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Priorité à la revitalisation de l’Union du Maghreb arabe avant la candidature collective des pays de l’UMA aux BRICS !

La décision de rejeter la candidature de l'Algérie pour rejoindre les BRICS n'est pas une surprise et peut être expliquée par des différences de développement économique, de priorités géopolitiques et de perception de la stabilité politique. Pour le moment, l'entrée de l'Algérie seule dans le club des BRICS n'apporte aucune valeur ajoutée à ce dernier, bien au contraire, cette adhésion pourrait être interprétée comme une agression envers l'Union européenne, un important client en hydrocarbures pour l'Algérie. Pour bénéficier des avantages d'une telle adhésion, l'Algérie devrait remplacer sa candidature par une candidature collective de l’ensemble des pays du Maghreb. Cette alternative présente de nombreux avantages, tant sur le plan économique que politique. Cela permettrait de mettre en valeur les atouts de la région, de maximiser les ressources disponibles et de renforcer la coopération régionale.

Dans un contexte de mondialisation croissante, de nombreux experts estiment qu’il serait préférable pour l’Algérie de se concentrer sur la revitalisation de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) avant de rechercher de nouvelles alliances avec des blocs tels que les BRICS. Dans le présent article nous aborderons spécifiquement les raisons pour lesquelles la revitalisation de l’UMA devrait être la priorité de l’Algérie, tout en soulignant l’importance de diversifier les partenariats et les alliances. En revitalisant l’UMA, l’Algérie et les autres pays membres pourraient renforcer leur coopération régionale et leur développement, contribuant ainsi à la stabilité et à la prospérité de la région du Maghreb. Cependant, il est important de noter que cette opinion met l’accent sur l’importance de travailler sur la revitalisation de l’UMA sans exclure la possibilité de rechercher de nouvelles alliances avec d’autres blocs tels que les BRICS.

I. Evaluation de la candidature de l’Algérie pour le Groupe BRICS

L’examen théorique de la sélection et de l’acceptation des pays au sein du BRICS, en particulier le cas de l’Algérie, révèle qu’il existe deux grilles pour évaluer ces critères. La première repose sur des critères objectifs tels que la taille de l’économie, le potentiel de croissance, la stabilité politique, la coopération régionale et l’engagement envers le multilatéralisme. La seconde se concentre davantage sur le type de régime politique, l’uniformité politique, la présence d’un leadership fort, le système économique caractérisé par un mélange d’économie de marché et d’interventionnisme étatique, l’importance de la planification à long terme, ainsi que la présence ou l’absence de partis politiques forts et dominants, et les pratiques politiques clientélistes. La question qui se pose est de savoir si l’Algérie peut répondre positivement à ces deux grilles. Il est difficile de donner une réponse définitive car cela dépend de l’interprétation et de l’appréciation de chaque critère. En ce qui concerne les critères objectifs, l’Algérie peut être considérée comme un pays ayant une économie importante, un potentiel de croissance élevé et une certaine stabilité politique. Elle participe également activement à la coopération régionale et soutient généralement le multilatéralisme. Cependant, certains pourraient remettre en question l’engagement de l’Algérie envers le multilatéralisme en raison de positions parfois divergentes au sein de l’Union africaine ou de la Ligue arabe. En ce qui concerne le type de régime politique et l’uniformité politique, l’Algérie a un leadership fort et un système économique mixte entre économie de marché et interventionnisme de l’État. Cependant, l’importance de la planification à long terme peut être débattue en raison des défis de gestion économique et de la forte dépendance aux hydrocarbures. La présence de partis politiques forts et dominants peut également être évaluée de manière mitigée, car bien que le pays ait un parti dominant au pouvoir, il existe aussi une pluralité de partis politiques actifs mais non dominants. En ce qui concerne les pratiques politiques clientélistes, leur présence en Algérie fait également l’objet de débats. Certains soutiennent l’existence de ces pratiques en raison du système de distribution des ressources et de l’influence des élites politiques, tandis que d’autres affirment que l’Algérie a progressé dans la lutte contre la corruption et le népotisme. Dans l’ensemble, on peut dire que l’Algérie répond très partiellement aux critères des deux grilles d’acceptation des pays au sein du groupe BRICS. Cependant, il est intéressant de changer de stratégie de candidature et remplacer la candidature de l’Algérie par une candidature collective de l’ensemble des pays du Maghreb.

