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Recréer en Afghanistan un califat contre la Russie, l’Iran, voire la Chine via les djihadistes Ouïghours ?

Assange nous a éclairé sur l’ étrange antiterrorisme français.

Le 29 novembre 2010, dans l’un de ces scoops qui restent trop clandestins, sur la base du travail de Julien Assange et ses « Wikileaks », le journaliste du « Monde » Piotr Smolar largue un missile de lumière sur les relations liant les Etats-Unis à certains magistrats « antiterroristes » français. En relisant aujourd’hui les télégrammes diplomatiques publiés par Smolar, on comprend que plaire à Washington est l’objectif prioritaire de ses fonctionnaires français. On apprend même -merci Assange- que certains juges se vantent d’être capables d’obtenir la condamnation de prévenus dont le dossier est, en fait, trop léger. L’un de ces visiteurs de l’ambassade américaine à Paris, est aujourd’hui le nouveau patron du Parquet antiterroriste. Soyons certains qu’il parle anglais.

Il me semble qu’il y a un siècle, avec la régularité de ces drames qui encombrent les éphémérides, que je rédige des articles sur le terrorisme. Longtemps les tueries furent assez claires : d’un état l’autre on communiquait par le truchement de bombes ou mitraillages. Une façon de faire la guerre sans la peine de la déclarer. Avec le temps, en France, les choses sont devenues plus compliquées. Loin de leur patrie -ou patrie rêvée-, des groupes politiques ont revendiqué leur liberté, ou, au contraire, la volonté de maintenir leur joug, à coups d’explosifs ou de rafales. A Paris le Mossad a liquidé des chefs de la résistance palestinienne. Le tout dans l’horreur des voitures piégées ou le chuintement jamesbondien des silencieux. Des Israéliens restant sur la ligne de leurs ancêtres de l’Irgoun et la Haganah, milices qui, à coup de meurtres et de pains de TNT, ont contribué à l’implantation d’un état juif en Palestine. L’oubli conduisant aujourd’hui Netanyahou, et ses amis, à qualifier de « terroriste » tout citoyen du monde réclamant l’application de la loi internationale, les décisions de l’ONU qui condamnent la politique de colonisation et de répression de l’état hébreu. On a donc oublié ces épisodes où la France était un OK corral du macadam international. Avec « Carlos » dans le rôle de l’épouvantail, trop souvent convoqué pour donner un sens à tous ces morts. On oublie que c’est un français, en Corse, qui a tué un préfet de la République. Ces meurtres ne s’éteindront jamais, la mécanique de réciprocité voulant que l’un soit toujours un terroriste pour l’autre.

Cette digression n’a pas pour but d’enfermer dans le même tombeau le guillotineur de Conflans et les héros de « l’Affiche rouge », eux aussi qualifiés de « terroristes » en 1943, alors que l’on célèbre (ou devrait célébrer) en ce mois de novembre, l’arrestation qui a conduit ses hommes, debout, au poteau. Manouchian et les siens étaient des soldats sans uniforme, faisant la guerre à l’occupant et au nazisme. Le Tchétchène du Val d’Oise ne revendiquait ni liberté ni territoire, juste son droit à un intégrisme divin. Nous sommes passés de l’attaque ou de la défense de territoires, de pays, de « racines » à celle de l’Inquisition islamique ou d’une Croisade à rebours. Cette guerre universelle, où Dieu est grand, a été initiée par l’Occident, qui l’a installée. Les canons de l’islam étaient bienvenus quand ils pointaient l’URSS, puis ont été mobilisés pour détruire -ou tenter de- le Proche et Moyen Orient, l’Algérie, la Libye, le Yémen, pays au parfume de pétrole. Mais, tant pis pour Washington, Ben Laden, créature américaine, a enseigné à ses ouailles un djihad total, ne devant cesser qu’avec l’avènement d’un califat universel. Les tueurs aux couteaux, ceux à kalachnikovs, qui prennent d’assaut nos trottoirs, ont bien compris la consigne du fondateur d’al Qaeda : conduire la guerre à l’extrémité du bout. Et oubliés les ordres des maîtres occidentaux et intérimaires : ne combattez que des « cibles » désignées par Washington et l’OTAN. Mais les jeunes « rebelles » grillent la consigne. Hors contrôle ils s’en viennent, au « Bataclan », liquider les amateurs d’un concert donné par un fasciste américain, décapiter un professeur exemplaire, égorger femmes, hommes, prêtre et sacristain. Frankenstein a perdu sa liaison wifi.

