40 

Washington accède à la toute-puissance énergétique — et personne n’a l’air de percuter

BettBeat Media, Richard Medhurst

Ce n’est pas à une guerre que vous assistez. Ce que vous voyez, ce sont les États-Unis en train de réduire les nations de la planète à l’asservissement énergétique. Analyse de la thèse du “Petro-Gas Dollar” de Richard Medhurst et de la “perspective” qu’il a négligée.

Peu importe la guerre menée par les États-Unis, c’est toujours la même rengaine. Les mêmes voix ânonnent les mêmes propos : les États-Unis sont en pleine débâcle. La guerre est un échec. L’Amérique n’a jamais gagné de guerre. Toujours la même analyse figée dans les schémas de pensée du XXe siècle, selon laquelle "gagner" suppose un drapeau blanc, une capitulation en règle, une nation vaincue reconstruite à l’image de l’Amérique. Sans surprise, la plupart des commentateurs concernés sont ceux qui évaluent encore la victoire aux critères de 1945.

J’ai déjà dit, et je répète que les États-Unis ne perdent pas de guerres. S’ils en perdaient, ils n’en déclencheraient plus. L’Afghanistan, la Syrie, l’Irak ou la Libye, les États défaillants ne sont pas des échecs de l’Empire. Ils sont ses victoires. Et l’Empire a le vent en poupe.

Aujourd’hui, c’est l’Iran qui est dans le collimateur. À gauche comme à droite, le refrain est le même : ce sera un désastre, l’Amérique va trop loin et l’Iran sera son tombeau. Les mêmes voix. La même cécité. Le même scénario de toujours.

À l’exception d’une voix qui sort du lot. Comme moi, il est mi-Européen occidental, mi-Arabe. Il s’appelle Richard Medhurst. Peut-être que notre identité atypique nous confère un regard différent, un pied dans l’Empire, l’autre dans ses décombres. D’un côté, sa Grande-Bretagne et mes Pays-Bas ; de l’autre, sa Syrie et mon Algérie. Quelle qu’en soit la raison, je partage son profond scepticisme envers les clichés sur la guerre américaine. Il a aujourd’hui avancé une thèse assez audacieuse pour mériter un examen sérieux.

J’ai écouté l’analyse peu orthodoxe de Medhurst sur la guerre en Iran, un long direct de trois heures diffusé le 20 mars 2026 qui m’a impressionné. Pas pour les divagations d’un esprit conspirationniste, mais parce que, argument après argument, les données montrent une cohérence que les discours dominants ont soit ignorée, soit écartée. Medhurst affirme que les États-Unis, loin de s’enliser dans un nouveau bourbier désastreux en Asie occidentale, s’emparent délibérément des réserves énergétiques de la planète — et que les guerres contre la Syrie, le Venezuela, l’Ukraine et maintenant l’Iran ne sont pas des événements isolés, mais les étapes successives d’un seul et même plan : la domination énergétique totale. Il invente un terme pour désigner l’aboutissement de ce processus : le "pétro-gaz-dollar" ou le "GNL-dollar". Voyons si ce terme est appelé à durer.

Toutefois, si Medhurst cartographie avec une précision extrême la prison que l’Empire impose au monde, il ne cherche jamais la faille dans le système. Sa thèse comporte un angle mort — et c’est peut-être la partie la plus cruciale de toute l’histoire.

Mais nous y viendrons. Commençons par la prison.

1. Les fondements de la dépendance

Pour bien comprendre ce que la guerre en Iran peut entraîner, il faut d’abord saisir les conséquences de la guerre en Ukraine. En 2021, l’Europe ne recevait que 34 % des exportations totales de gaz naturel liquéfié (GNL) des États-Unis. Suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ce chiffre a doublé pour atteindre 69 % en un an. Ce n’était pas une simple fluctuation des marchés. C’était une réorientation structurelle de l’ordre énergétique mondial.

Aujourd’hui, les États-Unis sont le premier exportateur mondial de GNL, devant l’Australie et le Qatar, avec des exportations qui sont passées de 15 millions de mètres cubes par jour en 2016 à 425 millions de mètres cubes par jour en 2025. L’ampleur de cet essor est ahurissante. Selon l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis, les importations européennes de GNL américain ont bondi de près de moitié au cours des six premiers mois de 2025 seulement, confortant la position de Washington en tant que fournisseur dominant du continent

Le Centre for Eastern Studies de Varsovie — un think tank affilié au gouvernement polonais, et non une organisation anti-américaine — a publié en février 2026 un rapport dont le titre en dit long : "Une dépendance excessive ?" Le rapport révèle que le GNL américain représente désormais environ les trois cinquièmes du gaz liquéfié acheté par l’Europe, et que cette part atteindra probablement 70 % d’ici deux ans, conséquence de l’obstination de l’UE à rompre tout lien avec l’énergie russe et sa course aux alternatives.

Autrement dit, l’Europe n’a pas réussi à se libérer de sa dépendance au gaz russe. Elle a simplement reporté le problème. Comme l’a reconnu ouvertement l’Atlantic Council, la tentative de diversification de l’Europe pour s’affranchir du gaz russe a été "partiellement oblitérée par la dépendance au GNL américain et les négociations associées" — soit un simple transfert de dépendance. Les analystes mettent depuis longtemps en garde contre ce schéma de dépendance.

Selon Medhurst, ces évolutions ont été orchestrées — via un coup d’État en Ukraine, une manœuvre de l’OTAN, le sabotage de Nord Stream et une avalanche de sanctions — une théorie pas réfutable stricto sensu. Mais le constat est indéniable.

2. Escalade à South Pars

Le 18 mars 2026, Israël a attaqué le gisement de gaz iranien de South Pars, un gisement assez vaste pour alimenter la planète entière pendant des années. Partagé entre l’Iran et le Qatar, ce gisement sous-marin est situé dans le golfe Persique. La riposte a été immédiate. Selon Al Jazeera, l’Iran a lancé des missiles sur des installations qataries, provoquant des incendies massifs et et de graves dégâts structurels ayant pris des décennies à être achevées.

Selon Trump, les États-Unis auraient été informés de la frappe israélienne a posteriori. Pourtant, un haut responsable israélien a déclarée contraire à CNN, à savoir que l’opération aurait été coordonnée avec Washington. Cette contradiction vient conforter le rejet par Medhurst du schéma du "bon et du mauvais flic".

Les conséquences correspondent exactement aux prédictions de Medhurst. Selon Bloomberg, les représailles iraniennes ont dévasté le complexe de Ras Laffan, le centre névralgique de l’empire du gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar — réduisant environ d’un cinquième la capacité d’exportation du pays et nécessitant, selon QatarEnergy, cinq ans de reconstruction.

C’est là tout l’argument de Medhurst. Le Qatar est le seul rival sérieux des États-Unis sur les marchés mondiaux du GNL et les experts de Wood Mackenzie alertent sur l’impact durable que ces évènements auront sur l’approvisionnement mondial en gaz. Medhurst soutient que les États-Unis ont délibérément provoqué cette escalade en sachant que l’Iran finirait par frapper le Qatar, éliminant ainsi le principal concurrent des États-Unis dans la production de GNL.

Appelez cela de la prescience ou un heureux alignement des intérêts impériaux et du chaos géopolitique, la conclusion est la même : nous assistons à une brillante démonstration de réflexion stratégique de la part des manipulateurs coloniaux, tandis que le reste du monde exécute docilement le scénario prévu.

3. La ruée vers le dollar

L’une des affirmations les plus étonnantes de Medhurst concerne la chute vertigineuse des cours de l’or et de l’argent, qu’il attribue à la ruée mondiale vers la vente d’actifs contre des dollars pour acheter du GNL américain. Une affirmation que l’on pourrait qualifier d’exagérée, jusqu’à ce que les données parlent d’elles-mêmes.

L’or, généralement considéré comme une valeur refuge en période d’incertitude économique, s’est effondré — perdant 11 % cette semaine, enregistrant sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1983, et chutant de plus de 14 % depuis le début de la guerre. L’argent a subi le même sort. L’or et l’argent ont été touchés par une vague de ventes massive jeudi, les métaux perdant respectivement environ 5 % et 10 %.

Le paradoxe identifié par Medhurst — à savoir que les valeurs refuges perdent du terrain en période de guerre — est confirmé par de nombreux analystes. Dan Coatsworth, d’AJ Bell, a déclaré que cette baisse suggère que les investisseurs sont soit en train de liquider des actifs auparavant très rentables, soit en train de réagir à un nouveau renforcement du dollar américain.

