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Éric TOUSSAINT

Krach de Dexia : un effet domino en route dans l’UE ?
Éric TOUSSAINT
En ce début du mois d’octobre 2011, la faillite virtuelle de la banque franco-belge Dexia est un signe supplémentaire de l’ampleur de la crise qui amène les pouvoirs publics à se mettre entièrement au service des intérêts privés en abusant des finances publiques. Cette faillite de Dexia montre que le maillon faible de la chaîne de la crise de la dette est constitué par les banques privées alors que les gouvernants et les médias dominants mettent l’accent sur la crise de la dette publique [1]. En septembre 2011, devant l’ampleur des menaces qui pèsent sur l’ensemble du secteur financier privé confronté aux effets de sa politique aventuriste, les banques centrales d’Europe occidentale (la Banque centrale européenne - BCE, la Banque d’Angleterre et la Banque de Suisse) et la Réserve fédérale des Etats-Unis (...) Lire la suite »
 
Grèce, Irlande et Portugal : pourquoi les accords conclus avec la Troïka sont odieux ?
Éric TOUSSAINT, Renaud VIVIEN
La Grèce, l’Irlande et le Portugal sont les trois premiers pays de la zone euro à être passés sous la tutelle directe de leurs créanciers en concluant des plans d’ « aide » avec la « Troïka » composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). Mais ces accords, qui génèrent de nouvelles dettes et qui imposent aux peuples des mesures d’austérité sans précédent, peuvent être remis en cause sur base du droit international. En effet, ces accords sont « odieux » donc illicites. Comme le souligne la doctrine de la dette odieuse, « les dettes d’États doivent être contractées et les fonds qui en proviennent utilisés pour les besoins et les intérêts de l’État |1| ». Or, les prêts de la Troïka sont conditionnés à des mesures d’austérité qui violent le droit (...) Lire la suite »
 
Centre versus Périphérie dans l’UE
Éric TOUSSAINT
Entre 1980 et 2004, l’adhésion à l’Union européenne avait été assez populaire aux yeux d’une grande partie de la population des pays concernés. Les citoyens portugais, grecs et espagnols avaient perçu la participation de leur pays à l’intégration européenne à la fois comme un gage de stabilité démocratique car ils sortaient chacun d’une période dictatoriale [2] et comme une possibilité bien réelle d’amélioration des conditions de vie (les transferts des pays les plus riches de l’UE vers les nouveaux membres de la région méditerranéenne ont été importants lors des premières années [3]). L’adhésion à la Zone euro de ces mêmes pays au cours des années 2000 a bénéficié également d’une sympathie populaire parce qu’elle est allée de pair avec une augmentation de la consommation, certes financée par le crédit. En ce qui (...) Lire la suite »
 
Un FMI « redevenu utile », mais pour qui ?
Éric TOUSSAINT, Damien MILLET, Jérôme DUVAL

En moins d’une semaine, DSK a démissionné du FMI et Christine Lagarde est quasiment intronisée comme candidate des Européens à sa direction générale. Durant cette semaine, nombre de chroniqueurs ont présenté un résumé flatteur de l’action de DSK au FMI. Du mandat qualifié de manière très surprenante d’« exceptionnel » par Bernard Maris sur France Inter [1] aux éditoriaux du journal Le Monde dont le site internet offre par exemple la lecture d’un article intitulé « Dominique Strauss-Kahn quitte un FMI redevenu utile » [2], la tonalité est globalement positive. Pourtant, un bilan très critique de l’action du FMI et de son directeur général DSK s’impose.

Le FMI revient de loin. A partir de 2004, l’augmentation importante des cours des matières premières a provoqué un net accroissement des réserves de change des pays en développement qui atteignaient en 2008 le triple de celles du Japon, de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord réunis. Nombre de pays du Sud les ont utilisées pour rembourser de manière anticipée le FMI, réduisant ainsi la dépendance à son égard. C’est dire combien son utilité n’était pas unanimement appréciée dans les pays du Sud, y compris parmi des dirigeants loin de combattre le néolibéralisme. Discrédité par le désastre social des politiques qu’il a imposées au Sud, le FMI a néanmoins profité de la crise qui a éclaté en 2007-2008 pour reprendre pied et généraliser au Nord les mêmes politiques néfastes. Sans être exhaustifs, prenons (...) Lire la suite »
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Le FMI : une institution antidémocratique qui impose la régression sociale
Éric TOUSSAINT
Sur cette carte du monde la surface des pays a été modifiée afin de refléter le poids dont chacun dispose en termes de droits de vote au sein du FMI. On distingue clairement que la Belgique (10 millions d’habitants) occupe une surface supérieure à celle de pays comme le Brésil (qui a pourtant une population 18 fois plus importante et un territoire 279 fois plus étendu), le Mexique, l’Indonésie ou la République démocratique du Congo (6 fois plus d’habitants que la Belgique et un territoire 77 fois plus étendu). Le FMI est au centre de la scène internationale ? Depuis quelques jours, les accusations que porte la justice des Etats-Unis contre Dominique Strauss Kahn renouvellent l’intérêt de l’opinion publique pour l’institution dont il est le directeur général. Avec la crise qui s’est aggravée au Nord en (...) Lire la suite »
 
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