Par le message donné le 11 septembre, les Américains ont compris que ses alliés musulmans étaient bien infidèles. Il faut donc combattre ceux avec lesquels on dînait à la même table. Enfin, n’exagérons pas non plus les contraindre, tout en les gardant au chaud en cas d’urgence. Ainsi, par la grâce de l’aiguilleur US, tout djihadiste un peu perdu, un peu chômeur, rossé en Syrie, est aujourd’hui orienté vers le nord de l’Afghanistan. Recréer là-bas un califat-bis peut être une arme frontalière efficace contre Poutine ou l’Iran, et pourquoi pas la Chine via les djihadistes Ouïghours.

En accumulant des années de compagnonnage avec les guérilléros du djihad, les services de renseignement américains ont été guère vigilants sur la vraie nature de leurs compagnons mahométans, entre religieux on se fait confiance, « In god we trust ». Et la CIA, tous les « services » étasuniens, la diplomatie ont soudain sollicité l’aide de tous les pays amis, pour en savoir plus sur la vraie nature d’amis si pieux. Avec peu de succès. Sauf du côté de la France, du fait de sa confrontation au terrorisme très ancienne, aux liens avec son ancien empire colonial, à son implantation historique au Moyen Orient. Et c’est ici que les câbles « Wikileaks », révélés par Julien Assange, ont mis à jour cette aide des services antiterroristes français apportée à Washington. Aide de fonctionnaires non mandatés par l’administration de la République, et qui a dépassé l’utile coopération pour devenir une soumission aux hommes de la Maison Blanche. Ainsi des magistrats bleu-blanc-rouge sont devenus, dans les faits, des agents américains. Un téléguidage, depuis Washington, qui se poursuit encore, par exemple en Afrique de l’ouest où le plus souvent, les services américains désignent les « cibles » que « Barkhane » doit « traiter »
Grâce lui soit rendu, c’est donc Julien Assange et ses « Wikileaks » qui nous à mis noir sur blanc cette complaisance pour George W. Bush et autres. Coopération sauvage, en douce en direct avec l’ambassade des Etats-Unis à Paris. En escamotant les autorisations et les comptes rendus vers le Quai d’Orsay ou l’Elysée. Le contenu des révélations d’Assange, les liens « Wikileaks », donnent un éclairage effarant sur l’année 2005. C’est Piotr Smolar, valeureux journaliste du Monde (où ils ne sont guère), qui réalise le scoop. C’est lui qui publie les liens explosifs piochés dans la mine d’or d’Assange. Ils démontrent la vraie nature de la relation qui lie l’administration américaine à quelques juges antiterroristes français.

Dans une dépêche, envoyée à Washington le 7 avril 2005, les diplomates américains en poste à Paris résument cet amour clandestin entre leur pays et quelques magistrats de pointe. Tout cela alors que, faute d’avoir accepté de détruire l’Irak aux côtés de la « coalition » en 2003, Jacques Chirac est en froid avec Bush et sa cohorte de « néoconservateurs ». La relation est, dixit les fonctionnaires US dans leurs télégrammes, « mature et étendue (...) largement hermétique aux bisbilles politiques et diplomatiques quotidiennes qui peuvent faire de la France un allié souvent difficile". En décembre 2004, ces mêmes excellences avaient déjà bien noté que, dans notre pays, il n’existe pas de réelle "supervision législative des agences de sécurité et de renseignement." En un mot les agents des services et magistrats français chargés du contre-terrorisme font ce qu’ils veulent. Et ces juges et procureurs, toujours vus par les yeux américains, "opèrent dans un autre monde que celui du reste de la justice." Ceux-ci n’ont besoin que de suspicion et non de preuves estiment ces professeurs de démocratie : "les critères de preuve pour conspiration terroriste sont bien plus faibles que ceux dans les autres affaires criminelles".

