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Informer n'est pas une liberté pour la presse, mais un devoir |
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Frederic LORDON
1er avril 2010
La proposition allemande d'exclure la Grèce de l'Union monétaire européenne n'est finalement que le couronnement logique d'une longue suite de manifestations de mépris, entamée dans les années 90 avec le thème du « Club Med », alias les pays du Sud de l'Europe, incapables de se tenir à des (...)
23 avril 2009
[Transcription] Pascale Fourier : J'ai toute une série de petites questions bêtes...
Frédéric Lordon : En général, ce sont les meilleures... Quand ca commence comme ça d'ailleurs, c'est là que je m'inquiète : question bête égal question qui tue...
Pascale Fourier : A un moment, on nous a dit (...)
Il faut s’endurcir, mais sans jamais se départir de sa tendresse.
Ernesto "Che" Guevara #128
Jacob COHEN
Interview de l’auteur.
Pourquoi ce titre ?
J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.
Voulez-vous nous la rappeler ?
Les sayanim – informateurs en (...)
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15 commentaires
28 mars 2008
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
Frederic LORDON
[ Texte et adresse de la pétition + un entretien avec Frédéric Lordon ] La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « l’immoralité », c’est-à-dire rien. On peine à croire d’ailleurs que la cécité intellectuelle ou l’entêtement idéologique puissent aller jusqu’à une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes - pourtant ô combien spectaculaires ! - mais à l’acharnement de la croyance libérale et à la force du déni.
PETITION
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au coeur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.
POUR SIGNER :
www.stop-finance.org
Entretien avec Frédéric Lordon
" Les gens comprennent très bien que l’harmonie du marché a quelques sérieux ratés quand la Société générale voit s’évaporer 7 milliards d’euros d’un coup."
L’économiste et philosophe Frédéric Lordon appelle à mettre en cause les traités européens qui sanctuarisent la liberté de mouvements des capitaux.
De nombreux commentateurs et éditorialistes mettent la crise financière sur le compte d’une « folie » qui se serait emparée des marchés. Que pensez-vous de ces interprétations ?
Frédéric Lordon. La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « l’immoralité », c’est-à-dire rien. On peine à croire d’ailleurs que la cécité intellectuelle ou l’entêtement idéologique puissent aller jusqu’à une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes - pourtant ô combien spectaculaires ! - mais à l’acharnement de la croyance libérale et à la force du déni.
Si même des catastrophes de cette magnitude ne parviennent pas à dessiller l’escouade des « experts » et des précepteurs de service, on se demande quel degré de convulsion il faudra atteindre pour obtenir d’eux le premier doute… Il faut bien se mettre à leur place cependant : la « folie » et « l’immoralité », c’est tout ce qui leur reste avant d’en arriver à l’indicible mise en question, celle des structures. Car tel est bien, malheureusement pour eux, l’enseignement à vif de la crise : jusque dans l’effondrement, la libéralisation financière demeure parfaitement conforme à son concept.
Ce à quoi nous assistons est le déploiement nécessaire d’une mécanique inscrite au coeur des structures libéralisées de la finance. UBS a perdu 18 milliards de dollars, Merril Lynch, 19 et Citigroup, 21, sans opérations frauduleuses ni Jérôme Kerviel local. Bref, elles ont perdu en jouant, strictement, le jeu de la finance tel qu’il est configuré actuellement. C’est bien cette configuration qui est intrinsèquement l’origine du problème.
Comment peut-on imaginer un seul instant que des opérateurs financiers pourraient renoncer à poursuivre d’extraordinaires opportunités de profit dans un univers qui les démultiplie et leur donne des proportions sans commune mesure avec les gains de l’économie réelle ? Par quel miracle de vertu la Société générale qui, en 2006, tire 23 % de rentabilité des capitaux propres de sa banque de détail pourrait-elle s’abstenir de saisir les 48 % ( !) que lui offre sa banque d’investissement ? Laissez l’économe d’une congrégation bénédictine libre d’aller placer les excédents de la chartreuse sur les marchés et il finira avec des CDO de subprimes…
La crise présente n’a donc rien d’exceptionnel ?
