire du compte : Mr MIKAEL DOULSON. Merci d’avance !

Si vous voulez, vous pouvez aussi m’écrire à l’adresse suivante : soutienamikael@riseup.net.

Continuons de nous battre au quotidien, et n’oublions pas le bon mot de Guy Bedos : « La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas« .

Merci infiniment, la lutte continue,

A mon tour de vous dire : « A demain dans la rue, et à la vie debout ! »

Je vous aime,

Mikaël Doulson Alberca

 

SIGNER LA PETITION

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