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La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris. Le diable et le Bon Dieu

Le spectacle de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques ne cesse d’alimenter polémiques et controverses. C’est le cas en France mais aussi dans le monde entier.

En France, l’épiscopat français qui n’a pourtant pas , l’habitude de se mêler des "choses profanes", a dénoncé " l’outrance et la provocation" de certains passages d’une cérémonie qui "a malheureusement inclus des scènes de dérision et de moquerie du christianisme". Le Vatican s’est dit "attristé ". En Egypte, El Azhar, principale autorité religieuse musulmane, a condamné dans un communiqué "les scènes d’irrespect envers le Christ" et de promotion de l’homosexualité ". Younan Hano, archevêque syriaque catholique de Mossoul, a dénoncé une "insulte à la religion mais aussi à l’humanité". Elon Musk a parlé de spectacle "extrêmement irrespectueux envers les chrétiens.". L’ex président Donald Trump l’a qualifié de « honte » Le président Erdogan a condamné "l’immoralité commise contre le monde chrétien". Le président Poutine lui s’est contenté de dire laconiquement "heureusement que je n’y étais pas invité ".

Un spectacle borderline

C’est sans précédent pour une cérémonie censée traditionnellement célébrer l’olympisme, c’est-à-dire, à travers le sport, la concorde et la paix. C‘est dire que le sujet n’est pas anecdotique. On ne peut le réduire à une affaire banale de scandales de mœurs, à un simple spectacle borderline, osé et choquant pour "les esprits conservateurs " ? Il faut donc aller plus au fond des choses. Il faut peut-être prendre au sérieux ce spectacle, en le considérant comme un spectacle qui parle, qui en dit long sur la société qu’il déshabille et qu’il exhibe. Ce sera beaucoup plus intéressant qu’un discours moralisant, ou fait de considérations morales même si celles-ci ont évidemment leur importance.

Il est en soi significatif que la question des mœurs, ou plus exactement des « nouvelles mœurs », et de la tolérance à leur égard, ait pris autant de place dans le spectacle : Drag-queens, LGBT, homosexualité, couples du même genre etc.

Une homosexualité assumée

Ce qui est ainsi exprimé dans le spectacle reflète une réalité sociale. Il faut noter la présence de plus en plus en plus dans les cercles du pouvoir occidental de personnes assumant au grand jour leur homosexualité. En France, c’est le cas du premier ministre, Gabriel Attal, et de son ministre des affaires étrangères, Stéphane Séjourné. Ils s’étaient d’ailleurs officiellement unis dans un mariage régi par le PACS ("pacte civil de solidarité"). D’autres membres du "gouvernement Attal" ont révélé leur homosexualité : la secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et du service national Sarah El Haïry, qui a dévoilé aussi son union avec une femme. Le ministre du travail Olivier Dussopt ainsi que le ministre du commerce extérieur, Frank Riester, auparavant ministre de la culture. Aux dernières nouvelles, la première ministre proposée par le Nouveau Front Populaire (NFP) , Lucie Castets, a déclaré, elle aussi, son homosexualité.

Ce phénomène de société existe largement dans tout l’Occident. Ce sont d’ailleurs les Etats Unis, qui ont les premiers légalisé le mariage homosexuel avant d’être suivi par l’Occident tout entier. Le président Joe Biden a même, de plus, le 13 décembre 2022, promulgué une loi interdisant à la Cour suprême de remettre en cause le mariage entre personnes du même genre. L’administration Biden compte un nombre important de responsables homosexuels : Pete Buttigieg, secrétaire aux Transports et ex candidat à l’investiture démocrate aux élections présidentielles, Ned Price, porte-parole du département d’État, Karine Jean-Pierre, la première secrétaire de presse de la Maison Blanche noire et ouvertement gay , l’amirale Rachel Levine, secrétaire adjointe à la Santé au ministère de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, etc.

On peut citer aussi, en Australie, Penny Wong , sénatrice et ministre des affaires étrangères. En 2017, Leo Varadkar est devenu, le premier ministre gay d’Irlande. En Islande, la première ministre Johanna Sigurdardottir a épousé sa compagne. Au Royaume Uni la population "LGBT" est estimé à 2, 5% de l’ensemble de la population mais 45 députés de la chambre des communes se définissent eux-mêmes homosexuels, soit près de 7% de la chambre des communes.
La liste risque donc d’être longue et fastidieuse et transformer cet article en une sorte de recensement des homosexuels au pouvoir en Occident. Tel n’est ni notre intention, ni notre propos. Il est surtout de s’interroger sur un phénomène de sur-représentativité homosexuelle dans les organes de pouvoir politique en Occident et sa signification. On a donc ainsi une question qui, de sexuel s’est transformé en question politique Il ne faut pas alors s’étonner qu’elle envahisse un spectacle comme celui des JO, particulièrement en France où cette sur-représentativité est actuellement manifeste.

Les minorités et le pouvoir

Le groupe des homosexuels est une minorité très réduite voire infime de la population. Il représente en moyenne 2 à 3% de la population occidentale, d’autres statistiques disent 1 %. Il faut bien le distinguer des "LGBT", car, autrement, ce serait une extension abusive (1) .

La question de la minorité homosexuelle pose celle plus générale des minorités et de leur rapport avec la démocratie. Le respect des droits des minorités, de diffèrent ordre, ethniques, nationales religieuses, économiques représente une dimension essentielle de la démocratie. Mais lorsqu’une minorité domine, il s’agit tout simplement de dictature. Ceci explique la réaction très forte au spectacle, d’une grande partie de l’opinion, comme celui du soupçon qu’une minorité, ici homosexuelle, veut imposer ou diffuser sa vision du monde.

Il faut donc s’interroger sur le pourquoi de tout cela, pourquoi cela ne reste pas un problème moral ou sexuel, mais devient un problème de pouvoir ? Pourquoi brusquement la sur-représentativité de cette minorité dans les institutions de pouvoir en Occident ?

Ce problème de sur-représentativité politique mérite réflexion. Il transforme un fait social ou plus exactement sociétal en fait politique. Il transforme, projeté dans la cérémonie d’ouverture, une manifestation artistique en manifeste politique. Notre intention ici n’est pas d’apporter des réponses mais de présenter des faits, de susciter un questionnement.

Cette question de surreprésentativité politique n’est-elle pas à rapprocher, bien que sur un tout autre plan, de celle concernant les lobbies sionistes dans différents pays où ils sont mentionnés, notamment les Etats Unis, en France, le Royaume Uni. C’est un tout autre sujet certes. Mais il est relié à la question générale de ces phénomènes de sur-représentativité politique de minorités ou de groupes sociaux qui s’accentuent à notre époque, et qui pose un problème sérieux de démocratie. Quelle est leur signification ? N’est-on pas en face, à travers elle, d’un des aspects de la crise générale de la démocratie et de sa prise en main et sa confiscation par des minorités de différente nature, économique (par exemple les oligarchies), ou construites et organisées autour d’autres paramètres, d’identité sexuelle, culturelle et cultuelle (2), religieuse et ethnique ? Cette lecture, à travers l’influence ou le pouvoir de minorités agissantes pourrait être fructueuse. Mais elle demande une plus vaste recherche.

Le clivage mondial sur la question de l’homosexualité

Mais poursuivons. Les dictatures de minorités s’emboitent. Ainsi, sous cette lecture que nous faisons, l’Occident peut être, à son tour, vu, globalement, comme une minorité dans le monde. La cérémonie d’ouverture des jeux est purement occidentale comme l’est d’ailleurs la domination sur le CIO.

Autre dimension et autre question intéressante, le clivage s’est approfondi sur ces questions entre l’Occident et l’autre partie, celle la plus grande, du monde. S’agit-il simplement d’un différend, avec d’un côté la "civilisation", la tolérance, le respect des droits de l’homme, et de l’autre côté le "conservatisme" le "totalitarisme" ou "l’autoritarisme". II faut noter que ce clivage sur les questions sexuelles et leur prolongement social interfère, se croise, avec tous les autres clivages. Citons pêlemêle la question de l’hégémonie occidentale, les questions économiques, l’Ukraine la Palestine etc.. Ce serait une question intéressante à explorer. C’est à un point où le positionnement sur la question des "LGBT" est devenu un critère de l’adhésion à l’Union européenne ou de l’appartenance au monde occidental. L’Ukraine et Israël ont tenu ostensiblement à marquer leur différence avec le monde non occidental sur cette question en organisant des défilés gays, des gay prides. Mais comique de situation, en Ukraine la population n’était probablement pas encore préparée, puisque le défilé a été obligé rapidement de se disperser sous la menace des spectateurs. Tandis qu’en Israël, aussi, le défilé s’est heurté à une opposition violente des milieux traditionnalistes. Ils n’étaient probablement pas encore assez civilisés.

Il reste cependant que ce discours peut influer des groupes sociaux homosexuels marginalisés ou réprimés dans le monde non occidental. Cette tolérance envers leur identité sexuelle est évidemment pour eux très séduisante. Se posant comme modèle, comme refuge, l’Occident peut, alors, du même coup, y trouver des défenseurs de l’occidentalisme, notamment à des postes influents. Il va de soi que c’est là un cheval de Troie efficace de la pénétration occidentale. C’est le cas notamment dans les pays arabes où l’homosexualité est fortement réprimée. On peut soupçonner aussi beaucoup de groupes de l’opposition russe d’être surdéterminés par leur sentiment de persécution en tant qu’homosexuels.

Questions sociales et questions sociétales

Il est notable que c’est la question de l’homosexualité, qu’elle soit féminine ou masculine, qui structure toutes les questions sociétales en Occident : PACS, "mariage pour tous", procréation médicalement assistée (PAM).

Est-ce que les questions de l’homosexualité se sont à ce point banalisées, normalisées, qu’elles ne choquent plus l’opinion, " Chacun est libre de faire ce qu’il veut, entend-on alors souvent, et ( pour un ministre par exemple) l‘essentiel est qu’il fasse son travail ". Est-ce parce que ces questions ne sont plus un enjeu, ou est-ce que, bien au contraire, il ne s’agit au fond que d’apparences, et que ces questions donnent lieu à des clivages d’autant plus intenses qu’ils ne disent pas leur nom, qu’ils se déroulent de façon feutrée, et qu’ils accumulent une réprobation morale et sociale, qui finira par éclater d’autant plus fortement qu’elle a été réprimée. Il faut en effet noter, en contre point de la tolérance affichée, que la loi est venue réprimer, dans bien des pays occidentaux, les comportements dits homophobes et obliger beaucoup à observer le silence sur ces questions ou bien à utiliser d’autres façons d’exprimer leur opposition à ce sujet. Ces lois ont d’ailleurs été adoptées, (coïncidence ?), au moment où l’influence du courant "LGBT" s’est accrue sur les centres de décision.
Il faut alors noter ici que la tolérance occidentale est bien plus grande envers les questions sociétales qu’envers les questions sociales. Sur les questions sociales et celles relatives au maintien de l’hégémonie occidentale sur le monde, la répression peut être impitoyable et d’une cruauté extrême : répression du mouvement des « Gilets jaunes » en France, des minorités noires, mexicaines, aux Etats Unis, génocide de Gaza, guerres en Irak, en Lybie en Afghanistan.