"L’or baisse souvent lorsque le dollar américain prend de la valeur, car le métal coûte alors plus cher à ceux qui achètent avec d’autres devises".

Ce mois-ci, le dollar américain a repris des couleurs, augmentant le prix de l’or pour les investisseurs internationaux — l’indice du dollar a progressé de près de 2 % depuis le début de la guerre en Iran, mettant fin à une baisse de plusieurs mois.

Tel est le mécanisme décrit par Medhurst : un dollar qui se renforce non pas malgré la guerre, mais grâce à elle, car le seul fournisseur de GNL fiable au monde fixe le cours de son énergie en devise américaine.

4. Le Venezuela, et la boucle est bouclée.

Medhurst établit un lien entre le Venezuela et ce dispositif, affirmant que le pays a été attaqué pour servir de "réserve stratégique de pétrole" et pour priver la Chine de ses sources d’énergie. J’en suis arrivé à une conclusion similaire l’année dernière : la guerre contre le Venezuela n’était qu’un prélude à l’attaque de l’Iran, et la monopolisation de ses réserves énergétiques une condition préalable pour mettre le feu aux usines énergétiques d’Asie occidentale. Les preuves sont accablantes.

En décembre 2025, les livraisons de pétrole du Venezuela à la Chine, son principal acheteur, s’élevaient en moyenne à plus de 600 000 barils par jour, soit environ 4 % des importations totales de pétrole de la Chine, selon Reuters. Comme l’a souligné le magazine Time, les États-Unis ont pris le contrôle d’un important fournisseur d’énergie de la Chine. Pékin a investi des dizaines de milliards de dollars dans des accords "pétrole contre prêts" afin de s’assurer un approvisionnement ne provenant pas d’une zone contrôlée par les États-Unis — en ce sens, le Venezuela constituait une police d’assurance pour la sécurité énergétique de la Chine. Aujourd’hui, ce marché est entre les mains des Américains.

Le Center on Global Energy Policy de l’université Columbia a confirmé que l’administration Trump a bien annoncé que tout le pétrole entrant et sortant du Venezuela passera par "les canaux autorisés conformes à la législation américaine et à la sécurité nationale", se positionnant ainsi au premier plan de la commercialisation du pétrole vénézuélien. Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor a par la suite délivré des licences contenant une interdiction de participation pour les entités ayant des relations spécifiques avec la Chine, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord et la Russie.

Le schéma identifié par Medhurst — coupure du gaz russe, bombardement des installations gazières du Qatar, saisie du pétrole vénézuélien, champs pétroliers iraniens en flammes — revient à l’élimination systématique de toutes les sources d’énergie non américaines accessibles à l’Europe, à la Chine et aux pays du Sud.

5. Le Plan d’action maritime : construire la flotte de l’empire

L’affirmation la moins relayée de Medhurst concerne le Plan d’action maritime, publié le 13 février 2026 — exactement deux semaines avant le début de la guerre contre l’Iran. Ce plan représente la tentative la plus agressive de Washington depuis près d’un siècle pour reconstituer la flotte commerciale américaine et la capacité des chantiers navals, en associant la relance industrielle à l’expansion de la main-d’œuvre et à de nouvelles réglementations radicales visant à forcer le transport de marchandises sur des navires de construction américaine.

Ce plan prévoit notamment une taxe sur chaque navire étranger accostant dans un port américain, ainsi qu’une redevance au kilogramme sur les marchandises importées. Même si cette redevance n’est qu’une fraction de centime, elle pourrait générer des dizaines de milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. Medhurst parle de "double imposition" : les États-Unis ne se contentent pas de vendre le gaz, mais exigent qu’il soit transporté sur des navires américains, sous peine de taxation.

gCaptain, l’une des publications les plus réputées du secteur maritime, a qualifié cette initiative de "la plus ambitieuse initiative de ce secteur depuis l’ère Roosevelt". Et le moment choisi n’est pas anodin. Actuellement, les États-Unis construisent une part négligeable des navires commerciaux mondiaux — la quasi-totalité de leur commerce maritime se fait sous pavillon étranger, sur des bâtiments étrangers, avec des équipages étrangers. Ce plan ambitionne de renverser complètement cette tendance, précisément au moment où les États-Unis deviennent le fournisseur d’énergie incontournable de la planète.

L’Iran, c’est l’heure de vérité. Soit l’Amérique asservit le monde pour un siècle supplémentaire, soit le monde parvient à se libérer.

6. Le navire russe détruit

Le 3 mars 2026, le méthanier battant pavillon russe Arctic Metagaz a été détruit en mer Méditerranée. Selon Moscou, le navire a été la cible d’une attaque de drone — vraisemblablement ukrainien — en haute mer, entre Malte et la côte italienne, alors qu’il transportait une importante cargaison de diesel et des dizaines de milliers de tonnes de gaz naturel liquéfié. En l’espace de quelques jours, les méthaniers russes soumis à des sanctions ont abandonné la navigation en Méditerranée.

Medhurst y voit l’élimination du dernier fournisseur alternatif de GNL capable d’atteindre les marchés méditerranéens. Reste à savoir si l’Ukraine a agi de sa propre initiative ou avec l’accord tacite de Washington, une question que la presse grand public n’a pas jugé utile de soulever. Si cette information se confirme, l’Arctic Metagaz serait le premier méthanier détruit par agression — un seuil franchi en toute impunité.

7. L’Europe en otage, la Chine dans le viseur.

Le think tank Bruegel, basé à Bruxelles, a exposé la situation délicate de l’Europe avec une transparence inhabituelle : la vulnérabilité du continent aux chocs géopolitiques perdurera tant qu’il restera structurellement dépendant des hydrocarbures importés. Seul un véritable virage vers une énergie propre produite localement pourra briser ce cycle.

Les répercussions financières sont déjà asymétriques. Depuis le début de la guerre, les marchés boursiers européens ont chuté près de trois fois plus que leurs homologues américains, car les États-Unis, en tant que premier producteur mondial de pétrole et principal exportateur de gaz, tirent profit de la crise qui saigne l’Europe à blanc. Goldman Sachs estime que près d’un cinquième de la capacité mondiale de production de GNL a été interrompue.

The National Interest, qui n’est pourtant pas une publication anti-impérialiste, a publié ce qui est peut-être l’analyse la plus accablante sur le plan structurel : il ne s’agit pas simplement d’un choc énergétique de plus, mais d’une crise qui vient s’ajouter à des années de précarité cumulée — guerre à la frontière orientale, séquelles de 2022, déclin industriel, fracture politique et marge de manœuvre budgétaire réduite. La publication avertit que l’Europe risque de devenir un continent importateur de tout — carburant, technologie, capacités stratégiques — et, ce faisant, d’atteindre dépendance permanente vis-à-vis des technologies importées..

C’est précisément la désindustrialisation décrite par Medhurst. Elle se produit en temps réel.

8. Le talon d’Achille de Medhurst : les énergies alternatives.

C’est là que l’analyse de Medhurst, bien que structurellement solide, montre ses limites — et que l’espoir refait surface.

Lors du Sommet sur la croissance verte à Bruxelles, Simon Stiell, responsable du climat à l’ONU, a déclaré sans détour que miser davantage sur les combustibles fossiles est "parfaitement illusoire" et que "cette crise des combustibles fossiles se reproduira encore et encore". Le président sud-coréen a quant à lui qualifié la crise d’"excellente opportunité" de passer plus rapidement aux énergies renouvelables.

Ils ont raison. Mais ils ne nomment pas le bénéficiaire. Cette guerre pourrait bien, involontairement, consacrer l’ère de la Chine — en poussant le monde à adopter la transition vers les énergies alternatives que Pékin maîtrise déjà. C’est une thèse que j’ai grande majorité des nouveaux projets d’énergies renouvelables mis en service en 2024 sont déjà moins chers que les combustibles fossiles. Les pays qui ont rapidement investi dans le solaire et l’éolien décentralisés s’aperçoivent qu’ils disposent de mécanismes d’amortissement dont leurs voisins sont dépourvus. La campagne d’électrification massive menée par la Chine a déjà sensiblement réduit son exposition au type même de perturbation de l’approvisionnement en cours actuellement.

Le "pétro-gaz-dollar" décrit par Medhurst est bien réel. Son influence est manifeste. Ses conséquences sont quantifiables. Mais il n’est pas invincible. Il repose sur le postulat que le monde demeure dépendant de substances qui transitent par des points de passage contrôlés par les États-Unis, à bord de navires construits par les États-Unis, et dont le prix est fixé dans une monnaie émise par les États-Unis.