C’est à ce point-là que nous rencontrons le juge Jean-François Ricard, devenu aujourd’hui le patron du Parquet Antiterroriste français. Le 9 mai 2005, ce fonctionnaire -de sa propre initiative- se rend à l’ambassade amie proche de la Concorde. Toujours selon le compte rendu lu grâce à Wikileaks, Ricard explique sans frémir que les magistrats de haut calibre, tels que lui, bénéficient d’un principe de "bénéfice du doute". Il suffit donc que lui et autres bénis des dieux désignent un quidam comme « terroriste », pour qu’il le devienne vraiment, dans les PV. Il prend comme exemple le dossier Djamel Beghal, arrêté en 2001 et soupçonné d’un projet d’attentat contre l’ambassade américaine à Paris. "Ricard dit que les preuves [contre lui et ses complices] ne seraient pas suffisantes normalement pour les condamner, mais il estime que ses services ont réussi grâce à leur réputation."

Vous ne rêvez pas, l’actuel patron du parquet d’exception a bien dit que c’est sa réputation qui a fait condamner un homme alors que « les preuves n’étaient pas suffisantes ». Imaginez un scénario semblable chez Poutine, où en Chine... Les concertistes de la sauvegarde des droits de l’homme auraient déjà sommé le hautbois de donner le « la ». Il est utile d’en dire un peu plus sur cette affaire Djamel Beghal. Français par mariage cet algérien séjourne en 2001 en Afghanistan où il dit « s’occuper d’une école ». Le 28 juillet 2001, via Abou Dhabi, il prend un avion pour la Maroc afin d’y « accompagner une veuve malade ». La CIA l’attend à l’escale. Il est arrêté, on lui retourne les doigts avec un ouvre bouteilles, il est soumis à des séances d’exposition au soleil de désert puis au gel d’un congélateur. Et il avoue. Il avoue qu’il a pour objectif de faire sauter l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Dans la foulée il livre les noms de quelques complices, par exemple « Charles Aznavour, Johnny Hallyday » ... Et les as, maîtres tortureurs de la CIA, prennent des notes, c’est le cas de le dire, et les identités de ces djihadistes d’opérette.

Quand Beghal est extradé en France, en dépit de son incroyable prestige, le juge Bruguière ne parvient pas à faire tenir cet extravagant dossier d’attentat musical. Pire, la torture est avérée grâce à une expertise médicale... Pas grave, on va saisir ce Beghal par un autre bout en l’impliquant dans un dossier de droit commun. Au total Beghal va faire dix années de prison sans que nos extra-lucides de l’antiterrorisme aient pu l’impliquer dans le moindre attentat ou action djihadiste. Intelligent, cultivé, doté d’un pouvoir de subjugation le franco-algérien est peut-être un puzzle dans le djihadisme... C’eut été mieux de le prouver.

Le 24 janvier 2005, Jean-Louis Bruguière déjeune à l’ambassade américaine, espérons d’un peu plus qu’un hamburger... Il "évoque un certain nombre d’enquêtes en cours qu’il conduit". Un Bruguière « au rapport » se moque du secret de l’instruction, de l’équité du juge face à son dossier. Trois mois plus tard, le 9 mai 2005, le même Ricard qui semble avoir son rond de serviette à l’ambassade, vient détailler un réseau d’acheminement de djihadistes vers l’Irak, mission normalement dévolue aux Affaires étrangère ou à la DGSE. Peut-être par crainte de ne pas être apprécié à sa vraie hauteur, Ricard s’auto glorifie, il explique qu’en France : « les agences de renseignement l’ont autorisé à voir l’éventail complet de leurs données brutes. De tous les juges antiterroristes seul lui et Bruguière ont cette possibilité." Ricard c’est James Bond. En plus, bon copain quand il suggère aux USA de pistonner Bruguière qui cherche « un poste dans une future administration Sarkozy », comme ministre. Mauvais plan puisque Bruguière ne sera qu’un recalé aux législatives suivantes. Mais « l’Amiral », inquiet pour sa retraite et le dépérissement de son talent, sera chargé de vérifier l’utilisation du réseau de transfert interbancaire SWIFT dans le programme américain de traque du financement du terrorisme (TFTP). C’est toujours ça.