Entre « trader fou » et hypothèse de « l’accès de folie », tout est fait pour donner à l’événement actuel un statut d’aberration exceptionnelle, un égarement incompréhensible sur fond de parfait bon sens. Mais la « folie » est le régime permanent et nécessaire de la finance libéralisée.
Dans quels mécanismes s’enracine ce fonctionnement de la finance ?
La finance de marché a la propriété de faire voir, par une sorte d’expérimentation en vraie grandeur, les résultats catastrophiques d’une situation où tous les agents sont simultanément laissés libres de poursuivre frénétiquement leurs intérêts de profitabilité maximum et placés sous de féroces contraintes de concurrence et d’évaluation - mesure du mérite individuel par l’argent, saine concurrence, évaluation permanente : un rêve sarkozyste…
Dans le champ de la finance, la concurrence est sauvage. C’est le domaine qui a porté le plus loin l’obsession de l’évaluation comparée des performances de tous : annuaires professionnels de toutes sortes multiplient les classements et les hit-parades pour tous les métiers et tous les types d’actifs. Avec des effets de grande ampleur puisque des mandats de gestion, c’est-à-dire des masses financières considérables, vont être déplacés vers les vedettes du moment.
Du fait même de cette concurrence infernale, dont les tables sont remises à jour sur une base trimestrielle, les agents vivent dans un état d’hystérie permanente. Tout ce qui en réalité, ou en imagination, offre une perspective de rentabilité accrue, et surtout de rentabilité différentielle, sera poursuivi avec acharnement. Cette pression concurrentielle s’articulant à la pleine libération de la pulsion cupide, les efforts désespérés de tous pour dépasser tous entraînent une accumulation collective de risques dont nul n’a le souci puisque chacun n’est préoccupé que de ses intérêts individuels. Seule une pensée indigente - ou complice - peut s’obstiner de voir là un problème de moralité alors qu’il n’est question que de structures.
Comment comprendre la répétition de ces crises financières depuis vingt ans ?
J’hésite entre deux stratégies : dénoncer l’indigence conceptuelle du couple « moderne » -« archaïque » - sans lequel l’éditorialiste libéral réformateur de base n’est plus capable de construire une seule phrase -, ou bien le retourner contre ses utilisateurs. Car seule une formidable inversion rhétorique peut donner la régression libérale pour un « progrès ».
Sitôt installée, la déréglementation des marchés de capitaux nous a fait faire un bond en arrière de soixante ans puisque le krach de 1987 a non seulement égalé en importance celui de 1929 mais a constitué le premier événement du genre survenu depuis lors. Quant à la panique bancaire de la Northern Rock, il faut carrément remonter à 1866 pour en retrouver l’équivalent. On juge du « progrès » et de la « modernité »… Or la croyance libérale n’en démord pas.
On reste sidéré du bilan dérisoire de la réunion européenne tenue à Londres le 29 janvier. « Tout en préférant des solutions de marché, si les acteurs de marché s’avèrent inaptes à traiter ces problèmes, nous sommes prêts à considérer des solutions de remplacement réglementaires », déclare sans rire le communiqué officiel. Mais cette inaptitude est avérée depuis vingt ans ! La preuve en est cette infernale récurrence de la crise des marchés puisque, depuis 1987, nous n’avons pas la paix plus de quatre ans d’affilée.
Quoique touchant des compartiments différents, et avec sans doute des effets économiques différents, la similitude formelle des crises de 2007 et 2001 est frappante. Même délire spéculatif, mais aussi même carence des agences de notation, même prolifération des structures hors bilans échappant aux contrôles comptables réguliers, et jusqu’au parallélisme des « entités spéciales » - entre les SPV (Special Purpose Vehicle) qui ont coulé Enron en 2000 et les SIV (Special Investment Vehicle) gavés de subprimes de 2007, l’identité est presque parfaite.
Et, bien sûr, les mêmes recommandations de « réintégration des hors-bilans », les mêmes solennelles promesses de transparence et de moralité. Recommandations jamais suivies, promesses jamais tenues, paroles envolées sitôt commencée la bulle d’après.
