Auteur Hernando CALVO OSPINA

Je crois bien avoir voulu qu’il m’ignore

Hernando CALVO OSPINA
C’était un jour de juillet 2001. Le ciel était bleu et clair. Il y avait une petite brise et un soleil magnifique, mais si brûlant qu’on aurait pu faire cuire un œuf sur le pavé. La veille, deux des journalistes responsables de la Mesa Redonda, programme radio télévisé cubain, où sont abordés des sujets de l’actualité nationale et étrangère, m’avaient invité, non pas comme intervenant, mais pour faire partie du public. Je les avais remerciés, mais leur avais dit que je ne pourrais pas car (…)

Cinquante-cinq ans après, quelques séquelles immédiates de la tentative étasunienne d’invasion de Cuba par la Baie des Cochons.

Hernando CALVO OSPINA
Le 14 avril 1961, cinq bateaux « marchands » se dirigèrent depuis l’Amérique Centrale vers la baie des Cochons à Cuba. Trois d’entre eux portaient les noms de « Barbara », « Houston », et « Zapata ». Ils transportaient une force paramilitaire de quelque 1500 hommes, appelée Brigade 2506. Les jours précédents, des bombardiers B-29 peints aux couleurs des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba attaquèrent les aéroports de trois villes cubaines. C’était le 15 avril 1961. L’un des pilotes (…)

Latines, belles et rebelles

Hernando CALVO OSPINA
Et Dieu créa l’homme « à son image », dit la mythologie catholique dans la Bible. C’est-à-dire qu’il le créa homme et parfait. Et il l’appela Adam. Le voyant si esseulé dans l’immensité du Paradis, il prit une de ses côtes et en façonna un être au physique quelque peu différent du sien. Il lui dit que c’était une femme et qu’elle s’appelait Ève. Dieu avait dans l’idée de donner à sa photocopie terrestre quelqu’un qui le distrairait, lui ferait la conversation. Le Tout-Puissant ne (…)

Cuba a mis tous ses moyens à la disposition de ce processus de paix

Hernando CALVO OSPINA
Interview de Rodrigo Granda, l’un des six membres de l’Etat-major des FARC qui mènent à Cuba les dialogues pour la paix avec le gouvernement colombien. Toute la presse internationale avait parlé de lui lorsqu’il avait été kidnappé à Caracas par un commando de policiers vénézuéliens et colombiens, puis déporté en Colombie. Tout cela alors qu’il négociait la libération d’Ingrid Betancourt. Il fut libéré à la demande du président français Sarkozy. HCO : Quel a été le rôle de Cuba dans ces (…)

A La Havane, une rencontre inattendue et historique

Hernando CALVO OSPINA
Le samedi 28 novembre, j’ai interviewé une nouvelle fois Rodrigo Granda, l’un des commandants de l’Etat-Major des FARC qui mène des dialogues de paix avec le gouvernement de Colombie à La Havane. Cette fois, c’était pour parler du rôle de Cuba et du Venezuela dans ce processus. Il a aussi été question de la Norvège et de la France. A la fin du court entretien, nous l’accompagnons jusqu’à la porte de l’hôtel Palco pour prendre congé. La voiture qui doit l’emmener au Laguito, un quartier (…)

Statu quo, narcotrafic et guerre sale

Hernando CALVO OSPINA
Notre ami Hernando Calvo Ospina nous a fait parvenir ce texte qu’il a écrit pour l’ouvrage collectif « Ayotzinapa. Un grito desde la humanidad »(Mexique, septembre 2015). L’auteur (Colombien, la France rejette ses demandes de naturalisation) est réfugié politique en France. Journaliste et auteur de plusieurs ouvrages, il écrit notamment dans Le Monde diplomatique. Il a participé à la réalisation de documentaires pour ARTE et la BBC. Il décrit ici avec précision des méthodes de voyous (…)

Lucy Parsons, la veuve des martyrs de Chicago

Hernando CALVO OSPINA
Encore, en 1920, la police de Chicago considérait Lucy Gonzàles comme « plus dangereuse que mille révolutionnaires ». Elle naquit esclave en 1853, dans un hameau du Texas, un territoire qui cinq ans auparavant faisait partie du Mexique. Elle était la fille d’une mexicaine noire et d’un indien de l’Alabama. A trois ans, elle devint orpheline. Et, à peine put-elle travailler qu’on l’envoya dans les champs de coton. Elle se maria à 19 ans avec Albert Parsons, jeune vétéran de la guerre de (…)

L’odeur de la Bolivie d’Evo et d’Alvaro

Hernando CALVO OSPINA
Potosi (Bolivie). « Si le Che nous a choisis pour continuer sa révolution, c’était bien pour quelque chose », m’a dit à La Paz, un bolivien très fier. Les véhicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas plus de collisions. Les piétons doivent calculer pour passer d’un trottoir à un autre sans se faire renverser. Mais ça a l’air de ne déranger personne. Seulement nous, qui ne sommes pas d’ici. Quelqu’un a dit une fois que cette (…)

Colombie, répression et insurrection

Hernando CALVO OSPINA
Le 9 avril 1948, à Bogota, les délégations préparaient la naissance de l’Organisation des Etats Américains (OEA). Ce même jour, était assassiné Jorge Eliecer Gaitan. Bien qu’il fût le plus haut dirigeant du parti Libéral, il appelait dans ses harangues à l’union des libéraux et des conservateurs contre les représentants de l’oligarchie qui les opposaient et les appauvrissaient. Le Monde diplomatique, Chili. On expulsa la délégation diplomatique soviétique pour prouver que c’était de là (…)

Chavez : sa lutte pour la paix en Colombie

Hernando CALVO OSPINA
Intervention d’Hernando Calvo Ospina lors de l’hommage au président Hugo Chávez Frías, un an après sa disparition physique, « Sur les pas de Chávez », organisé par l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela, à Paris, le 5 mars 2014. A la fin de l’année 1812, le Vénézuélien Simón Bolivar est arrivé à Carthagène, sur la côte caraïbe de Colombie. Les troupes espagnoles n’avaient pas encore été expulsées, alors que l’indépendance avait déjà été proclamée deux ans plus tôt. Par (…)

Colombie : répression et insurrection

Hernando CALVO OSPINA
Nouvelle publication http://hcalvospina.free.fr/local/cache-vignettes/L145xH200/arton494-4cf64.jpg Ce livre est un recueil de textes de l’écrivain et journaliste colombien Hernando Calvo Ospina, réfugié politique en France. Au fil de ces pages bien documentées, les preuves abondent d’un historique répressif et terroriste de l’Etat colombien contre la population civile et en particulier contre l’opposition politique légale. L’auteur démontre la complicité du gouvernement des Etats-Unis, (…)

« En Colombie, la « pacification » ne s’arrête même pas pour reprendre son souffle. »

Hernando CALVO OSPINA
Hernando Calvo Ospina nous raconte ici quelques étapes de la « tradition » violente d’un Etat qui entretient une image de démocratie. Annalisa Melandri. En Amérique Latine, dans les années 70 et 80, la majorité des pays agonisaient sous le joug de dictatures militaires sanglantes, comme ce fut le cas pour le Chili, l’Argentine et l’Uruguay entre autres. En Colombie, à l’exception du général Rojas Pinilla, qui gouverna entre juin 1953 et mai 1957, et qui fut moins répressif que la majorité (…)