Il est alors clair que les questions sociétales ne représentent pas les mêmes enjeux et un danger pour le système existant Elles présentent même l‘avantage de mieux gérer les contradictions à l’intérieur des sociétés occidentales en s’appuyant sur des questions certes réelles, mais en les rendant principales, en les essentialisant en quelque sorte, et en détournant l’énergie réformiste ou révolutionnaire sociale vers ces sujets de société. Ceci a commencé graduellement depuis des décennies : c’est ainsi, par exemple, que le grand mouvement des années 68 de contestation sociale s’est transformé en révolution sexuelle, que l’immense mouvement aux Etats Unis contre la guerre du Vietnam et le racisme anti noir s’est adouci et éteint dans le mouvement hippie. Qu’adviendra-t-il actuellement des mouvements équivalents contre la guerre à Gaza ou l’oppression des migrants ?

C’est peut-être là le secret de l’avortement régulier des mouvements sociaux en Occident : il est dans l’interchangeabilité des élites de droite et de gauche dirigeantes entre elles. Elles peuvent passer de droite à gauche et de gauche à droite. La France en est un bon exemple : les présidents Mitterrand, Hollande, Macron, les premiers ministres Attal, Borne qui commencent à gauche, finissent à droite ou inversement. Il y a un occidentalisme de gauche comme il y a un occidentalisme de droite.
François Mitterrand, président de la gauche unie, a bénéficié du plein soutien de Pierre Berger, un richissime homme d’affaires, à l’homosexualité assumée, et mécène du mouvement gay français. C’est de cette période que date l’accession de personnalités homosexuelles à des postes de pouvoir : Jacques Lang, ministre de la culture, Bertrand Delanoë, maire de Paris etc..

Les élites de gauche, notamment des classes moyennes en Occident se laissent souvent séduire par les réformes sociétales, et oublient largement celles sociales. Ce fut le cas du président Hollande travers le "mariage pour tous" au moment où il enterrait tous les projets d’avancée sociale, et aussi où il s’attaquait au Mali et où il projetait de faire la guerre à la Syrie.

De même aux Etats-Unis ou la compassion pour les questions sociétales tranche avec la cruauté dans la répression chronique du mouvement noir, de l’émigration mexicaine et des luttes de libération des peuples.

La conjonction des élites de gauche et de droite, leur brassage, ne traduit-elle pas, chez elles une plus grande sensibilité partagée sur les questions sociétales, plutôt que sur les questions sociales ou aux luttes nationales des autres peuples.

La raison de ces confusions ou de ses convergences, entre les élites de droite et de gauche, est probablement qu’elles présentent beaucoup de porosité réciproque, et de points communs : elles ont souvent reçu la même éducation, fréquentent les mêmes universités et grandes écoles, elles participent en général des mêmes préjugés de mission historique de l’Occident concernant les droits de l’homme et des libertés. Il y a, ancrée dans ces élites, l’idée commune que la tolérance qui règne dans les pays occidentaux sur les questions sociétales, sur l’identité sexuelle, traduit l’appartenance à une « civilisation », à des pays "où on est libre, et où on peut faire ce qu’on veut ".

C’était d’ailleurs l’intention essentielle revendiquée par Thomas Jolly, le directeur artistique du spectacle d’ouverture des jeux olympiques, mettre en spectacle la tolérance et la diversité. Thomas Jolly est lui-même homosexuel, en couple avec un homme. Ce n’est évidemment pas une coïncidence. Il serait intéressant d’ailleurs de savoir qui l’a choisi ou si cela a été une procédure d’appel à projet. Bref, Thomas Jolly défend sa chapelle, sa vision, et le spectacle mis en scène devient donc, tout simplement, la propagande d’un mode de vie Mais peut-on en faire la promotion, et celle de son milieu, en utilisant une manifestation planétaire ? Il y a, en fait, posée là une question de démocratie, de respect des autres, de responsabilité, bref, elle aussi, de tolérance.

Il est, alors, stupéfiant de constater que les mêmes qui se prévalent du principe magnifique de la tolérance se déchainent contre un bout de tissu ou une robe qui s’appelle « hidjab » ou « abaya », et qu’ils en font une question politique majeure, comme l’a fait le premier ministre Attal, qui plaide pour la tolérance envers l’homosexualité, et n’a d’autre mot que l’interdiction, ou la répression, y compris dans les écoles, quand il s’agit de signes vestimentaires soupçonnés d’islamisme. Tout ceci relativise bien les choses concernant les grandes déclarations sur les droits humains et les diversités culturelles. Le discours sur les libertés n’est en fait qu’un discours libertaire. Il révèle même une incohérence générale, quasi délirante et assez inquiétante du discours occidental sur la tolérance.

Mais s’agit-il bien de l’art dans ce spectacle ?

Osons maintenant quelques ingérences dans le domaine de l’art à propos du spectacle.

Les promoteurs de ce spectacle, ont voulu apparemment mettre à profit les jeux olympiques pour « envoyer u message au monde ». Ils le disent eux-mêmes. Un message sur quoi ? Sur la tolérance sexuelle ? Et ils ont voulu le faire à travers un certain exhibitionnisme d’expressions et de poses sexuelles. S’agit-il de confiner l’art à l’expression sexuelle, même si c’est celle de la différence et de la tolérance. L’art n’est-il pas au contraire la sublimation des instincts sexuels. Ici, on sert ces instincts directement, et même sous un aspect cannibale à travers un corps nu offert à l’appétit dans une Cène, la scène du dernier repas de Jésus Christ avec les apôtres, transformée en bacchanale. Ce n’est même plus un discours au deuxième degré, ce n’est même plus de la suggestion ? C’est bien peu d’imagination, de créativité.
On a finalement, proposée un monde, l’image fausse d’une France, immense lupanar, ce qui vient confirmer un cliché vendue aux touristes : "la France de l’amour et du sexe" et le premier pays de tourisme. Le spectacle n’aurait-il été qu’un dépliant touristique ? Mais, par contre, quel message a-t-on voulu donner du sport. Rien.
On a voulu faire croire à l’opinion, à travers ce spectacle, qu’elle était à l’avant-garde de de la tolérance, de l’art, de la "civilisation" et du monde. En fait, on lui
a servi une vision qui au contraire, s’est répétée travers l’Histoire, de façon
morne et toujours stérile, aux moments de décadence et de nihilisme, à chaque crise profonde des sociétés.

Le même président Macron, qui applaudit à ce spectacle, se proposait d’envoyer des troupes en Ukraine au risque de plonger le monde dans une guerre mondiale. Ce danger de nihilisme ne cesse d’inquiéter. On craint de se trouver en face d’élites qui n’ont plus le sens du bien et du mal et qui, comme dans ce spectacle, peuvent faire sauter la planète en se trémoussant, et en hurlant de plaisir jusqu’à la fin.
L’art est au contraire courageux, audacieux, à l’avant-garde, dans la défense des causes justes, dans la dénonciation des souffrances des peuples. N’y aurait-il pas pu avoir des tableaux contre la course aux armements contre le danger de la guerre nucléaire, contre les génocides, contre les guerres ?

Où l’on regrette Picasso

« Panem et circenses » ("du pain et des jeux"), la phrase méprisante de l’aristocratie romaine envers le peuple, revient du fond de l’Histoire. Le plaisir des sens remplace artistiquement le sens de la vie. Le diable concurrence le Bon Dieu. La perte du sens du bien et du mal, fait perdre aussi le sens de la survie et de la vie humaine. Elle érode les capacités morales. "Après moi le déluge" semble être devenu le mot d’ordre des élites mondialistes qui traitent souvent la question de la guerre et de la paix avec une désinvolture stupéfiante. A Gaza on tue les enfants par milliers, sans qu’à Paris cela freine le goût effréné de la fête et du plaisir.

De ce point de vue, il ne faut donc pas s’étonner que les grands mouvements pour la paix des années 80, qui s’étaient opposés au déploiement des missiles américains en Europe, aient disparus. Plus inquiétants, ce sont des pacifistes de cette époque comme le chancelier allemand actuel, Olaf Sholz, qui réclament l’installation de missiles nucléaires sur son territoire. C’est le gouvernement qu’il préside qui procède au réarmement et fournit des armes aussi bien à Israël qu’au pouvoir ukrainien. Le réarmement de l’Allemagne aurait été impensable dans les années 70 malgré la propagande, pourtant intense alors, sur la menace soviétique. Que se passe-t-il ? Pourquoi aujourd’hui est-il possible ? Pourquoi des pays qui ont tant souffert du militarisme allemand le demandent à présent, eux-mêmes ?

En 1949, Picasso dessinait la colombe de la paix pour le Congrès mondial des partisans de la paix. En 1936, aux jeux olympiques de Berlin, en plein régime nazi, on avait lâché des colombes, comme cela se faisait dans la Grèce antique et c’est de tradition dans les jeux olympiques. Aujourd’hui, à Paris, on n’y pense même plus.


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(1) Ipsos Enquête LGBT+ Pride 2023 Globale.pdf L’identification sociologique d’un groupe LGBT est très discutable, scientifiquement, statistiquement et socialement, et mériterait à lui seul un débat. En effet, c’est un groupe qui ne devient important que si on lui ajoute les personnes dites et qui se disent "bisexuelles". Or cette vague catégorie n’a aucun impact social, puisque tout l’arsenal juridique (’"mariage pour tous etc..) ne les concerne évidemment pas. On observe par ailleurs que cette catégorie "bisexuelle" a brusquement gonflé, pour ce qu’on appelle la génération Z, née en 1997 et après, et qui représente plusieurs fois le nombre des homosexuels. N’est- on pas alors, à partir de cette date, devant un phénomène de mode et même de propagande chez les jeunes d’une certaine liberté et de certaines pratiques sexuelles autrefois rejetées ? De ce point de vue, la catégorie LGBT ne serait-elle pas une catégorie construite, un artéfact idéologique ? Ne servirait-elle pas à gonfler démesurément la proportion de personnes non hétérosexuelles.
(2) Le cas courant est celui des situations postcoloniales où une minorité occidentalisée, qui maitrise la langue du colonisateur, monopolise alors la gestion et l’administration du pays. Les conflits politiques, économiques et sociaux ont alors tendance à s’exprimer à travers les conflits identitaires, principalement de langue et de religion.

