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Thème : Syrie
La Syrie, Paul Danahar et le règne du non-dit.
Hassen Bouabdellah

Les non-dits jalonnent de plus en plus les textes sur la Syrie. Dernier exemple en cours, celui de Paul Danahar. Pourquoi ce jeu étrange ?

Il y a dans l’air comme une prédilection pour le non-dit. Aussi est-il devenu tragiquement amusant de parler de ce qui se passe en Syrie sans jamais se poser les vraies questions, le pourquoi et le comment, les questions qui interrogent les faits, tous les faits, pour les soumettre à une analyse concrète et dialectique qui puisse permettre de poser le problème comme il se doit, dans l’intelligence et la clarté. L’article de Paul Danahar « Le conflit prolongé en Syrie ne montre aucun signe d’apaisement (BBC) » que nous livre actuellement « Le grand soir » en est un parfait spécimen : quelques vérités par ci - la prétendue Armée Syrienne Libre n’existe pas en tant qu’armée et ne constitue qu’un ramassis de djihadistes d’Al-Qaida et de bandes criminelles armées – quelques contre-vérités par là - les (...) Lire la suite »
 
Le sort du Moyen-Orient en suspens
La fin de partie en Syrie arrive à grands pas (Counterpunch)
Shamus COOKE
La cadence des événements en Syrie s'est accélérée ces dernières semaines. Les forces gouvernementales ont remporté contre les rebelles des victoires importantes sur le terrain, et cette situation a provoqué un mélange de provocations guerrières et de propositions de paix de la part des U.S. et de ses alliés anti-Assad. Avec la bénédiction d'Obama, les avions de combat d'Israël ont mené récemment et à trois reprises une offensive contre la Syrie ; lors d'une de ces frappes aériennes massives contre des objectifs militaires à Damas, 42 soldats syriens ont été tués. Peu de temps après, Obama finissait par accepter d'entamer des pourparlers de paix avec la Russie, qui le réclamait depuis des mois. Obama aborde ces discussions en position affaiblie ; le gouvernement syrien est en train de gagner la guerre (...) Lire la suite »
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Des signaux étasuniens de changement alors que le moment de vérité pour la Syrie se rapproche (Hürriyet)
Cihan Çelik

Réalisant que le statu quo dans la violente guerre civile touchant la Syrie n’apportera rien d’autre que des conséquences plus catastrophiques au Moyen-Orient, deux alliés réticents, les Etats-Unis et la Russie, ont pris la tête d’efforts diplomatiques visant à trouver une solution négociée au conflit qui date maintenant de plus de deux ans.

L'accord américano-russe, qui a suscité des réactions mitigées des deux parties directes et indirectes au conflit, ne serait pas inévitable si les enjeux n'étaient pas si élevés compte tenu de leurs intérêts dans la région. L'accord intervient alors que la possibilité croissante que le conflit syrien pourrait déborder après les raids aériens israéliens sur le pays, la menace croissante posée par les groupes liés à Al-Qaeda, ainsi que les allégations croissantes quand à une utilisation d'armes chimiques aussi bien par le régime que les rebelles de l'opposition. Ce sont les facteurs qui ont provoqué le consensus américano-russe, avec des concessions évidemment consenties par Washington et Moscou. Du moins pour l'instant, les symptômes signalent que les États-Unis pourraient pencher vers la position russe. (...) Lire la suite »
 
Syrie : après le massacre de Banias, le massacre de la vérité
Bahar KIMYONGUR

La région côtière de Syrie, ultime îlot relativement paisible de la Syrie est à jamais tachée du sang de ses enfants égorgés par des mains obscures. Suite aux tueries qui ont commencé au début de ce mois, on dénombre déjà des centaines de morts. Si l’on ignore encore les auteurs de ce crime abominable, les réseaux sociaux pro-rebelle n’ont pas tardé à accuser l’État syrien et en particulier un chef de milice pro-gouvernemental d’origine turque dénommé Mihraç Ural. Enquête.

La Syrie n’en finit plus d’agoniser. Au moment où nous supplions tous les panthéons de la terre que le cauchemar cesse, il reprend de plus belle. Cette fois, le cauchemar a frappé Banias, une ville paisible de la côte syrienne épargnée jusqu’ici par les violences. En ce début de mois de mai, à Banias, l’innocence a été lâchement assassinée. Des femmes et des enfants plus beaux que les plus belles fleurs de Syrie dans ses plus beaux jours ont été fusillés, immolés, poignardés par… par qui ? À chaque massacre, la même insupportable question revient, charriant et déversant dans nos cœurs des coulées acides de rage et de désespoir. Et lorsque recouvrant peu à peu nos esprits, nous cherchons à comprendre l’innommable, les maîtres du prêt-à-penser occupent déjà le terrain, poussant l’enquête vers une seule direction. (...) Lire la suite »
 
Discours irrationnels, violences, guerres illégales...
Ramzy BAROUD

Au cours de son exposé parrainé par la New American Foundation en mars 2008, l’auteur Parag Khanna traita des défis auxquels font face les États-Unis pour leur hégémonie mondiale. Selon Khanna, la Chine et l’Union européenne sont les nouveaux prétendants, le champ de bataille mondial étant un « marché géopolitique ».