Vous avez formulé, il y a quelque temps, des propositions pour, dites-vous, « affamer la finance »…
Il faut bien avoir conscience qu’une fois la formation d’une bulle lancée, il est trop tard. D’abord elle est vouée à crever. Et lorsqu’elle le fera, elle armera instantanément la prise d’otages qui contraindra le banquier central à venir au secours des institutions financières en détresse.
C’est là toute la perversité de la crise financière qui, au-delà d’un certain stade de gravité, crée une situation dite de risque systémique. La densité des engagements croisés entre les banques est en effet telle qu’un défaut individuel peut être propagé de manière foudroyante, au risque de provoquer un collapsus général. Devant l’énormité des conséquences possibles, le banquier central, quelle que soit sa volonté de sanctionner les imprudents, n’a pas d’autre choix que d’intervenir pour leur sauver la mise. Pour sortir de cette situation, il n’y a pas d’autre moyen que… d’éviter qu’elle ne se forme !
Pour asphyxier la bulle ab initio, il faut la priver (d’une partie) de son oxygène : le crédit. À ceci près qu’élever les taux d’intérêt risque de tuer l’économie réelle en même temps que la spéculation. D’où l’idée de taux d’intérêt dédoublés, l’un à destination des seuls agents de l’économie productive, et qui pourra être maintenu aussi bas qu’on veut, pendant que l’autre, à destination des seuls agents de la finance, pourra être relevé aussi haut que nécessaire.
Vous proposez aussi d’instaurer un plafonnement de la rémunération des actionnaires.
J’ai donné à cette proposition le nom de SLAM - Shareholder Limited Authorized Margin. Il s’agit de plafonner par un écrêtement fiscal la rémunération des actionnaires pour désarmer les incitations du capital actionnarial à intensifier indéfiniment l’exploitation des salariés. Nous ne sommes plus là dans la problématique de la crise de crédit, mais dans celle, plus permanente, de l’emprise de la finance actionnariale sur l’économie. En faire mention ici vaut donc surtout pour dire que, contrairement aux usuelles fins de non-recevoir du genre « il n’y a pas d’alternative » et « de toute façon vous n’avez rien à proposer », des idées pour arraisonner la finance, il commence à y en avoir.
Comment imposer de tels outils de régulation ?
Toutes les propositions « techniques » sont nulles et non avenues tant qu’elles restent sans force politique. Or, pour sinistre qu’elle soit à bien des égards, la conjoncture présente a au moins l’avantage d’offrir une opportunité sans pareille au rassemblement de cette force et à l’installation de la question financière dans le débat politique. Car c’est au coeur de la crise, et au spectacle de ses formidables destructions de valeur, que les esprits sont frappés.
Les gens comprennent très bien que l’harmonie du marché a quelques sérieux ratés quand la Société générale voit s’évaporer 7 milliards d’euros d’un coup. Il y a là une configuration politique extraordinaire dont il faut impérativement tirer parti.
C’est peut-être le seul bénéfice de ces crises que d’offrir des invalidations en actes et, il faut le dire, à grand spectacle, des thèses libérales de parfaite autorégulation des marchés. Ne pas l’exploiter serait une faute politique qui nous condamnerait à attendre passivement la prochaine secousse - puisque des causes inchangées produiront à coup sûr des effets semblables.
Or, il est temps de dire que cette succession métronomique des séismes financiers - sans doute jusqu’ici rattrapés, mais jusqu’à quand, et à quel prix en termes de croissance et d’emploi ? - nous n’en voulons plus. « Ne plus vouloir », c’est donc viser les causes, c’est-à-dire les structures, et affirmer que leur transformation profonde doit être un enjeu majeur de notre débat politique.
Quelle forme donner concrètement à ce « ne plus vouloir » ?
J’ai hautement conscience de mes risibles compétences en matière d’action politique. Mais l’idée de regarder bras ballants le manège repartir pour un tour exactement à l’identique me rend malade, c’est pourquoi je ne peux pas m’empêcher de lancer au moins une idée et même, pourquoi pas, de la poursuivre.