COMMENTAIRES  

10/08/2024 19:23 par Assimbonanga

Tiens, tiens ! Questions sociales et questions sociétales , le retour.
Qui a regardé les trois heures et des brouettes de spectacle en entier ? Moi non, donc, du coup, je ne peux pas vraiment mesurer la proportion des LGBD par rapport à d’autres thèmes. Ce que je sais en revanche, c’est les drag queens ont désormais une émission hebdomadaire sur France 2 si bien que Daphné Burqi a probablement cru que c’était rentré dans les mœurs et que tous les Français étaient familiarisés, ce en quoi elle a dû déchanter vu le déferlement d’hostilité qui s’en est suivi.
Moi je pense que cette "cérémonie" est comme une photo à un instant donné. Ça fige les choses comme il peut y avoir une belle photo ou une photo moche de soi. On ne peut pas se fier juste à une prise de vue. Ce spectacle est fait pour quatre avant qu’on ait une nouvelle photo à un autre lieu de la planète. Il se trouve que les "tendances" de la mode (oui, je sais, forcément celle des dominants, j’ai entendu) étaient celles-là, à cette période là. Il y avait les artistes, les productions, les producteurs, ça existait. Et voilà, on les a utilisés. Mais ça représente quelle proportion du spectacle complet ?
De quoi se souviendra-t-on dans quatre ans, aux prochains JO ? Je trouve en tout cas que le religieux occupe une place très effrayante. Voir tant de gens se référer à dieu à longueur de journée en dit long sur la rationalité des décisions politiques en ce bas monde et faut pas trop les chatouiller sinon ça rigole pas.

11/08/2024 00:57 par Vincent

@ Assimbonanga, Djamel et la commu LGS
J’ai regardé l’intégralité de cette cérémonie d’ouverture de la même manière que je m’inflige aussi toujours les discours présidentiels pour y lire les entre-les lignes.
Ce fameux tableau "Festivité" essentiellement à base de drag-queens & Co. a duré un peu plus de 3/4 d’heure, en plein milieu du spectacle, entrecoupé de plans mal cadrés sur des bateaux-mouches que quelques milliers d’ahuris Bien-pensants ont payé des fortunes pour voir passer sur la Seine. Sa place, au propre comme au figuré, était centrale.
La question n’est pas seulement d’avoir heurté les croyances religieuses notamment avec la Cène sur Seine qui était de toute évidence le Festin des Dieux avec Katerine figurant Dionysos père de Sequana dans l’Olympe, qu’on-te-dit (sombre inculte) ; et il ne s’agissait pas non plus que de transgression se réclamant d’oser la défense des minorités au nom du "progressisme" : Tout ça c’est le vent qu’on brasse pour entretenir des clivages stériles fort utiles aux puissants. Les questions sociétales ne sont que cela.

Le message était subliminal et s’adressait à l’inconscient. Il se décryptait justement sur l’ensemble de la cérémonie, et ça ne date pas de ces JO :
Je redis que pour qui l’a vue avec les bons yeux, la cérémonie de clôture de Londres 2012 était vraiment le festival du « symbolisme hermétique dans ses rapports avec l’alchimie et la franc-maçonnerie" (d’Oswald Wirth, je recommande cette lecture).
Donc, pour l’Ouverture de Paris, la synthèse du message est eschatologique, et faisait notamment référence à l’Apocalypse de Jean.
Le fil conducteur, de tableau en tableau, était le lugubre personnage du cavalier masqué ou sans visage (supposé être le héros d’Assasins Creed : Pour rendre hommage aux bénéfices engrangés par Ubisoft sur cette franchise, sans doute ?) ; cavalier chevauchant un cheval blanc, conformément au texte biblique décrivant le 1er des 4 cavaliers de l’Apocalypse.
Je fais un détour nécessaire, scabreux ou éventuellement utile par la langue anglaise pour mieux illustrer l’analyse :
En français l’Apocalypse nous dit que le cavalier portait un arc, "Bow" en anglais : "he had a bow". Or "bow" peut certes se traduire comme "arc", mais en vieil anglois il peut aussi désigner l’arc-en-ciel : a rain-bow. Or le cavalier de la cérémonie portait sur son dos le drapeau olympique, dont les anneaux sont multicolores et peuvent aisément figurer le "bow" que j’évoque ici. L’image finale du même cavalier guidant tous les porte-drapeaux -une farandole de couleurs donc- réunis derrière lui est également parlante (et peut tout aussi bien figurer l’ensemble des nations soumises -to bow, s’incliner en anglais-, que suivant "l’esprit de l’olympisme"... Sauf la Russie, CQFD)

Bref : D’aucuns me rétorqueront que tout cela est complètement capillotracté et relève bien évidemment du plus grand des hasards.
De la même manière, la rutilante statue "Taureau et daim" du Trocadéro se trouvait par pur hasard être mise en évidence au pied de la tribune présidentielle, et ne figurait pas du tout le veau d’or : Ouh ! les vilaines fake-news des complotiiistes heureusement débunkées par nos précieux fact-checkers ! L’effrayant bovidé soumettant les foules, puis qu’on idolâtre, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux du Commonwealth à Birmingham en 2022 n’a, lui non plus, aucun rapport avec de la symbolique, ni aucune velléité d’être subliminal : le ha-sard, qu’on te dit, une vue de l’artiste dont la juste interprétation échappe au commun des mortels, aux incultes.
Donc et pour abréger je ne sais pas de quoi on se souviendra dans 4 ans, mais je me souviens très bien de ce que j’avais vu il y a 12 ans.
Je me souviens aussi très bien de M. Macron disant le 14 avril 2020 dans un entretien filmé avec la rédactrice en chef du Financial Times : « Je crois que notre génération doit savoir que la bête de l’évènement est là, et elle arrive, qu’il s’agisse du terrorisme, de cette grande pandémie ou d’autres chocs [...] ».

Depuis lors, et particulièrement ces derniers temps, il me semble que les partisans de l’eschatologie messianique ont fait de très larges progrès pour nous rapprocher du Jugement Dernier qui leur est nécessaire à la venue ou au retour du Messie, ou bien peut-être plus prosaïquement à la perpétuation de l’Ordre inique "fondé sur des Règles" qui leur permet une parfaite impunité pour l’ensemble de leurs crimes abjects et impardonnables.
Et admettant dès lors, et avant de goûter la symbolique de la cérémonie de clôture, que oui nous sommes bien en pleine Apocalypse, j’aime renvoyer à l’étymologie du mot puisqu’en effet : "Tout est dévoilé".

11/08/2024 09:30 par D.Vanhove

Après ce qu’ils ont osé présenter au monde à la cérémonie d’ouverture... qu’en sera-t-il à la cérémonie de clôture ?!... sera-ce du même mauvais goût ou les multiples remarques négatives auront-elles permis de changer la donne ?

11/08/2024 10:40 par guy

@ D.Vanhove : Pour gacher le suspense ,il est question d’extra-terrestres qui débarquent pour sauver les J-Woke ! mdr

11/08/2024 11:17 par John

J’ai regardé cette cérémonie sur internet, étant athée cela ne m’a pas choqué mais je comprends les réactions. Athée mais pratiquant sportif, je ne regarde pas les jeux (d’ailleurs je ne dispose pas de la TV), cependant que vient faire tout cela avec le sport ?

Cela illustre l’état d’esprit de nos élites mais dans un mois les spectateurs aurons oublié et/ou en resteront à ce qu’ils auront lu dans la presse ou vu à la TV.

C’est du spectacle, qui vraisemblablement coûtera aux contribuables, rien de plus.
Et toujours un gouvernement Macron malgré les élections !!!

11/08/2024 16:29 par Assimbonanga

A un moment de la cérémonie j’ai aperçu en survol le pont Christophe Dettinger. Mais pas la moindre performance d’artiste en ce lieu chargé d’Histoire. Dommage.

12/08/2024 07:09 par Francine lo

Vincent, vous avez raison d’évoquer ici la manipulation inconsciente pour la cérémonie d’ouverture des JO, même si les adeptes du materialisme marxiste sont plutôt allergiques à ces champs d’investigation. Tout ce qui toucherait aux psys serait terriblement issu du capitalisme bourgeois. Ils ont tord car de psy-opérations en psy-hop, au moins depuis le 11 septembre 2001, la sphère occidentale et le reste du monde tournent autour de cela. Le covidisme a été le prétexte à une énorme manipulation des foules et à un type de chantage puant, mais rares sont ceux qui souhaitent revenir sur cet épisode peu glorieux. La phase COVID a aussi été l’occasion pour les maîtres du monde de tester la réaction des peuples, et le peuple de France a été, à part quelques exceptions, particulièrement soumis et servile à 80-90%.

En tout cas voilà en fin de cet article sur le site Mesinfos.fr, dont le lien est plus bas, l’affiche de la cérémonie de clôture des JO de Paris 2024. La chute eschatologique dont vous parlez, continue d’être mise en scène. Ici elle est tellement évidente, que cet être de lumière tombant tête en bas sur terre, sur la France exactement, a été déjà comparé à la chute de Lucifer. On aura au moins été prévenus...

https://mesinfos.fr/75000-paris/jo-2024-la-ceremonie-de-cloture-se-devoile-peu-a-peu-202847.html

12/08/2024 10:11 par Assimbonanga

"La liste risque donc d’être longue et fastidieuse et transformer cet article en une sorte de recensement des homosexuels au pouvoir en Occident."

Il est certain qu’on ne pourra pas faire la liste de tous les homosexuels refoulés (et d’autant plus féroces) qui sont au pouvoir dans des théocraties... Les religions obligent à l’hypocrisie et au mensonge. Il n’y a pas moins d’homosexuels dans les pays où la manifestation de l’homosexualité est interdite mais par contre, ils doivent se cacher.

"Pourquoi brusquement la sur-représentativité de cette minorité dans les institutions de pouvoir en Occident ?
" Peut-être parce que ce n’est pas une "sur-représentativité" mais juste la normalisation.

"Cette lecture, à travers l’influence ou le pouvoir de minorités agissantes pourrait être fructueuse." Ou pas !!! Il faudrait faire le tri parmi ses pensées des vieilles certitudes ancrées profondément par des siècles de matraquage mental. On a beau se vouloir moderne, on n’en est pas moins pétri de connexions indélébiles programmées dès la tendre enfance.