II. Une candidature collective des pays de l’UMA aura plus de chance d’être acceptée par l’organisation des BRICS

Une candidature collective de l’UMA aux BRICS présenterait plusieurs avantages pour l’Algérie et les autres membres de l’organisation. Tout d’abord, en rassemblant les ressources et les intérêts communs des cinq pays membres, l’UMA renforcerait sa position de négociation avec les BRICS. En travaillant ensemble, les pays membres de l’UMA pourraient avoir une voix plus forte et une présence plus influente au sein des BRICS. De plus, une candidature collective de l’UMA permettrait aux pays membres de tirer profit des avantages économiques offerts par les BRICS. Les BRICS sont un groupe de pays émergents avec d’importantes économies et une croissance rapide. En se joignant aux BRICS en tant que groupe, les pays membres de l’UMA pourraient bénéficier des opportunités de commerce, d’investissement et de développement économique offertes par ces pays. Enfin, une candidature collective de l’UMA renforcerait les liens diplomatiques entre les pays membres. Travailler ensemble dans le cadre des BRICS favoriserait les échanges diplomatiques et la coopération entre les pays membres de l’UMA, renforçant ainsi leur coopération régionale. Cependant, il est important de noter que les BRICS ont des objectifs politiques et économiques spécifiques. Le choix entre une candidature individuelle de l’Algérie et une candidature collective de l’UMA dépendrait donc des objectifs et des priorités économiques de chaque pays membre. Il faudrait également prendre en compte les relations diplomatiques existantes entre les pays membres de l’UMA et des BRICS, ainsi que les avantages stratégiques que chaque option pourrait offrir à l’UMA dans son ensemble. En outre, une candidature collective mettrait en valeur les atouts et les richesses de l’ensemble des pays du Maghreb. Chaque pays apporterait sa contribution et ses spécificités, renforçant ainsi l’argumentaire de la candidature. De plus, cela permettrait de maximiser les ressources disponibles et de partager les responsabilités. Une candidature collective pourrait faciliter la mobilisation des financements nécessaires pour la réalisation du projet. Les pays du Maghreb pourraient ainsi s’unir et collaborer davantage pour atteindre un objectif commun. En définitive, une candidature collective aurait également un impact politique et diplomatique plus fort. Elle montrerait que les pays du Maghreb sont capables de travailler ensemble et de relever des défis communs. Cela renforcerait également leur visibilité et leur influence sur la scène internationale. De même, une candidature collective favoriserait la coopération régionale et le développement durable. Cela stimulerait les échanges économiques, sociaux et culturels entre les pays du Maghreb, générant ainsi des retombées positives pour l’ensemble de la région.

III. Les préalables pour une acceptation de la candidature l’UMA aux BRICS

Dans un contexte de mondialisation croissante, de nombreux experts estiment qu’il serait préférable pour l’Algérie de se concentrer sur la revitalisation de l’UMA avant de rechercher de nouvelles alliances avec des blocs tels que les BRICS. Cette revitalisation impliquerait la mise en place d’une stratégie de coopération solide et réfléchie, notamment par la création d’une monnaie commune, la libre circulation des personnes, des biens et des investissements, ainsi que l’unification des programmes de l’enseignement de tous pays du Maghreb. Cet article explorera les raisons pour lesquelles la revitalisation de l’UMA devrait être la priorité de l’Algérie, tout en soulignant l’importance de diversifier les partenariats et les alliances.

1. La création d’une monnaie commune :

La mise en place d’une monnaie commune au sein de l’UMA permettrait d’accroître les échanges commerciaux et l’intégration économique entre les pays membres. Cette mesure faciliterait le commerce et les transactions financières, encourageant ainsi le développement économique de la région.

2. La libre circulation des personnes, des biens et des investissements :

La libre circulation au sein de l’UMA créerait un marché commun plus intégré, favorisant la croissance économique et l’échange des savoir-faire. Cela encouragerait également les investisseurs à considérer la région du Maghreb comme un espace attractif pour leurs affaires, stimulant ainsi l’investissement et le développement économique.

3. L’unification des programmes d’enseignement :

L’unification des programmes d’enseignement du primaire au supérieur au sein de l’UMA permettrait d’harmoniser les compétences et les qualifications des citoyens des différents pays membres. Cela faciliterait la mobilité professionnelle et académique, renforçant ainsi les échanges d’expertise et de connaissances entre les pays membres.

4. Renforcement de la coopération régionale et du développement :

En revitalisant l’UMA, l’Algérie et les autres pays membres pourraient renforcer leur coopération et tirer profit de leur complémentarité économique, géographique et culturelle. Cela contribuerait à renforcer la stabilité et le développement de la région du Maghreb, favorisant ainsi la prospérité de tous les pays membres. Cependant, il est important de noter que cette opinion met l’accent sur l’importance de travailler sur la revitalisation de l’UMA sans exclure la possibilité de rechercher de nouvelles alliances avec d’autres blocs tels que les BRICS. La diversification des partenariats et des alliances peut également offrir des avantages économiques et politiques à l’Algérie, en fonction de ses intérêts et objectifs spécifiques.

