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Ce qui se passe dans le Golfe du Mexique - 19 juin 2010

En complément à la vidéo (sous-titrée) qu’on peut trouver ici, voici la retranscription du témoignage de Kindra Arnesen au "Gulf Emergency Summit, Nouvelle-Orléans, 19 juin 2010"

OK, je n’ai pas l’habitude de donner des conférences, alors soyez indulgents avec moi. Je tâcherai de rendre ça aussi digeste que possible.

Pour vous expliquer où je vis, je suis en effet celle qui habite tout au bout. Je suis à Point 5 sur l’autoroute 23 à Plaquamines Parish Sud, en Louisiane. Gardez à l’esprit pendant que je vous parle, que je suis la mère d’un petit garçon de cinq ans et d’une petite fille de huit ans qui ressemblent à leur papa.

Ceci étant dit, quand tout ceci a commencé, je ne savais vraiment pas quoi faire, à qui poser des questions, qui allait nous donner des réponses.

Le premier jour où nous avons été présentés à quelqu’un de chez BP, ils sont entrés dans notre bâtiment et ont dit : BP fait des affaires correctement. Ouais ! Pouvez-vous le croire ? BP fait des affaires correctement et nous sommes ici pour nous occuper de tout, les gars.

Eh bien, 61 jours plus tard, ces propos sont une blague, au bas mot.

Pour vous donner une idée de ce que j’ai vécu : il y a quatre semaines, je me suis levée lors d’une réunion à l’hôtel de ville et j’ai effectivement mis au pied du mur ceux qui étaient concernés ; à la fin de leurs discours ils en bredouillaient.

Quoi qu’il en soit, j’ai été invitée la semaine suivante à me rendre derrière « les lignes ennemies ». Ils m’ont donné, entre toutes, un laissez-passer de sécurité pour assister aux réunions de centre des opérations à Venice, en Louisiane. 8h du matin, une invitation porte ouverte pour être là comme une mouche. Vous y croyez ?

Ca se passe vraiment.

Ils m’ont aussi donné une autorisation pour entrer au Poste de contrôle des incidents intérieurs, qui couvre toute la région de la Louisiane. J’ai été dans les avions des garde-côtes jusqu’au site même. Hélicoptères. Tours en bateau. J’ai été partout où on pourrait vouloir aller pour vraiment voir de l’intérieur ce qui se passe.

Maintenant, je voudrais tout d’abord vous dire que je ne suis pas du tout impressionnée. Quelqu’un m’a dit ce matin qu’ils pensaient que j’étais passée de l’autre côté. Eh bien, j’ai choisi mon camp il y a longtemps. Mon père était pêcheur professionnel et mon mari est pêcheur professionnel. Chaque homme que j’ai connu, aimé et respecté est sur l’eau. Ce sont des hommes bons.

En tout cas, au long de la semaine dernière, j’ai entendu dans les réunions d’opérations : Nous devons réduire les coûts. Oui, c’est ce qu’ils ont dit, qu’ils doivent réduire les coûts.

J’ai failli tomber de ma chaise la première fois que j’ai entendu ça, mais j’essaye de rester là où je suis parce qu’il faut que quelqu’un soit à l’intérieur pour surveiller et voir ce qui se passe.

Ceci étant dit, ce que j’ai vu comme postes de réduction de coûts est tout à fait malheureux. Ce que nous appelons à Venice, ce qu’ils appellent...

D’abord nous devons comprendre cette expression : poneys et ballons. Le seul endroit où j’aie jamais vu de poneys et de ballons c’est au cirque. N’est-ce pas ? En tout cas, environ une semaine et demi plus tard, j’ai appris ce que signifiait « des poneys et des ballons. » « Des poneys et des ballons » signifie que chaque fois qu’une figure officielle se dirige où que ce soit par ici, ils en sont avertis.

Tous les moyens sont déployés dans les secteurs les plus durement touchés. Le personnage officiel arrive, fait un vol de reconnaissance, Bon boulot les gars , leur tapote le dos.

Quand ce fonctionnaire disparaît du secteur le plus durement touché, il en va de même pour 75 à 80 % de la réaction [mise en place]. Ca se passe. Ca se passe tous les jours. Je l’observe. Je le vois. Je ne suis pas d’accord avec ça. Personne dans cette pièce ne sera d’accord avec ça. Personne dans notre grande nation ne sera d’accord avec ça.

Nous sommes quantité négligeable pour ces gens. Nous n’avons pas d’importance. Maintenant je vais arrêter avec ça, et je suis désolée de parler en cercles, mais c’est la Cadienne en moi. Si tout le monde ne suit pas, dites-le-moi.

Quoi qu’il en soit, je vais aborder les questions de santé un moment, si vous le voulez bien.

