Communiqué de presse du Parti suisse du travail (PST) sur les votations fédérales du 9 février 2014

Jour noir pour la Suisse

Parti suisse du travail (PST)

Le Parti suisse du Travail est inquiet et déçu de l’acceptation de l’initiative xénophobe de l’UDC « Contre l’immigration de masse ». Mais on ne peut pas dire qu’il soit vraiment surpris. Le PST est depuis longtemps convaincu que la propagande massive, qui dure depuis des années et pour laquelle des millions ont été dépensés, laisse des traces. Aujourd’hui, elle porte ses fruits les plus pourris.

Il est maintenant temps de mener un combat résolu et intransigeant contre la xénophobie et le racisme. Un combat qui doit se faire au quotidien et pas seulement pendant les votations. Le PST demande aux partis de centre-gauche représentés au Parlement de prendre fermement position contre la xénophobie : il n’est pas crédible de commencer par accepter les durcissements de la loi sur l’asile, puis de combattre l’initiative de l’UDC. Une position incohérente qui a certainement influencé le résultat.

Le racisme contribue au maintien des relations de pouvoir capitalistes. Une société capitaliste sans racisme n’est de ce fait pas envisageable. Le combat du PST contre le racisme est donc aussi un combat pour venir à bout de l’actuel système économique capitaliste. Nous appelons toutes les organisations et personnes progressistes à soutenir ce combat.

Offensive réactionnaire rejetée

En revanche, le PST se réjouit beaucoup du rejet de l’initiative « L’avortement est une affaire privée » qui avait été lancée par les milieux les plus conservateurs. Si l’initiative avait été acceptée, ce sont les femmes à bas revenus qui auraient été les principales perdantes. La discrimination sociale dans le système de santé, cachée derrière l’idée néolibérale de « responsabilité individuelle », aurait touché avant tout les femmes. Les défenseurs de l’initiative ont essayer de légitimer une médecine à deux vitesses à l’aide du credo de la « responsabilité individuelle ». Mais il est était évident qu’il s’agissait d’exclusion sociale.

L’autodétermination face à son propre corps est un droit fondamental de chaque femme, indépendamment de son statut social et ne doit pas, pour le PST, être touché !

Transports publics

Le ’OUI’ au « Règlement du financement et de l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire » (FAIF) est également positif. C’est une décision importante qui va promouvoir la mobilité écologique et intelligente. Il est maintenant important que les plus possibles de personnes puissent profiter des investissements. C’est pourquoi le PST revendique, à court terme, l’amélioration de l’accessibilité et, à long terme, la gratuité des transports publics pour tout le monde.

repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

COMMENTAIRES  

11/02/2014 09:54 par Dominique

Ils ont dit à la radio sur la 1 que c’était essentiellement les petits-bourgeois, ces familles qui habitent dans des appartements cossus ou des villas, dans des endroits où il y a peu d’étrangers, et qui ont deux voitures (plus celles des enfants quand ils ont 18 ans), qui ont voté contre les étrangers. Comme dans les années 1930 avec Hitler, ça ils l’ont pas dit.

De toutes façons, il y a beaucoup de salauds en Suisses. Il y a 50-60 ans, les fonctionnaires arrachaient de force les enfants des gens du voyage pour les placer dans des foyers afin de les sédentariser. Ils en ont aussi stériliser beaucoup de force. Et maintenant qu’ils sont sédentarisés, ils s’en prennent aux autres, à nous.

Hier soir, toujours à la radio, la ligne du coeur, une femme téléphone et explique son problème. Elle avait l’air perdue et il y a de quoi : suite à une séparation d’avec son mari, elle se retrouve seule avec sa fille de 3 ans et elle doit trouver d’urgence une place de crèche. Au service des crèches, on lui explique que son cas n’est pas urgent car si cela était le cas se seraient les services sociaux qui l’aurait envoyée (sic !).

Elle se rend aux services sociaux et résultat : on la met dans une clinique psychiatrique et sa fille dans un foyer. A la clinique les médecins constatent qu’elle n’a rien à faire là et qu’elle n’a même pas besoin de médicaments. A sa sortie de la clinique, les services sociaux ne veulent pas lui rendre sa fille.

Il faut savoir qu’en Suisse, quelqu’un qui n’est pas assez riche pour se payer une nounou, ce qui est le cas de la majorité des familles du pays, à intérêt à s’y prendre entre 3 et 5 ans avant la naissance de l’enfant, ceci tant il y a peu de places d’accueil dans les crèches. En pratique, le délai dépend de l’endroit où l’on habite et varie de quelques mois dans les villes à toute une vie voir même plusieurs dans certains villages.

Donc, l’état n’assume pas ses responsabilités, et plutôt que d’ouvrir des crèches, il place les mères qui ont besoin de places de crèches dans des asiles de fous et leurs enfants dans des foyers. Et quand une de ses mères arrive à la radio (une autre en entendant la radio à téléphoné pour lui dire qu’il lui était arrivé quelque chose de semblable), ces journalistes fonctionnaires, plutôt que de prendre ses coordonnées pour faire un beau sujet en prime time et dénoncer ce scandale, la fond passer en fin de soirée sur la ligne du coeur.

De plus, cette histoire montre que n’importe quel petit(e) fonctionnaire frustré(e), dans ce cas une assistante sociale qui aura tout au plus fait quelques petits stages de psychologie et qui aura juste appris quelques trucs pour embobiner les gens s’arroge le droit, au terme d’un seul entretien de courte durée, de déterminer de l’état de santé psychologique d’une personne, et que ces imbéciles ont plus de pouvoir sur la vie de leurs concitoyen(ne)s que des médecins psychiatres. Cette histoire montre aussi que les médias sont complices.

Cela pour dire que le PST devrait aussi s’en prendre aux médias, car ce sont eux qui conditionnent les gens à être aussi cons, et pour cela, ils sont encore pires que les politiciens.

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