Autrement dit, l’empire américain, et peut-être même les Palestiniens qui ont déclenché l’attaque du 7 octobre, pourraient bien être les principaux artisans de la transition mondiale vers les énergies propres. Et, par extension, du déclin de l’empire américain.

9. Verdict

Medhurst a-t-il raison ? Pas sur tous les points. Il confond parfois corrélation et causalité et attribue à une intention délibérée ce qui pourrait n’être qu’une exploitation opportuniste des événements. Les États-Unis n’avaient pas nécessairement prévu qu’Israël frapperait South Pars, ni que l’Iran riposterait en frappant Ras Laffan. Mais cela n’a guère d’importance. Les empires n’ont pas besoin d’omniscience, mais de positionnement. Grâce aux sanctions contre l’Ukraine, à la prise de contrôle du Venezuela, au Plan d’action maritime et maintenant à la guerre contre l’Iran, les États-Unis sont désormais en mesure de contrôler une part significative de l’approvisionnement énergétique mondial, ce qui ne s’était pas produit depuis l’accord initial sur le pétrodollar conclu avec l’Arabie saoudite en 1974.

Les chiffres ne mentent pas. Les États-Unis sont le premier exportateur mondial de GNL. Ils représentent environ 60 % des importations européennes de GNL, et cette part est en hausse. L’or s’effondre à mesure que le dollar se renforce. La production du Qatar est à l’arrêt depuis des années. Les navires russes sont coulés en Méditerranée. Le pétrole vénézuélien transite désormais par des canaux sous licence américaine. Enfin, le Plan d’action maritime impose la construction des navires de l’empire dans des chantiers navals américains

Medhurst parle de l’avènement du pétro-gaz-dollar. Que ce concept entre ou non dans le discours courant, le phénomène qu’il décrit est déjà une réalité.

L’Iran, c’est l’heure de vérité. Soit l’Amérique asservit le monde pour un siècle supplémentaire, soit le monde parvient à se libérer.

Le seul antidote que l’empire ne peut monopoliser, c’est l’énergie venue du ciel.

Et comme je l’ai écrit il y a quelques jours, la Chine l’a probablement compris, du moins espérons-le.

BettBeat Media & Richard Medhurst

Traduit par Spirit of Free Speech

Le direct de trois heures de Richard Medhurst diffusé le 20 mars 2026

 https://ssofidelis.substack.com/p/washington-accede-a-la-toute-puissance

COMMENTAIRES  

24/03/2026 14:22 par Jos

CBS News : Le Pentagone a mené une étude détaillée du scénario de débarquement de troupes en Iran.

CBS News, citant des sources bien informées, rapporte que l’armée américaine a mené une étude approfondie du scénario de déploiement de forces terrestres en Iran. Des demandes ont été soumises par de hauts gradés et des plans sont à l’étude. La seule question qui reste est de savoir quand le moment décisif arrivera.

Donald Trump, quant à lui, a brièvement répondu aux journalistes dans le Bureau ovale la veille, le 19 mars :

"Non, je n’enverrai pas de troupes nulle part"

si c’était vrai, il ne l’aurait certainement pas dit à la presse.

Le Pentagone, habitué ces dernières années à opérer depuis les airs et par le biais de groupes interposés, semble en venir à la conclusion que les bombardements et les frappes de drones ne constituent pas une solution au problème iranien.

En niant la possibilité d’une opération terrestre, Trump se ménage une marge de manœuvre. Dire la vérité d’emblée le priverait de l’effet de surprise et risquerait de provoquer une vague de critiques dans son propre pays, où personne n’est enthousiaste à l’idée de s’engager dans un conflit au Moyen-Orient.

La question est cependant différente : Washington est-il préparé aux conséquences d’une campagne terrestre en Iran ? L’Iran n’est ni l’Irak ni l’Afghanistan. Le terrain, la doctrine militaire, le niveau de consolidation sociale – tout est différent. Mais à en juger par les fuites, le Pentagone a déjà fait sa part. C’est maintenant aux responsables politiques d’agir.

On peut faire confiance à Trump et Netanyahu ( dit Bibi) pour que cela se produise, peut-être la semaine prochaine. En effet, les marines arriveront sur place pour débarquer et le débarquement sera précédé d’un très violent bombardement.
Tout ceci est planifié soigneusement. Trump et Bibi se sont vus suffisamment de fois pour que tout cela soit au point.

J’espère que le peuple iranien et ses forces armées résisteront aux envahisseurs qui veulent détruire leur civilisation et leur pays pour s’emparer de leurs richesses énergétiques.

24/03/2026 14:59 par D. Vanhove

Je reprends ici le commentaire posté à la suite de cet article (que je mentionnais dans le précédent sur LGS de C. Murray) : "Analyse intéressante dans la mesure où elle aborde les tensions actuelles sous un autre angle qu’habituellement... sauf que, son approche me paraît quand même surtout européeo-centrée... le reste du monde ne pesant pas gd chose dans la balance, alors que... les BRICS y pèsent de plus en plus... donc, à prendre, comme tjr, avec un certain recul"

j’ajouterais que outre son européo-centrisme, on pourrait parler d’occidentalo-centrisme... et pour ceux que ce moment existentiel dans les rapports de force en présence intéresse, il convient aussi d’y ajouter le point de vue de Scott Ritter qui n’est pas le dernier venu en terme d’analyse et nuance qq peu le côté tt blanc ou tt noir de l’approche présente de Medhurst (https://ssofidelis.substack.com/p/la-russie-a-la-rescousse)

enfin, en-dehors de calculs intéressés strictement personnels, certains internautes peuvent bien trouver qqs qualités d’intelligence supérieure à D.Trump, je ne pense pas qu’un individu ayant de telles responsabilités sur les épaules et cependant aussi lunatique qu’on peut le constater, en soit pourvus

24/03/2026 17:01 par sylvain

Une analyse très intéressante. Les politiques de l’empire ont toujours mélées une absurdité évidente avec une profonde cohérence. Et la force de l’occident, avec son pouvoir insaisissable, est certainement la confusion et le chaos.
Il me semble que l’empire s’attaque aussi a l’alternative chinoise, notamment au congo. L’alternative électrique demande une très grande variété de matières premières, c’est une faille majeure dans ce genre de cas, surtout pour un pays qui en a peu

24/03/2026 18:39 par Vincent

Ces analystes me semblent omettre une donnée cruciale :
Les principaux gisements de schiste étasuniens commenceront vraisemblablement à se tarir à très court terme.
J’ai lu plusieurs analyses qui parlaient d’un début de tarissement à l’échéance de 6 ans seulement. En tout cas, le palier est atteint.
Ensuite, il faudra forer beaucoup plus profond, donc pour beaucoup plus cher.
Déjà, la fermeture d’Ormuz permet une bien meilleure rentabilité pour l’industrie US du schiste : tiens tiens.

De mon modeste et insignifiant point de vue, je vois les E.U tenter coûte que coûte de s’accaparer les réserves qui sont plus solides et surtout plus durables que les leurs, avant que la bascule énergétique et de la puissance ne leur rende l’action militaire impossible. C’est sans mentionner que 100% de leur infrastructure est non-viable sans la bagnole.

Pour ce qui est des capacités industrielles à construire des flottes de bateaux, tant militaires que commerciales, celles des E.U relèvent tout juste de la farce, et je ne les vois pas rattraper l’Asie même dans leurs rêves les plus humides.

Je n’oublie pas non plus les volumes toujours plus importants d’énergies fossiles qui s’échangent désormais en Yuan, échangeables en or, ni la fin du pacte pétrodollar auquel l’Arabie Saoudite a mis un terme.
Peut être que nous verrons bientôt l’empire attaquer ce pays pour cela, et assisterons alors à un vrai renversement des alliances.

Quant au marché et au dollar, je dirais qu’on en est au stade où on rafle tout avant la fermeture du casino. Mais je redis que la crise monétaire peut simplement être voulue : épurement de la dette, changement des institutions monétaires, monnaie numérique et totalitarisme, dont une bonne grosse guerre accélérera l’avènement.

Outre ces considérations réjouissantes, les européens devraient urgemment prendre la mesure du risque colossal et mortel que représente le transfert de notre dépendance énergétique envers la Russie, vers les E.U dont la fiabilité est à tout le moins, et sur tous les plans, très douteuse.
En l’occurrence, nous n’avons même pas l’ombre d’une autonomie stratégique, et nous le paierons très cher.

