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Pourquoi les femmes devraient voter

Un message pour toutes les femmes

Quel gigantesque écart entre la phrase « les femmes ont du se battre pour obtenir le droit de vote » (que nous avons pratiquement toutes apprises à l’école, d’une manière ou d’une autre) et la réalité quotidienne de ces femmes qui ont réellement souffert dans leur combat.

L’histoire de ces femmes est pratiquement totalement inconnue des jeunes générations et elle a été oubliée par la plupart de ceux qui l’ont su un jour. A nous de la transmettre. J’ai déjà lu ces histoires, je sais qu’elles sont vraies. Mais le temps est venu, me semble-t-il, de rappeler aux gens, particulièrement aux femmes et à tous ceux qui ont du se battre pour avoir le droit de vote et qui ont payé un lourd tribut en termes de souffrances, que ce n’est pas le moment de baisser la garde. Nous n’obtiendrons pas grand-chose en votant à des élections contrôlées par les pouvoirs économiques, mais nous pouvons obtenir quelque chose… et dans le même temps, continuer de nous organiser, de nous organiser, et encore de nous organiser…

Ce qui suit est bouleversant. Nous oublions trop vite.

POURQUOI LES FEMMES DEVRAIENT VOTER :

Voici l’histoire de nos grand-mères et arrière grand-mères ; elles vivaient il y a seulement 90 ans.

Rappelez-vous, ce ne fut qu’en 1920 (Etats-Unis) que les femmes eurent le droit de se rendre aux urnes.

Ces femmes étaient innocentes et sans défense. Elles furent néanmoins emprisonnées pour avoir manifesté devant la Maison Blanche en portant des pancartes réclamant le droit de vote. Mais avant l’aube, toutes ces femmes seront pratiquement mortes.

Quarante gardiens de prison, avec leurs matraques et la bénédiction du directeur, se sont acharnés sur 33 femmes qui avaient été injustement condamnées pour « obstruction de circulation sur la voie publique.

Lucy Burns : Lucy Burns fut battue et ses mains enchainées au-dessus d’elle aux barreaux de sa cellule. Elle passa toute la nuit pendue ainsi, en sang et au bord de l’étouffement.

Dora Lewis : Dora Lewis fut jetée dans une cellule noire. Ils lui écrasèrent la tête contre le lit de fer et elle perdit connaissance. Sa codétenue, Alice Cosu, crut que Lewis était morte et eut une attaque cardiaque.

D’autres témoignages décrivent les gardiens en train d’attraper, de trainer, de battre, d’étranger, de jeter, de tordre et de donner des coups pieds aux femmes.

Ainsi se déroula la « Nuit de la Terreur », le 15 novembre 1917, lorsque le directeur de la maison de correction d’Occoquan en Virginie ordonna aux gardiens de donner une leçon aux suffragettes emprisonnées pour avoir osé manifester pour le droit de vote devant la Maison Blanche de président Woodrow Wilson.

Pendant des semaines, ces femmes ont bu de l’eau stagnant dans un seau et mangé en guise de nourriture un magma informe infesté d’asticots.

Alice Paul : Une des dirigeantes, Alice Paul, entama une grève de la faim. Ils l’attachèrent à une chaise, lui forcèrent un tube dans la gorge et versèrent du liquide jusqu’à ce qu’elle vomisse. Elle fut torturée ainsi pendant des semaines jusqu’à ce que l’information parvienne à la presse.

(Quelques photos d’archives de ces femmes)

(...)

Je viens de voir un film sur ces événements, produit par HBO (« Iron Jawed Angels »).

(...)

Il est bouleversant de voir Woodrow Wilson et ses partisans tenter de convaincre le psychiatre de déclarer Alice Paul folle pour pouvoir l’enfermer définitivement dans un asile, et voir le médecin refuser. Alice Paul était forte, disait-il, et courageuse. Ca ne faisait pas d’elle une folle.

Le docteur rembarra les hommes par ces mots : « le courage chez les femmes est souvent pris pour de la folie ».

(…)

Karen Lee Wald

traduit par VD pour le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info

URL de cet article 7127
La face cachée de Reporters sans frontières - de la CIA aux faucons du Pentagone.
Maxime VIVAS

Des années de travail et d’investigations (menées ici et sur le continent américain) portant sur 5 ans de fonctionnement de RSF (2002 à novembre 2007) et le livre est là .
Le 6 avril 2006, parce que j’avais, au détour d’une phrase, évoqué ses sources de financements US, RSF m’avait menacé dans le journal Métro : " Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice".
Au nom de la liberté d’expression ? m’étonné-je.
Quoi qu’il en soit, j’offre aujourd’hui au libre débat (...)

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Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard

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