Auteur Hernando CALVO OSPINA

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Pourquoi ? Parce que.

Hernando CALVO OSPINA
Vu et entendu par Hernando Calvo Ospina à Maracaibo, principal port pétrolier du Venezuela. C’est l’une des 39 histoires que contient son dernier livre *. Ce court récit, qui caractérise intemporellement l’état d’esprit de la classe moyenne émergente au Venezuela, peut apporter un éclairage sur l’actualité. Avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur nous le reproduisons ici. *No Fly List et autres contes exotiques. Je crois bien que si l’air conditionné continue à refroidir (…)

My fly list

Hernando CALVO OSPINA
Lire, pour la mise en bouche (LGS avril 2009) : Un avion d’Air France interdit de survol du territoire US pour cause de la présence du journaliste Hernando Calvo Ospina Prensa Latina. A cause de la présence à bord du journaliste et écrivain Hernando Calvo Ospina, le Boeing 737 du vol 438 d’Air France n’a pas été autorisé par les autorités américaines à survoler le territoire des Etats-Unis. Le nouvelle fut confirmée ce mardi par Air France. Calvo Ospina, résident en France, se rendait (…)

Sur ordre des USA, Corsair m’empêche d’embarquer pour La Havane

Hernando CALVO OSPINA
En avril 2009 les autorités étasuniennes ont obligé un avion commercial d’Air France à dévier de sa trajectoire. Raison invoquée : à bord se trouvait une personne considérée comme un danger pour la sécurité de leur pays. L’appareil allait juste traverser leur espace aérien, car c’est à Mexico qu’il devait se poser. Quelques heures plus tard, j’ai appris que j’étais le « coupable ». C’est là que j’ai découvert que j’étais sur la No Fly List, créée et alimentée par le Terrorist Screening (…)

Le Ben Laden d’Amérique latine est mort

Hernando CALVO OSPINA
Le Ben Laden d’Amérique latine vient de mourir en Floride, dans la nuit de mardi à mercredi . Luis Posada Carriles était un terroriste d’origine cubaine, que la grande presse mondiale définit simplement comme un « anti-castriste notoire ». Il est parti à l’âge de quatre-vingt-dix ans et sans payer pour tous ses crimes. Jusqu’au bout, il a été protégé par le gouvernement des Etats-Unis, en particulier par la CIA et la famille Bush. Son nom est devenu célèbre lorsqu’on a su qu’il était l’un (…)

Quand une respectable fondation prend le relais de la CIA

Hernando CALVO OSPINA
Retour - indirect - sur le récent sondage "Le conspirationnisme dans l’opinion publique française", réalisé par la Fondation Jean-Jaurès (et le site néocon Conspiracy Watch). Fondation mentionnée dans cet article publié par le Monde Diplomatique en 2007. Heureusement que tout le monde n’a pas la mémoire courte. - LGS (Le Monde Diplomatique - Juillet 2007) Iran, Chili, Nicaragua… Depuis les annés 1950, les guerres « sales » menées par la Central Intelligence Agency (CIA) défraient (…)

Venezuela : Fabriquer une guerre depuis les coulisses

Hernando CALVO OSPINA
La « guerre » vénézuélienne a réellement lieu dans la presse internationale et sur les réseaux sociaux. Ici il existe bien sûr des foyers de violence, dont beaucoup pourraient être taxés de terroristes, par exemple lorqu’ils entraînent la destruction d’un immense entrepôt qui contient des médicaments alors que les coupables savent parfaitement combien ceux-ci se font rares et qu’ils connaissent le besoin urgent de la population dans ce domaine. Il y a des actes de vandalisme durant (…)
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Venezuela. Qui sont les violents ?

Hernando CALVO OSPINA
Quelques lecteurs, assommés par la désinformation sur le Venezuela, doutent de ce que nous en écrivons : « Vous y êtes allés ? ». Une réponse négative donnerait l’avantage aux correspondants de notre « grande presse » dont certains, depuis le Mexique, rapportent sans rien vérifier, ce que dit la presse d’opposition vénézuélienne. Or, il se trouve que, depuis des années, LGS bénéficie d’articles écrits sur place par des témoins journalistes (Romain Migus, Thierry Deronne, Ignacio Ramonet, (…)

L’invasion de Panama : Une héroïne de "Little Hiroshima"

Hernando CALVO OSPINA
C’était le 19 décembre 1989. Après le dîner, le couple s’était consacré à l’installation de la crèche de Noël. Ils avaient pratiquement tout mis en place : la Vierge Marie, Saint Joseph, les bergers, le bœuf, l’âne et un grand nombre de figurines. Elle avait dû expliquer vingt fois à Jorge, le plus jeune, qui avait quatre ans, pourquoi il devait attendre le 25 décembre pour placer l’enfant Jésus : c’est ce jour-là qu’il était né. Au moment d’aller se coucher, les enfants refusèrent de (…)

Journée nationale du candombe en Uruguay

Hernando CALVO OSPINA
Peut-être que cela venait de son nom, car tout au long de sa vie la lune l’accompagna davantage que le soleil. Rosa Luna dansait, surtout la nuit. Conséquence de son faible niveau d’études et de sa grande pauvreté, elle dût travailler comme domestique alors qu’elle était encore une enfant. Tous les patrons cherchaient à abuser de ces femmes à leur service, et d’elle tout particulièrement. Elle partit se prostituer. Une nuit, dans un bar, elle tua son maquereau. Elle n’en pouvait plus des (…)

Le « compañero » du flamenco

Hernando CALVO OSPINA
Il naquit à Elda, Alicante, un 14 novembre 1936. Son père n’était pas là pour sa naissance, car il était parti à Madrid lutter contre les forces de Francisco Franco. Quand les franquistes triomphèrent, la famille dut se rassembler dans la capitale car la pauvreté, installée chez eux depuis longtemps, s’acharnait contre le foyer. Dès onze ans, il fut obligé de travailler pour aider à faire bouillir la marmite. La période la plus dure fut celle où il travaillait la nuit dans une imprimerie (…)

Pour la vengeance, la route n’est jamais trop longue

Hernando CALVO OSPINA
Alors qu’Ernesto « Che » Guevara venait d’être assassiné, le colonel bolivien, Roberto Quintanilla, le fit amputer des mains. Ce fut un outrage terrible qu’il commit le 9 octobre 1967. Il devint l’homme le plus haï de la gauche mondiale qui était à l’époque nombreuse et radicale. Deux ans après, le 9 septembre 1969, il brisa, à coup de crosse, la colonne vertébrale du prisonnier Guido « Inti » Paredo, avant de l’assassiner. Inti était un leader guérillero et l’un des cinq survivants de la (…)

Jean-Guy ...

Hernando CALVO OSPINA
Ce matin du mercredi 15 Août je me suis réveillé avec la nouvelle que Jean-Guy Allard était mort. Comme ça, sans plus. Il a cessé de respirer et de rire à Cuba. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. Entre les vins, les rhums, les blagues et des éclats de rire, nous nous racontions ce que Cuba représentait pour nous. Je sais qu’il est né au Canada. Qu’il a travaillé pour des journaux dans ce pays et qu’un jour, il a décidé de partir à Cuba, où il est arrivé pour travailler à Granma (…)