Parlons (Inter) Net

Disparition d’une grande dame de la télévision.

Fin 2006, Bernard Kouchner poussa un coup de gueule à la télévision dans l’émission « On n’est pas couchés » quand Zemmour et Ruquier lui dirent qu’il était proche de Sarkozy.

Le mari de Christine Ockrent s’énerva :

« Qu’est-ce que c’est que ces procès d’intention de merde ? ! » et :
"J’ai refusé d’être ministre de Sarkozy" et encore :
"Ca fait quarante ans que je suis de gauche, alors ne me faites pas chier !"

Applaudissements du public dans le studio. Kouchner, hilare, savoura son succès.

Quelques mois plus tard, en mai 2007, il prenait ses fonctions de ministre des Affaires étrangères de Sarkozy. Un des plus hauts postes du gouvernement.

Si j’étais Arlette Chabot, dont on sait qu’elle aime entrecouper de reportages les débats qu’elle dirige (avec l’autorité d’un maton), je passerais cet extrait-là quand j’inviterais Kouchner. Je demanderais à l’intéressé ce qu’il en pense et j’interrogerais le Français moyen, dans la rue.

Mais elle ne fera pas, pour plusieurs raisons dont l’une est la proximité idéologique, l’autre la complicité parfois consanguine des médias et des gouvernants.

Si elle avait reçu Jean Ferrat sur son plateau, on aurait eu ce dialogue : "Vous voulez chanter un poème d’Aragon ? Oui, mais les deux premiers vers, alors. On est en retard."

Quand Arlette Chabot quittera ce monde, ses confrères unanimes salueront une « grande dame de la télévision, une professionnelle de talent, une travailleuse acharnée, une conscience rigoureuse ».

Moins dithyrambiques, nombre d’Internautes se demanderont si son âme a suivi le conseil que lui donna un jour Jean-Luc Mélenchon : « Allez au diable, madame Chabot ! »

Théophraste.

Dans la même veine


17/01  Les trois gros, Macron se les prend ensemble
13/01  L’Amérique porte en elle la guerre comme la nuée porte l’orage (1)
07/01  Sans Trump et sa clique, le monde serait meilleur
03/01  Macron l’Américain
03/01  Les brojains fœux bréssitenziels
24/12  Petit papa Noël
14/12  Dieu n’est pas géomètre
12/12  Xinjiang : La fabrique de râteaux
29/11  La police de la pensée conduit au cimetière.
19/11  Les tracteurs chinois tueurs d’esclaves
 
Voir tout

COMMENTAIRES  

18/03/2010 12:50 par Le Gravier

Pour avoir écrit un article pareil vous ne méritez qu’une seule peine : c’est que je vous le "pique" pour le diffuser et en en faire des copier coller partout ou je vais pouvoir le faire...

18/03/2010 15:04 par legrandsoir

Faites donc, le magasin est en libre-service.

Il suffit d’indiquer ses sources.

20/03/2010 15:21 par Keizer Soze

Bravo ! Viva ! Vraiment cette chronique est très, très bien.. Elle mériterait au bas mot le prix Renaudot pour Théophraste... Si,si.

20/03/2010 17:08 par Anonyme

Arlette CHABOT est une des prostituées de l’intellect. C’est la caniche des puissants, elle n’écrit jamais ce qu’elle pense, mais seulement ce que ces maîtres dises.

21/03/2010 10:34 par Ouuuuyé!

Clair et simple.

On aura du mal à attendre que le Diable vienne la chercher. Elle est quand même une des responsables majeures du putsch médiatique qui a mené Le Pen a la Présidence...

Une qualité à souligner tout de même : sa constance dans l’arrogance n’a d’égale que la souplesse de sa servilité.

(Commentaires désactivés)