12/08/2024 11:33 par Vincent

Merci Francine pour ce retour ;
Bien entendu les psy-ops sont vraiment devenues récurrentes, voire essentielles, pour permettre le déroulement de l’agenda disons globaliste avec l’assentiment forcé ou induit des foules ahuries.
Mais puisque Eric Denecé doit être trop à droite, je suppose que pas grand monde ici ne lit CF2R où il relaie pourtant très bien les psy-ops qui ont cours et sont -très officiellement- organisées via l’OTAN...
J’ai le même référentiel : 11/09, puisque je l’ai vécu et n’ai pas cru la version officielle depuis ce jour là. Habitué à être ostracisé -sur ce sujet comme sur d’autres- j’ai donc préféré subir et endurer les violentes discriminations, à la soumission et la souillure qui étaient exigées durant la pseudo-crise sanitaire. Dire que quelque chose demeure brisé depuis est un doux euphémisme.
D’aucuns ont tendance à me taxer de parano, et je suis rôdé à l’exercice en matière de complotiiisme...
Je reste étonné que, soi-disant par rationalité, beaucoup se refusent à regarder derrière le voile, et demeurent animés par les ficelles grossières qu’on agite pour les distraire.
J’imagine qu’on doit se sentir bien dans le cadre idéologique de la chapelle qu’on s’est choisi, un peu comme l’instinct grégaire des supporters de foot a tendance à les faire tendre vers la débilité, quoi.
Encore merci de m’avoir épargné l’indifférence sur ce sujet.

12/08/2024 14:37 par xiao pignouf

Cette scène de la Cène sur la Seine n’était pas saine.

13/08/2024 00:10 par Aquarius15

"Pourquoi brusquement la sur-représentativité de cette minorité dans les institutions de pouvoir en Occident ?" Peut-être parce que ce n’est pas une "sur-représentativité" mais juste la normalisation.

La normalisation que vous évoquez, bien imprégnée en occident, devrait toucher en principe toutes les générations répondant à ce qui ne sont jamais que des sondages. Or, les résultats font apparaître d’énormes différences générationnelles, surtout avec la "génération Z" (nés 1997-2004). Comment alors ne pas interroger les effets d’une éventuelle propagande/psy-op/opération mercantile ciblée ???
https://www.statista.com/statistics/719685/american-adults-who-identify-as-homosexual-bisexual-transgender-by-generation/

De plus, sauf à suivre un raisonnement quasi sionniste, la sur-représentativité, comme ’la discrimination positive’, même en faveur d’une minorité préalablement invisibilisée, voire opprimée, reste une injustice.
L’orientation sexuelle ou la couleur de peau ne sont pas des compétences.

Le président du CIO déclare en 2024 qu’il n’existe aucun moyen scientifique de différencier un homme d’une femme et les merdias affirment en coeur que la testostérone n’a aucune influence sur la masse musculaire et les perfs sportives. Quoi !!! Ce n’est plus Orwell, c’est South Park...

Au moins, ça fait bien marrer les Russes qui avaient scénarisé une boxeur à barbe en catégorie femmes https://www.youtube.com/watch?v=9iozhhKY1Xs
Autre clip parodique contre l’exil en pays woke https://www.youtube.com/watch?v=Ot_MO0-oZdc

13/08/2024 10:10 par xiao pignouf

Pourquoi brusquement la sur-représentativité de cette minorité dans les institutions de pouvoir en Occident ?

Ce texte de Djamel Labidi pose énormément de problèmes à la fois en terme de faits et de décryptage de ces faits. J’hésite à y répondre pour ne pas retomber dans les travers d’un débat sans queue ni tête.

Cette thèse de la sur-représentativité des homosexuels dans les sphères de pouvoir occidentales en est justement un exemple flagrant.

D’abord, j’ai beau chercher dans son texte, je ne vois aucune donnée qui confirme cette thèse. Ni aucune source. Quel est exactement le nombre ou la proportion d’homosexuel()s dans les institutions françaises et plus généralement occidentales ? On ne le saura pas. Djamel évalue donc cette « sur-représentativité » au doigt mouillé, à une impression qu’il y a beaucoup d’homosexuel(e)s, trop même, chez les gens de pouvoir... C’est un peu faible. À la limite, il aurait mieux fallu parler de sur-visibilité, et encore.

En outre, dans sa première note de bas de page, il admet que « l’identification sociologique d’un groupe LGBT est très discutable, scientifiquement, statistiquement et socialement ». C’est bien de le préciser, au moins cela permet-il de dissimuler l’aspect bancal de sa thèse...

Ensuite, comment comprendre cette « sur-représentativité » ressentie ou cette impression que beaucoup de gens de pouvoir ont vu leur homosexualité rendue publique, le plus souvent, c’est vrai, de leur fait ?

J’ai une théorie simple qui se compose de deux facteurs :

D’abord, quand on appartient à un groupe social privilégié, il est plus facile d’assumer ses orientations affectives lorsqu’elles n’appartiennent pas à la norme hétérosexuelle. Nous vivons toujours dans une société patriarcale après tout.

Ensuite, le fait de rendre publique son homosexualité quand on est une personne publique ne devrait même pas poser question. Globalement, ces personnes n’ont plus de vie privée et si j’étais homosexuel, si j’avais un compagnon voire une famille, je ne voudrais pas que cet aspect de ma vie privée soit révélé sans mon contrôle par des médias qui le feront de toute façon.

Il y a probablement d’autres facteurs qui expliquent qu’il peut y avoir de plus fortes proportions d’homosexuels dans tel ou tel domaine socio-professionnel et qui jouent sur les parcours scolaires et les choix de carrière notamment. Comment expliquer par exemple la « sur-représentativité » des homosexuels dans les milieux artistiques, hein ? Mais comme le précise la note de bas de page, de telles études sont plus complexes que ces approximations inhabituelles chez l’auteur et requièrent l’aide de la sociologie.

Détail amusant : les députés ayant fait leur coming-out à l’AN sont (pour le moment) majoritairement de droite, d’extrême-droite et d’« extrême-centre ». Source

Or, les résultats font apparaître d’énormes différences générationnelles, surtout avec la "génération Z" (nés 1997-2004). Comment alors ne pas interroger les effets d’une éventuelle propagande

Drôle de manière d’analyser la décriminalisation de l’homosexualité, la conquête de l’égalité en droits et la libération progressive de la parole. Il est parfaitement naturel que les nouvelles générations soient plus à l’aise, plus libérées sur ces sujets. C’est précisément dans ce genre de compréhension du monde paranoïaque qu’on voit que le covid a laissé des traces.

13/08/2024 11:02 par xiao pignouf

Le président du CIO déclare en 2024 qu’il n’existe aucun moyen scientifique de différencier un homme d’une femme et les merdias affirment en coeur que la testostérone n’a aucune influence sur la masse musculaire et les perfs sportives.

Quand est-ce que le président du CIO a dit cela ? Les tests de féminité existent depuis les années 30 et jusque dans les années 70, il s’agissait d’examens gynécologiques. J’aimerais qu’on se figure la scène : des femmes nues devant des jurys d’hommes... Je rappelle également que ces tests ont pris de l’ampleur pendant la Guerre Froide et visaient principalement les athlètes soviétiques dont la féminité était souvent mise en doute. Source.

Quels « merdias » affirment que la testo n’a aucune influence sur les perfs des athlètes ? Cette substance est reconnue comme produit dopant par tout le monde !

https://www.ouest-france.fr/sport/football/paul-pogba/dopage-quest-ce-que-la-testosterone-produit-auquel-paul-pogba-a-ete-controle-positif-a5623d8e-50d7-11ee-a03d-8e26d8dee79e#:~:text=Dans%20le%20sport%2C%20ce%20produit,est%2C%20elle%20aussi%2C%20am%C3%A9lior%C3%A9e.
https://www.lalsace.fr/magazine-sante/2023/10/02/dopage-comment-la-testosterone-agit-reellement-dans-votre-corps
https://consent.yahoo.com/v2/collectConsent?sessionId=3_cc-session_67714cf3-c82b-41a0-b45e-f42c47dd2c86
https://www.lemonde.fr/sport/article/2023/09/12/paul-pogba-pourquoi-prendre-de-la-testosterone-et-que-risque-le-joueur-de-la-juventus-turin_6189047_3242.html
https://www.liberation.fr/sports/football/quest-ce-que-la-testosterone-cette-hormone-qui-met-paul-pogba-dans-lembarras-20230912_CII5WPRGPZBUXHARHI7X3GNNKA/
https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/paul-pogba/paul-pogba-soupconne-de-dopage-la-contre-expertise-confirme-le-dopage-a-la-testosterone_6105549.html

13/08/2024 13:30 par Assimbonanga

Un raisonnement quasi sionniste ?
Qu’est-ce ?
L’orientation sexuelle ou la couleur de peau ne sont pas des compétences.
Il ne me semble pas que Macron ait nommé Attal premier ministre parce qu’il était homosexuel... et que donc, il ne l’a pas choisi pour cette... compétence ! Macron prend ce qu’il trouve, en fait, pour assurer les rôles traditionnels de la politique française mais tout en utilisant ces nommés comme des paillassons. Mais c’est une autre question !

13/08/2024 14:45 par aumône him

Cette scène de la Cène sur la Seine n’était pas saine

Et avecque une senne ?

cette scène de la Cène sur la Seine et avec une senne n’était pas saine

13/08/2024 16:10 par Julie

Merci Xiao pour ces remises à l’heure.

Cependant j’aurais besoin d’une explication concernant cette phrase que je ne comprends pas (et qui me semble tomber là comme un cheveu sur la soupe) :

C’est précisément dans ce genre de compréhension du monde paranoïaque qu’on voit que le covid a laissé des traces.

13/08/2024 20:01 par Aquarius15

Thomas Bach invite ceux qui pensent détenir la définition d’un homme et d’une femme à présenter leurs preuves scientifiques https://www.huffingtonpost.fr/jo-paris-2024/video/boxe-imane-khelif-defendue-par-thomas-bach-face-a-ceux-qui-pensent-detenir-la-definition-d-une-femme_237883.html

Articles plus récents minimisant les différences de taux entre hommes et femmes, ainsi que le rôle de la testostérone dans le sport, pourtant substance dopante, comme vous le rappelez à juste titre https://www.ouest-france.fr/jeux-olympiques/polemique-sur-la-boxeuse-imane-khelif-la-testosterone-ne-suffit-pas-a-faire-un-champion-olympique-80e0b3c0-5327-11ef-a7c8-0c2e04d72c1d
https://www.24heures.ca/2024/08/02/imane-khelif-un-haut-taux-de-testosterone-avantage-t-il-les-athletes-feminines
https://actu.fr/jeux-olympiques/jo-2024-la-boxeuse-imane-khelif-en-finale-c-est-quoi-ces-tests-de-feminite-au-coeur-de-la-polemique_61465217.html

C’est précisément dans ce genre de compréhension du monde paranoïaque qu’on voit que le covid a laissé des traces.

