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Hernando CALVO OSPINA

Danielle Mitterrand et Mgr Gaillot me disaient que l’avenir se construit en Amérique latine
Héritages…
Hernando CALVO OSPINA

Texte présenté par Hernando Calvo Ospina lors du colloque international : « Pour une civilisation de l’émancipation humaine - Trans-Révolutions, Révolutions individuelles et collectives », organisé à Paris les 2, 3 et 4 décembre 2011 par l’Association TRIP, Travaux de Recherche sur l’Inconscient et la Pulsion, de France, et le Centre National d’Education Sexuelle de Cuba, Cenesex. Avec le Soutien du Grand Soir.

Il y a quelques années j’ai donné une conférence dans une université espagnole. Le moment du débat est arrivé et une personne dans le public m’a demandé pourquoi nous les Latino-américains nous avions une phobie des homosexuels. Ce n’était pas le sujet de ma conférence, mais je n’ai pas voulu laisser passer cette occasion. « Ce n’est pas une phobie, lui ai-je répondu : Malheureusement c’est un héritage. Un parmi tant d’autres. » Dans la salle, le silence s’est installé, et certains ont échangé des regards étonnés. J’ai compris que ma réponse n’était pas assez claire, alors je me suis lancé dans une explication. Même s’il n’est connu que pour ses prophéties catastrophiques, Nostradamus était aussi médecin. Il prescrivait l’eau comme médicament contre les maladies. Car les maux sont générés par la saleté. Mais dans (...) Lire la suite »
 
Extrait d’un entretien avec Danielle Mitterrand, Présidente de "France libertés"
DANIELLE MITTERRAND : "La démocratie n’existe ni aux USA, ni en France".
Hernando CALVO OSPINA

Hernando Calvo Ospina est un journaliste colombien réfugié en France et collaborateur, entre autres, du Monde Diplomatique.

Sa présence dans un avion régulier d’Air-France en avril 2009 effraya à ce point les USA qu’ils lui interdirent le survol de leur territoire et exigèrent son déroutage. Voir : http://www.legrandsoir.info/article8459.html

Hernando Calvo Ospina a bien voulu nous confier le texte d’un entretien qu’il a eu avec Danielle Mitterrand. Qu’il en soit remercié.

LGS

(Les photos sont celles de l’article original).

Ce qui suit est un extrait de l’entrevue à Mme. Danielle Mitterrand, veuve de l’ex-président français François Mitterrand, et présidente de l’association « France-Libertés ». A sa lecture il est facile de comprendre pourquoi, et ce depuis plusieurs années, les médias politiques et d’informations dans leur grande majorité ont essayé de l’ignorer. vendredi 28 octobre 2005 - Entretien réalisé par Hernando Calvo Ospina. Hernando Calvo Ospina : Mme. Mitterrand, qu’a signifié pour vous l’arrivée au gouvernement de votre époux François ? Est-ce que les idéaux sociaux et politiques qu’il portait dès sa jeunesse ont été reconnus en ces moments-là ? Danielle Mitterrand : Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de (...) Lire la suite »
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Daniel Santos, un chanteur exceptionnel
Hernando CALVO OSPINA

L’oligarchie aurait voulu le brûler et nourrir la flamme avec ses disques. Les petits bourgeois de gauche le considéraient comme un « opium du peuple » de plus. Parce que c’était un chanteur de la marginalité ou plutôt de la majorité. Pour les ouvriers, les noirs, les chômeurs, les tueurs, les maîtresses de maison et les putains, il était un roi. Ses boléros, guarachas, mambos et sons étaient à l’honneur lors des anniversaires, des mariages, des fêtes populaires et dans les bars « mal famés ». On le vénérait.

Quand les intellectuels qui se disaient révolutionnaires mirent enfin un pied dans les quartiers du « lumpen prolétariat », ils essayèrent d’y imposer le style musical de la Nueva Trova pour le remplacer. Ils n’y parvinrent pas : le rythme de la Nueva Trova était trop lent et n’avait pas l’odeur de la rue. Par contre, l’inverse se produisit : au petit matin, dans les quartiers chics, dans les appartements de ceux qui se disaient « progressistes », on écoutait ses chansons en même temps que celles des Inti Illimani et de Pablo Milanes. « Vis comme je vis si tu veux être bohême, de bar en bar, de verre en verre » était repris en chœur. Ils chassaient leur sentiment de culpabilité en se sentant ainsi proches du peuple. Lui, c’était Daniel Santos, l’un des représentants les plus exceptionnels des rythmes (...) Lire la suite »
 
Il y a cinquante ans
L’invasion de la Baie des Cochons à Cuba
Hernando CALVO OSPINA

Le 16 avril 1961 débutait une opération militaire contre la Cuba révolutionnaire, dont l’histoire se souviendra sous le nom d’invasion de la Baie des Cochons (ou de Playa Giron). Des forces mercenaires anticastristes, organisées par la CIA et soutenues par les forces navales étasuniennes essayèrent d’établir une tête de pont afin de constituer, sur un « territoire libéré », un gouvernement provisoire que Washington reconnaîtrait afin de demander immédiatement l’aide de l’OEA et de défaire le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro. Ils n’y parvinrent pas, ce fut « l’échec parfait ».

Grayston Lynch fut le premier homme qui toucha la terre cubaine, à Playa Giron. Il était 23h45 ce 16 avril 1961. Non loin de là, à Playa Larga, un autre Etasunien débarquait aussi le premier : William « Rip » Robertson. Tous les deux faisaient partie de la Brigade d’Assaut 2506 qui, entraînée et armée par les Etats-Unis, prétendait envahir l’île pour en finir avec le gouvernement révolutionnaire. Elle fut défaite en moins de soixante-dix heures. Il faut revenir deux ans en arrière pour situer l’origine de cet « échec parfait », comme le nomment certains spécialistes.(1) Le 19 avril 1959, Richard Nixon, vice-président des Etats-Unis et Fidel Castro, premier ministre de Cuba, se réunirent pendant trois heures à Washington. Dans son rapport, Nixon affirma qu’une action militaire contre Cuba était nécessaire, (...) Lire la suite »
 
Deux chemins, deux rives
Hernando CALVO OSPINA
Cela s’est passé il y a quelques mois. Au cours d’un long échange, un officier des services de sécurité des Etats-Unis me dit : "Toi et tes amis vous devriez vous inspirer de l’ancien commandant guérillero Joaquin Villalobos." Il me raconta que dans le nord du Salvador, aux côtés des troupes officielles, des conseillers de son pays avaient combattu les forces de Villalobos. Il omit de dire que dans cette zone, l’armée avait commis les pires massacres contre la population, pendant la guerre civile que vécut ce pays dans les années quatre-vingts. Rappelons que Villalobos fit partie des membres les plus radicaux du mouvement guérillero. Il fut l’un des responsables de l’assassinat du poète et militant Roque Dalton, en 1975, désigné comme agent de la CIA et des services de renseignements cubains. (...) Lire la suite »
 
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