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Thème : Palestine

Pour une Palestine, une et indivisible

Mohamed EL BACHIR
Le 19 mai 2020, le Président de l'Autorité Nationale palestinienne (ANP) Mahmoud Abbas a annoncé que « l’Organisation de libération de la Palestine [OLP]et l’État palestinien se retirent à partir d’aujourd’hui de tous les accords signés avec les gouvernements des États-Unis et d' Israël. » (1) Mahmoud Abbas précisa que ce retrait concerne également la sécurité. Par sécurité, il faut entendre la coopération sécuritaire entre l’occupant et l'ANP. Cette décision palestinienne fait suite à la déclaration du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou devant le parlement réuni pour un vote de confiance au gouvernement d’union. Sujet principal de son intervention, l’annexion de la Cisjordanie est présentée comme un acte naturel puisque elle fait partie de « ces territoires [sont là] où le peuple juif est né et s’est développé. Il est temps d’appliquer la loi israélienne et d’écrire un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du sionisme. » (2) Et pour que tous les Etats ainsi que les instances internationales dont (...) Lire la suite »

"Être noir en Amérique ne devrait pas être une condamnation à mort". Et le fait d’être palestinien ? (Haaertz)

Gideon LEVY
Avez-vous vu les officiers de police américains ? Avez-vous vu comment ils ont étranglé George Floyd à Minneapolis ? Avez-vous vu l'officier Derek Chauvin agenouillé sur son cou, l'immobilisant, avec Floyd suppliant pour sa vie jusqu'à ce qu'il meure cinq minutes plus tard ? Regardez comme les forces de police aux Etats-Unis sont racistes, comment elles sont brutales. Aujourd'hui, Minneapolis brûle après l'exécution d'un citoyen noir à cause de sa couleur de peau. Le maire s'est excusé, les quatre officiers impliqués ont été renvoyés, Chauvin a été inculpé. L'Amérique est un endroit cruel pour les noirs et sa police est raciste. Quelques jours après Minneapolis, samedi matin, dans la vieille ville de Jérusalem, Eyad Hallaq, un autiste de 32 ans, se rendait au Centre Elwyn pour personnes handicapées. Les agents de la police des frontières ont affirmé qu'ils croyaient qu'il tenait une arme - il n'en avait pas - et lorsqu'ils ont crié pour qu'il s'arrête, il s'est mis à courir. La peine fut la mort. La (...) Lire la suite »

En Palestine, la lutte contre le COVID-19 se heurte à l’occupation israélienne

Yara Hawari
Les premières mesures contre le COVID-19 en Cisjordanie ont été prises début mars après la confirmation de sept cas à Bethléem suite à la visite d’un groupe de touristes grecs. L'Autorité palestinienne (AP) a déclaré l'état d'urgence et a imposé un verrouillage de la ville, interdisant toute entrée et sortie et imposant un couvre-feu aux résidents. L'AP a également annoncé des restrictions dans toute la Cisjordanie, notamment l'interdiction de circuler d’un gouvernorat à l’autre, et la fermeture des espaces publics et des établissements scolaires. Le 22 mars, suite à une augmentation constante du nombre de cas, l'AP a déclaré un couvre-feu. 1 Dans la bande de Gaza, à la mi-mars, le Hamas et l'UNRWA ont commencé à transformer des écoles en centres de quarantaine et en cliniques, en prévision d'une éventuelle épidémie. Le 21 mars, deux Gazaouis revenant du Pakistan ont été testés positifs et ont été immédiatement hospitalisés. Vingt-neuf personnes ont été identifiées comme ayant été en contact avec eux et ont été (...) Lire la suite »

Covid-19 : l’exemplaire leçon de solidarité des Palestiniens

Suha ARRAF

Des milliers de volontaires et de dons pour soutenir la ville bouclée de Bethléem font revivre un sens de la solidarité palestinienne qui rappelle la Première Intifada

L’éruption du coronavirus naissant a produit deux gagnants : Benjamin Netanyahou, qui a profité de la crise pour faire reporter son procès pour corruption ; et l’Autorité palestinienne (AP), qui a regagné la confiance du public palestinien par sa réaction à la pandémie. D’un coup, on dirait qu’il y a un siècle que le « Deal du siècle » a été annoncé. La lutte palestinienne contre le coronavirus se situe autour de Bethléem, là où les premiers cas sont apparus en Cisjordanie occupée. Le 5 mars, sept employés en hôtellerie ont contracté le virus au contact de touristes séjournant à l’hôtel Angel. Trois semaines plus tard, ce sont 64 cas qui sont signalés en Cisjordanie (à comparer avec les 2660 en Israël), dont une quarantaine à Bethléem. Une Palestinienne est décédée du virus ce mercredi. Le Premier ministre palestinien, le Dr Mohammad Shtayyey, a rapidement réalisé que l’AP ne disposait pas de l’infrastructure – particulièrement au niveau des hôpitaux et des budgets – pour faire face au virus. Il a donc réclamé le (...) Lire la suite »

Le dilemme palestinien, ou devrais-je dire le polylemme...