Julie étant plus élégante que vous, je vais résister à la tentation de vous retourner l’injure, mais votre allusion au covid n’est pas dénuée de tout lien avec le sujet des boxeuses XY. Dans les 2 cas, on assiste à une révision de la science dans un but politico-mercantile. Ce qui était communément admis hier est devenu complotiste ou obscurantiste. Pour ne citer qu’un exemple (ce n’est pas le seul), avant le covid les boîtes de masques chirurgicaux précisaient leur inefficacité contre la transmission des virus, bien connue alors du personnel médical.

Nous vivons toujours dans une société patriarcale après tout.

Vous vivez en Chine ? La France de 2024 n’a plus grand chose d’une société patriarcale, sauf dans les délires victimaires de certaines féministes qui aspirent plus à une société matriarcale qu’à une société égalitaire.
A propos de société égalitaire entre hommes et femmes, c’est à mon sens être égaux en droits et opportunités, mais je trouve dangereux ou tout le moins très dommage, de vouloir ignorer/gommer/lisser le dimorphisme sexuel de Homo Sapiens sapiens. Les hommes et les femmes sont intrinsèquement différents, mais complémentaires, même si chacun peut avoir des compétences, sensibilités ou centres d’intérêt habituellement associés à l’autre sexe.

Détail amusant : les députés ayant fait leur coming-out à l’AN sont (pour le moment) majoritairement de droite, d’extrême-droite et d’« extrême-centre »

Détail amusant, un commentataire m’avait ici mis au défi de prouver que le RN est gay friendly. "Je me marrre !"

13/08/2024 21:17 par Aquarius15

@Assim

Raisonnement quasi-sioniste = les ex-victimes ou descendants de victimes ont open bar ou sont "perchés intouchables" dans le jargon de ce jeu enfantin du chat perché. Favoriser des personnes précédemment opprimées ou leur descendance n’est pas sain, ni égalitaire. Regardez ce que ça finit par donner au Bangladesh, selon la version officielle (mea culpa si c’est une énième révolution de couleur fomentée par l’étranger).
[Je ne vous accuse pas du tout d’être sioniste, je souligne l’analogie, selon moi et toutes proportions gardées, entre votre raisonnement justifiant une sur-représentativité, et les arguments fallacieux (amalgames historiques etc.) avancés par Israël pour justifier sa politique de colonisation meurtrière.]

Selon des sources officieuses, Gaby aurait été choisi par Brigitte, dont l’influence politique est souvent mentionnée. C’est la première conjointe de président à bénéficier d’un cabinet...
Selon mes sources visuelles, Manu a souvent l’air émoustillé en présence de jeunes éphèbes, mais rarement en présence de femmes (même si Amélie semble en pincer pour lui).
Je vous rejoins sur "il prend ce qu’il trouve" pour gouverner ))) Mais, ne pas perdre de vue que les 3 modalités principales de recrutement d’un agent étranger s’appliquent à mon sens en politique : 1/ la conviction (rare chez les pros de la politique, au mieux ils ont la foi en... leur fonction de larbin) 2/ l’appât du gain/corruption 3/ la compromission/chantage. Je pense que les politocards sont surtout recrutés sous ces deux dernières modalités. Qui a "recruté" Macron ?

Force est de reconnaître que les homosexuels comme les femmes, précédemment sous-représentés en politique, ont eu, pour certains, l’occasion de prouver leur autoritarisme inhumain et leur violence sociale, qui n’ont donc rien de traits spécifiquement liés à une virilité masculine exacerbée. La chanson "Miss Maggie" mériterait une grosse mise à jour, si Renaud était encore anar de gauche... à commencer par Miss Maddie et le million de mort en Irak qui "en valait la peine", mais nous ne sommes pas en reste en dans l’UE et en France, notamment pour nous envoyer au hachoir à viande russe. https://www.youtube.com/watch?v=v28HCO71AxQ
(belle ode à la féminité, même si je trouve que les femmes "au foot", c’est cool, voire admirable quand elles réussissent dans d’autres sports, mais les femmes qui "pissent le plus loin" ou poussent à la guerre, c’est de plus en plus fréquent et déplorable)

13/08/2024 22:01 par CAZA

HéHé
duos habet et bene pendentes .
Pour bribri peut être dans le formol au musée de la fac de médecine d’ Amiens .

https://www.lorientlejour.com/article/499749/La_legende_de_la_papesse_Jeanneet_de_la_chaise_percee....html

14/08/2024 00:31 par Aquarius15

@Xiao pour son dernier commentaire ’collector’ sur un billet d’humeur passé à la trappe https://www.legrandsoir.info/de-neron-a-macron-de-rome-a-paris.html

Les articles de journaux sérieux persistent à mentionner un ’test de féminité’ n’impliquant pas de mesure de testostérone : croyez-vous qu’en 2023, ils ont préféré déshabiller les athlètes en mode 100% humiliation ou fait un caryotype ; ou autre (à vous d’émettre une hypothèse) ???
La présidence de l’IBA étant Russe, la Russie étant considérée comme homophobe et transphobe, à l’inverse de la récente orientation politique LGBT friendly impulsée artificiellement en Ukraine, n’y voyez-vous pas un possible conflit politique dépassant le sport ? L’IBA dérange car c’est une des rares instances sportives internationales qui n’est pas aux mains des occidentaux...

Oui, l’intersexualité congénitale est une injustice (la prévalence de 1,7% récemment mise en avant me semble très surestimée) ; mais on ne peut pas réparer cette injustice en en créant une plus grande, celle de désavantager les au moins 98,3% de femmes XX. Par ailleurs, mais vous refuserez de m’entendre sur cet argument, c’est le cheval de Troie de l’autorisation des hommes transitionnés femmes, ou mème simplement déclarés femmes, dans les compétitions féminines, ce qui accentuerait encore l’injustice envers les femmes XX.

Dans l’atmosphère paranoïaque actuelle, une athlète qui n’est pas assez féminine, qui n’a pas assez de poitrine, de hanche, qui n’a pas les cheveux longs ou qui a les épaules trop larges, soulève les suspicions les plus débiles. C’est la pratique de l’eugénisme par des personnes qui n’ont pas dépassé le stade du Docteur Maboul. Purs produits du complotisme sauce covid.

No comment sur le "complotisme sauce covid"... juste pour republier ce commentaire perdu de vue, grâce au turnover des billets d’humeur en une de la page d’accueil.
J’avais pourtant précisé mon admiration relative de la musculature féminine, mais bon...
Quand une athlète femme ne coche aucune case de la féminité, malgré une assignation féminine à la naissance (je récuse le terme "assignation", sauf précisément en cas d’ambiguité sexuelle congénitale) et possède un caryotype XY (je n’ai pas souvenir de la notion de caryotype dans Docteur Maboul), c’est compliqué de l’identifier comme femme ou de considérer qu’un combat contre une femme XX serait biologiquement équitable. Encore une fois désolé pour les soi-disant 1,7% de personnes intersexuées de naissance...

Démonstration par l’absurde : vu par hasard sur youtube un petit gars de 1m60 spécialiste de self-défense battre un gitan baraqué d’1m90 spécialiste du combat de rue. Le petit a gagné, avec la contrainte qu’il s’est imposée, de ne même pas porter un seul coup ! Doit-on pour autant en déduire qu’il faut supprimer toutes les catégories de poids (et de sexe) en sports de combat ?

Enfin, sous-entendez vous que l’apologie du dimorphisme sexuel (des femmes féminines et des hommes masculins) et/ou la définition du sexe biologique par le caryotype relèvent de l’eugénisme ???
Si j’étais outrancier moi aussi, je dirais que le covidisme a totalement décomplexé des extrémistes de tout bord, prêts à effacer la science sous couvert d’idéologie totalitariste vernie de ’progresssissme’ bien-pensant... (contre-kem’s ?)

14/08/2024 11:17 par xiao pignouf

Aquarius15,

Comme à l’accoutumée, les soit-disant preuves de vos propos... ne prouvent rien.

Ergo, les « débats sans queue ni tête » dans lesquels je suis forcé de lire des liens inutiles et faire une réponse vaine. Oui, tout cela me rappelle une certaine époque...

Le président du CIO demande à ceux qui accusent Khelif d’être une femme trans de lui donner leur « nouvelle » définition de la femme. Je cite l’article que vous donnez en lien :

Le président du CIO a pointé du doigt une forme d’instrumentalisation de la polémique. « On voit que certaines pensent détenir la définition de ce qu’est une femme », a-t-il lancé, invitant ces derniers à venir présenter « leurs preuves scientifiques » démontrant leur « nouvelle définition de ce qu’est une femme ».

Même bail pour vos liens concernant la testostérone : ils ne démontrent absolument pas votre propos selon lequel les médias nieraient le rôle de la testostérone dans les performances sportives.

Ils rappellent juste un fait scientifique : les femmes produisent naturellement de la testostérone, certaines plus que d’autres. Cela ne les empêche aucunement d’être des femmes et de concourir dans la catégorie des femmes. Sinon, il va falloir aussi tester les hommes qui produisent aussi des oestrogènes (hormones féminines) car s’ils en produisent trop, on devra leur interdire de concourir chez les hommes. Nous sommes les deux pieds dans l’eugénisme, mais ça ne vous dérange pas, visiblement.

un commentataire m’avait ici mis au défi de prouver que le RN est gay friendly. "Je me marrre !"

Donc, si on suit votre logique, la présence de quelques Blacks et de quelques Beurs au RN, ça veut dire quoi ? Que le RN est un condensé de la France « Black, Blanc, Beur » ? Moi aussi, je me marre... en attendant votre démonstration.

La France de 2024 n’a plus grand chose d’une société patriarcale, sauf dans les délires victimaires de certaines féministes qui aspirent plus à une société matriarcale qu’à une société égalitaire.

Vraisemblablement, mais j’attends qu’on me prouve le contraire, entre une société patriarcale et une société égalitaire, tout* tend à montrer qu’en France, nous avons encore la plupart du chemin à parcourir et que nous nous situons toujours plus proches de l’une que de l’autre. Par conséquent, quand quelqu’un évoque l’imminence d’une société matriarcale, je trouve que les « délires victimaires » ne sont pas du côté où l’on essaie de nous faire croire qu’ils sont...

(*) violences faites au femmes en augmentation, inégalités salariales subsistantes, parité

14/08/2024 11:38 par Assimbonanga

@Aquarius : "Je ne vous accuse pas du tout d’être sioniste"
Il ne manquerait plus que ça !!! Sur quelles bases ? Non mais c’est n’importe quoi !

