Ce qui ne peut pas être désappris : la défense de la Révolution bolivarienne
Cira Pascual Marquina
De loin, l'attention se concentre souvent sur la 'haute politique', tandis que l'on néglige le tissu dense des pratiques politiques quotidiennes de la base, qui soutiennent le processus révolutionnaire.
Je me trouvais récemment dans une assemblée à l'ouest de Caracas où des membres de communes discutaient de la manière de prioriser des ressources limitées. La discussion n'a pas été facile. Il y avait des désaccords sur le point de savoir s'il fallait investir d'abord dans un système d'approvisionnement en eau, dans une initiative productive ou dans la réparation d'un espace communal. Les voix se chevauchaient par moments, les arguments se faisaient et se refaisaient, et les décisions tardaient à venir. Vue de l'extérieur, cette réunion aurait pu sembler routinière et même ennuyeuse. Vue de l'intérieur, la question est tout autre : un effort collectif pour penser la vie matérielle sous pression.
Des assemblées comme celle-ci ne sont pas exceptionnelles. Elles font partie du fonctionnement ordinaire d'une société qui, même dans des conditions de siège impérialiste, continue d'organiser sa vie matérielle et politique. Il s'agit d'une réalité qui se perd souvent dans les récits sur (…)Lire la suite »