Alors : elira-ton unanimement un sauveur avant que l’apocalypse ne provoque le retour du messie ?
Ou bien la violence dont l’Iran fera preuve nous montrera-t-elle que c’est comme ça qu’on cause à l’empire et à ses sbires qui nous tiennent sous le joug ?

24/03/2026 19:12 par diogène

" Toujours la même analyse figée dans les schémas de pensée du XXe siècle, selon laquelle "gagner" suppose un drapeau blanc, une capitulation en règle, une nation vaincue reconstruite à l’image de l’Amérique. Sans surprise, la plupart des commentateurs concernés sont ceux qui évaluent encore la victoire aux critères de 1945. "

Assez bien vu, sauf que même le mot "nation" n’a plus guère de sens, ce qui remet en question tout le raisonnement.

Depuis la chute de l’URSS en 1991 et l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce en 2001, tous les pays sont capitalistes , et ce ne sont ni les peuples ni les religions qui gouvernent le monde, mais les classes dominantes. Le capital n’a ni identité, ni patrie, ni religion ; il est mobile et transnational, apatride et indifférent aux appartenances nationales et confessionnelles à la nuance près que trois grandes mafias sont en rivalité, même si leurs capiutraux s’interpénètrent : la mafia chinoise met en échec l’hégémonie de l’empire américain, et la mafia russe n’a eu que le choix de se soumettre ou de résister face au bras armé de la mafia américaine, l’OTAN.

La famille mafieuse américaine issue de la fusion des organisations italienne (Corleone et Luciano), irlandaise (Kennedy et juive (Lansky) est en faillite et train de perdre sa suprématie mondiale conquise à Bretten-Wood face à ses créanciers des triades chinoises et les sbires de la bratva russe.

La guerre contre l’Iran n’est pas le produit des décisions Trump et de Netanyahou, mais l’expression d’une stratégie finanière plus vaste, qui dépasse les dirigeants et les états eux-mêmes. Ce ne sont pas seulement des volontés politiques qui sont à l’œuvre, mais la redistribution des cartes dans le jeu de monopoly quest devenu le capitalisme mondialisé.

Ce n’est pas seulement une question de sources d’énergie. Ce n’est pas seulement une guerre décidée, c’est une guerre rendue possible, encouragée et prolongée par des organisations criminelles internationales qui en tirent profit et utilisent les armées des états qu’elles contrôlent et manipulent pour s’affronter. Un jeu mortel.

La guerre contre l’Iran n’est pas une anomalie : elle est l’expression d’un monde capitaliste structuré par la guerre, dominé par des très grandes bourgeoisies régionales, rivales et entremélées comme l’étaient les familles aristocratiques en Europe qui, elles, ne disposaient pas de l’arme atomiques.

Ce n’est pas simplement la guerre qu’il faut dénoncer et combattre en se rangeant derrière un camp au nom de l’anti-impérialisme campiste, mais le système capitaliste global qui la rend inévitable.

24/03/2026 20:59 par Aquarius15

@D. Vanhove,
Si Trump, qui change d’avis à chaque Tweet, est exceptionnellement visionnaire, c’est à la hauteur de notre ’Mozart de la Finance’ jupitérien, qui dit tout et son contraire "en même temps" en un discours, pour changer de posture diplomatique une à deux fois par semaine...

@Vincent
La complicité historique de certains Etats du Golfe avec les USA n’est-elle pas liée à leur absence d’histoire civilisationnelle ? Après tout, les colons américains et les bédouins du Golfe ont en commun l’enrichissement soudain lié à l’exploitation des richesses souterraines intriqué à l’esclavagisme (à l’ancienne ou moderne)... Outre l’Iran, l’Irak doté d’un solide historique civilisationnel a toujours été difficile à contrôler pour l’occident.
Il est actuellement question d’une entrée en guerre de l’Arabie Saoudite, une démocratie exemplaire en comparaison de l’Iran. [cynique]

24/03/2026 21:32 par Safiya

L’auteur devra diversifier ses sources, "Bloomberg", "CNN" ou encore "Al Jazeera", ce n’est pas suffisant pour livrer une analyse impartiale et juste.
L’Iran n’a frappé que les infrastructures américaines basées aux Qatar et ailleurs dans la région.
Il m’a été pénible d’aller jusqu’à la fin du paragraphe 2.
Comme une odeur de parti pris qui me donne la nausée.

24/03/2026 23:48 par lou lou la pétroleuse

A Safiya,

L’intention de l’auteur n’est peut être pas de "livrer une analyse impartiale et juste" au sens où vous l’entendez. Le capitalisme se soucie assez peu de justice et n’a cure de l’impartialité quand il s’agit de ses intérêts.
L’analyse est intéressante parce qu’elle sort des sentiers battus (et rebattus par la presse depuis le début de l’agression israélo-étazunienne), et même si certaines données sont négligées, comme le font observer plusieurs lecteurs, elle est solidement argumentée. Il me semble léger de la balayer sans l’avoir lue.
Le site qui a publié cet article en a publié un autre, également intéressant, en ce qu’il va, d’une certaine façon, à l’encontre de cette analyse : https://ssofidelis.substack.com/p/donald-trump-inaugure-lere-de-la?triedRedirect=true

Les intérêts de ceux qui dirigent et manipulent la politique mondiale sont très éloignés desnôtres. On peut les juger à partir de nos valeurs, mais on ne peut les analyser et les comprendre qu’en se référant à leurs modes de pensée, qui sont conformes à leurs intérêts... et contraires aux nôtres.

24/03/2026 23:52 par Carlos Ducasse

Selon Brics News, la Chine eût obligé l’Iran a retourner a la table des négociations... Medhurst nous présente la face cachée de la guerre, ce n’est donc pas une guerre entre Nations, c’est la guerre du Capital contre ce qu’il ne possède encore pas et au cours de laquelle les Nations telles que nous les connaissions seront détruites, y compris les Etats Unis...

25/03/2026 10:06 par D. Vanhove

Après relecture de cette analyse, je voudrais qd mm revenir sur certains points qui invitent, comme je l’exprimais ci-dessus, à la prendre avec recul :

- Medhurst semble dire qu’il est le seul à avoir compris ce qu’il en est et que ttes les analyses faites depuis des années à propos des guerres US sont erronées... rien que cela (mais ce ne doit pas être étranger au fait de son jeune âge) laisse qq peu perplexe... ainsi, selon ses propres dires, les Etats_unis sortent-ils grands gagnants des guerres passées que pourtant la plupart des analystes (et non des moindres, pourtant) décrivent comme fiasco

- s’ils étaient aussi gagnants qu’il l’affirme, pourquoi le pays serait-il dans un tel état de délabrement économique et financier avec la dette la plus élevée jamais atteinte, au point que régulièrement l’appareil d’État se trouve paralysé et qu’il faut d’urgence voter pour un relèvement de budget au risque de ne pas pouvoir payer ses fonctionnaires, jsq et y compris les agences liées à la Défense ?

et ainsi d’autres exemples qu’il serait trop long de détailler dans une rubrique ’commentaires’...

je crois surtout que les victoires dont peuvent se prévaloir les administrations qui se sont succédées à la Maison blanche relèvent de victoires personnelles pour la mafia qui se dispute et finit par occuper les postes convoités le temps de leurs mandats... mais pour le commun des mortels et l’ensemble de la nation américaine, je ne suis absolument pas convaincu de la chose et des arguments avancés par l’auteur

25/03/2026 12:51 par marc molitor

Il manque cinq lignes dans le paragraphe 8, par rapport à l’article original

les voici :

" C’est une thèse que j’ai récemment explorée et que l’approche théorique de Medhurst ne fait que conforter.
Une lutte entre l’ancien et le nouveau. L’empire pétrolier cherche à reconquérir son hégémonie face à la superpuissance de l’énergie verte qui développe de nouvelles technologies. Les États-Unis sont peut-être en train de se cramponner à un monde qui s’apprête déjà à se passer d’eux.
·
Et ces chiffres n’ont rien d’abstrait. L’Agence internationale pour les énergies renouvelables a en effet constaté que ... la majorité, etc ..."

25/03/2026 14:02 par lou lou la pétroleuse

13:50

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU condamne les frappes iraniennes dans le Golfe et demande des « réparations »

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a condamné mercredi les attaques de l’Iran contre ses voisins du Golfe et a exigé des « réparations » complètes et rapides pour toutes les victimes de ses frappes.