@Aquarius : "je souligne l’analogie, selon moi et toutes proportions gardées, entre votre raisonnement justifiant une sur-représentativité, et les arguments fallacieux avancés par Israël pour justifier sa politique de colonisation meurtrière"

Aïe. J’étais loin de me douter, en effet ! Ça a l’air grave tout ça. Moi je ne me sens pas de taille à affronter ce type de conversation. C’est possible d’émettre des remarques sans devoir se faire taxer de ceci ou de cela ? Ça prend des proportions, dis-donc !

Ces questions de genre semblent vraiment échauffer les esprits.

14/08/2024 12:46 par Julie

A Aquarius15,

Il va de soi qu’en tant qu’homme (sexe et genre compris) vous êtes particulièrement bien placé pour juger de la place conquise par les femmes dans la société en général (elle commence et finit où, la société à laquelle vous vous référez ? dans les hautes sphères politiques anglo-françaises, sur les stades, chez les sionistes... Autres ?)

Pour la femme que je suis, par mon sexe et par le genre qu’y associe la culture (la culture en général, sous toutes ses variantes dont dépend la variation des genres) dès notre naissance, je ne peux que constater que l’égalité entre nous reste à conquérir.
Que l’accès au pouvoir politique ait rendu quelques femmes aussi connes que la moyenne des détenteurs d’un mâle pouvoir, si petit soit-il, ne change rien à l’affaire. C’est une lutte de longue haleine, commencée, selon nos connaissances actuelles, il y a une dizaine de millénaires ; il faudra certainement plus d’une génération avant que soit atteinte (si elle l’est un jour) l’égalité rêvée entre les sexes et les genres associés.

14/08/2024 13:18 par xiao pignouf

Aquarius15 (et Julie),

Pourquoi est-ce je considère que qualifier de « propagande » les problématiques LGBTQ et leur instrumentalisation par le pouvoir est une compréhension du monde paranoïaque similaire à celle qui a parcouru les débats au moment de la pandémie ?

En fait, ce n’est pas tant l’usage du terme de « propagande » qui me dérange que le sens que vous lui donnez. Derrière votre affirmation, Aquarius15, il y a l’idée que le Système (ou l’État profond ou quel que soit le nom qu’on voudra bien lui donner) comploterait au changement d’orientation sexuelle de toute une génération, à la généralisation de l’homosexualité, à l’effacement du genre et à la conversion du masculin au féminin (jamais l’inverse).

Tout cela dans un but obscure que vous avez d’ores et déjà défini en votre for intérieur.

Cela va complètement à l’opposé des données scientifiques sur la question et sur les connaissances qu’on en a.

En effet, de nombreuses études ont depuis longtemps démontrer qu’on ne peut pas forcer (et encore moins suggérer) l’orientation sexuelle d’une personne. Je me permets de citer cet extrait d’un article que j’ai écrit et qui évoque cette question :

Les thérapies de conversion, par exemple, pseudo-scientifiques ou religieuses, n’ont jamais démontré la moindre efficacité à remettre dans le « droit chemin » de l’hétéronormativité une personne homosexuelle ou en questionnement sur son identité de genre. En revanche, elles se révèlent extrêmement performantes lorsqu’il s’agit de précipiter celles et ceux qu’on contraint à s’y soumettre dans une détresse pouvant aller jusqu’au suicide. Non, aucune donnée existante jusqu’à aujourd’hui n’a permis de faire la preuve qu’on pouvait inverser l’orientation sexuelle d’une personne, dans un sens ou dans l’autre, même par la coercition, sans provoquer de graves dommages psychologiques. Il en va de même pour l’identité de genre. Elle ne peut être inculquée de la même manière que peut l’être une idée, une idéologie ou une propagande : c’est un déjà-là intime, invincible, irréfragable et inextinguible. La vraie propagande est de faire croire le contraire.

Cela étant dit, et pour aller un peu dans votre sens, on ne peut nier l’aspect « effet de mode » des problématiques LGBTQ auprès de la génération Z, mais leur impact reste extrêmement réduit, voire infime et surtout passager dans la jeunesse en France et ailleurs en Occident. Il ne faut pas confondre visibilité médiatique d’un phénomène et réalité. C’est, nous le savons, un piège fréquent dans lequel on tombe facilement à notre époque. Et surtout, certains savent très bien jouer de cette illusion.

Qu’en est-il alors ?

D’abord, il faut se confronter à cette réalité qui est celle de l’instrumentalisation d’une minorité par le Pouvoir et essayer de comprendre, rationnellement, les objectifs qui sont derrière cette instrumentalisation. Si on prend, dans le catalogue des instrumentalisations, l’exemple du green-washing mis en oeuvre par le capitalisme, on a parfaitement conscience que les motifs quoique bassement pécuniaires sont à chercher du côté de l’amélioration de l’image.

Tout le monde s’accorde sur le fait que nous, Occidentaux, ne vivons plus depuis longtemps dans ce que nos leaders respectifs continuent pourtant d’appeler des démocraties. Si aujourd’hui le pouvoir macroniste (ou états-unien) instrumentalise une minorité, c’est littéralement pour se faire mieux voir, pour se donner un vernis qui cache la fange : la fange du soutien à Israël, la fange des politiques raciales, la fange de la guerre faite aux pauvres, la fange de la destruction du tissu économique et social, la fange de la corruption, la fange du suivisme euro-atlantiste suicidaire... Je continue ?

Et à ce titre, les membres de cette minorité instrumentalisée ne sont pas moins victimes, particulièrement lorsqu’elles sont en plus racisées ou prolétaires.

Pour conclure et revenir brièvement sur votre sensibilité à l’évocation du covid, l’exemple que vous donnez est parlant. La controverse sur le masque est l’archétype de ce que je sous-entendais : la croyance de détenir une vérité cachée ou un savoir universel en fournissant la preuve du contraire (cf. vos liens). Oui, vous avez raison, Aquarius15, un masque n’immunise pas contre les virus, c’est bien pour cela que les vaccins et les traitements existent. Comme si les préservatifs suffisaient pour éradiquer le SIDA... Je ne vais bien sûr pas me fatiguer à vous expliquer leur utilité, aussi limitée soit-elle.

Je ne répondrai à aucune autre évocation de ce sujet.

14/08/2024 13:56 par xiao pignouf

Par ailleurs, mais vous refuserez de m’entendre sur cet argument

Pas du tout, j’attends juste que vous me prouviez que Khelif est intersexuée et que son intersexuation l’avantage excessivement dans son sport. Je vous rappelle aussi que l’intersexuation est généralement corrigée chirurgicalement. C’est une mutilation souvent subie trop jeune et qui laisse indifférent ceux qui préfèrent s’insurger contre des transitions forcés d’enfants imaginaires.

c’est le cheval de Troie de l’autorisation des hommes transitionnés femmes

Paranoïa. Ou comment 1% de la population sert de cheval de Troie à moins de 1%...

14/08/2024 15:35 par xiao pignouf

L’IBA dérange car c’est une des rares instances sportives internationales qui n’est pas aux mains des occidentaux...

C’est un point de vue qui s’entend mais l’argument des gentils Russes contre le méchant Occident est faiblard. Ici, c’est une sportive algérienne qu’on défend contre une instance dont le dirigeant s’avère être russe. D’ailleurs, c’est lui qui porte ça sur le terrain civilisationnel, pas le CIO. Pour ma part, je me dois de retirer l’argument du test opportuniste puisque l’adversaire de Khelif lors du combat qui a précédé son test en 2023 n’était pas russe mais thaïlandaise, après vérification.

Questions :

Pourquoi faire un test en cours de compétition ?
Pourquoi refuser de révéler la nature de ces tests et de fournir leurs résultats officiels ?
Pourquoi mettre en doute la féminité d’une athlète qui participe depuis longtemps à des compétitions, jusqu’à l’accuser d’être une femme trans au mépris de toute logique ?

Hypothèse de réponse : parce que ce test n’était qu’un contrôle antidopage non-concluant, parce que la disqualification de Khelif était infondée, parce que cela permettait, dans la continuité du scandale causé par la cérémonie d’ouverture, de discréditer encore un peu plus un évènement international dont étaient exclus (injustement) les Russes.

Cui bono ?

14/08/2024 21:24 par Aquarius15

@Xiao

Oui les femmes produisent aussi de la testostérone, c’est relativement connu, mais en moyenne, les hommes en secrètent 3 fois plus sur la tranche d’âge des athlètes olympiques. A la marge, une femme un peu au-dessus de la norme haute peut à ce même âge produire plus de testostérone qu’un homme un peu en-deça de la norme basse (ce dernier probablement pas qualifié aux JO en athlétisme...), mais évoquer des disparités individuelles de taux est une contorsion quand on parle de femmes XY. Les normes de résultats d’analyse biologique sont binaires : une pour les hommes et une pour les femmmes.
Effectivement, la testo n’est pas à elle seule suffisante pour réussir en sport, et il y a des champions hors normes physiologiquement. Mais si on découvrait demain que Léon Marchand a un caryotype de dauphin, j’ai bien peur qu’il faudrait l’exclure, mème s’il se sent homme.

Pourquoi une "nouvelle" définition de femme ? La science est assez claire : personne de caryotype XX dotée d’un phénotype sexuel féminin qui lui permet en principe (sauf malformation, pathologie) d’enfanter. Une personne hyperandrogène n’est pas une femme : XY, appareil sexuel homme ou ambigu, ne peut pas enfanter. Faudrait-il réviser la science pour la conformer à l’idéologie ?

Proposition facilement applicable : à défaut de catégorie distincte, les intersexué(e)s, transsexuel(le)s et transgenres concourent avec les hommes ???
Faute de catégorie distincte, il faut bien trancher entre défavoriser les trans et intersexes ou les femmes XX... Idem, pour la tendance actuelle à multiplier les épreuves mixtes : c’est sympa, mais si on compte les trans/intersexes comme femme, encore déséquilibré sexuellement.
Alternativement, la création d’une catégorie distincte dans chaque épreuve des JO, dont le nombre de participants et d’épreuves est plafonné, reviendrait à sous-représenter à la fois les femmes XX et hommes XY ; ou sous-représenter de nombreux sports populaires, tel le karaté, qui attendent de se (re-)faire une place aux JO ou, tel l’escalade, de pouvoir enfin proposer une épreuve homme et une épreuve femme pour chaque discipline.
Autre solution, JO, suivis de paralympiques, suivis de transolympiques (qui pourraient s’expérimenter dans un premier temps en format d’une semaine), chacun ses quotas ?

Merci d’arrêter avec votre "eugénisme" de novlangue, quand je rappelle juste les bases biologiques reproductives de la survie de l’espèce Homo Sapiens sapiens depuis ses origines jusqu’à nos jours. Ce sont les promoteurs de la transition sexuelle médicale et/ou de la PMA/GPA (porte ouverte au transhumanisme, tant que de nombreux enfants attendent une famille adoptive) qui jouent avec les lois de mère nature, pas moi.

