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Election de Mahmoud Abbas : haut les coeurs : demain on rase gratis ! La montagne et la souris, par Uri Avnery.


CAPJPO, 10janvier 2005


L’intox sur la "fenêtre de paix" ouverte par l’élection du nouveau président palestinien bat son plein. A l’unisson les médias nous expliquent que les Palestiniens ont enfin goûté aux joies de la démocratie, que les élections palestiniennes se sont déroulées dans le meilleur des mondes possibles, qu’on va enfin avoir un interlocuteur propre sur lui et présentable... à condition bien sûr qu’il réponde aux besoins légitimes de sécurité des Israéliens en faisant cesser toute violence dans les territoires ("occupés" ? Non, pas de gros mots, cela gâcherait tout !).

C’est au point que Michel Rocard, chef de la "mission d’observateurs européens" en Palestine durant ces élections, apparait comme un empêcheur de se congratuler en rond, quand il déclare que la balle est dans le camp de Sharon en matière de perspectives de paix et qu’il est "dubitatif sur les intentions" de ce dernier.

Sans revenir longuement sur le déroulement de ces élections "libres" sous occupation où les candidats n’ont pas pu circuler comme ils le voulaient, où Israël n’a pas même pas tenu sa promesse de lever les barrages pendant 72 H, où aucun candidat n’a pu rentrer dans Jérusalem Est, soulignons tout de même ce petit détail : A Jérusalem-Est, seuls 6000 Palestiniens sur 124.000 ont été autorisés à voter, dans 6 bureaux de poste contrôlés par le gouvernement israélien, c’est-à -dire avec le risque de se voir retirer leur carte de résident en accomplissant leur devoir de citoyens. Pile, tu perds, face, tu perds : pour les autres, aller voter dans des villages extérieurs à Jérusalem, c’était admettre qu’ils ne sont pas résidents de Jérusalem Est et se le voir désormais signifier formellement.

Bon, ne gâchons pas leur plaisir aux médias. Mahmoud Abbas a tout de même été élu avec plus de 60 % des voix et quelque 70 % de participation ...de ceux qui avaient le droit de voter.
Et maintenant ?
Que va faire Sharon ?
Mauvaise question, personne ne la pose.
La bonne question, c’est : Que va faire Mahmoud Abbas ? Désarmer la résistance Palestinienne ?
En échange de quoi ? Mauvaise question. Qui se permet de la poser ? Personne, rassurez-vous.


Donc, reprenons : Sharon fait un très beau geste : il parle de faire quitter aux 8000 colons de la Bande de Gaza le tiers du territoire qu’ils y occupent....on ne sait pas quand....en échange de beaucoup de terres en Cisjordanie....seulement si plus aucun Palestinien ne répond aux "attentats ciblés", aux arrestations et détentions arbitraires, aux nouveaux logements construits pour les colons, aux nouvelles routes de contournement réservées aux colons et construites en Cisjordanie sur des terres annexées aux Palestiniens.

L’important pour négocier c’est que les Palestiniens apprennent à respecter la LEGALITE, à remplir toutes les CONDITIONS, et surtout à ne pas se faire d’illusions : la légalité est une notion UNILATERALE. Le mur est illégal selon la Cour de Justice Internationale, mais sa construction se poursuivra. La colonisation est illégale, mais elle se poursuivra. La torture des prisonniers est illégale, mais elle se poursuivra. L’annexion de Jérusalem Est par Israël est illégale, mais elle se fera. L’occupation des territoires occupés en juin 1967 est illégale, mais elle continuera.

Tout ce qu’on demande à Mahmoud Abbas, c’est d’être un INTERLOCUTEUR VALABLE. Ce n’est tout de même pas compliqué. Il suffit de faire des réformes et de faire les quatre volontés de Sharon. Celui-ci les a énumérées ; ses projets sont publics, même si aucun journaliste n’en parle (il ne faut pas fermer "la fenêtre d’espoir") :

1) Annexion de plus de 200 colonies en Cisjordanie (pendant que se déroulaient les élections, plusieurs nouvelles colonies étaient en construction dans les régions de Tulkarem et de Qalqilya) et de Jérusalem Est

2) Israël a annoncé la construction de 500 km supplémentaires de routes de contournement réservées au colons, annexant de nouvelles terres palestiniennes en Cisjordanie et isolant les communautés palestiniennes les unes des autres, comme le fait le Mur.