La seule montagne que Ricard et Bruguière ont été incapables de déplacer, c’est de réussir à ce que Paris couche le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Et, notent les experts US, on remarque cette « intransigeance française dans l’UE sur le Hezbollah ». Dans le même temps, nous rapporte Piotr Smolar dans cet article historique du Monde, dans un câble du 17 aout 2005, les diplomates posent la question de la minorité musulmane. La France « doit veiller à accorder une place aux musulmans dans l’identité française (qu’ils soient des immigrés de la première génération, leurs enfants de la seconde ou de la troisième génération, ou un nombre croissant de convertis). » Pour une bonne gestion du « séparatisme », il serait utile qu’Emmanuel Macron convoque les experts de l’ambassade amie. Ou plutôt Julien Assange : il est mieux informé.

Jacques-Marie BOURGET

http://cablegate.wikileaks.org/cable/2006/03/06PARIS2069.html

http://cablegate.wikileaks.org/cable/2005/03/05PARIS1807.html

COMMENTAIRES  

21/11/2020 14:16 par Yannis

Les bonnes traditions ne se perdent pas. La Police française et le renseignement n’avaient-ils pas tendance à faire un peu trop de zèle face à l’occupant nazi et à la Gestapo il y a encore quelques décennies ?

Nous sommes juste dans une autre forme de colonisation (certains aiment dire Impérialisme, ça fait davantage peplum hollywoodien) entre des pays, des sociétés et des intérêts divergeants de blancs occidentaux. Des boches aux ricains, on a vite fait la transition et l’adaptation à la loi du plus fort, passant d’une idéologie totalitaire, du nazisme au libéralisme (qui malgré son joli nom, est aussi une entreprise de réduction de l’humain)

Mais le terme résilience est plus à la mode en France en ce moment et recyclé à tout va dans la grande essoreuse néo-libérale.

21/11/2020 18:39 par Gégé

Que les services secrets français comme israéliens aient du sang sur les mains, rien de nouveau la dedans, on peut même dire que c’est la marque de fabrique de tous les services secrets du monde... Que les Etats-Unis soient même un peu les champions en la matière et que des français, y compris des magistrats et des journalistes soient soudoyés par ces derniers, rien de nouveau la dedans, cela fait même longtemps que cela existe. On connait les Stay-Behind où armées secrète de l’OTAN que Daniele Ganser, un Suisse, à mis en évidence dans un livre montrant comment les USA via l’OTAN utilisait des organisations terroristes pour leurs sales besognes, en l’occurrence faire barrage au communisme (voir l’affaire du Gladio en Italie), et utilise toujours ces réseaux. De même le Mossad est toujours actif un peu partout pour faire accréditer la thèse qu’israël et les juifs sont en danger... bref, en soi, cet article ne nos apprend pas grand chose. Par contre voire encore écrit ces histoires qu’on croirait sorties tout droit de la maison blanche aux USA ou de l’Elysée en France, que ce sont des terroristes islamiques qui ont réaliser les attentats du 11 septembre 2001 alors qu’il a été démontré et même prouvé par de multiples articles et interventions d’experts en démolition que cela était des démolitions contrôlées et qu’en aucune façon un avion de ligne type boing 767 peut évoluer au milieu de grattes ciels les turbulence atmosphériques étant telles que l’avion s’écraserait très vite. Des pilotes de lignes expérimentés ont déclarés que même quelqu’un de très expérimenté ne pourrait réalisé un tel exploit... Quant au >Pentagone, c’est encore plus invraisemblable, voilà un avion qui fait un looping de 330 degré descend à toute vitesse, il ne met que quelques secondes pour arriver à la bonne hauteur, ensuite fait du rase motte (essayez avec un boing ou un air bus, vous m’en direz des nouvelles), en passant il arrache des lampadaires de rue et les laissent "intacts sans égratignure pour foncer sur le Pentagone sur le côté qui avait, curieusement, était renforcé de ce côté là et avait très peu de personnel... Il traverse trois murs d’enceinte alors que la constitution d’un avion ne lui permettait à peine de briser le premier, il fait un beau trou bien rond de la taille de la carlingue. On ne sait pas ce que sont devenus les ailes et l’empenage arrière, cela ce que l’on voit, elles ont du se repliées...Quant à celui de Pensylvanie qui se serait écrasé au sol, une fois enlevé quelques débris, on pouvait jouer au golf sur le terrain ??? Bref beaucoup d’absurdité la dedans, surtout que sur les 11 terroristes présumés 5 étaient vivants quelques semaines plus tard, ils se sont manifesté pour déclarer qu’ils n’y étaient pour rien et que la preuve était qu’il étaient toujours vivants... Pour la France, il y aussi des invraisemblances manifestes qu’il serait trop long d’évoquer ici mais que bien des journalistes d’investigations ont mis en relief.
J’ai déjà remarquer depuis un certain temps que ce site se faisait volontier l’écho des thèses officielles les plus ringardes sans se poser de questions selon ce qui l’arrange. Si je me trompe qu’on me démontre le contraire.