S’il s’agit de refaire l’agenda du débat public et d’y faire figurer en haut de liste la question financière, ne faut-il pas jouer dans l’opinion un coup « catalytique » pour faire précipiter les multiples réactions individuelles en une idée collective claire et distincte - et en un programme d’action politique ? Je ne vois guère de meilleur moyen pour cela que la pétition. Il faudrait qu’elle soit portée par une pluralité de médias. Mais, surtout, cette pétition devrait impérativement être européenne, et relayée par des titres amis en Allemagne, en Italie, en Espagne et ailleurs. Car c’est bien l’Europe le niveau pertinent où poser de nouveau la question de la libéralisation financière.
Et cela d’autant plus que, honte suprême pour tous les faux-culs qui chantent les louanges de l’Europe « bouclier contre la mondialisation », ce sont les traités européens qui sanctuarisent la liberté de mouvement des capitaux et s’opposent à toute modification significative des structures de la finance. Cette obscénité démocratique - je rappelle que la liberté de mouvement des capitaux s’était trouvée inscrite dans la charte des droits fondamentaux du traité constitutionnel de 2005… -, qui nous prive de la possibilité de remettre la finance à la place que, politiquement, nous voulons lui assigner, donne du même coup son objectif évident à cette pétition : l’article III-56 du traité européen consolidé.
« Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » : voilà ce dont nous ne voulons plus. Mettre à bas cet article III-56 est le préalable à toute reconstruction des structures de la finance, c’est-à-dire à tout projet politique de sortie de la configuration présente du capitalisme. Si la présente crise nous en donne l’opportunité et la force, alors elle n’aura pas eu lieu pour rien.
Entretien réalisé par Rosa Moussaoui paru dans l’Humanité du 21 mars 2008
EN COMPLEMENT, voir le site
http://www.redistribution.fr
Combattre le chômage et la précarité par une nouvelle forme de redistribution interentreprises
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50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
Trop tard....
86.***.166.*** #47999
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
28/03/2008 à 10:28, par Anonyme
Pourquoi demander l’abrogation d’article du traité de Lisbonne ? A ce que je sache celui-ci n’est pas encore entré en vigueur (il doit encore être ratifié par certains états membres) !
Il y asuffisement de textes européens en vigueur à incriminer et à abroger...
88.***.220.*** #48001
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
28/03/2008 à 12:08, par Anonyme
Une question à Frédéric Lordon : n’y a-t-il pas une erreur dans la référence à l’article 48, qui, quand on le lit dans le texte officiel, ne parle pas de liberté d’établissement ? Si c’est une simple erreur, il faudrait rectifier le texte de la pétition. Si ce n’est pas une erreur, il faudrait préciser la source exacte qui est utilisée, pour que l’on puisse s’y référer sans se tromper.
Stéphane Le Lay, sociologue
90.***.28.*** #48004
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
Je precise que jesuis français
Bonjour à tous
Nous sommes contre cette pétition car en premier lieu elle définie implicitement l’ acceptation de tout le reste du traité de Lisbonne et le déni total de démocratie qui a eu lieu par la ratification de celui ci par nos parlementaires français
Dans un deuxieme temps que celle ci a été initialisé avec l’aide de ATTAC, , voir d’une initiative concertée entre ces économistes et ce mouvement ( Voir le WHOIS * du site de cette pétition ). Pourquoi cela n’est pas dit ? Parce que la crédibilité d’ATTAC est sujette à caution chez un certains nombres de citoyens ayant fait partie de ce mouvement ? Et ces gens se disaient contre la ratifications de ce traité de Lisbonne ? Alors pourquoi n’ont ils pas, les uns et les autres relayés cette plainte collective contre l’état français initialisé par de simples citoyens du 29mai.eu * ?
Et enfin dans un troisieme temps, à quoi peut servir cette pétition au niveau de l’ Europe puisqu’elle ne sera que juste consultative par les instances Européennes , donc celles-ci n’en tiendront même pas compte ... Et oui, c’est dans ce foutu traité de Lisbonne ...
Nous sommes plus que désolés mais nous ne pouvons vraiment pas cautionner cette initiative.