3) Israël prévoit la construction en Cisjordanie de 16 intersections avec des ponts réservés aux Israéliens et des tunnels pour les Palestiniens, controlés par les Palestiniens, mais gardés par l’armée israélienne. Tous les tunnels seront équipés de portes qui permettront à Israël (comme pour le Mur) d’imposer des couvre-feux et de contrôler la vie des Palestiniens sans trop de déploiement de forces humaines.

4) Israël va se lancer dans la création de "CBIZ", zones industrielles aux frontières avec la Cisjordanie, où les Palestiniens formeront une main-d’oeuvre à bon marché pour enrichir l’économie israélienne. Et pour aider ce beau geste, Israël demande aux Etats-Unis et à l’Europe de financer les CBIZ.

Eh bien, voilà des arguments pour faire cesser la violence dans les territoires occupés !


De la poudre aux yeux et rien que cela : une analyse d’ Uri Avnery


7 janvier 2005


Uri Avnery, l’un des dirigeants de Gush Shalom (Bloc de la Paix), mouvement israélien contre l’occupation des territoires palestiniens, démonte la manière dont Sharon manipule l’opinion publique internationale. Il appelle à une "intervention européenne massive pour la fin rapide de l’occupation et une solution permanente israélo-palestinienne".

Dans un encart publié dans Haaretz vendredi, Gush Shalom prévient également qu’après les élections palestiniennes, le nouveau président n’aura pas davantage de pouvoir que Yasser Arafat, s’il n’accepte pas toutes les conditions israéliennes, c’est à dire l’inacceptable. Il souligne également qu’"en poursuivant sa politique d’"attentats ciblés" et ses incursions, le gouvernement israélien fait tout pour que les tirs de mortier et de roquettes palestiniens se poursuivent" ne donne aucune chance.


La montagne et la souris


Par Uri Avnery


Retour sur le discours d’Ariel Sharon à la "Conférence d’Herzliya"


"Le discours d’ Ariel Sharon à la « Conférence d’ Herzliya », un rassemblement annuel de l’ aristocratie financière, politique et universitaire d’ Israël, a encore une fois montré son étonnante capacité à faire apparaître un monde imaginaire et à détourner l’ attention du monde réel.

Comme tout bon orateur, il sait que le public veut désespérément croire aux bonnes nouvelles et sera très heureux d’ ignorer les mauvaises.
Ce discours apportait un message optimiste, comme l’ ont proclamé les commentateurs ravis. D’ après lui, nous sommes sur la voie du paradis, 2005 sera une année de progrès extraordinaire dans tous les domaines et tous nos problèmes seront résolus.

La plus grande partie du discours a été consacrée à ses fabuleux succès depuis qu’ il a lancé à la même conférence le « Plan Unilatéral de Désengagement ».

Voilà (dans ma traduction libre) ce qu’ il a dit : Nous avons l’ Amérique dans notre poche. Le Président Bush soutient toutes les positions de Sharon, y compris celles qui sont diamétralement opposées aux anciennes positions de Bush lui-même. L’ Europe s’ est résignée. Les Grands du Monde font la queue pour nous rendre visite, en commençant avec Tony Blair. L’ Egypte et les autres Etats arabes nous caressent dans le sens du poil. Notre position internationale s’ est améliorée comme jamais. L’ économie fait des bonds en avant, notre société est florissante. A part une frange extrémiste de droite, il ne reste pas d’ opposition. Le parti travailliste entre au gouvernement et soutiendra toutes ses actions. (Il a quelque peu oublié de mentionner le parti Yahad de Yossi Belin qui lui a aussi promis un « pont de fer ».)