21/11/2020 18:56 par gerry

Unprofesseur exemplaire qui montre des images que l’on pourrait qualifier de pornographique à ses élèves. Je trouve ça assez étrange tout de même ou alors a vulgarité fait-elle partie du programme de nos enfants ?
Ah oui, il a demandé à une partie de ses élèves de sortir du cours de crainte qu’ils ne soit choqués. Elle est belle la république !!! Un professeur qui choisit des cours pour une partie de ses élèves et pour l’autre le couloir. La prochaine fois pourquoi pas un cours sur l’humour avec des vidéos de sketches de Dieudonné mais on demandera au juifs de sortir.
Pardonnez mon scepticisme sur son exemplarité. Ceci étant dit, ce qui lui est arrivé est horrible et dépasse l’entendement. Comprenez que je dissocie la méthode éducative douteuse de ce professeur assassiné et le meurtre abject dont il a été victime. Il faut savoir garder son esprit d’analyse et ne pas tomber dans l’émotion voire l’hystérie.

22/11/2020 06:03 par legrandsoir

Malheureusement, vous vous êtes informé en lisant ou écoutant les médias. Rien ne s’est passé comme vous le dites, c’est-à-dire, comme l’a raconté la petite collégienne menteuse qui n’était pas en cours.
Merci et bravo de lire aussi, LGS qui ne met pas en doute votre bonne foi mais qui est conforté dans son travail de dénonciation des fake news des médias.

22/11/2020 11:12 par Vagabond

LGS
Quelle est donc la bonne version ?
On a tous lu les premiers articles sortis et entendu d’autres élèves parler.
Que s’est-il donc passé dans cette classe et comment s’assurer de la vérité ?
Personne de normal, c’est à dire d’humain, ne peut accepter ce meurtre cruel et barbare, mais on est en droit de se poser des questions sur les intentions de l’académie et de ses professeurs lorsqu’ils ciblent des gamins.

22/11/2020 11:13 par yannis

Franchement Gege vous ne manquez pas de culot !

"J’ai déjà remarquer depuis un certain temps que ce site se faisait volontier l’écho des thèses officielles les plus ringardes sans se poser de questions selon ce qui l’arrange. Si je me trompe qu’on me démontre le contraire."

Vous venez de publier ici une défense de la version la plus "complotiste" (et déjà bien documentée et popularisée) au sujet du 11 septiembre 2001 : le débat reste ouvert, les médias nous mentent mais cette versión qui implique totalement Israël et dédouane Ben Laden et les pays du Golfe ne.s’impose pas non.plus d’elle même, même à force de vouloir trouver une vérité simple, logique et acceptable pour votre esprit. En tout cas toutes les options restent en suspens avant que la vraie vérité remonte du puit un jour (ou jamais).

