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Thème : Palestine

"Incitation" et "indécence" : Comment la dissidence palestinienne est réprimée en ligne (+972 Magazine)

Marwa Fatafta

La censure de la communication palestinienne par Israël, l’Autorité palestinienne et le Hamas augmente à une vitesse inquiétante.

Le 11 octobre 2019, Facebook a fermé, sans préavis, la page du Centre d’information palestinien, une page suivie par cinq millions de personnes. Six jours plus tard, à la demande du procureur général de l’Autorité palestinienne (AP), le tribunal de Ramallah a ordonné le blocage de 59 sites Internet sous prétexte qu’ils menaçaient « la sécurité nationale, l’ordre public et les bonnes mœurs ». Peu après – et, ironiquement, le matin même de la Journée internationale pour en finir avec l’impunité des crimes contre les journalistes – Twitter a bloqué trois comptes du Réseau d’information de Quds News, un média palestinien indépendant qui a un large public en ligne. Metras, un autre site Web palestinien figurant sur la liste noire de l’Autorité palestinienne, a indiqué que beaucoup de ses posts sur Facebook avaient été fait l’objet d’un signalement et été supprimés, et qu’il avait été averti que sa page pourrait être fermée. WhatsApp, l’application de messagerie qui appartient désormais à Facebook, a également bloqué (...) Lire la suite »

Lettre d’info du 21/12/19 de l’Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine

AURDIP

Table des matières et résumés de la Lettre d'infos de l'AURDIP. On peut voir ensuite en ligne l'intégralité des articles.

AURDIP Newsletter de l’AURDIP du 21 décembre 2019 Déclaration du Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, à propos de la clôture de l’examen préliminaire de la situation en Palestine, et de sa requête auprès des juges de la Cour afin qu’ils se prononcent sur la compétence territoriale de la Cour 20 décembre | Fatou Bensouda, Procureur de la CPI |Tribunes Je suis convaincue qu’il existe une base raisonnable justifiant l’ouverture d’une enquête dans la situation en Palestine en application de l’article 53‑1 du Statut. En résumé, je suis convaincue : i) que des crimes de guerre ont été commis ou sont en train de l’être en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, et dans la bande de Gaza (« Gaza ») (pour plus de détails, voir par. 94-96 de la requête) ; ii) que les affaires susceptibles de résulter de la situation en cause seraient recevables ; et iii) qu’il n’existe aucune raison sérieuse de penser que l’ouverture d’une enquête desservirait les intérêts de la justice. lire en ligne « Déclaration du Procureur de la (...) Lire la suite »

La torture systématique des Palestiniens dans les prisons israéliennes

Yara HAWARI

Le cas récent de Samer Arbeed met une fois de plus en lumière le recours systématique à la torture contre des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Des soldats israéliens ont arrêté Arbeed à son domicile à Ramallah le 25 septembre 2019. Ils l’ont sévèrement tabassé avant de l’emmener au centre de détention Al Moscobiyye à Jérusalem pour un interrogatoire. Deux jours plus tard, selon son avocat, il a été hospitalisé après avoir été violemment torturé et sa vie a été en danger pendant plusieurs semaines. Une instance judiciaire avait autorisé les services secrets israéliens, le Shin Bet, à utiliser des "méthodes exceptionnelles" pour obtenir des informations dans cette affaire sans passer par les tribunaux. Cela a amené Amnesty International à condamner le traitement subi par Arbeed que l’ONG a qualifié de "torture sanctionnée par la loi". 1

En août 2019, peu avant l'arrestation d'Arbeed, les forces d'occupation israéliennes avaient lancé une opération contre la jeunesse palestinienne et arrêté plus de 40 étudiants de l'Université de Birzeit. Les arrestations se sont multipliées après la détention d'Arbeed et, comme de nombreux étudiants se sont vu refuser l'accès à un avocat, on craint que nombre d'entre eux aient également été soumis à la torture. Ces actes de torture ne sont pas nouveaux. Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, l'Agence de sécurité israélienne (ISA) torture systématiquement les Palestiniens en utilisant diverses techniques. De nombreux pays ont inscrit l'interdiction de la torture dans leur législation nationale (ce qui ne l’empêche pas de demeurer une pratique répandue sous couvert de sécurité de l'État), mais Israël a pris une voie différente : il n'a pas adopté de législation nationale interdisant l'usage de la torture, et ses tribunaux ont autorisé le recours à la torture en cas de "nécessité". Cela a permis à l'ISA (...) Lire la suite »

Déclaration de Georges Abdallah à l’occasion de la manifestation du 19 octobre à Lannemezan

Georges IBRAHIM ABDALLAH

Chers Amis, chers Camarades,

Des années, des très longues années, et c’est toujours la même émotion et surtout la même détermination en écho à votre mobilisation solidaire.
Aujourd’hui, à l’aube de cette 36e année de captivité, certainement vous n’êtes pas sans savoir quelle force et quel enthousiasme votre rassemblement m’apporte ici dans ces sinistres lieux.