IV. La revitalisation de l’UMA ouvre la porte aux cinq pays du Maghreb pour adhérer aux BRICS

4.1 La revitalisation de l’Union du Maghreb arabe (UMA) pourrait en effet ouvrir la porte à l’UMA dans son ensemble pour adhérer aux BRICS. Les BRICS+ sont un groupe de 11 pays émergents économiquement importants. L’UMA pourrait bénéficier de l’adhésion aux BRICS en termes d’accès à de nouvelles opportunités économiques et commerciales avec ces nations. Les BRICS représentent un marché important et en pleine croissance, offrant de nombreuses possibilités de coopération et de partenariats dans différents secteurs. Cependant, pour adhérer aux BRICS, les pays de l’UMA devraient remplir certains critères, tels qu’une économie globale solide et une stabilité politique dans les cinq pays de l’UMA. La revitalisation de l’UMA, qui est une organisation régionale visant à promouvoir la coopération entre les pays du Maghreb, pourrait aider l’ensemble à atteindre ces critères en renforçant la coopération économique et politique entre les pays de la région. La revitalisation de l’UMA permettrait également à l’Algérie de renforcer ses liens avec les autres pays du Maghreb, ce qui est un prérequis important pour rejoindre les BRICS. L’UMA offre un cadre de coopération régional qui favorise l’intégration économique et politique entre les pays membres, ce qui pourrait constituer une base solide pour l’adhésion de l’Algérie aux BRICS. Cependant, il est important de noter que l’adhésion aux BRICS demande une évaluation minutieuse des avantages et des inconvénients potentiels pour l’Algérie. L’Algérie devrait peser ses options et considérer les conséquences économiques, politiques et sociales d’une telle adhésion avant de prendre une décision finale.

4.2 Compte tenu de perte de vitesse de l’Union européenne, les pays du Maghreb arabe doivent-ils garder des fortes relations économiques avec le voisin européen ?

Maintenir des relations économiques solides avec leurs voisins européens reste crucial pour les pays du Maghreb arabe pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’Europe reste l’un des principaux partenaires commerciaux et investisseurs de la région. Les échanges commerciaux entre les deux régions contribuent significativement aux économies des pays du Maghreb arabe, en leur permettant d’exporter leurs produits et services vers l’Europe et d’attirer des investissements étrangers. En outre, l’Europe offre des opportunités de coopération dans des secteurs clés tels que la technologie, les infrastructures et la gestion économique. Les pays du Maghreb arabe peuvent bénéficier de l’expertise européenne dans ces domaines et améliorer ainsi leur propre développement économique. La coopération économique avec l’Europe peut également favoriser le transfert de connaissances et de compétences, ce qui est essentiel pour la croissance économique à long terme des pays du Maghreb arabe. Par ailleurs, la position géographique stratégique des pays du Maghreb arabe en fait des passerelles entre l’Europe et d’autres régions, notamment l’Afrique et le Moyen-Orient. En maintenant des relations économiques solides avec l’Europe, ces pays peuvent jouer le rôle de plateformes d’échanges commerciaux entre ces différentes régions, ce qui peut favoriser leur propre développement économique et renforcer leur influence internationale. Enfin, bien que la perte de vitesse de l’Union européenne puisse avoir un impact sur les relations économiques entre les pays du Maghreb arabe et l’Europe, il convient de noter que la situation économique et politique de chaque pays de la région est unique. Certains pays du Maghreb arabe, comme le Maroc et la Tunisie, ont déjà établi des partenariats économiques solides avec l’Europe et pourraient continuer à en bénéficier, même si l’Union européenne connaît des difficultés. Il est donc essentiel que les pays du Maghreb arabe continuent à maintenir des relations économiques étroites avec leurs voisins européens et à explorer de nouvelles opportunités de coopération, tout en cherchant également à diversifier leurs partenariats économiques avec d’autres régions du monde.

En conclusion, plutôt que de chercher de nouvelles alliances individuellement avec les BRICS, il serait préférable pour l’Algérie de donner la priorité à la revitalisation de l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Une candidature collective à la place d’une adhésion individuelle aux BRICS serait un geste courageux, permettant à l’ensemble du Maghreb de progresser de manière harmonieuse avec une vision claire et des objectifs communs. La revitalisation de l’UMA pourrait se faire en mettant en place une monnaie commune, en favorisant la libre circulation des personnes, des biens et des investissements, ainsi qu’en unifiant les programmes d’enseignement. Ces mesures encourageraient l’intégration économique et renforceraient la coopération régionale et le développement dans la région du Maghreb. De plus, la revitalisation de l’UMA ouvrirait la porte aux cinq pays de l’UMA pour adhérer collectivement aux BRICS, offrant ainsi de nouvelles opportunités économiques et commerciales. Cependant, avant de prendre une décision définitive, l’Algérie devrait minutieusement évaluer les avantages et les inconvénients potentiels d’une adhésion collective des cinq pays du Grand Maghreb, en tenant compte des conséquences économiques, politiques et sociales pour l’ensemble des pays. Il est important pour les pays du Maghreb de diversifier leurs partenariats et leurs alliances tout en travaillant sur la revitalisation de l’UMA.

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