En revanche, vous n’hésitez pas à venir dans le forum LGS reproduire quelques vérités bien officielles et consensuelles, glanées dans les mass-médias qu’ici vous conspuez : versión sanitaire officielle et dangerosité extrême de la Covid-19, qui autorise toutes les régressions sociales plus celles de nos droits et libertés, tandis que d’un côté Marine le Pen, de l’autre JLM (au sujet duquel vous me supportez aucune critique, préférant assoir son image bien lubrifiée d’homme providentiel de la gauche et personnellement totalement désintéressé pour la bonne cause) jouent les idiots utiles du macronisme,

Un peu de cohérence svp...

22/11/2020 16:34 par Xiao Pignouf

@Yannis

Le problème n’est pas que vous critiquiez Mélenchon. Le problème c’est la manière dont vous le faites et qui est souvent celle en usage parmi les allergiques.

Tenez, l’associer à Le Pen est une tactique bien rôdée par les médias eux-mêmes et que vous vous empressez d’employer.

En quoi Mélenchon serait-il l’idiot utile de la Macronie ? Pour la Le Pen, je comprends car c’est basé sur des faits : pas seulement de la Macronie, du système en général, à qui elle garantit à chaque élection la victoire du candidat qu’il s’est choisi. Encore une fois, c’est un fait qui risque bien de se reproduire en 2022.

Là-dessus, on est d’accord.

Mais en ce qui concerne JLM, j’ai bien peur que votre association fallacieuse ne soit là que dans le but de discréditer sans véritable fond, à la manière des médias tous fondamentalement anti-FI. Si je faisais comme vous ce genre de raccourci malhonnête et tellement facile, je pourrais sans difficulté conclure que vous bouffez trop de cette désinformation voire que vous êtes vous-même un agent de cette désinformation. Heureusement, je vous connais comme intervenant sur le GS souvent pertinent sur d’autres thèmes.

Peut-on parler du programme plutôt que s’abaisser à ce genre de pratiques indignes ?

23/11/2020 03:09 par Yannis

Xiao, je vais essayer de vous répondre le plus brièvement possible et ne pas encombrer ce forum dont ce n’est pas le sujet, que J-M Bourget m’en excuse :)

J’ai parcouru le programme AEC réactualisé 2020 et intitulé "Nous sommes pour". Voici le lien pour prouver mes bonnes intentions : https://noussommespour.fr/programme/

Globalement oui, on retrouve les thèmes de 2017, il y a même un chapitre sur la refondation des traités régissant le cadre de l’UE, le plan A puis B qu’on savait déjà, plus la dérive gouvernementale vers le totalitarisme, un meilleur encadrement de la Police, encore le comité pluraliste pour plus de déontologie dans les mass-médias avec l’élection en AN des présidents de Radio France et France TV plutôt que la désignation par le prince, etc : je ne peux qu’acquiescer. Certainement comme en 2017 je voterai LFI en 2022 au premier tour ; et puis plus rien après, sauf miracle.

Mais j’ai envie de commencer par une bizarrerie notée dans un chapitre : "Interdire la prostitution". N’aurait-il pas été plus pertinent d’ajouter "à l’Assemblée Nationale, dans les grands corps de l’État, dans les médias" ? Parce que pour le plus vieux métier du monde s’entend, c’est un pari encore plus risqué... quoique !

La difficulté, c’est de l’appliquer ce programme et cela ne servira à rien de le brandir comme un totem, un garde-fou. On a vu comment le programme socialiste a été dévoyé en 1983 du fait des pressions intérieures du grand capital, et extérieur de nos "partenaires" européens et nord-américains, Royaume Uni de Thatcher, USA de Reagan, puis Allemagne en tête. Et des trahisons mitterrandiennes, cadre dans lequel Mélenchon a obtenu ses premières responsabilités politiques. A suivi une longue séquence d’enfumages communicationnels pour nous faire manger le chapeau démocratique : la honte fabiusienne des origines et la dispersion dans le sociétal, Sarkozy et la vente de la France à la découpe, sa soumission à l’agenda sioniste et anglo-saxon, Hollande et la finance, cerise sur le gâteau socialiste avarié.