Par delà ces barbelés et ces miradors qui nous séparent, nous voici toujours ensemble, résolument debout face à cette nouvelle année qui s’annonce déjà pleine de luttes et d’espoirs. Votre solidarité, votre mobilisation dans la diversité de votre engagement, me font chaud au coeur...En fait, tout au long de ces décennies passées, elles ne m’ont jamais fait défaut Camarades. Ceux qui misaient sur l’essoufflement de votre élan solidaire en sont pour leurs frais. Vous savez, ce n’est pas si simple d’affronter le quotidien mortifère derrière les barreaux quand on y est depuis une “petite” éternité. Et si l’on arrive à se tenir debout tout au long de ce parcours, c’est aussi, faut-il le souligner, grâce à ces diverses initiatives solidaires que vous avez su développer un peu partout tout au long de ces décennies... Il est inimaginable Camarades, de pouvoir affronter durant des années la politique d’anéantissement dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires incarcérés, sans la mobilisation solidaire assumée (...) Lire la suite »
Les deux hommes se sont rencontrés plus de 30 fois

Jacques Chirac, le « sauveur » des Palestiniens ?

Par Élodie Farge

Le président français, qui s’est éteint ce jeudi 26 septembre, est connu dans le monde arabe pour son esclandre contre les forces de sécurité israéliennes dans la vieille ville de Jérusalem en 1996. Mais sa politique n’a pas toujours été si pro-Arabe que cela...

En 1995, après quatorze ans de socialisme, le peuple français rappelle au pouvoir un adepte du gaullisme : Jacques Chirac. Le nouveau président tient à souligner son appartenance à la lignée de l’ancien président Charles de Gaulle, notamment en ce qui concerne la diplomatie française au Moyen-Orient. En avril 1996, au Caire, il proclame son ambition de faire de « la politique arabe de la France [...] une dimension essentielle de sa politique étrangère » et de lui donner « un nouvel élan, conformément à la vision de son initiateur, le général de Gaulle. » Cependant, l’héritage de Chirac dans la région sera très éloigné de celui de son modèle, terni par des incohérences, des excès et des gaffes découlant de son opportunisme politique et du désir de satisfaire des intérêts trop nombreux et contradictoires. Pro-Palestinien dans l’âme ? Les prémisses étaient cependant encourageantes. Fasciné par les civilisations étrangères et ardent défenseur du dialogue entre les cultures à une époque dominée par l’adhésion de (...) Lire la suite »

A Montpellier le maire se fout du sort des assassinés de Palestine.

Jacques-Marie BOURGET

Un citoyen de Montpellier, se croyant dans un pays libre et démocratique, veut, dans les rues, faire entendre la sauvagerie réservée aux Palestiniens. Pas de chance il froisse des tympans et trouble le macadam. Alors le maire et ses flics en font un gibier.

,A Montpellier la Septimanie est morte avec George Frêche, le mégalo qui l’avait promue, ne reste plus que la Septi-sale manie. Celle par exemple de pourchasser José-Louis Moraguès, un militant qui ne supporte pas la torture faite au peuple palestinien. Et qui l’affiche en réclamant le boycott de l’État d’Israël. Ce Moraguès, vous allez voir, va bientôt sortir avec sur le dos le poids de l’infamie, pour aimer la justice et le droit, mais ni Netanyahou et ses clones, il sera vite déclaré « antisémite ». Cet entêté persiste à convaincre les habitants de Montpellier de la nécessité de ce boycott. Une démarche légale pour qui n’exige pas de claironner le refus des produits sortis de l’État d’Israël. En effet l’innocent qui hurle devant un « Super U » « n’achetez pas les oranges de Jaffa », il est mort. Sa supplique entre dans un dispositif « d’atteinte à la liberté du commerce ». Ce qui est bien plus grave qu’une bombe qui pleut sur des gosses de Gaza. Vous aurez noté que la sublime Taubira, qui a naguère fait du vélo (...) Lire la suite »

La santé en Palestine : une affaire coloniale.

Mustafa MUHAMMAD

Dans cette partie du monde, la santé semble être à l’image du conflit colonial qui sévit depuis 70 ans. Lors d’un voyage syndical en avril 2019, nous avons tenté d’en comprendre les enjeux. Nous avons rencontré et interviewé Mustafa Muhammad, un palestinien de Jérusalem.