À l’unanimité, le Conseil, qui compte 47 membres, a approuvé une résolution, présentée par les six pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, condamnant les actions de Téhéran visant à fermer le détroit d’Ormuz et exigeant que l’Iran « cesse immédiatement toutes ses attaques non provoquées ».

Source : le figaro https://www.lefigaro.fr/international/en-direct-guerre-moyen-orient-iran-israel-etats-unis-koweit-liban-irak-qatar-emirats-arabes-unis-arabie-saoudite-bahrein-oman-donald-trump-benyamin-netanyahou-20260325

Sans commentaire.

25/03/2026 16:35 par Jos

Trump envoie 50 000 marines pour une invasion terrestre de l’Iran

Les États-Unis ont envoyé deux unités expéditionnaires maritimes dans la région du Golfe. Il y a aussi des annonces au sujet de la 82e Division aéroportée, une « Force d’intervention immédiate » de quelque 3 000 soldats qui s’ajouterait aux 1 600 forces terrestres des Marines.
Compte tenu des circonstances, il s’agit de forces dérisoires utilisables uniquement à des fins très limitées. Mais il pourrait bien s’agir de l’avant-garde d’une force beaucoup plus importante qui prendra des mois à se constituer.

Il est toujours question pour les US de prendre l’île iranienne de Kharg, la principale station d’exportation du pétrole iranien. Mais, il a aussi trois petites îles au milieu du détroit, Abu Musa et la Grande et la Petite Tunb, qui sont détenues par l’Iran mais revendiquées par les Émirats.. En raison de la profondeur de la mer, les pétroliers et les gros navires doivent passer entre Abu Musa et les Grandes et Petites Tunbs, ce qui fait de ces îles l’un des points les plus stratégiques du golfe Persique.

Ces îles pourraient être prises mais, leur valeur stratégique dans ce conflit est limitée. Les drones de reconnaissance iraniens, les radars à longue portée et les missiles anti-navires sont à l’affut. Prendre ces îles peut quand même avoir une certaine valeur de relations publiques. Mais cela ne lèvera pas le blocus du détroit et le coût pour les garder deviendra vite prohibitif en vie humaine ?

Une autre cible potentielle pour une incursion en Iran pourrait être sa ville du sud-est, Chabahar. C’est un port en haute mer qui serait un bon point de départ pour une force d’invasion plus importante. Mais Chabahar, peuplée de 100 000 habitants, est une ville trop grande pour être prise avec une force de seulement 5 000 hommes. Chabahar borde la région du Baloutchistan au Pakistan, ce qui compliquerait politiquement toute incursion. C’est pourquoi, il est à craindre que 50 000 hommes ne soit qu’un début.

La prochaine menace de Trump contre l’Iran – rouvrir t-il le détroit d’hormuz à la circulation ou autre ? – viendra très probablement vendredi, après la fermeture des marchés. Ce serait bien dans le style de de Trump : je négocie, puis je frappe durement.

Le néo-Caligula (Trump) veut à tout prix continuer à dominer le monde, pour ce faire il faut contrôler le pétrole et le gaz de la planète. Son allié sioniste, à un autre objectif : la destruction de l’Iran.

L’excellent analyste Pépé Escobar nous averti sur des risques très forts concernant ce conflit et sa prolongation à moyen terme et de sa montée en puissance  : https://youtu.be/HyBFDTaOQJA ou https://reseauinternational.net/pepe-escobar-la-strategie-dusure-de-liran/

La situation actuelle est très dangereuse. Les enjeux actuels sont analysés de façon pertinente dans la vidéo : Pourquoi Trump ne peut plus reculer - https://www.youtube.com/watch?v=PhBHu_odjOU

Cette guerre ne peut que s’amplifier, car elle est existentielle pour chacun des protagonistes. Rien ne permet de voir sa fin prochaine, bien au contraire : où en seront les limites ?. Les deux vidéos vous donneront des éléments de réflexion sur l’avenir de l’humanité.

25/03/2026 17:05 par va savoir

@ marc molitor, effectivement il était très important de ne pas ignorer ce passage.

La Chine travaille sans relâche sur ses soleils artificiels EAST, BEST ...et avance à grands pas et collabore également au projet ITER
https://www.slate.fr/sciences/soleil-artificiel-chine-laboratoire-limite-record-greenwald-fusion-nucleaire-energie-propre
https://www.chine-info.com/static/content/french/RegardsurlaChine/Sciences&tech/2026-01-20/1463226721809227776.html

Je ne suis pas vraiment inquiète pour les besoins énergétiques de la Chine.
Trump devrait aussi s’emparer des ressources du Canada qui joue depuis peu (et urgemment) la carte de la Chine pour ses exportations.
Les USA ne pourront pas soumettre la planète entière.

25/03/2026 17:28 par diogène

@ lou lou la pétroleuse

Par analogie avec la "double peine", on peut parler de "double victimisation" quand la victime d’une violence, est ensuite victime d’un discours qui la rend coupable d’avoir été agressée, comme dans certains cas de viols.
Les Américains connaisssent tellement bien la chose qu’ils lui ont donné un nom : "victim blaming" (lien)

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a été à bonne école.

25/03/2026 20:06 par UnParmiDautres

L’hegemonie US durera tant que les couts du contrôle et de maintenance des réseaux (petroliers, numeriques, bases militaires...) seront inférieurs à la rente qu’ils génèrent. C’est precisement ce déséquilibre qui a généré la fin de l’empire romain.

Au regard de la paupérisation generale, des guerres asymétriques dispendieuses, de l’endettement, de la paranoia sécuritaire, des frais générés par le contrôle social, ca ne durera certainement pas 1 siècle. En face, ils le savent.

25/03/2026 21:13 par act

@D.Vanhove,

Medhurst semble dire qu’il est le seul à avoir compris...etc.

En fait Medhurst ne dit rien dans cet article qui est rédigé par un auteur ("Prof.Karim" ?) de BettBeat Media, qui présente l’analyse de Medhurst, qu’il partage, sauf sur un point. Bien que cet auteur soit manifestement très "fier de lui", j’avais indiqué et lié vers la version originale, en anglais, de cet article la veille de votre lien, car l’analyse qu’il propose est intéressante et pertinente. Notez qu’à ma connaissance Medhurst n’a pas le ton fanfaron de l’auteur de BettBeat.
Comme Medhurst et (le fanfaron de) BettBeat, je constate que les USA n’ont "perdu" ni en Afghanistan, ni en Syrie, encore moins en Irak ou en Libye, ni dans les nombreux pays qu’ils ont sciemment et méthodiquement détruit, ruiné, ce sans intention d’occupation "à l’ancienne", si ce n’est quelques bases pour pouvoir défendre leurs intérêts locaux, protéger leurs groupes terroristes locaux et commettre d’autres forfaits. L’objectif était la destruction, un état failli, le chaos. Qui oserait prétendre que les Syriens, les Irakiens ou les Libyens auraient "gagné" face à l’empire ? Ceux qui affirmaient que le Hamas (ou le Hezbollah) allait l’emporter ou parl(ai)ent de "victoire" dans un Gaza génocidé et ravagé ?

Un constat amer qui n’enlève rien à l’héroïsme de ceux qui résistent et en payent le prix fort, au contraire.

A ce stade, en l’état, nul pays ou alliance est en mesure de défaire l’empire militairement et certainement pas les BRICS. La seule et unique raison pour laquelle la Russie n’est pas (encore) directement et "officiellement" visée ou Poutine assassiné est le fait que la Russie est une puissance nucléaire, idem pour la Chine ou la Corée (et ça me coute de le constater, vu que l’arme nucléaire me révulse).
A ce stade, seul l’empire peut "vaincre" l’empire, comme ce fut le cas pour Rome. Guerre civile, décadence (déjà en cours), crise économique et/ou environnementale, singularité marxiste (la première IA consciente est révolutionnaire ;) ou une combinaison...Ou encore, soyons fous : les gens, oui : nous tous, se réveillent enfin et attaquent la bête de l’intérieur, dans ses QG ?
BàV.

26/03/2026 10:20 par diogène

@ act

"A ce stade, seul l’empire peut "vaincre" l’empire, comme ce fut le cas pour Rome. Guerre civile, décadence (déjà en cours), crise économique"

oui,
sauf que l’empire romain s’est perpétué à travers l’église catholique et que la période dite "haut moyen âge" est en fait l’"antiquité tardive".