Pour revenir à hier ou aujourd’hui, et au profil de JLM, qui est un aspect essentiel de son élection (ou non) puisque c’est lui qui se propose pour le job, celui-ci a longtemps cru ou feint de croire qu’il faisait parti d’un joli cadre doré avec des conventions établies et courtoises, pour que se pratique un minimum de dialogue gouvernement-opposition. Il s’est rendu compte qu’il avait affaire à des fous furieux, une meute de loups macronistes sans aucun scrupule ni éducation, lors de la perquisition de son siège parisien. Et c’est là que son image a basculé auprès de beaucoup d’électeurs potentiels ou déclarés : il n’a pas les nerfs pour une telle fonction, il ne sait pas se contrôler. En fait, il a surjoué de la communication populiste, le direct tribun du peuple acculé par l’Empereur, et s’est fait trahir par son propre smartphone. C’est un exemple soulignant qu’il est son principal adversaire. Docteur Jekyll et Mister Hyde, quand c’est trop flagrant, le grand public apprécie pas trop le spectacle. Il préfère souvent qu’on lui mente effrontément mais que les apparences soient sauves, c’est bien dommage mais c’est aussi le monde réel, complexe et il faut prendre en compte les conséquences de ses paroles et actes. Et depuis que les ordinateurs ont été saisis par la PJ, les dirigeants de LFI sont très certainement génés aux entournures.

Mais son principal talon d’Achille, c’est qu’il n’arrive pas à fédérer autour de lui d’autres courants politiques (même si tous pourris, les Verts aussi, etc.) au niveau national. Pour le niveau européen, la barre est encore plus haute. Comment avec un tel programme si clair, collégial, de bon sens on a envie de dire, les socialistes sont partis chez Macron, les Communistes continuent à bouder, il fait peur aux gentils zécolos. JLM n’a définitivement pas ce talent de Mitterrand, son machiavélisme possiblement, mais jouer le village assiégé des Gaulois, cela ne prendra pas assez loin. Il faut plus de finesse que malheureusement il n’a pas.

Je termine en lui souhaitant encore bonne chance face au rouleau compresseur médiatique, policier, judiciaire. Il reste un an et demi environ pour les prochaines échéances présidentielles, il est le premier à s’être déclaré mais il y a du monde qui attend sagement au portillon, à gauche.

Pour l’entrée à droite toute, parterre et premiers balcons et loin du poulailler (ou au centre toute, la circulation est un peu confuse en ce moment), il y a toujours l’épouvantail Le Pen. Marine ne se fait pas trop remarquer à l’AN, elle maintient son port hautain, recycle toutes les idées bonnes pour l’audience de son parti facho, souhaite désormais incarner la République, plait à ceux et celles qui on une peur bleue de prochains attentats terroristes ou de fous d’Allah infiltrés sur notre sol, souhaite désormais défendre la veuve et l’orphelin et récolte l’adhésion de beaucoup de désespérés de la 5e Répu.

Quand entrera-t-on dans une 6e, sans les dérives de la 4e et du parlementarisme devenu pesant et immobilisant ? Le jeu politique restent ouvert, mème si la scène s’est très rétrécie. On verra aussi si la rue, ce qui reste du peuple francais, souhaite s’exprimer (à sa manière, confuse et sans programme, style Gilet jaunes qui a amené finalement l’idée du RIC, une avancée dans le contrôle démocratique) ou faire autre chose que le scénario pré-écrit par les banquiers.

23/11/2020 17:09 par Xiao Pignouf

@Yannis

Merci pour votre réponse que j’ai (sincèrement) bien aimée. Je suis d’accord avec l’essentiel, mais on aura l’occasion de discuter ailleurs de ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord.

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