J’ai assisté pendant des heures interminables à des réunions avec des officiers de sécurité de BP. J’ai assisté pendant une heure trois quart à une réunion avec les officiers de sécurité des garde-côtes, tous deux au Poste de commandement des incidents intérieurs, et avec quelqu’un de l’OSHA (agence chargée de la sécurité et de la santé sur les lieux de travail).

Pour obtenir un respirateur pour nos sauveteurs - et il ne s’agit pas uniquement des pêcheurs professionnels - je parle des membres des garde-côtes, de tous les sauveteurs, des gens de la rue, de tous ceux qui sont impliquées.

Premièrement : Ils doivent remplir un questionnaire OSHA. Deuxièmement : Ils doivent subir un examen physique auprès d’un professionnel de la santé.

Mais, l’EPA (Ministère de l’Environnement) fait du contrôle aérien. « Tout va bien. » C’est super. Ouais, rendez-vous compte.

En tout cas, il existe de fait une règle quelque part, dans la loi de l’OSHA, qui dit que les volontaires ont le droit de porter un respirateur pour volontaires. Mais, comme nous le savons tous, BP a envahi notre Golfe. Je veux dire, BP règne, maintenant, sur notre Golfe. Le fait est : voilà qui est en charge de la situation.

Ils n’arrivaient même pas à diriger leur propre société et ils sont responsables de cette opération ! Je suis totalement révoltée !

Ils ne peuvent pas porter de respirateur artificiel parce que s’ils ne sont pas correctement formés... Selon les règles de BP, il faut être correctement formé pour pouvoir porter un respirateur. Maintenant, BP a dit qu’ils fourniraient la formation ainsi qu’un respirateur. Mais, tout va bien ! Et donc ils ne doivent pas être formés et ils n’ont pas besoin de respirateur. Et en ce qui concerne le droit de porter un respirateur artificiel ? Devinez quoi ? Si vous ne suivez pas les règles de BP, vous n’avez pas de travail. Et c’est ce qu’ils m’ont dit.

Alors, je leur ai demandé de parler des sept hommes qui ont été transportés, l’un en hélicoptère, les six autres en ambulance... Je leur ai demandé s’ils étaient libres d’en parler avec moi. Et ils ont dit, Oui madame, nous le sommes. Je suppose que ces gars n’avaient pas idée à qui ils parlaient.

La première réponse de M. Hayward a été l’intoxication alimentaire. Quatre bateaux différents, tous à … complètement distants les uns des autres. Intoxication alimentaire.

La deuxième réponse était l’épuisement dû à la chaleur.

Ensuite mercredi dernier - non, excusez-moi, mercredi il y a une semaine - quand je me suis assise avec des agents de sécurité de l’OSHA et de BP, la personne de l’OSHA m’a informée que les quatre bateaux avaient pris du Pine Sol, en avaient pulvérisé partout sur leurs bateaux, et s’étaient ensuite assis et avaient respiré les vapeurs toute la journée, et c’est ce qui avait entraîné l’empoisonnement chimique.

Attendez une minute ! J’ai été sur des bateaux toute ma vie. J’ai été partout avec des capitaines. Quand nous vaporisons quelque chose sur notre bateau, nous le lavons directement. Sinon, ça mange la peinture du bateau. Nous prenons soin de nos affaires.

Donc ça et là , c’était tout simplement un mensonge flagrant.

Je leur ai alors demandé - je leur en ai lancé une comme ça - j’ai dit : Bon, qu’en est-il des gens du 11-Septembre ?

Il a dit : C’est drôle que vous demandiez ça, parce que j’ai fait ce travail. Nous les suivions avec des respirateurs, en les suppliant de les porter.

Et il a en fait montré du doigt nos pompiers de New York. Ouais, il l’a fait ! Des gens qui sont en train de mourir lentement d’empoisonnement chimique, au moment même où nous sommes assis ici cette pièce. Il les a pointés du doigt en disant qu’ils s’étaient retournés et lui avaient fait un doigt d’honneur, en lui disant : Nous ne portons pas de respirateur, nous cherchons nos amis.

Des pompiers entrainés ? A New York ? Est-ce que vous êtes sérieux ?

J’aurais voulu le gifler ! Mais, je me suis bien tenue.

Quoi qu’il en soit, mes enfants ont eu quatre éruptions cutanées. Ma fille a fait une éruption la première fois. Je l’ai emmenée en Floride pendant quatre jours. Ca a disparu par enchantement. Je l’ai ramenée, elle a de nouveau fait une éruption. Je suis repartie, elle a guéri. Et aujourd’hui, elle fait de nouveau une éruption. Sans mentionner que ma belle et brillante étudiante, en parfaite santé, ma magnifique petite fille a une double infection de l’oreille et des problèmes respiratoires supérieurs. Je suis partie et suis allée à Bâton Rouge, et en rentrant à la maison en voiture : s’éclaircir la gorge, cette viscosité, cette irritation respiratoire supérieure.