Cré-@ctivement votre
Sinsé
* Domain tools
* 29mai.eu http://www.29mai.eu
81.***.41.*** #48006
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
28/03/2008 à 14:14, Anonyme
Très bien, tu es contre le traité de Lisbonne, moi aussi. Tu es contre cette pétition. Mais que proposes-tu ?
Je pense que cette pétition à au moins un mérite : celle de faire connaitre quelques aspects du traité de Lisbonne, que nos chers députés/sénateurs ont ratifiés à notre insu. Et même si cette pétition n’aboutie pas, ce dont je ne doute pas, elle aura servi à informer et à transmettre à un grand nombre de personne cette information.
Malheureusement, la majorité des gens qui sont représentatifs dans notre société sont pour une ratification de ce traité, car il pense qu’il faut faire cette à "tout prix", et que par la suite on pourra l’améliorer. Je ne partage pas ce sentiment, mais c’est la réalité. Alors luttons aussi dans ce cadre là, mais n’oublions pas non plus de les virer au moment voulu !!
82.***.60.*** #48008
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
Signer ou pas une pétition est une question de conscience personnelle mais, les faits son là et les propos sensés de Sincé ne peuvent êtres détournés. L’absence de proposition ne confirme pas l’absence d’action et, si une pétition acte bien d’un contenu proposé, la critique est a elle seule un acte qui en mesure la qualité … par le contenu justifié ou non de sa propositions.
Tout comme Sincé, je trouve la pétition inopportune car elle justifie le mini- traité et le hold-up « démocratique » du NON citoyen au projet de constitution Européenne.
Stelios
83.***.35.*** #48020
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
merci d’avoir repondu a ma place .Mais je peux ajouter
q’attac devrait faire son bilan ,a part le cul au bresil
on devrait nous dire de combien elle a freiné les
privatisations, les delocalisations ,les licenciements et
tout ce qui va avec ?? Et enfin de quel niveau intellectuel s’agit il. ?? C’est subtil et vicieu de vouloir faire passer tout et modifier que deux articles seulement.On sait coment travaille les officines de la CIA. J’ai l’impresson qu’ils sont
encore entrain de decouper la Palestine.
10.***.4.*** #48030
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
03/04/2008 à 14:13, Jojo
Bonjour cher ami, je suis pour cette cause nationale. La conjoncture économique banquaire actuelle nous permet de nous investir plus profondément dans l’aspect finacier de notre pays. Je pense que bouleverser la face, si je ouis me permettre, financière et boursière du pays. Tous , vous et moi, payons et essuiyons les déboirs et la débacle des plus riches aui, sur le dos de leur monture boursière nous écrase, nous les plus pauvres !Je me permet donc, de vous dire, sur un ton de fraternité biensûr, de défendre le projet pétitif pour émulsifier la projecture banquaire et la remettre dans le chemin de l’égalité. Citoyens, mobilisons nous, et changeons notre pays !!!!!!!!!!! Vive la France, Vive la République.
172.***.144.*** #48127
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
03/04/2008 à 14:09, Zoé
En lisant votre commentaire j’ai comme l’impréssion que vous ne prennez pas en compte l’empleur de ce sujet .
Réfléchissez bien .
172.***.144.*** #48126
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
Je voulais moi aussi signer cette pétition mais étrangement on ne peut accéder à la page... Est ce normal ? est ce moi qui ne sais pas m’y prendre ? Nathalie de Lorraine
90.***.126.*** #48012
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
03/04/2008 à 14:07, Zoé
Bonjour je souhaiterai résoudre votre probleme .
Tout simplement aller sur google & tapez " pétition internationale des capitaux " .
Vous y trouverez un site intéréssant fait par l’Humanité .
Sur ce site vous pourrez alors signer la pétition .
172.***.144.*** #48125
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
28/03/2008 à 17:41, par legrandsoir
Effectivement, le site n’est pas joignable depuis "un certain temps"... la rançon du succès peut-être ?
La rédaction
#48014
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
29/03/2008 à 10:23, par vladimir
une proposition complementaire :
PARLER DE CREATION MONETAIRE, UN DEVOIR D’EDUCATION POPULAIRE
Alian Vidal
Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.