Ls divisions administratives romaines étaient les diocèses qui sont restés, et l’administration a été transférée aux clercs, le clergé, les préfets sont devenus des évêques et les notables locaux des rois dont le pouvoir n’était que "temporel"....
La France, fille ainée de l’église", ça signifie simplement que parmi tous les souverains européens qui étaient soumis au Pape, le rois de France étaient à la tête de l’armée la plus puissante.
Il ne faut pas oublier que c’est un Pape qui a décidé quel pays, de l’Espagne et du Portugal, était légitime pour développer des colonies dans tel ou tel secteur d’Amérique du sud.
La période de la"pornocratie" avait certes affaibli la domination des pontifes (titre hérité des empereurs romains), mais les évêques ont vite fait le ménage, et les croisades ont permis de réunifier le Saint-Empire Romain Germanique.
Il y a en effet des analogies, mais il n’y a jamais eu de "chute de l’empire romain". La "décadence" a simplement permis de transférer le pouvoir de certaines familles de patriciens ruinés à d’autres familles très riches (Borgia, Medicis, etc...)

26/03/2026 14:50 par D. Vanhove

> act : merci pour vos remarques intéressantes… et désolé pour le raccourci entre Medhurst et son compère… (là n’est pas le plus important)

le piège (façon de parler) des ‘commentaires’ est que l’on essaie d’être bref et de ce fait, souvent, on manque de nuances… quand je rédige un article, j’y mets plusieurs heures, me lis, relis, vérifie les sources, corrige, nuance, etc... ce n’est pas le cas d’un ‘commentaire’ et c’est ss doute une source de malentendus pour lesquels je prie les internautes de m’excuser…

dans le cas présent, vous avez en partie raison quand vous parlez de ‘victoire’ ou de ‘défaite’ de l’empire dans les pays qu’il a ‘visités’… et l’on pourrait en effet difficilement défendre le fait que (pour prendre les exemples récents et que vous citez) l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie ou la Libye soient dans un meilleur état qu’avant l’intervention coalisée US… mais dans le même tp, iriez-vous jsq’à dire que l’empire a gagné ?… perso, je ne le pense pas, et j’ai dernièrement capté (comme quoi, il faut parfois du temps, tant cela dépasse l’entendement du citoyen ordinaire qui dans mon cas, produit pourtant le travail d’information et de réflexion quotidien) via les opérations financières du clan Trump & initiés complices, qu’une certaine caste gagnait, mais au détriment de la majorité des peuples entraînés malgré eux dans ces aventures guerrières…

je pense donc qu’au niveau global de l’État américain, oui ils sont perdants, sauf une poignée qui s’enrichit (et de manière exorbitante)… pcq si tel n’était pas le cas, comment expliquer le lent effondrement des Etats-unis sur les autres plans ?… industriel, économique, militaire (malgré que vous pensiez que personne ne peut les défaire, il se trouve avec l’Iran dvt un échec de plus en plus difficile à cacher, qu’ils quittent finalement l’Irak, avt d’autres ss doute, tt comme l’invincible régime sioniste habitué à prendre tout ce qu’il convoite), et intérieur, comme vous le mentionnez… et sans parler du rejet global que leurs opérations suscitent un peu partout dans le monde, sauf évidmt au niveau des huiles de l’UE qui n’ont plus la moindre dignité ni honneur, et rampent comme des cafards dvt la loi du plus fort

quant aux BRICS, bien que le mouvement permettait d’espérer un nvl ordre en remplacement de l’hégémonie occidentale actuelle, j’ai des doutes quand je vois certains pays y quémander l’entrée, ce qui n’est pas sans me rappeler tous les pays de l’Est que l’UE (poussée par l’Otan) a voulu intégrer au galop (et ce n’est pas fini, semble-t-il) et dont on voit les résultats en cours…

enfin, et pour conclure, je ne pense pas que de telles situations au niveau des États ne soient la résultante que d’un seul facteur… je pense qu’il s’agit tjr de la conjonction de plusieurs facteurs à la fois, qui chacun à son niveau et à son rythme, creuse tel un xylophage l’arbre qui finit par tomber

b à v

26/03/2026 14:57 par va savoir

Washington accède à la toute-puissance énergétique — et personne n’a l’air de percuter

en réalité, on percute de + en + (nonobstant fake)

La Baltique est paralysée : Oust-Louga (port russe) a été détruite, l’exportation de pétrole s’est effondrée

https://francais.news-pravda.com/world/2026/03/26/778236.html

Donc la mer baltique devient la mare aux canards pour les exportations russes de pétrole/gaz
on ne compte plus les tankers russes "fantômes" bloqués, interceptés, volés, endommagés...

Un projet de longue date en passe de réalisation. Total va être content, qui collaborait sur le projet russe en articque !
USA vs Russie = 1-0 de plus

Jusqu’à quand vont-ils se laisser chatouiller ainsi, les russes ? On peut se poser la question en comparant la réponse iranienne vs ses agresseurs.

26/03/2026 15:05 par Carlos Ducasse

Medhurst dit clairement que militairemement cette guerre est une débacle pour les États Unis (et toute la deuxième partie est une analyse militaire des victoires actuelles du Hezbollah) mais IL explique que les États Unis ne font pas la guerre pour gagner mais pour eliminer la compétition du Qatar pour le GNL et donc que la victoire de l’Iran Joue en sa faveur. Trump hier a dit "je croyais que les prix de l’énergie allaient grimper plus"

26/03/2026 15:53 par act

@diogène : Vous avez raison concernant la "chute" de Rome, voir à ce sujet l’excellente série "L’empire n’a jamais pris fin" de Pacôme Thiellement, particulièrement les premiers épisodes. Toutefois, l’empire US de par son "extrémité" pourrait connaitre une "chute extrême", incontrôlable et irrécupérable par une quelconque faction.

@D.Vanhove, merci pour votre réponse, en effet le peuple états-uniens ne sort jamais gagnant des guerres menées par ses classes dominantes. Mais le propre de tels empires est, entre autre, de mépriser son propre peuple, particulièrement les esclaves et/ou les salariés ("salary is slavery"). Pour mieux me faire comprendre, je peux citer deux exemples, malheureusement trop rares, où l’empire a perdu : la guerre du Vietnam et la bataille de la "Baie des Cochons" à Cuba.
En précisant que dans ces deux cas, il ne s’agit pas de défaites strictement militaires : dans les deux cas la situation géopolitique était tout autre, de par la puissance de l’Union Soviétique et dans le cas du Vietnam, il ne faut pas négliger l’importance de la mobilisation contre la guerre de la population aux USA et ailleurs. Dans le cas de Cuba, la réticence d’agir "officiellement" est déterminante. Car dans un cas comme dans l’autre, si les militaires avaient reçu "carte blanche" (comme c’est le cas depuis 2001), il est peu probable que l’issue fût identique.

26/03/2026 16:00 par act

@Carlos Ducasse

Medhurst dit clairement que militairemement cette guerre est une débacle pour les États Unis

Ce n’est pas ce qui est rapporté et expliqué dans cet article, je suppose que vous évoquez un autre article ou vidéo ? Si oui lequel ?

26/03/2026 16:49 par legrandsoir

voir la vidéo (en anglais) de Medhurst, présentée en fin d’article.

26/03/2026 18:26 par p

Si l’on considère que les buts des interventions militaires des États-Unis au proche et moyen-orient sont avant tout ceux d’Israël - empêcher l’émergence d’une puissance régionale autre que la sienne - l’Irak, la Lybie, la Syrie sont autant de "missions accomplies" par l’Empire. L’Irak est loin de s’être relevée des destructions consécutives aux 2 guerres américano-OTANesques qu’elle a subi et on peut se poser la question de savoir s’il existe encore un État lybien ou syrien.
L’ Afghanistan, qui n’avait pas les mêmes ambitions que les pays précités, peut-être considéré comme un véritable échec, mais il semble que le but de guerre de Bush II était surtout d’offrir sans trop de risques à son opinion publique une victime expiatoire à la suite des attentats du 11/9.
On peut toutefois se demander pourquoi les US y ont poursuivi des activités militaires pendant 20 ans pour en revenir au point de départ : les Talibans au pouvoir.

Pour le peuple iranien, malheureusement, il est clair que le prix à payer pour résister à l’agression dont il est victime sera énorme. Israël a montré ses intentions à Gaza : destruction systématique des infrastructures du pays.
Admirative devant tant de maitrise high-tech l’Europe rêve de participer au nouvel holocauste.