Vous savez, le point final ici est le suivant : ce matin j’ai contacté Mlle Marla Cooper, qui est Conseillère municipale du District 9 pour la commune de Plaquamines. Mlle Marla a trois petits-enfants dans notre secteur et elle est juste une super grand-mère et une bonne maman. Et je lui ai dit : Mlle Marla, nous devons réclamer une évacuation de notre secteur. Nous ne pouvons pas permettre que nos concitoyens restent assis comme si nous étions au beau milieu du…

Nous le sommes ! Ce truc est sur les trois côtés de ma maison ! Je vais dehors et il y a une brume. Ils appellent ça « des jours de mauvais air ». Les gars, restez à l’intérieur, mettez votre climatiseur en mode recyclage. Tout va bien.

Mais pourquoi devrions-nous nous enfermer dans notre maison ? Vous pensez vraiment que ça va le couper ? Est-ce que vous croyez vraiment que ça va améliorer la situation ? Non, ça n’aide en rien ! D’où pensez-vous que provienne l’air à l’intérieur de la maison ? De l’extérieur de la maison.

Ces gens, ils ne cessent de me stupéfier.

Le manque d’humanité, ici.

Je sais que ma commune ne fait qu’à peine deux pour cent de la population de la Louisiane, mais est-ce que cela fait de mes concitoyens des poids morts ?! C’est inacceptable !

Ils sont lentement en train d’empoisonner chaque personne qui m’ait jamais été proche de toute ma vie et je suis debout ici à dire : cela suffit !

Maintenant, si je froisse quelques plumes et que j’en fâche certains, qu’à cela ne tienne. Ca m’est égal.

Mes gens sont plus importants à mes yeux que leur dernier mot. Et ça, c’est mon dernier mot.

Donc, essentiellement, toute cette comédie de poneys et de ballons... Si quelqu’un n’intervient pas pour surveiller correctement cette opération… Notre marais est à présent utilisé comme un barrage flottant, un barrage flottant surmené, une grosse, une gigantesque éponge. C’est des deux côtés de nous. Ca se remplira, et ça se remplit, constamment. Nous avons du brut lourd, très lourd, qui pénètre partout dans notre marais, à l’instant même où nous parlons.

Ils déploient, et ensuite ils retirent quand un politicien arrive, ceci n’est pas acceptable !

Ce n’est pas une opération de nettoyage, c’est une opération de dissimulation ! C’est... Nous n’en sommes qu’au tout début. Ca pourrait durer des années et ils réduisent déjà les coûts !

Réduire les coûts, raboter les coins et prendre des raccourcis est la raison pour laquelle nous sommes tous rassemblés dans cette pièce aujourd’hui.

Ca suffit maintenant !

Maintenant, en ce qui concerne l’EPA, OSHA, NOAA (Administration océanique et atmosphérique nationale), BP et le gouvernement fédéral, ils... Chacun d’entre eux collabore les uns avec les autres. Ca vient de quelqu’un au sommet de NOAA. Voilà le genre de personnes auxquelles j’ai parlé. C’est venu de quelqu’un de haut-placé à NOAA, qu’ils sont tous en intelligence avec BP.

Vous plaisantez !?

Pour qui ces gens travaillent-ils donc ?

Je croyais qu’il s’agissait de nos agences destinées à protéger au mieux nos intérêts, notre monde, notre Terre, nos vies. Et que se passe-t-il ici ? Sommes nous à ce point dépendants de ces banques, pour simplement nous coucher sur le dos et les laisser empoisonner notre monde, et les gens qui y vivent ? C’est inacceptable !

Une semaine après cela ait commencé, ils voudraient nous dire : Il n’y a rien qui se passe, il n’y a rien qui meurt ? Une semaine après cette histoire, j’ai voyagé 100 km à l’est du site d’origine. Il y avait ces coquillages flottant partout à la surface de l’eau. Des centaines de milliers d’entre eux. Ils étaient vides parce qu’ils étaient morts. Je n’ai jamais vu de coquillages flotter de ma vie. Morts. Une semaine après.

Il y a quatre semaines, quand le pétrole a été orienté pour frapper la côte ouest de notre péninsule, j’étais tellement furieuse après avoir été à Pascaloocha et avoir vu ce qui n’était pas fait là -bas, que j’ai pris mon bateau - ma dîme, mon temps - et j’ai fait un voyage. J’étais comme Fox National News sur mon bateau. J’ai voyagé 16 km de Red Pass, vers Fort Bayous, environ 16 km du côté Est de Grande àŽle.