Pendant notre voyage, nous avons pu percevoir la situation d’apartheid dans cette partie du monde. En quoi la colonisation israélienne est-elle un frein à l’accès aux soins et à la santé dans les territoires palestiniens ? Concernant la santé en Palestine, des restrictions ont été mises en place par le gouvernement sioniste pour empêcher l’installation des institutions de santé, en particulier à Jérusalem. Du coup ce sont les institutions coloniales de charité laissées en place par les colons français, britanniques ou allemandes qui assurent les soins, comme les hôpitaux chrétiens Augusta Victoria, Saint-Jean et Saint-Joseph ou les hôpitaux musulmans. Malheureusement ces institutions pratiquent plus la charité que le droit ; la charité qu’on te donne et non pas un droit égalitaire acquis par la lutte politique. En parallèle, les israéliens ont développé en Cisjordanie leur marché médical, pharmaceutique et les expérimentations sur les palestiniens. Ils font les recherches, ils documentent et ensuite ils (...) Lire la suite »

Nasrallah dénonce le projet de naturalisation des Palestiniens et la crise des réfugiés syriens

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 25 mai 2019, à l’occasion du 19e anniversaire de la Libération du Liban.

Transcription : [...] Le troisième point (de mon propos concerne) la question de l’installation (permanente des réfugiés palestiniens au Liban et ailleurs). Je tiens à attirer l’attention sur le fait que la chose la plus importante que peuvent entraîner la conférence économique du Bahreïn (prévue les 25 et 26 juin 2019 pour annoncer l’Accord du Siècle) et les investissements économiques (en faveur de la Palestine) qui doivent y être débattus, ainsi que certaines mesures incitatives et des aides financières ici ou là, tout cela peut ouvrir grand la porte à la naturalisation des frères palestiniens (réfugiés) au Liban et dans le reste des pays dans lesquels ils se trouvent, en plus des pressions et des restrictions que subit l’UNRWA, et qui peuvent conduire à l’arrêt de ses activités (d’aide vitale aux réfugiés palestiniens, surtout à Gaza). De même, comme pour la question de la délimitation des frontières (entre le Liban et la Palestine occupée), il y a un terrain d’entente, un arrière-plan commun au niveau (...) Lire la suite »
« Si combattre la colonisation des terres palestiniennes c’est être antisioniste, alors, je suis antisioniste comme les juifs antisionistes de Bruxelles, de Paris, de Jérusalem qui ont témoigné dans mon film ».

De la chocolatine à l’antisionisme

Guy CHAPOUILLIE

Le Brésil se pare d’un gouvernement de droite dure qui estime que les Indiens font tache dans le pays ; le Venezuela est secoué par l’étrange gesticulation d’un homme, venu de nulle part, qui se présente comme le Président légitime, mais légitime en quoi précisément ?

Légitime, simplement parce que l'impérialisme étasunien l'aurait choisi ? En Algérie une majorité écrasante du peuple algérien dit non à Bouteflika, Président invisible et muet, en réclamant un changement radical et progressiste. En France, on nous parle de cela, avec les gilets jaunes qui ont su bousculer la hiérarchie de la parole, mais nous discutons aussi d'une autre question sensible qui divise le pays : le choix entre la chocolatine et le pain au chocolat. D'apparence futile, ce débat linguistique pose une question qui pèse de nos jours, le choix des mots dont a si bien parlé le philosophe Clément Rosset. Certes, la presse s'amuse et agite des pourcentages qui pencheraient plutôt du côté du pain au chocolat mais pourquoi ces choix et où s'enracinent-ils ? Je me souviens, dans mon enfance, il y avait sur les étagères de mon boulanger les deux, d'une part le petit pain au chocolat, véritable petit pain issu de la même pâte que la baguette et d'autre part la chocolatine, héritière des (...) Lire la suite »

Wardi : 70 ans après, l’espoir est toujours vivant

Rosa LLORENS
Wardi, du réalisateur norvégien Mats Grorud, est un film d’animation localisé dans le camp palestinien de Bourj el Barajneh, un quartier de Beyrouth. Les trop rares films palestiniens, ou faisant entendre des voix palestiniennes, sont souvent de beaux films. Malgré leurs mauvaises dispositions, les critiques, lorsqu’ils en parlent, au lieu de le nier, mettent plutôt en œuvre divers procédés pour les affaiblir et les neutraliser. Il est donc intéressant de jeter un coup d’œil sur quelques sites de cinéma avant de parler du film lui-même. Avoiralire introduit ainsi le film : « Sidi a été chassé de son village en 1948. » Par qui ? Pourquoi ? Ces lacunes ne sont pas innocentes, et on n’est pas surpris de lire en conclusion : « Wardi prouve que, quelle que soit la région du monde dans laquelle on vit, les histoires des peuples se rejoignent » ! On reconnaît le procédé de la généralisation pseudo-humaniste, qui renvoie bourreaux et victimes dos à dos, façon « Si tous les gars du monde ... », ou « si toutes les (...) Lire la suite »
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