Au passage : merci à Diogène d’avoir rappelé par son commentaire que contrairement au catéchisme rabâché par les droites la civilisation européenne est avant tout gréco-romaine et non pas "judéo-chrétienne".

26/03/2026 19:01 par lou lou la pétroleuse

A propos de l’article cité par va savoir, je ne manie pas bien les sites censurés, mais j’ai relevé ça :

Résultat : l’exportation vers la Baltique est effectivement arrêtée, avec un impact sur les recettes en devises et une surcharge des routes restantes - Novorossiisk et Kozmino.

Est-ce que ça n’implique pas l’orientation des ventes de pétrole russe vers Kozmino, plutôt que vers la Mer Noire où on pourchasse également ses bâtiments ? càd vers la Chine ?

D’où le peu de réaction de la Russie, qui aurait d’autres débouchés, et surtout de la Chine (qui pousse l’Iran à négocier avec Trump *), parce qu’elle aurait d’autres lignes d’approvisionnement, plus avantageuses pour elle ?
(Je ne pousse pas l’hypothèse plus loin parce que je n’ai pas accès à des sources susceptibles de la confirmer, mais je n’en élucubre pas moins)
* source : https://french.xinhuanet.com/20260325/4128e725006e4eaa97871d523d867f8c/c.html

26/03/2026 22:42 par act

@Carlos Ducasse : Suite au commentaire de "LGS", je viens de regarder la première partie de la vidéo de Medhurst, je regarderai probablement la suite dans quelques jours, quand j’en aurai le temps.
Je ne l’ai pas encore entendu parler de débâcle des USA en Iran, au contraire il ne cesse d’expliquer (et répéter) à quel point il est impressionné/scié/bluffé par cette manœuvre/racket "géniale" de l’empire US. Peut-être pouvez-vous m’indiquer où il le fait ?
J’entends tout le contraire et je peux vous indiquer où il dit ceci précisément :

"vous ne pouvez pas regarder ceci et me dire que les US sont en train de perdre la guerre, ce n’est pas ce que je vois, ils sont peut-être humilié au niveau tactique mais au niveau stratégique et géopolitique, ce n’est pas le cas, je ne vois pas ça" (https://www.youtube.com/live/QiYU92vCrCU?t=4892s),

juste après il me semble qu’il dit "quand je pense que je vous avais dit qu’ils allaient ramasser/avoir leur cul botté" mais quelqu’un qui comprend mieux son anglais pourra peut-être confirmer ou infirmer ?
Comment peut-on visionner la première heure de cette vidéo et affirmer qu’il dit qu’il s’agit d’un débâcle US quand il ne cesse de répéter que ce serait -selon lui*- le plus gros racket impérial jamais réalisé ?!
Ce qui est certain en tous cas est que nous avons une autre définition du mot "victoire", que vous attribuez déjà à l’Iran. Medhurst ne cesse d’expliquer à quel point les issues sont favorables aux USA, pas à l’Iran qui subit de sévères destructions (je me base sur les chiffres avancés par l’Iran). En quoi la situation actuelle serait-elle favorable à l’Iran ?
(*ce qui reste possible mais il faudrait comparer avec le "commerce triangulaire" et/ou le colonialisme et particulièrement les "prouesses" de Léopold II au Congo)

27/03/2026 09:51 par cunégonde godot

« Les intérêts de ceux qui dirigent et manipulent la politique mondiale sont très éloignés desnôtres. On peut les juger à partir de nos valeurs, mais on ne peut les analyser et les comprendre qu’en se référant à leurs modes de pensée, qui sont conformes à leurs intérêts... et contraires aux nôtres. » (Lou Lou la pétroleuse)

On distingue quatre modes de pensée : le style Leibnitz, qui est un mode de pensée rationnel, logique et déductif, le style Kant, critique et dans la justification du raisonnement et le style Hegel qui repose sur la dialectique et la synthèse entre plusieurs voies. (sur internet)

27/03/2026 11:08 par michel49

Une conséquence imprévue - ?- de la politique iranienne de n’autoriser le passage qu’aux navires transportant des marchandises payées dans une autre monnaie que le dollar pourrait accélérer la dédollarisation et transférer à la Chine le statut de monnaie de de réserve.

28/03/2026 13:30 par G-Veracruz

Des éléments viennent confirmer cette réflexion et le but caché effectivement :
- Comme indiqué ici par Vincent les principaux gisements de schiste étasuniens commenceront vraisemblablement à se tarir à très court terme (6 ans), donc ça ne tient pas debout ce souhait hégémonique mondial.
- Les statistiques montrent une augmentation énorme de la vente de véhicules électriques depuis le début de cette "guerre" et de l’augmentation des prix de carburant (les gens voient bien leur entourage qui n’ont plus besoin d’aller à la pompe à essence et sont donc tranquilles).
- Plus il y aura de véhicules électriques alors moins il sera possible de faire plier les dirigeants du pays lors de révoltes citoyennes par le blocage des dépôts de carburant pétroliers (gilets jaunes).
- Cuba a déjà aussi réduit considérablement sa dépendance depuis l’affaire du Vénézuéla et du blocus pétrolier dont il est victime, en investissant massivement dans le solaire Chinois, et à ce jour il est raisonnable de penser qu’ils ont récupéré 50% de leur dépendance énergétique pétrolière et ils atteindront sans doute les 100% dans les mois qui viennent (installations solaires rapides et efficaces).
- Trump fait du "en même temps", il vend à ses électeurs une grande Amérique alors que depuis le début il s’enrichit lui et la "famille" et le niveau de vie baisse et la misère progresse, sans parler du sentiment mondial à présent très anti Américain qui n’arrange rien avec les droits de douanes.
- TOUS les médias dans le monde font la même propagande mensongère sur les fausses images ou vidéos de soit disant bombardements ici ou là, ce qui revient à dire qu’il y a une connivence mondiale dans ce plan de réduction de dépendance au pétrole, pourquoi si ce n’est pour aller vers le but indiqué ici en conclusion ?

28/03/2026 18:13 par va savoir

Question : pourquoi les wiki (en ou fr) disent que les BRICS sont constitués de 10 pays en omettant le 11eme : ARABIE SAOUDITE qui a rejoint le wagon en 2024 avec les 4 autres (dont IRAN et EAU !!)

Qu’est-ce qui distingue SAOUD pour l’occulter de cette façon ? ca a forcément du sens.
Et les voir confrontés maintenant. Avez-vous un avis ?

28/03/2026 19:38 par lou lou la pétroleuse

A va savoir,

J’ai demandé à google :"l’arabie saoudite fait-elle partie des BRICS ?"
J’ai eu cette réponse là :
"En février 2024 , l’Arabie saoudite, bien qu’ayant été invitée comme nouveau membre, n’a pas encore confirmé son acceptation, et après diverses hésitations et annonces rétractées, elle n’a toujours pas rejoint le groupe au 1er janvier 2025 ."

https://fr.wikipedia.org/wiki/BRICS%2B

Et en 2026 ???

28/03/2026 22:15 par Vincent

L’Arabie Saoudite est partenaire des BRICS+, mais elle n’est pas encore un membre souverain totalement intégré.
Elle agit plus ou moins comme si elle y était déjà, tout en se laissant une large porte de sortie, ou un levier de négociation avec ses "alliés" occidentaux.

Le ministre saoudien du Commerce a précisé début 2024 que le pays n’avait pas encore officiellement rejoint le bloc. Riyad examinerait toujours les avantages économiques et politiques avant de confirmer son adhésion pleine et entière.
Au moins, on sait désormais ce que valait la partie "protection" de feu le pacte pétrodollar qui la liait aux E.U...

Son 1er client en volume est la Chine, et le pétrole qui lui est vendu l’est en Yuans - échangeables en or. À l’époque, Blinken n’avait pas bronché.
Pour moi c’est là que le pétrodollar est mort la 1ère fois.

Gageons que les évènements en cours seront déterminants, notamment en matière d’alliances.

On notera au passage que le jour où l’A.S aura officiellement rejoint le bloc BRICS+, l’empire thalassocratique aura perdu et Ormuz, et la Mer Rouge, et Suez.
Et on n’oubliera pas non plus que l’A.S détient un volume conséquent de la dette US, et que c’est quand même plus facile de buter le créancier que de le rembourser...
Tiens ? y’a pas des gens qui chercheraient à jeter les pays du Golfe sous le bus en ce moment ?
Qui a dit "bizarre" ?