Pour la grippe H1N1, un masque chirurgical n’était pas un EPI car il ne protège pas celui qui le porte d’une contamination par virus (contrairement au FFP2 ou au préservatif). Le masque chirurgical était uniquement recommandé pour les MALADES, afin de limiter leur potentiel contaminateur. Avant le covid, une personne malade d’un virus respiratoire était SYMPTOMATIQUE. Pourquoi diable toutes les personnes non malades, car asymptomatiques ont-elles été contraintes au port du masque chirurgical ou slip facial au boulot, à l’école ou dans les transports lors du covid ?
https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/DICOM_Depliant_HANDICAP.pdf

15/08/2024 08:27 par xiao pignouf

Autre solution, JO, suivis de paralympiques, suivis de transolympiques

J’ai un mal fou à suivre votre logique : on vous répète que les personnes transgenres, et plus particulièrement les femmes trans, ne sont pas autorisées à participer aux compétitions internationales et vous voulez créer une compétition spécialement pour elles... Pour ma part, j’approuve le principe, mais savez-vous combien de sportifs seraient concernés ?

Au fond, vous vous entêtez à répandre la rumeur de la transidentité de Khelif. Alors même qu’elle vient d’un pays extrêmement conservateur sur la question. Enfin, j’ai une bonne nouvelle pour vous : elle vient de déposer plainte contre tous ceux qui l’ont diffamée en ligne, notamment l’autrice de Harry Potter et Elon Musk, tous deux transphobes aussi notoires que nuisibles par leur hyperactivité sur les réseaux sociaux. La preuve que le pognon n’apporte ni le bonheur ni l’intelligence. J’imagine qu’elle sait ce qu’elle fait et qu’elle a, ou plutôt n’a pas, entre les jambes tous les éléments de preuve...

15/08/2024 10:11 par xiao pignouf

Voici mon analyse-critique de l’article de Djamel Labidi, auteur pour lequel j’ai beaucoup d’estime. Ce long commentaire ne répond aucunement aux autres commentaires ou réponses qui m’ont été faites précédemment. Je remercie bien évidemment le Grand Soir pour sa patience.

Au-delà des choix artistiques douteux voire de la laideur objective de certaines séquences de la cérémonie d’ouverture des JO (je n’ai pas tout vu, mais on m’en a parlé), de la place disproportionnée prise par les thématiques LGBTQ desservant plus qu’elle ne sert cette cause, le texte de Djamel Labidi présente un certain nombre de défauts.

- Prendre à témoin des représentants religieux dont on sait que malgré leurs différences, ils se serrent les coudes lorsqu’ils sont confrontés à l’anticléricalisme, à la laïcité (la séparation entre pouvoir et religion, le droit d’exprimer librement sa croyance comme son absence de croyance) ou au simple droit de pouvoir tourner la religion en dérision ne constitue pas une preuve objective. Le pire ennemi du croyant n’est pas l’autre croyant, c’est l’athée. De surcroît, pour faire la démonstration de l’indignation ou du malaise suscités par ce spectacle, Djamel Labidi, militant de la cause palestinienne, s’appuie sur les déclarations de Donald Trump, d’Elon Musk et de Recep Erdogan. Je lui rappelle que Trump et Musk, islamophobes de la pire espèce, sont des soutiens indéfectibles d’Israël, et du génocide en cours. Quant à Erdogan... eh bien, c’est Erdogan.

- Déterminer la part des homosexuels dans la population est effectivement, comme le précise la note de bas de page, une tâche difficile. Le seul fait établi est que l’homosexualité est une constante humaine et qu’il s’agit d’une variable relativement stable qui se situe probablement entre 3 et 5%. Ce qui va influer sur les taux de « coming-out », c’est la perception culturelle, morale et religieuse des rapports amoureux entre personnes de même sexe. Même dans les sociétés occidentales où l’homosexualité a été l’objet de luttes revendicatives et de libéralisation en la matière, une estimation précise demeure encore incertaine aujourd’hui. Cette « liberté » n’est pas perçue de la même façon selon l’origine, l’âge ou le milieu social. La montée des extrêmes-droites et le retour en force du conservatisme, porteurs de violences homophobes, influent évidemment sur le sentiment d’insécurité des personnes concernées.

- Constater une forte présence d’homosexuels dans certains milieux socio-professionnels n’a donc aucune valeur si on n’est pas en mesure de la comparer avec d’autres. Ce n’est pas très différent que d’affirmer qu’il y aurait plus de Juifs dans tel ou tel secteur économique. En outre, c’est plonger allègrement dans le complotisme et l’homophobie les plus crasses que d’essayer de faire accroire l’idée qu’il y aurait une homosexualité de connivence qui effacerait les clivages entre gauche et droite. Pour ma part, je ferais plutôt l’hypothèse que lorsqu’on est dans une position de pouvoir, il est plus facile d’assumer ses orientations affectives, quelles que soient aujourd’hui ses orientations politiques. Non, le fait de trouver des personnes homosexuelles au sein de chaque bord politique n’est pas la démonstration de l’existence d’une « confrérie » apartisane. Si on pousse cette logique plus loin, pourquoi dans ce cas ne pas affirmer que le fait d’être une femme dans un milieu majoritairement masculin crée des rapprochements qui dépassent aussi les clivages idéologiques ? C’est évidemment absurde. Que l’on soit femme, homo ou racisé, on ne partage pas les mêmes intérêts et on ne subit pas les mêmes discriminations selon qu’on appartienne à la bourgeoisie ou aux classes populaires.

- L’auteur s’étonne de ce qu’il considère comme une « hégémonie » des questions LGBTQ. Moi, je m’étonne de son étonnement. Il esquive l’instrumentalisation qui est faite de ces questions, depuis longtemps en bonne place dans la boîte à outils capitaliste. Je l’ai dit dans un commentaire précédent : il y a une différence entre surmédiatisation et réalité. Ce n’est pas tout. Dans le contexte islamophobe actuel par exemple, il devient plus complexe (pour des esprits simplistes) de comprendre comment on peut défendre à la fois les musulmans, les homos et les trans dont les intérêts sont en apparence divergents. Pourtant, lorsque l’essentiel du champ d’action de ces luttes se limite aux classes populaires, cela fait sens. La bourgeoisie, dont la vision s’est exprimée lors de la cérémonie, n’a aucun mal à le faire pour les siens en donnant l’impression qu’elle le fait pour tous.

À part ça, nous vivons dans une société où sexualiser les filles à un âge de plus en plus jeune laisse au mieux indifférent, phénomène nettement observable d’ailleurs dans le rétrécissement des tenues des jeunes athlètes féminines lors des compétitions sportives, dénudant d’année en année un peu plus leur corps, mais où bannir une lycéenne de son école pour une robe un peu trop longue et où stigmatiser une athlète maghrébine parce qu’elle n’est assez « féminine » sont des choses qu’on légitime. Ah, mais non, ce n’est pas ce bon vieux patriarcat raciste...

- Pour en revenir à la cérémonie proprement dite, visiblement, personne n’a prévenu Djamel : il ne s’agissait pas de la Cène, mais du Festin des Dieux. Bien sûr, il est fort peu probable cependant que les créateurs n’aient pas pensé à la Cène au moment de leur choix. Et la place de l’iconographie religieuse dans l’espace culturel chrétien explique naturellement que tout le monde de prime abord, y compris moi-même, y a vu le tableau de De Vinci. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas la Cène.

Quelles sont les différences notables entre les deux tableaux et qui apparaissent clairement lors de la cérémonie d’ouverture ? Sur la Cène, quelle que soit sa version, on voit Jésus au centre entouré de douze apôtres. Sur d’autres représentations de la Cène, par d’autres artistes, le nombre des personnages est invariable : treize. Sur le Festin de Dieux, le nombre de personnages présents, comprenant également la présence d’angelots, varie selon la version. Dans celle de Biljert, ils sont seize. Devant la table, au premier plan, on voit Dionysos assis par terre. À l’arrière-plan, derrière les convives, un personnage féminin qui lève le bras.

Ces éléments-clés sont clairement visibles dans le tableau vivant de la cérémonie et ils le distinguent de la Cène.

Maintenant, il est certain que le tableau de Biljert qui était lui-même une parodie de la Cène comporte encore des éléments constitutifs du christianisme : l’auréole du personnage central et les angelots. Alors admettons un instant que ça ait été la Cène.

En aucun cas ce qui a été montré ne répond à la définition chrétienne du blasphème : « le blasphème consiste à proférer contre Dieu, intérieurement ou extérieurement, des paroles de haine, de reproche, de défi, à dire du mal de Dieu, à manquer de respect envers Lui dans ses propos, à abuser du nom de Dieu pour couvrir des pratiques criminelles, réduire des peuples en servitude, torturer ou mettre à mort. »

La Cène, dont je rappelle qu’elle n’est qu’une représentation artistique d’un épisode de la Bible, a été reprise une infinité de fois dans la culture pop, par exemple dans les Simpsons, South Park ou The Expendables avec Stallone. Or, dans cette version, on voit Stallone à la place du Christ, brandissant deux énormes revolvers. Ça correspond davantage à la définition du blasphème telle qu’elle est donnée par l’église catholique. En terme d’insultes à la religion ou aux croyants, cette Cène qui n’en est pas une est quand même loin de ça, de ça ou de ça. C’est toujours instructif de voir que les Chrétiens sont aujourd’hui soutenus par les Musulmans dans cette épreuve si difficile, mais que la réciprocité ne marche pas... Trop bons, trop cons, moi j’dis.

Je veux rassurer tous ceux que ça a choqué : ça passera, avec le temps. C’est vrai que c’était moche, bling-bling, kitsch, vulgaire... Beaucoup pensent que c’est à l’image de la France, beaucoup en rigolent encore. Les Chinois sont probablement parmi ceux qui ont eu la meilleure réaction, qui ont levé les yeux au ciel en disant « Aah, ces Français ! » Philippe Katerine y a gagné en popularité et a même ouvert un compte sur les réseaux sociaux en Chine...

Les JO, quelle qu’ait été leur nature, auraient été de toute façon un évènement déplacé dans le contexte actuel en Palestine. Qu’on se le dise.

16/08/2024 06:07 par François Jacques

Julie, les femmes se battent depuis des millénaires pourquoi exactement ? Il me semble que les luttes véritablement féministes ne datent pas de plus de deux ou trois siècles, et encore dans le monde occidental, France et Angleterre en particulier, puis USA et pays scandinaves.

