Gilad ATZMON2 juin 2011
Gilad ATZMON
Le Mur est une pièce de théâtre basée sur l'expérience personnelle de Douglas Watkinson qui fait réfléchir.
A l'âge de 60 ans, David s'est rendu dans un cimetière anglais en israël. Pour la première fois de sa vie il va sur la tombe de Ralph, son père qui est mort à 25 ans en 1947 dans un attentat à la bombe perpétré par le gang juif Stern.
La pièce relate la rencontre unique de David, un Anglais d'une soixantaine d'années avec son père décédé qui était un jeune caporal anglais à l'époque du Mandat Britannique. C'est une rencontre qui permet au spectateur d'assister à 60 ans de brutalité israélienne à travers les yeux d'une caporal anglais enterré en terre étrangère avec des milliers de ses pairs. La pièce est un dialogue bien construit entre un fils de soixante ans, un gentleman endoctriné qui a grandi dans (...) Lire la suite »
22 février 2011
Gilad ATZMON
Il y a trois mois, j'ai participé en coup de vent à une conférence du mouvement Solidarité avec la Palestine à Stuttgart. Le thème de ce rassemblement était "la solution d'un état". J'étais par hasard en voyage en Allemagne au même moment et j'ai donc accepté de dire quelques mots à la demande de l'organisateur.
Comme je suis avant tout un artiste et pas un politicien ni un militant je suis attaché à la beauté et la vérité et pas à la ligne du parti ni à quelque doctrine idéologique. Et pourtant sans en avoir l'intention et sans avoir fait un long discours, j'ai réussi à franchir toutes les "lignes rouges" possibles et imaginables et je me suis fait quelques ennemis de plus.
Dans mon discours j'ai dit que le concept "d'universalisme" est un concept magnifique mais qu'il n'est pas compatible avec la (...) Lire la suite »
2 19 juin 2010
Gilad ATZMON
Ecoutez ça. Ce n’est pas une blague, et pas une satire non plus. C’est authentique presque autant que pitoyable. Le site israélien Ynet vient d’annoncer que les images des commandos israéliens capturés qui ont été publiées dans les journaux turcs avaient rouvert « des plaies anciennes parmi ces commandos israéliens qui avaient vécu des circonstances similaires. Jusqu’à présent, au moins quatre membres de commandos ont fait état d’une dégradation de leur santé (mentale) ».
Alors que le reste du monde est scandalisé et furieux devant les images de ces commandos de la marine israélienne en train d’exécuter des militants pacifistes de sang froid, les Israéliens, eux, se plaignent, semble-t-il, de leur nouveau traumatisme imaginaire.
Ynet explique : « les images insoutenables de commandos israéliens ligotés et (...) Lire la suite »
6 31 mai 2010
Gilad ATZMON
A l’heure où j'écris ces lignes, l’étendue du massacre israélien perpétré en mer n’est pas encore connue. Cependant, nous savons d’ores et déjà que vers 4 heures du matin, heure de Gaza, des centaines de commandos de l’armée israélienne ont pris d’assaut la flottille internationale humanitaire Free Gaza. Nous savons par la presse arabe qu’au moins 16 militants de la paix ont été assassinés et plus de 50 ont été blessés. Une fois de plus, Israël démontre de manière dévastatrice qu’il ne cherche pas à cacher sa véritable nature : une collectivité meurtrière inhumaine alimentée par la psychose et mue par la paranoïa.
Pendant des jours, le gouvernement israélien a préparé la société israélienne au massacre en mer. Il a dit que la flottille transportait des armes, qu’il y avait des « terroristes » à bord. Ce n’est qu’hier (...) Lire la suite »
11 16 mai 2010
Gilad ATZMON
Cette année, le Festival du Film Palestinien à Londres a ouvert avec la dernière œuvre d’Elia Suleiman, Le Temps qu’il reste (105min), une monumentale réflexion poétique sur la Palestine depuis 1948.
Le dernier film de Suleiman me fait penser au livre de Ramzy Baroud, Mon père était un combattant de la liberté[1]. Chacune des deux œuvres retrace une exploration personnelle et dévastatrice de la désespérance. Toutes deux sont saturées d’échecs et de trahisons à répétition. Baroud et Suleiman sont assez courageux pour critiquer leur ‘récit collectif’, mais ils pimentent leur histoire avec un esprit, un espoir et un humour stupéfiants. Ils vous font rire juste au moment où vous alliez fondre en larmes.
Comme Baroud, Suleiman juxtapose le voyage palestinien du paradis vers l’enfer à l’imaginaire sioniste du (...) Lire la suite »
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