Sans traiter de la perspicacité de Khanna, une déclaration m’a particulièrement intrigué. « Pourquoi je vous parle de l’Europe, la Chine et les États-Unis ? Qu’en est-il de la Russie, de l’Inde, de l’Islam .. que dire de tous ces autres pouvoirs ? » Au départ, je pensais que ça devait être une erreur. L’orateur devait sûrement se rendre compte que l’islam est une religion, pas une entité politique avec un « marché géopolitique » défini. Mais ce n’était pas une erreur, ou plus exactement, c’était une erreur délibérée. Khanna poursuivit en expliquant que l’islam n’a pas « le genre de cohérence » qui lui permet d’étendre son pouvoir et son influence, contrairement aux autres puissances dominantes. Selon cette logique étrange, l’islam et le Brésil ont été discutés dans un contexte similaire. Ce genre de raisonnement tordu (...) Lire la suite »
 
Le conflit prolongé en Syrie ne montre aucun signe d’apaisement (BBC)
Paul Danahar

L’ancien secrétaire d’Etat étasunien Henry Kissinger a déclaré un jour que, dans une guerre de guérilla les rebelles devaient - pour gagner - uniquement ne pas perdre, quoi qu’il en soit, à moins qu’une armée régulière ne gagne clairement, elle perdait. La crise syrienne a, pour le moment, retourné cette maxime sur la tête.

Lorsque le soulèvement a commencé, l'Occident et ses alliés dans le Golfe s'attendaient à ce qu'il dure des semaines ou peut-être des mois - mais pas des années. Maintenant, en tenant le choc si longtemps, le régime de Damas pense de plus en plus qu’en ne perdant pas il est en train de gagner. Cette nouvelle confiance - avec ce que l'on croit être un approvisionnement régulier en armes de ses partisans en Iran et en Russie - aide le régime à reprendre certaines régions qu’il avait précédemment perdues. Dans la capitale Damas, vous pouvez entendre le bruit des tirs de mortier alors que le régime repousse lentement les combattants de l'Armée syrienne libre (ASL) des parties de la ville pour lesquelles il avait fallu aux rebelles des mois pour y mettre pied. La situation en Syrie est compliquée. Si (...) Lire la suite »
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Selon les Nations-unies, c’est l’opposition soutenue par les Etats-Unis et non le régime syrien qui a utilisé du gaz sarin
Alex Lantier
Dans une série d'interviews, Carla del Ponté, enquêtrice des Nations-unies a dit que le gaz sarin utilisé en Syrie a été utilisé par l'opposition, soutenue par les Etats-Unis, et non par le régime du président Bashar al-Assad. Son rapport fait voler en éclats les mensonges sur lesquels Washington et ses alliés européens fondent leur campagne pour une guerre avec la Syrie, et selon lesquels les Etats-Unis et leurs alliés se préparent à attaquer la Syrie pour protéger la population syrienne des armes chimiques d'Assad. En fait, les preuves disponibles concernant l'utilisation de gaz sarin mettent en cause les « rebelles » dominés par les islamistes et qui sont armés par des pays du Moyen-Orient, alliés aux Etats-Unis et sous la supervision de la CIA. Les déclarations de del Ponte coïncident avec les (...) Lire la suite »
 
Le système médiatique français couvre les bombardiers israéliens
DJEHA

Quelqu’un voit-il une différence notable entre les deux articles ci-dessous ?

Syrie : les rebelles ont utilisé du gaz sarin, selon Carla del Ponte AFP, 06 mai 2013, 09h45 Les rebelles syriens ont fait usage du gaz sarin, a affirmé Carla del Ponte, membre de la Commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie. "Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin", a déclaré Mme del Ponte, dans une interview à la radio suisse italienne dans la nuit de dimanche à lundi. et Les rebelles syriens auraient utilisé du gaz sarin Chloé Woitier , Le Figaro, 06 mai 2013, 09h59 La commission d'enquête de l'ONU sur les violences en Syrie a des « suspicions fortes et concrètes » de l'utilisation d'armes chimiques de la part des insurgés, mais doit encore « approfondir » ses recherches. (...) Lire la suite »
 
Le Venezuela et le Cuba condamnent vivement l’agression israélienne contre la Syrie
divers
07 Mai 2013 Caracas – La Havane / Le président vénézuélien Nicolas Maduro a condamné vivement l'agression israélienne contre des sites en Syrie, affirmant qu'elle fait suite aux agressions précédentes menées contre ce pays et constituent une violation des conventions et de la loi internationale. Dans un communiqué publié par le ministère de l'autorité populaire pour les relations étrangères, le Venezuela a exprimé son inquiétude devant les retombées de cette agression sur la paix et la stabilité au Moyen-Orient et la sécurité internationale. Le communiqué souligne que l'agression confirme l'implication directe d'Israël dans la crise en Syrie et ses liens avec les groupes terroristes armés. Pour sa part, le ministère cubain des affaires étrangères a souligné, dans un mémorandum officiel publié hier, que (...) Lire la suite »
 
La Syrie et l’épuisement de la psychologie washingtonienne
Philippe GRASSET
La psychologie des dirigeants américaniste paraît commencer à être sérieusement infectée par les facteurs dissolvants de la « guerre syrienne ». Il s’agit, à la lumière de la « fausse-vraie » alerte à l’utilisation manipulée ou pas de l’armement chimique, d’un moment où l’on peut mesurer l’intense fatigue des psychologies de ces divers figurants-système, ce qui permet à l’infection de la pénétrer aisément. L’article de Ben Hubbard, dans le New York Times du 28 avril 2013, fait grand bruit. Chacun retient son souffle et ne cesse de rouler dans sa tête la phrase centrale et symbolique du texte : « Nowhere in rebel-controlled Syria is there a secular fighting force to speak of » (“Nulle part dans les zones contrôlées par les rebelles on ne trouve une unité combattante digne de ce nom qui appartienne à la faction (...) Lire la suite »
 
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