28/03/2026 23:26 par Carlos Ducasse

Act : Dès le debut de son analyse (40’) IL explique qu’il a deja traité "the american defeat" Dans une analyse précedente et quelques secondes après IL recommande laisser un instante de cote l’humiliation militaire des Etats Unis pour se concentrer (to focus) sur les aspects financiera ....
P.S. IL utilise un très bon Anglais britannique bien plus Clair que n’importe quel analyste Américain...

29/03/2026 04:27 par Carlos Ducasse

P.S. : l’Empire Romain n’a pas connu de fin, on y est encore en plein !

29/03/2026 06:23 par Georges Rodi

L’Afghanistan serait une victoire de l’Empire ?
2000 milliards U$ brûlés pendant 20 ans.
Plus capillotracté, tu meurs.

Aujourd’hui. les troupes de l’Otan et des US sont virées de l’Irak, et sont indéfendables en Syrie. A suivre...

Le complexe militaro-industriel de l’Empire a le vent en poupe. C’est certain pour Wall Street.
Le fait que tous les F35 qui seront livrés jusqu’en 2030 (minimum) ne seront pas équipés de radar est un détail de l’histoire.

1000 Tomahawks tirés sur l’Iran, dont une salve de 4, autour et sur une école de gamines, et un cinquième pour finir le travail quand les secours arrivent... Encore une immense victoire de l’Empire...
C’est 1/3 de ces missiles construits en 10 ans, évaporés en 1 mois.
A suivre...

Le porte-avions G.Ford est au port.
Chiottes bouchés.
Les machines à laver en feu pendant 30 jours. (J’attends l’explosion des friteuses.)
Soit il s’agit d’une quasi mutinerie des troupes, soit d’une frappe réussie de l’Iran.
Quelle est la pire des hypothèses pour l’Empire ? Aucune n’a le goût d’une victoire.

Les pétroliers US gagneront plus de fric...
A coup sûr. Il semblerait que ce soit l’argument central.
Les Russes aussi gagneront plus de fric :)
Et les constructeurs chinois de VE, et de panneaux solaires.
Les VE sont encore plus demandés, et 10% plus chers en Chine.
Le carburant a augmenté de 20%. Les VE sont plus rentables que jamais et peuvent être amortis en 5-6 ans.
Et il n’y a que 40.000 camions électriques en Chine pour l’instant. L’électrification ne fait que commencer, et le reste du monde va sérieusement considérer ce modèle.

Mais la Chine ne manque de rien.
Alors que les restrictions de carburant sont déjà sévères en Australie. Les Philippines, la Corée du sud, l’Inde, la Thaïlande... sont déjà à la limite.
Et dans 1 mois ? Combien d’entreprises à l’arrêt ?

L’Empire pourra compenser ? ... Non, il ne pourra pas.
Et il faudra des années pour remettre en état ce qui a été détruit.
Ne parlons pas du prix du diesel, indispensable aux machines agricoles.
30% des engrais provenaient du golfe.
Leur prix explose : déjà + 90% aux US.
Le plus important, c’est qu’il y en a plus assez.
La Russie en limite l’exportation à ses voisins et pays amis. La Chine se les garde. L’Europe n’en produit plus.
Les conséquences sont faciles à deviner : Inflation, manque de nourriture.
Une victoire de l’Empire je suppose.
À suivre.

Je me suis arrêté au paragraphe sur l’or, du genre discussion du comptoir de bistrot
Cet article m’est pénible, c’est clair.
Chaque choc pétrolier a vu l’or baisser dans un premier temps, puis engranger des gains colossaux.
A chaque fois, sans exception.

Je ne sais pas quand le rebond se fera, je ne suis pas conseiller financier.
Et puis quoi, la plupart des gens ont à peine de quoi finir le mois.
60% de la population des US est dans cette situation, à la limite de la rupture.
Les licenciements en masse sont en cours (Adobe, Amazon, Microsoft...), les marchés financiers ont perdu 10%. Tout a été minutieusement préparé... Par les mêmes qui avaient préparé l’Afghanistan je suppose.
Et nous nageons en pleine victoire de l’Empire ?
N’en doutez pas... Car Pete Hegseth est un génie.

29/03/2026 21:14 par act

@C.Ducasse : Merci, je l’ai effectivement entendu parler de défaite militaire, dans le passage que je vous indiquais il parler aussi de "défaite tactique mais pas stratégique". Vous conviendrez que mis à part ces brefs "rappels" de son analyse précédente, dans celle-ci, il ne cesse de s’extasier devant le "génie malin" de l’empire qui réussirait son plus beau coup de racket mondial ? Il montre et répète à quel point l’issue est favorable à l’empire US. Je ne partage pas son point de vue quant à l’aspect "défaite militaire", je suis rassuré de voir l’Iran résister mais le combat est inégal et la situation actuelle est favorable à l’empire et très défavorable à l’Iran. Cela peut toujours changer -et j’en serais très satisfait- mais cela me semble peu probable.
Je ne parle pas couramment l’anglais, aussi pourrez vous peut-être me confirmer ce qu’il déclare ici de manière confuse à mes oreilles ?

@G.Rodi

Aujourd’hui. les troupes de l’Otan et des US sont virées de l’Irak, et sont indéfendables en Syrie. (etc.)

Si c’est la conclusion que vous tirez des ruines des ces deux pays qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient, de leur situation actuelle...c’est que nous avons un autre approche de la géopolitique et de la réalité.
Pour ce qui est de l’Afghanistan difficile de faire court, tentative : l’empire ne voulait pas laisser les profits du trafic d’opium à d’autres, pour décider ensuite, après bilan, de laisser le chaos créé au bon soin du Pakistan, de la Chine, sans oublier d’anciennes républiques Russes, comme à l’origine de la manœuvre. Penser que les talibans (où al quaida) sont une menace pour les USA qui les ont soutenu, utilisé et manipulé, revient à penser que la Hamas est une menace réelle pour israël.

30/03/2026 11:13 par G-Veracruz

Le Boss mafieux Taco Don remet ça... Donc soit il veut précipiter l’A.S dans les bras des BRICS en faisant croire l’inverse, soit c’est du chantage violent mafieux pour qu’ils soient esclaves obéissants.
Question annexe : Où est passé le voyou Nethanyahu ?

Lors d’un discours tenu devant un forum d’investissement saoudien organisé à Miami vendredi 27 mars 2026, Trump s’est subitement mis à insulter publiquement Mohammed ben Salmane (dit « MBS »), prince héritier d’Arabie saoudite, avec une grossièreté sidérante :
« [Mohammed ben Salmane] ne pensait pas qu’il me lècherait le cul. Vraiment pas. Il pensait que je serais juste un autre président américain perdant, à la tête d’un pays qui décline. Mais maintenant il doit être gentil avec moi. Dites-lui d’être gentil avec moi ».

01/04/2026 15:29 par Paco_Tyson

Article intéressant, merci Le Grand Soir.

@ D. Vanhove et Aquarius15 : il ne faut pas perdre de vue que Trump a bâti sa popularité en étant acteur de télé-réalité aux USA, il sait jouer avec les médias et il n’est malheureusement pas totalement aussi idiot qu’il ne cherche à faire croire. C’est clairement pas un génie, moi je trouve que le qualificatif "gros beauf" lui va bien.
C’est beaucoup plus un acteur qu’un président, la vedette principale d’un spectacle à l’américaine co-écrit par les principaux groupes d’intérêt qui décident de la politique générale du pays (entre autres l’arment, l’énergie et l’industrie dont parle l’article, ou je ne sais quel sous-courant religieux entre les sionistes et les évangélistes) sans compter ceux qui veulent mettre un autre acteur à sa place. S’il veut que son petit théâtre personnel avec sa famille et ses amis aille jusqu’à son terme, il ne pourra pas aller hors-script et improviser très longtemps.

04/04/2026 04:15 par GC45

En ce qui concerne le prix de l’or et de l’argent, j’ai lu quelque part que la chute de certains cours boursiers a provoqué un classique appel de marge (puisque de nombreux spéculateur achètent des titres à crédit), qui oblige à vendre ce qui est vendable pour rembourser la banque (diminuer l’endettement envers la banque). Quand il y a plus de vendeurs que d’acheteurs, ce sont les acheteurs qui font la fête.

Même problème pour ceux qui ont un trou dans leur budget mais qui ont des réserves. Les gens, les entreprises et les états du Golfe font face à l’effondrement de leurs revenus, mais pas de leurs obligations, donc ils tapent dans leurs réserves ... et vendent au mauvais moment.

(Commentaires désactivés)