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Affaire Guerlain : infiltration du cabinet noir

Depuis trois ans et demi, un cabinet noir a été mis en place en France, de manière évidemment secrète, pour surveiller les Antillais et les Africains, et semer systématiquement la zizanie entre eux. Ce cabinet, dont l’existence est aujourd’hui prouvée, est animé par un ancien collaborateur de la Direction du renseignement militaire qui, dès 2007, alors qu’il se trouvait en quête de subsides et prêt à tout, a vendu cette idée, digne des pires moments de la colonisation, voire de l’esclavage, à certains hauts fonctionnaires que les « nègres » inquiètent.

Le cabinet, dont le fonctionnement est désormais connu, est prolongé par différentes associations ou personnalités dévoyées s’efforçant de parler au nom des « noirs », des Antillais, des homosexuels et même des antisionistes.

Deux membres du comité bidon pour la mémoire de l’esclavage sont par ailleurs membres de ce cartel. Quelques rares journalistes, qui ne font pas honneur à leur métier, sont de même associés à cette entreprise peu honorable et tentent de donner quelque écho aux correspondants de l’officine, dont les ramifications ne se limitent pas à l’UMP, mais sont aussi identifiées au parti socialiste. L’intérêt de l’affaire Guerlain est que, dans l’affolement, tous le réseau a été activé de manière brouillonne : presque tous les correspondants peu honorables du cabinet noir sont ainsi apparus à la manifestation du 23 octobre sur les Champs-Elysées.

Le mot d’ordre était d’empêcher par tous moyens un rassemblement devant le siège de LVMH (22 avenue Montaigne), de détourner l’attention sur France 2, de profiter de la manifestation pour s’en prendre au parti socialiste en attirant Benoît Hamon dans un guet-apens, et de récupérer au passage un peu d’argent chez LVMH - via certaines associations - pour alimenter la caisse noire de l’organisation. Plusieurs des personnes qui représentaient le cabinet noir à la manifestation du 23 octobre ont eu la sottise de tenter de s’imposer aux collectifs organisateurs et ne se sont pas cachées du fait qu’elles étaient en contact aussi bien avec LVMH qu’avec les milieux gouvernementaux, allant même jusqu’à donner les noms de leurs « conseillers-traitants ».

D’autres ont menacé ces collectifs organisateurs de représailles si on ne leur confiait pas les rênes. Tous ces individus devraient savoir qu’ils sont, de même que leurs commanditaires, parfaitement identifiés et attentivement observés. On rendra compte, le moment venu, du rôle exact de tout ce petit monde. On attend avec beaucoup d’intérêt la nouvelle manifestation organisée samedi 30 octobre.

Ceux qui y participeront, animés par des motivations honorables, auront le plus grand intérêt à faire preuve de sagacité pour déceler ceux qui ne seront là - souvent proches du podium ou des caméras - que pour combattre la cause qu’ils prétendent défendre. Ces gens de basse police, trahi par leur vanité et leur cupidité, feront preuve cependant d’un grand courage s’ils reviennent car, à leur place, me sachant démasqué, j’y regarderais à deux fois avant de réapparaître de façon aussi imprudente.

Claude Ribbe,

EN COMPLEMENT :

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République le 24 octobre 2010, l’écrivain Claude Ribbe demande à M. Nicolas Sarkozy de retirer la Légion d’honneur à Jean Paul-Guerlain et de la remettre à titre posthume au général « nègre » Dumas, né esclave.

Lettre à M. Nicolas Sarkozy, président de la République française,

Monsieur le Président de la République

Depuis 2009, une pétition, signée par plus de 6000 personnes, demande que le général Alexandre Dumas soit enfin reconnu, selon son souhait, comme membre de l’ordre national de la Légion d’honneur. Votre attention a particulièrement été attirée sur cette pétition au moment de votre déplacement en Haïti, dont le général Dumas est originaire. Jusqu’à présent, vous avez fait répondre par vos conseillers que ce n’était pas possible parce la Légion d’honneur ne pourrait est attribuée à titre posthume. Le général Dumas, auquel un sabre d’honneur avait été remis par Bonaparte lors de la prise d’Alexandrie en 1798, était pourtant membre de droit de l’ordre national de la Légion d’honneur. Il a demandé à faire valoir ce droit dès 1802. Il a été même appuyé dans son combat contre l’injustice par le beau-frère de Napoléon, le maréchal Murat, ainsi qu’en atteste une lettre de 1806. Depuis 1802, la France refuse ainsi de rendre justice à un brave général, tout simplement parce que c’était un « nègre », le premier général « nègre » de l ’histoire de France. Le seul général, depuis 1802, qui n’ait pas eu la Légion d’honneur.

En cette période où le racisme semble la chose du monde la mieux répandue en France, le moment n’est-il pas venu de rappeler que le général Dumas était un « nègre », né esclave dans une colonie française esclavagiste, et que c’est pour cela que la France lui refuse une décoration à laquelle, plus que tout autre, il avait droit ?

Au mois d’août 2010, un rapport de l’ONU a mis en garde la France contre certaines dérives racistes, notre représentant à Genève déclarant alors qu’un plan de lutte contre le racisme serait prochainement mis en oeuvre par le gouvernement français.

Le 15 octobre 2010, M. Jean-Paul Guerlain, arborant fièrement sa rosette d’officier de la Légion d’honneur, mettait en doute, goguenard, sur la principale chaîne de service public, le fait que les « nègres » aient jamais travaillé.

Monsieur le Président de la République, je prends la liberté de poser solennellement, c’est-à -dire devant les Français qui vous ont élu, trois questions :

1/ Vous qui êtes chef des armées, combien avez-vous de généraux « nègres » dans vos armées en octobre 2010, sachant qu’il y en avait plus d’une dizaine, dont le général Dumas, en 1802 ?

2/ Allez-vous refuser de reconnaître que le général Dumas, le premier général « nègre » français dont on fêtera le 250e anniversaire de la naissance, le 25 mars 2012, au moment de la prochaine élection présidentielle française, est membre de droit de la Légion d’honneur ?

2/ Allez vous maintenir cette même Légion d’honneur à la boutonnière de M. Jean-Paul Guerlain qui doute que les « nègres » aient jamais vraiment travaillé, remettant ainsi en cause l’esclavage de ces mêmes « nègres », un crime contre l’humanité dont l’abolition est célébrée, à la demande du Président de la République, c’est-à -dire à votre demande, tous les 10 mai ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments très respectueux.

Claude Ribbe

Ecrivain et cinéaste

Président de l’association des amis du général Dumas
www.claude-ribbe.com

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