Sharon a réussi tout cela par la parole. Ses mots n’ ont pas été accompagnés, jusqu’ à maintenant, de la moindre action sur le terrain. Il n’ est pas du tout certain que Sharon ait réellement l’ intention de tout simplement appliquer le « désengagement ». Ses intentions peuvent être définies comme suit :

(1) S’ il est possible d’ éviter totalement l’ application du plan, particulièrement l’ évacuation des colonies, sans perdre la sympathie du monde et des Israéliens, parfait.

(2) S’ il n’ y a pas d’ alternative et que l’ application du plan doit commencer tout doit être fait pour faire traîner les choses aussi longtemps que possible, particulièrement le retrait des colonies. Evacuer une colonie et repos. En évacuer une autre et de nouveau repos. Cela prendrait des années.

(3) Quoi qu’ il en soit, le désengagement ne devrait pas changer les plans concernant la Cisjordanie.

Et pendant ce temps : dans la bande de Gaza, de laquelle Sharon est supposé se « désengager », l’ armée israélienne est en action jour et nuit, tuant de trois à dix Palestiniens par 24 heures. Des maisons sont systématiquement détruites. Certaines des atrocités commises par l’ armée ont choqué les Israéliens. Pas un seul colon n’ a été déplacé. Au contraire, de nouveaux colons continuent d’ arriver.

Tout ceci ne témoigne pas d’ une réelle détermination à appliquer le désengagement promis. D’ autre part, les actions de Sharon en Cisjordanie montrent une solide détermination à y appliquer son plan.

En Cisjordanie, l’ occupation s’ est intensifiée. Les barrages impitoyables continuent à empêcher toute possibilité de vie normale. La photo montrant un violoniste palestinien contraint de jouer pour les soldats à un barrage a évoqué de terribles souvenirs à de nombreux Israéliens. La construction du mur d’ annexion continue, avec quelques changements du tracé pour se conformer aux décisions de la Cour israélienne, tout en passant outre la décision de la Cour internationale.

Les colons déracinent les oliviers palestiniens pour construire à leur place de nouveaux quartiers. Les colonies se sont agrandies dans toute la Cisjordanie, un réseau de routes réservées aux Juifs est toujours en train de se construire. De plus en plus d’ « avant-postes » illégaux naissent sous la protection de l’ armée et avec l’ aide tacite de tous les ministères concernés. D’ énormes sommes sont investies dans ces projets, alors que les retraites sont supprimées et que des malades attendent dans les couloirs des hôpitaux.

Est-ce ainsi qu’ agit un homme d’ Etat qui veut la paix ? Il se conduit davantage comme un docteur qui soigne la main d’ un patient tout en lui plantant un couteau dans le ventre.

Tout ceci pendant que le monde entier apporte à Sharon un soutien enthousiaste, uniquement sur la base de la force de ce qu’ il dit. Aussi longtemps qu’ il disserte sur le "désengagement", il peut donner libre cours à toutes ses fantaisies sur le terrain.

David Ben Gourion a dit un jour : « Ce que disent les Gentils n’ est pas important, ce qui est important c’ est ce que les Juifs font. » La version de Sharon est : « Ce que nous disons n’ est pas important, ce qui est important c’ est ce que nous faisons. »

Le plus important dans le discours a été ce qui n’ y était pas. Il n’ y avait aucune proposition de paix aux Palestiniens. Il n’ a pas du tout parlé de paix.

A travers le monde entier, la conviction qu’ il existe maintenant une « fenêtre d’ opportunité » se répand, que c’ est le moment d’ une nouvelle initiative de paix. Bien sûr, Sharon a mentionné avec une grande satisfaction que Yasser Arafat est mort et qu’ il existe maintenant une chance pour l’ émergence d’ une « direction palestinienne modérée ». Alors, qu’ a-t-il proposé dans son discours à cette direction modérée ?

Rien du tout.

Il a fait vaguement allusion à des « arrangements à long terme ». Ce qui veut dire : encore des accords intérimaires sur les accords intérimaires existants, dont le seul but est de renvoyer un accord de paix réel à l’ infini. Il ressort de son discours qu’ Israël gardera pour toujours non seulement les « larges blocs de colonies » mais également les « zones essentielles à notre sécurité ».