Donc, le pétrole était dirigé pour frapper ce côté de la péninsule. 48 km. Je n’ai rencontré aucun sauveteur. Je ne me suis pas heurté à un seul morceau de barrage flottant, dur ou mou. 46 mètres de sacs de sable sur une zone de 48 km de littoral. C’est inacceptable !

Alors, j’ai décidé sur le chemin du retour de parcourir un peu la côte pour voir ce qui se passait. Je suis tombée sur du pétrole à 1200 m au large de la côte. Pas en fine nappe. Du brut. Alors que je roule le long de la côté, de retour vers Red Pass, je regarde de l’autre côté du Golfe et je remarque qu’il y a de grands rassemblements d’oiseaux.

Ce n’est pas inhabituel. J’ai supposé qu’ils plongeaient sur des appâts. Mais pourquoi plongeaient-ils dans la nappe de pétrole ? Parce que les oiseaux ne savent pas faire mieux.

Nous roulions vers les oiseaux. Je voulais voir ce dans quoi ils plongeaient. J’étais... Je voulais savoir. En arrivant près des oiseaux... Je ne sais pas si vous avez beaucoup été sur l’eau, ou même si vous avez déjà vu un grand banc de poissons. Ils font comme une ébullition sur l’eau. Ca ressemble à une marmite en train de bouillir. Les poissons font frémir l’eau comme si elle bouillait. En nous avançant là , il y avait des grands bull reds (poissons) avec leurs bouches ouverte à la surface de l’eau, couchés sur le côté, nageant à l’envers en cercle.

De nouveau, des centaines de milliers d’entre eux, banc après banc après banc. Ils mouraient. Ils étaient si désorientés qu’ils se heurtaient aux flancs de mon bateau.

[Un membre de l’auditoire demande pourquoi on n’en parle pas aux nouvelles.]

C’est une très bonne question. FOX National News jure que c’est sur leur site Web, mais je l’ai fouillé de fond en comble. J’ai même… Vous savez quoi ? J’ai le numéro de téléphone du cameraman dans mon sac, ici. On peut l’appeler après et savoir exactement ce qu’il en est. Je les ai déjà appelés et leur ai demandé à maintes reprises, mais ils ne veulent pas me dire. Vous savez quoi ? Tout le monde parle d’un blackout des médias, un black out des médias.

Oui madame, il y a un blackout des médias. L’émission 60 Minutes de Sydney en Australie, est venue ici et ils ont fait un très bon reportage. Je l’ai regardé sur leur site Web. La transcription est toujours là . 24 heures après que la vidéo ait été publiée sur le site Web, elle a disparu.

[Note de l’éditeur : elle peut être vue ci-dessous (en anglais).
La qualité de l’image est moyenne, mais néanmoins suffisante.]

Vous savez, concernant le commentaire « le pêcheur peut attraper la crevette ailleurs », je voudrais dire quelque chose de façon très claire.

Nous avons combattu les importations et les règlements au cours des 20 dernières années. Ils nous ont soumis à des régulations jusqu’au point où, comme pêcheur professionnel, mon mari détient personnellement sept permis différents. La seule chose que mon mari ne fasse pas, ce sont les huîtres.

Donc, s’il y a de la crevette ailleurs, ou si nous pouvons utiliser des filets à branchies ou quoique ce soit d’autre pour nous permettre de fournir une source de nourriture pour ce pays, une façon naturelle d’alimenter les gens, alors que quelqu’un m’indique cette direction et qu’il me fasse savoir où cela se trouve, parce que j’ai regardé partout.

Je suis revenue ici il y a quatre ans et demi et j’ai reconstruit sur les décombres parce que c’est ma maison et que j’aime la Louisiane. Je vis au milieu de nulle part, dans un bled.

La vérité finale ici, c’est que si le pays ne se lève pas pour dire c’est assez !...

Nous devons agir. Nous ne pouvons pas nous asseoir. Et si ce truc ne s’arrête pas, les amis, ça va devenir mondial. Ca détruira un tiers de l’eau dans le monde. Vous pouvez miser là -dessus ! S’ils n’arrêtent pas cela - tous les océans sont connectés - cela continuera sans fin.

Comme dit ma fille : infini plus 2.

Assez c’est assez.

Je répondrai à toutes les questions après. Merci pour votre écoute.

Kindra Arnesen

SOURCE http://projectavalon.net/lang/fr/kindra_arnesen_gulf_emergency_summit_...

(traduction non précisée)

EN COMPLEMENT :

le site Web du Gulf Emergency Summit (en anglais)

version PDF de ce témoignage (3 pages)

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