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Après le choc, les réflexions !

Dix jours ont passé. Des silences sont éloquents. Les médias friands de petites phrases assassines utilisent la pétition lancée par Clémentine Autain (FI) et Elsa Faucillon (PCF) pour mener une campagne sibylline contre Mélenchon. Normal pour des "gardiens de l’ordo-libéralisme". Ce qui l’est moins, ce sont les saillies lancées par un certain nombre de dirigeants des anciens partis formant la gauche plurielle, l’union de la gauche ou tout autre avatar d’un passé qui nous a conduit dans l’impasse. Chacun y va de son couplet sur l’échec de la FI, sur l’effondrement du mouvement, sur la fin de celui-ci. J’en suis sidéré. Les réseaux sociaux bruissent des coups bas, des affirmations hasardeuses, d’anathèmes honteux. Pourtant la FI progresse légèrement et microscopiquement de 2% sur les résultats comparables de 2014.

Chaque jour qui passe, j’attends les analyses de la brillante prestation de Place Publique/PS qui perd 8% sur 2014, de Génération.s dont le score remarquable a entraîné la mise en retrait de son leader, Benoît Hamon, du succès enregistré par le PCF qui n’atteint pas 3% et n’a plus d’élu au parlement européen. Peut-être attendent-ils la parole de Mélenchon ce jeudi [ il a dit qu’il parlerait, non pas le 6, mais à partir du 6. Note du GS], entérinant par cela le rôle central de la FI dans l’opposition progressiste au pouvoir macronien. En effet, devant les débris de la petite gauche, devant sa disparition lente mais inexorable, le mouvement insoumis tient la tranchée, avec difficultés certes mais il tient.

Bien sûr, nous devons analyser les obstacles à notre ambition qui, je le rappelle ne consiste pas à gagner quelques sièges en plus dans les assemblées élues, mais qui travaille à rassembler une majorité électorale pour exercer le pouvoir, abolir la 5e république et engendrer une constituante pour doter le pays d’institutions nouvelles donnant le pouvoir au peuple. Voilà la tâche qui nous attend.

Pour ce faire, nous devons nous adresser aux millions de gens qui s’abstiennent ou qui dispersent leur vote sur des formations qui, au final, les roulent dans la farine et les dégoûtent à jamais. Pour y parvenir, les insoumis doivent confronter leurs idées, élaborer et affiner leur stratégie de conquête politique, réfléchir et agir ensemble. Sans oukases, sans agressivité, discutons, écrivons, dialoguons, cherchons les moyens judicieux, les initiatives, les mots d’ordre aptes à rassembler. Et surtout, investissons les lieux de débat, les mouvements sociaux, les luttes.

Nos idées ne sont pas en contradiction avec les aspirations populaires, bien au contraire. Ouvrons grand nos fenêtres, nos portes. Le débat et la confrontation des arguments ne nous rechignent pas. Tournons-nous vers les couches populaires, la jeunesse, les salariés. Avec confiance !

José ESPINOZA

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Missions en conflit
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Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard


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