Majed BAMYA

Majed Bamya , écrivain, poète et diplomate palestinien, a étudié le droit international à Panthéon-Sorbonne

« D’accord, très bien, mais dis-nous, toi, ce que diable tu crois que nous devrions faire. » C’est ce que j’ai envie de dire à chaque discussion que j’ai avec quelqu’un qui me dit ce que nous ne devrions pas faire. Pour l’amour de Dieu, nous ne sommes pas la première nation à lutter pour la liberté. Examinez chaque lutte contre l’oppression de quelque nature que ce soit et dites-moi pourquoi ce que vous considérez comme légitime dans tel cas est illégitime si les Palestiniens le pratiquent. Choisissez un moyen de défense et dites-nous que vous nous soutiendrez si nous y recourons et que nous l’utilisons. N’importe quel fichu moyen. La résistance armée ? Soyons honnêtes, c’est le moyen par lequel de nombreuses nations ont recouvré la liberté, et cela leur convenait. Si nous respectons les règles du droit international humanitaire, soutiendrez-vous notre droit à la résistance armée ? Vous voulez dire « non », pourquoi pas ? Vous la soutenez aujourd’hui dans tant de pays. Dans notre cas, ce n’est pas appelé (...) Lire la suite »

"Incitation" et "indécence" : Comment la dissidence palestinienne est réprimée en ligne (+972 Magazine)

Marwa Fatafta

La censure de la communication palestinienne par Israël, l’Autorité palestinienne et le Hamas augmente à une vitesse inquiétante.

Le 11 octobre 2019, Facebook a fermé, sans préavis, la page du Centre d’information palestinien, une page suivie par cinq millions de personnes. Six jours plus tard, à la demande du procureur général de l’Autorité palestinienne (AP), le tribunal de Ramallah a ordonné le blocage de 59 sites Internet sous prétexte qu’ils menaçaient « la sécurité nationale, l’ordre public et les bonnes mœurs ». Peu après – et, ironiquement, le matin même de la Journée internationale pour en finir avec l’impunité des crimes contre les journalistes – Twitter a bloqué trois comptes du Réseau d’information de Quds News, un média palestinien indépendant qui a un large public en ligne. Metras, un autre site Web palestinien figurant sur la liste noire de l’Autorité palestinienne, a indiqué que beaucoup de ses posts sur Facebook avaient été fait l’objet d’un signalement et été supprimés, et qu’il avait été averti que sa page pourrait être fermée. WhatsApp, l’application de messagerie qui appartient désormais à Facebook, a également bloqué (...) Lire la suite »

Lettre d’info du 21/12/19 de l’Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine

AURDIP

Table des matières et résumés de la Lettre d'infos de l'AURDIP. On peut voir ensuite en ligne l'intégralité des articles.

AURDIP Newsletter de l’AURDIP du 21 décembre 2019 Déclaration du Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, à propos de la clôture de l’examen préliminaire de la situation en Palestine, et de sa requête auprès des juges de la Cour afin qu’ils se prononcent sur la compétence territoriale de la Cour 20 décembre | Fatou Bensouda, Procureur de la CPI |Tribunes Je suis convaincue qu’il existe une base raisonnable justifiant l’ouverture d’une enquête dans la situation en Palestine en application de l’article 53‑1 du Statut. En résumé, je suis convaincue : i) que des crimes de guerre ont été commis ou sont en train de l’être en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, et dans la bande de Gaza (« Gaza ») (pour plus de détails, voir par. 94-96 de la requête) ; ii) que les affaires susceptibles de résulter de la situation en cause seraient recevables ; et iii) qu’il n’existe aucune raison sérieuse de penser que l’ouverture d’une enquête desservirait les intérêts de la justice. lire en ligne « Déclaration du Procureur de la (...) Lire la suite »