Pourquoi les femmes et les hommes se battent depuis des millénaires ENSEMBLE ? Pour se nourrir, s’abriter, procréer, se soigner, défendre leur territoire, établir des cultes sacrės, accessoirement pour sortir de la misère imposée par d’autres hommes et femmes aristocrates et s’élever spirituellement, développer les arts et les techniques. Ils se battent tous au fond d’eux-mêmes contre la peur ancestrale que représente la mère-nature originelle, celle qui enfante et qui dévore ses enfants, celle qui donne la vie et la mort. Mais pour équilibrer mon propos, on peut aussi utiliser l’image du Dieu aux attributs masculins, le Créateur, le Rédempteur, celui qui aime, qui juge et qui punit.

La lecture de l’Histoire de l’humanité sous le filtre du sexe ou du genre, de l’oppression des femmes par les hommes est au contraire très récente. Comme cette mode de réécrire l’histoire de la science dans une version exclusivement féminine par exemple. Autant il reste bien du travail de réhabilition à faire pour certaines femmes, autaut il faudrait éviter de tomber dans une lecture de l’histoire trop militante et idéologique. Avec ces excès inverses, on en revient au thème de la dictature des minorités ou plus futile, aux débats bizantins sur le sexe des anges.

Prenons l’histoire du capitalisme ou de l’esclavage, commencée plus tôt que celle du féminisme, bien plus loin dans le passé, presque aux débuts de l’humanité pour l’esclavage. J’attends de voir un essai qui nous prouve que les femmes se sont majoritairement opposées contre ces deux formes d’oppression humaine. On me répondra probablement que c’était parce qu’elles étaient soumises au patriarcat... Foutaises ou trop facile, car les femmes qui ont bénéficié de l’enrichissement capitaliste (entre autre sur la traite négrière) n’ont que très rarement combattu le capitalisme et le colonialisme. Pareil du côté masculin. On en revient donc à la lutte des classes, que l’écriture d’une histoire des minorités tente de faire passer à l’arriere-arriere plan. Une stratégie complètement postmoderne et néolibérale, digne d’une dictature sur les esprits, même les plus éclairés et soucieux de "changements positifs" dans ce monde.

16/08/2024 17:59 par Julie

Prenons l’histoire du capitalisme ou de l’esclavage, commencée plus tôt que celle du féminisme,

Justement non : il semble y avoir une certaine coïncidence entre les débuts de l’agriculture qu’on situe en moyenne et très grossièrement au 10e millénaire et l’apparition de l’esclavage et de l’appropriation et la marchandisation des femmes et de leur progéniture, qui ont pu apparaître dans des conditions économiques semblables, mais il semble bien que la marchandisation des femmes a commencé avant même que l’humanité ne s’approprie la terre pour la cultiver. Il y a bien sûr d’énormes variantes.
Le capitalisme n’a pu commencer que plusieurs millénaires après avec l’apparition de ce qu’on peut identifier comme les premières monnaies (en Mésopotamie notamment).

On ne sait évidemment pas grand chose des luttes de femmes, au cours de l’histoire, encore moins que des révoltes d’esclaves, en dehors d’une grève des femmes en Grèce, grève du sexe à ce qu’on dit (désolée, j’en ai oublié la date et les détails). Pour se faire entendre il faut déjà pouvoir briser l’isolement dans lequel on enferme les femmes dans de nombreuses cultures, ou bien, plus individuellement, avoir accès à l’écriture, et que cette écriture soit reconnue et diffusée ; jusqu’au 20e siècle ça réduit considérablement les sources possibles . Depuis que les mouvement féministes se sont emparés du sujet on a néanmoins découvert de nombreux témoignages de révoltes féminines. Quand on veut bien les voir. On en trouve par exemple dans certains cahiers de doléances, rédigés lors de la révolution française.

16/08/2024 22:53 par CAZA

HéHé
J’ en connais qui regardent tout à la télé surtout les publicités ou alors une certaine cérémonie ou même le pire des pires l’ eurovision .
Ils sont tellement nazes que ce qui les préoccupe c’est pas le génocide d’ enfants par les usa et les juifs de l’ état nation mais c’ est de voir des gouines et des pd mis en scène en direct à l’ antenne .

Rappel : C’ est lorsque l’ Homme a percuté ,avec les débuts de l’ élevage ,que des femelles sans mâles n’ enfantaient pas , que la femme a perdu son statut de déesse .
Les trois religion monothéistes ont alors conférées à la femme un statut d’ esclave pour que les hommes soient certains que les progénitures ne soient pas des bâtards profitant de leur succession .

A méditer ( Plus de 40 ans déjà ) :
<<< elle est aussi femme, bien plus opprimée dans la communauté arabe que dans la société israélienne et intellectuelle >>>
https://www.monde-diplomatique.fr/1980/01/BABY/35384

17/08/2024 10:35 par Francine lo

Je concède que je ne suis pas spécialiste en archéologie. 10 millénaires, il s’est passé bien des choses depuis. Mais à part quelques figures féminines notables de l’histoire moderne (presque hier avec Jeanne d’arc, Isabelle la catho, Catherine de Médicis, celle de Russie, Marie Curie, Marguerite Yourcenar, Thatcher de Fer, pour citer très rapidement qq exemples divers) c’est sans contradiction possible, les hommes ont faconné et fait tourner le monde à leur façon et leur avantage.

Pour autant on ne réparera pas en deux ou trois générations toute l’oppression féminine depuis des millénnaires, qu’elle soit majoritairement subie, mais aussi assumée et transmise par des femmes, le machisme n’étant pas l’apanage exclusivement masculin (de la part d’un mère, faire de son garçon un futur mâle dominant, un exploiteur ou un dictateur n’a jamais arrangé les choses, seulement donné des satisfactions personnelles éphémères).

À force de vouloir être considérées comme l’égales des hommes en tout point, ce qui n’est vraiment pertinente en mon sens que d’une point de vue légistatif, salarial et social, mais pas d’une point de vue naturel, génétique etc, il faudrait alors que les mamans préparent leurs filles à être envoyées au front comme les hommes en cas de guerre. C’est déjà en cours d’acceptation en Israel, aux USA et si le conflit russo-ukrainien s’étend à toutes l’Europe, nous ne serons plus du tout dans le schéma de répartition des sexes des deux précédentes guerres mondiales.

17/08/2024 11:05 par Assimbonanga

@Caza, je ne peux que respecter ta décision de plus souhaiter une rencontre de visu. Toutefois, c’est mieux en le disant.

17/08/2024 11:16 par Assimbonanga

On ne s’en rend pas compte, mais on livre beaucoup de soi-même à travers textes et commentaires sur des sujets de politique ou de société. Pour moi, Djamel Labidi, sous couvert de considérations intellectuelles géo-politiques sur le vaste monde, ne fait que révéler son malaise intime face à un tabou inculqué en lui depuis le berceau...

En outre, en ce qui concerne le blasphème autour de la cène, d’après l’unique spectacle de drags que j’ai vu de mes yeux vus, le blasphème est une des figures incontournables de cet art... Par contre, vu le tollé généré chez tous les religieux, bigots et intégristes du monde entier, je pense qu’on a vivement conseillé aux organisateurs de la cérémonie cette dérobade de la peinture dijonnaise et de faire profil bas en attendant que ça se tasse.

17/08/2024 14:06 par Assimbonanga

@Francine Lo, je pense que ce sont surtout les combattantes kurdes qui sont les égales des hommes en allant au combat au front.

17/08/2024 17:17 par CAZA

Mais Assim je n’ai pris aucune décision .
RE : Camaarrade Modérateur peux tu ,STP Merci Bcp ,donner au Camarade Assim mon adresse électronique si c’ est légal .

18/08/2024 08:35 par Francine lo

Quel art du zapping Assim ! Je parle du conflit en Ukraine entre l’OTAN associé au régime corrompu, néofasciste, soutien sioniste de Zélensky et les forces russes/russophones, vous nous renvoyez chez les kurdes du Moyen Orient, qui malgré leurs valeureuses femmes combattantes magnifiées par tous les médias mainstream occidentaux, ne semblent pas avait fait le meilleur choix dans leurs alliances pour enfin obtenir un pays indépendant, souverain et reconnu par l’ONU. Trop gourmands peut-être, ils, elles ont trop cru aux paroles des ricains et ONG foireuses. Qui parle encore du combat des kurdes aujourd’hui ?

Alors si ce n’est pas pour les Ukrainiens (à vous de choisir le bon camp), pourquoi pas vous engager directement auprès de la lutte armée indépendantiste kurde, ou à défaut motiver de jeunes combattantes françaises d’aller y risquer leur vie pour soutenir une très noble cause féministe ?

18/08/2024 10:13 par Assimbonanga

@N’aurais-tu pas vu mes commentaires à toi adressés ? Tout Le Grand Soir est au courant. Il y a même une brigade de mouches du coche du 7è spahi qui a géolocalisé la rencontre (qui n’a pas eu lieu) !

18/08/2024 12:26 par djamel Labidi

A Xiao Pignouf

La richesse de vos commentaires valent un nouveau texte.
Je vous lis toujours avec beaucoup de profit et aussi de plaisir
.
Djamel Labidi

18/08/2024 15:20 par xiao pignouf

Djamel,

Il n’y a rien de plus précieux ici qu’un auteur qui répond à la critique avec humilité.

19/08/2024 14:27 par Assimbonanga

Quel art du zapping, @Francine lo ? J’avais l’impression que la conversation roulait sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Je ne crois pas avoir zappé ailleurs. Les combattantes kurdes me semblent être une exception et un idéal mais, évidemment, loin de moi l’envie de les imiter. Avec l’âge, je me surprends à m’embourgeoiser de honteuse façon. Je suppose que seules les combattantes kurdes ont ce statut du seul fait de leur choix politique, émancipateur. Elles ne sont pas soldates d’une armée uniquement nationale ou nationaliste. Elles sont grandes.
Mais peut-être que je m’illusionne, après tout. Je sais que de toute manière, la guerre est une chose sale où les cœurs purs finissent toujours par se faire dépasser par les opportunistes. La question de l’infiltration par les USA, j’essaie même pas d’y mettre le petit doigt, c’est encore un sous-chapitre.
Pour pas déprofiter l’emplacement, je joins une vidéo qui montre ce qui arrive aux marginaux, à ceux qui s’engagent dans la guerre contre Daech : Histoire de Florian D, condamné le 22 décembre dernier, à 5 ans de prison dont deux ans et demi avec sursis pour association de malfaiteurs terroristes. C’est à croire que Darmanin préfère avoir à s’occuper des bons terroristes islamistes, sans doute pour tirer profit de leurs attentats afin de compléter l’arsenal sécuritaire de la France.

19/08/2024 14:29 par Assimbonanga

@Caza. N’aurais-tu pas vu mes commentaires à toi adressés ? Tout Le Grand Soir est au courant. Il y a même une brigade de mouches du coche du 7è spahi qui a géolocalisé la rencontre (qui n’a pas eu lieu) !

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