Henry Ford
PARLER DE CREATION MONETAIRE, UN DEVOIR D’EDUCATION POPULAIRE
Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout.
Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation.
Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis
LA QUASI TOTALITE DE LA MONNAIE EN CIRCULATION EST CREE PAR LES BANQUES PRIVEES
SEUL, L’ ETAT DEVRAIT AVOIR LE DROIT DE BATTRE UNE MONNAIE QUI SERAIT GAGEE SUR LES RICHESSES QU’ELLE PERMET D’ ECHANGER
Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie
LES BANQUIERS, DES ORFEVRES EN LA MATIERE
Aujourd’hui, on croit encore que les banquiers utilisent l’argent des dépôts des leurs clients pour faire des prêts aux demandeurs de crédit. En réalité, comme les orfèvres du Moyen-Age et de la Renaissance, nos banquiers modernes créent purement et simplement de l’argent à partir de rien (ex nihilo), pour le vendre en tant que crédit.
Au Moyen-âge, initialement, l’orfèvre, garde l’or des autres dans son coffre, contre un reçu. Avec le temps, les clients en arrivent à utiliser ces reçus comme monnaie d’échange.
L’or, étant rarement réclamé, les orfèvres en profitent pour le prêter, contre intérêt, en échange d’un certificat. Finalement, ils prennent la très mauvaise habitude d’émettre plus de certificats qu’ils n’ont de réserves. Par contre, ces certificats doivent être remboursés avec intérêts. De cette fabuleuse escroquerie est né notre système de création monétaire.
Aujourd’hui, l’équivalent de 90% de l’argent déposé dans une banque peut être créé sous forme de crédit. A 10% près, les crédits semblent équilibrés par les dépôts. Sauf, que tout crédit par un simple jeu d’écriture, devient lui même un dépôt.
A partir de ce dépôt, les banques s’arrogent le droit d’ouvrir un nouveau crédit à hauteur de 90 % de ce deuxième dépôt, et ainsi de suite. Un nouveau dépôt cachant un nouveau crédit, pareil aux poupées russes…Si bien qu’avec 1000 Euros de dépôt dans une banque, l’ensemble du système bancaire (toutes les banques) fabriquera 7000 Euros de fausse monnaie sous forme de crédits. D’où un enrichissement considérable, de par les intérêts perçus.
UN ECHANGE INEGAL : DE VRAIES RICHESSES CONTRE DE LA FAUSSE MONNAIE
La monnaie ne devrait être que le témoin de l’échange, et un témoin, par principe, ça ne s’achète pas. Chez le boulanger, pour un euro, j’échange une partie de mon activité professionnelle contre une baguette. La pièce de monnaie n’est pas une richesse mais la mesure d’une fraction de mon travail producteur. Ce n’est pas la chaîne d’arpenteur qui fait la richesse d’un paysan, car, sans la terre et le travail du paysan la chaîne d’arpenteur n’est rien. Ce n’est pas le compteur qui fait la vitesse d’une voiture, mais la puissance de son moteur. Un billet de cinq euros, intrinsèquement, n’a pas plus de valeur qu’un billet de cent euros, même quantité de papier, d’encre et de travail humain. Pas plus de valeur qu’un tract publicitaire.
Dans la réalité, la monnaie n’intervient qu’au moment où un produit change de main, change de propriétaire, et à ce moment là, seulement. Le salarié, quand il travaille, utilise des outils, une machine, son savoir faire, des connaissances, jamais d’argent. Le paysan échange de l’argent contre un tracteur, mais quand il laboure son champ, il n’utilise pas de monnaie, non, il utilise son tracteur.
Derrière toute création de richesses, licites ou illicites, il n’y a que le travail des hommes.
LES MACHINES N’ONT TOUJOURS PAS DE POUVOIR D’ACHAT
Pour baisser les prix et vendre en plus grande quantité, les industriels remplacent les hommes par des machines. Mais les machines n’ont ni désir, ni pouvoir d’achat. Plus on licencie, plus on fait baisser le pouvoir d’achat global et les marchandises s’accumulent dans les vitrines devant des porte-monnaies vides. Les hommes d’affaires entretiennent ainsi la misère dans un monde d’abondance.