La torture systématique des Palestiniens dans les prisons israéliennes

Yara HAWARI

Le cas récent de Samer Arbeed met une fois de plus en lumière le recours systématique à la torture contre des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Des soldats israéliens ont arrêté Arbeed à son domicile à Ramallah le 25 septembre 2019. Ils l’ont sévèrement tabassé avant de l’emmener au centre de détention Al Moscobiyye à Jérusalem pour un interrogatoire. Deux jours plus tard, selon son avocat, il a été hospitalisé après avoir été violemment torturé et sa vie a été en danger pendant plusieurs semaines. Une instance judiciaire avait autorisé les services secrets israéliens, le Shin Bet, à utiliser des "méthodes exceptionnelles" pour obtenir des informations dans cette affaire sans passer par les tribunaux. Cela a amené Amnesty International à condamner le traitement subi par Arbeed que l’ONG a qualifié de "torture sanctionnée par la loi". 1

En août 2019, peu avant l'arrestation d'Arbeed, les forces d'occupation israéliennes avaient lancé une opération contre la jeunesse palestinienne et arrêté plus de 40 étudiants de l'Université de Birzeit. Les arrestations se sont multipliées après la détention d'Arbeed et, comme de nombreux étudiants se sont vu refuser l'accès à un avocat, on craint que nombre d'entre eux aient également été soumis à la torture. Ces actes de torture ne sont pas nouveaux. Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, l'Agence de sécurité israélienne (ISA) torture systématiquement les Palestiniens en utilisant diverses techniques. De nombreux pays ont inscrit l'interdiction de la torture dans leur législation nationale (ce qui ne l’empêche pas de demeurer une pratique répandue sous couvert de sécurité de l'État), mais Israël a pris une voie différente : il n'a pas adopté de législation nationale interdisant l'usage de la torture, et ses tribunaux ont autorisé le recours à la torture en cas de "nécessité". Cela a permis à l'ISA (...) Lire la suite »

Déclaration de Georges Abdallah à l’occasion de la manifestation du 19 octobre à Lannemezan

Georges IBRAHIM ABDALLAH

Chers Amis, chers Camarades,

Des années, des très longues années, et c’est toujours la même émotion et surtout la même détermination en écho à votre mobilisation solidaire.
Aujourd’hui, à l’aube de cette 36e année de captivité, certainement vous n’êtes pas sans savoir quelle force et quel enthousiasme votre rassemblement m’apporte ici dans ces sinistres lieux.

Par delà ces barbelés et ces miradors qui nous séparent, nous voici toujours ensemble, résolument debout face à cette nouvelle année qui s’annonce déjà pleine de luttes et d’espoirs. Votre solidarité, votre mobilisation dans la diversité de votre engagement, me font chaud au coeur...En fait, tout au long de ces décennies passées, elles ne m’ont jamais fait défaut Camarades. Ceux qui misaient sur l’essoufflement de votre élan solidaire en sont pour leurs frais. Vous savez, ce n’est pas si simple d’affronter le quotidien mortifère derrière les barreaux quand on y est depuis une “petite” éternité. Et si l’on arrive à se tenir debout tout au long de ce parcours, c’est aussi, faut-il le souligner, grâce à ces diverses initiatives solidaires que vous avez su développer un peu partout tout au long de ces décennies... Il est inimaginable Camarades, de pouvoir affronter durant des années la politique d’anéantissement dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires incarcérés, sans la mobilisation solidaire assumée (...) Lire la suite »
Les deux hommes se sont rencontrés plus de 30 fois

Jacques Chirac, le « sauveur » des Palestiniens ?

Élodie Farge

Le président français, qui s’est éteint ce jeudi 26 septembre, est connu dans le monde arabe pour son esclandre contre les forces de sécurité israéliennes dans la vieille ville de Jérusalem en 1996. Mais sa politique n’a pas toujours été si pro-Arabe que cela...

En 1995, après quatorze ans de socialisme, le peuple français rappelle au pouvoir un adepte du gaullisme : Jacques Chirac. Le nouveau président tient à souligner son appartenance à la lignée de l’ancien président Charles de Gaulle, notamment en ce qui concerne la diplomatie française au Moyen-Orient. En avril 1996, au Caire, il proclame son ambition de faire de « la politique arabe de la France [...] une dimension essentielle de sa politique étrangère » et de lui donner « un nouvel élan, conformément à la vision de son initiateur, le général de Gaulle. » Cependant, l’héritage de Chirac dans la région sera très éloigné de celui de son modèle, terni par des incohérences, des excès et des gaffes découlant de son opportunisme politique et du désir de satisfaire des intérêts trop nombreux et contradictoires. Pro-Palestinien dans l’âme ? Les prémisses étaient cependant encourageantes. Fasciné par les civilisations étrangères et ardent défenseur du dialogue entre les cultures à une époque dominée par l’adhésion de (...) Lire la suite »
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