A quelles zones pensait-il ? C’ est bien connu : la vallée du Jourdain et les autres territoires désignés dans les accords d’Oslo « zone C ». Le résultat final du « plan de désengagement » sera par conséquent l’ annexion de 58% de la Cisjordanie à Israël comme Sharon l’ a toujours voulu.

Les Palestiniens garderont, d’ après ce plan, 10-12% de la Palestine d’ avant 1948, y compris la bande de Gaza (qui représente à peine 1,5% du pays). L’ « Etat palestinien » de Sharon comprendra un certain nombre d’ enclaves coupées du monde. C’ est ce qu’ il veut dire quand il parle de « la fin de l’ occupation », en faisant des « concessions vraiment douloureuses » et « notre réticence à gouverner un autre peuple », paroles qui ont suscité une large admiration.

Pour effacer tout doute, Benyamin Netanyahou, aussi, a dessiné dans son discours à la Conférence les futures frontières entre nous et les Palestiniens : « Pas sur la Ligne verte, et même pas près de la Ligne verte ».

Personne ne propose des négociations de paix à la nouvelle direction palestinienne. Au plus, une certaine coordination des mesures conduisant au retrait de Gaza. Quoi d’ autre ? Le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a promis dans son discours à la Conférence que l’ armée quitterait les villes palestiniennes « pendant 72 heures » pour les élections. Entre barrages routiers et barrages de contrôle, entre une « liquidation ciblée » et la suivante, la démocratie palestinienne s’ épanouira pendant trois jours.

Sharon s’ est vanté que, de toute manière, l’ armée avait déjà vaincu le terrorisme. Il l’ avait dit quelques jours après que les Palestiniens, dans une action de commando qui a suscité une certaine admiration silencieuse, même de la part de l’ armée, eut réussi à détruire un avant-poste entier de l’ armée sur l’ « Axe Philadelphie » en allumant une quantité énorme d’ explosifs dans un tunnel creusé sous cet avant-poste et en mitraillant ce qui restait. (Cette histoire n’ a pas soulevé trop d’ émotion en Israël parce que les cinq soldats tués étaient arabes, essentiellement des Bédouins volontaires issus des citoyens arabes de l’ Etat.)

Pour l’ instant, le nombre d’ attaques violentes sur les citoyens israéliens a vraiment diminué, mais principalement à cause des efforts d’ Abou Mazen. Cela peut continuer pendant quelque temps, tant que les Palestiniens ont quelque espoir de voir la lumière au bout du tunnel. Dès qu’ ils auront perdu cet espoir, ils donneront le feu vert à une nouvelle vague d’ attentats.

Sharon promet aux Israéliens une année merveilleuse, une année de sécurité et de tranquillité, croissance économique et progrès social. Il n’ y a aucune chance que cela arrive aussi longtemps qu’ il bloque la route vers la paix et garde le processus de paix « dans le formol » comme l’ a dit son conseiller le plus proche.

Les dirigeants européens parlent de faire une énorme donation à l’ Autorité palestinienne après l’ élection d’ Abou Mazen. Croire que le peuple palestinien ou tout autre peuple combattant pour sa liberté peut être acheté et abandonnera son pays et son indépendance pour un plat de lentilles est une illusion aussi vieille que le sionisme.

Si l’ argent n’ est pas accompagné d’ une intervention européenne massive pour la fin rapide de l’ occupation et la réalisation d’ une solution permanente israélo-palestinienne, la montagne (comme le dit le vieux dicton) accouchera d’ une souris.

Uri Avnery


- Traduit de l’ anglais « The mountain and the Mouse » : RM/SW

- Source CAJPO www.paixjusteauproche-orient.asso.fr



URL de cet article 2002
   
Communication aux lecteurs
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Le 17 novembre à 20h
au cinéma Espace St Michel
7 Pl St Michel, Paris 75005

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