L’intérêt de la dette liée aux investissements représente, en moyenne, 40% du prix d’une marchandise hors taxe. Le traité de Maestricht fait obligation aux états européens de n’emprunter qu’auprès des banques privées, ainsi 75% de nos impôts directs remboursent les intérêts de la dette publique.
CES BANQUES PRIVEES QUE L’ON CROIT NATIONALES
Banque de France, Banque d’Angleterre, Federal Reserve US, malgré leur nom, ne sont que des banques privées dont le seul but est de faire du profit. Au nom du remboursement des intérêts de la dette, les banquiers nous entraînent vers un productivisme effréné, pain ou bombes, viande ou drogue, qu’importe, il faut produire quel qu’en soit le coût humain, pollution, misère sociale. La monnaie, formidable invention, pour dépasser le troc et faciliter les échanges, a été transformée en fausse marchandise qu’on doit acheter contre du vrai travail.
Résultat, l’endettement ne s’arrête jamais, puisqu’il faut rembourser par les fruits d’un travail, des intérêts correspondant à de la fausse monnaie. Quand le client trop endetté n’arrive plus à rembourser, le banquier s’empare de ses biens. Un système politique protégeant ce racket, a été mis en place. Les intérêts de la dette ont fait du banquier, véritable seigneur de la monnaie, un féodal qui dispose du travail des autres. David Rockefeller, ne disait-il pas ? : quelque chose doit remplacer les gouvernements, et l’industrie privée me semble l’entité adéquate pour le faire.
ENDETTEMENT INFINI, GUERRE SANS LIMITE
Un endettement infini dans un monde fini, pareil à un gaz comprimé dans un espace trop restreint, ne peut que provoquer des explosions. Pour récupérer les intérêts dus aux sommes empruntées, les chefs d’entreprise sont à la recherche permanente du pouvoir d’achat et donc de consommateurs potentiels. Ils nous entraînent dans une spirale infernale de chômage, d’exclusion, de délocalisations et de guerres, dans le seul but de se tailler des parts de marché génératrices de profit.
ET SI ON ORGANISAIT DES FORUMS…
GUERRE, MISERE et INTERETS BANCAIRES…
Allons poser des questions dans les banques. Invitons des banquiers dans les écoles, les entreprises et les quartiers, organisons des débats contradictoires. Interpellons les hommes politiques afin qu’ils se positionnent clairement.
Et que le ministère de l’Education Nationale remplisse enfin une page laissée désespérément blanche dans les manuels scolaires. Que la vérité éclate au grand jour.
Alain VIDAL, instituteur à Nantes, adhérent Attac 44, le 16-05-04
SOURCES :
Un regard citoyen sur l’économie, A.J HOLBECQ.
La Grande Relève, Jacques DUBOIN
…et un désir d’expliquer simplement à des élèves de l’école primaire, d’où vient l’argent ?
http://1libertaire.free.fr/FausseMo...
86.***.89.*** #48027
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
Le site stop-finance.org a été victime de son succès : le serveur n’a pas résisté à l’afflux de connexions... et tout s’est effondré. Le problème a été très sérieux au point que nous avons dû changer d’hébergeur. Depuis deux jours les personnes compétentes (c’est-à-dire pas moi) y travaillent frénétiquement.
Normalement le site devrait recommencer d’être opérationnel ce soir (samedi 29). Pour plus de sûreté, le mieux est sans doute d’attendre lundi pour considérer que tout est rentré dans l’ordre.
Est-il utile de vous dire à quel point nous avons été effondrés... en même temps que le serveur ?... Non, ça n’est pas utile.
Merci de faire savoir tout ça autour de vous. En vous remerciant pour votre soutien.
Frédéric Lordon
88.***.166.*** #48032
50 économistes lancent la pétition : "Spéculation et crise : ça suffit !"
03/04/2008 à 14:04, par Zoé
Bonjour .
Je suis agée de 15 ans & je tennais à dire que ce probleme touche tout le monde . Particulierement les Européens où de nombreuses crises ont lieu .
Mobilisez vous & signez cette pétition qui nous aidera peut être .
Merci .
172.***.144.*** #48124
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