États-Unis : une société structurellement raciste

Les États-Unis, mieux qu’aucun autre pays, sont passés maîtres dans l’art d’entretenir les mythes liés à leur histoire.

Le rêve étasunien est un concept qui remonte à l’arrivée des pèlerins, au XVIIème siècle. Aujourd’hui, il repose sur trois éléments majeurs : l’espoir d’une vie prospère, l’égalité comme valeur fondamentale et le sentiment d’appartenance à une Nation à nulle autre pareille. Les discours du président Obama évoquent ces thèmes de mérite personnel et de possibilité de mobilité sociale pour l’ensemble de la population.

Pourtant, tout ce qui brille n’est pas forcément de l’or et deux mandats successifs d’un président noir ne suffisent pas à effacer les blessures indélébiles d’un passé violent, expansionniste et profondément raciste. Cinquante ans à peine se sont écoulés depuis la signature par Lyndon Johnson du Civil Rights Act déclarant de fait illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. Cinquante ans qui n’ont guère faire bouger les lignes. Le pays reste plus que jamais divisé sur une base ethnique en ce qui concerne le revenu, l’instruction, la santé et la possibilité d’ester ou de se défendre en justice. Récemment, l’actrice noire étasunienne Danielle Watts, qui a campé le rôle d’une esclave dans Django unchained, a vécu une interpellation de plus humiliantes. Alors qu’elle se trouvait avec son mari dans leur voiture dans un quartier chic de Los Angeles, des policiers sont intervenus pour les interpeller pendant qu’ils s’embrassaient. Les forces de l’ordre ont expliqué avoir reçu l’appel d’un résident qui dénonçait une « exhibition indécente d’un homme et d’une femme à l’intérieur d’une Mercedes avec une porte ouverte ». Les policiers n’ont pas reconnu l’actrice et ont pensé que la jeune femme était une prostituée noire qui embrassait son client blanc. Ces choses sont fréquentes dans les très démocratiques États-Unis ; elles finissent souvent très mal lorsqu’il s’agit non pas de personnes publiques mais de pauvres hères.

Cet été, un jeune noir américain, Michael Brown, était arrêté à Ferguson parce qu’il marchait sur la route et non pas sur le trottoir. Il rentrait de faire ses courses, accompagné par un de ses copains. Il est alors abattu par un policier. Pour défendre Darren Wilson, l’agent blanc qui a tiré, le chef de la police locale invoque l’agressivité dont aurait fait preuve la victime. Mais Brown n’était pas armé, et son copain affirme que le policier a fait feu alors qu’il avait les mains en l’air. L’autopsie pratiquée à la demande de la famille du jeune homme montre qu’il a été touché par six impacts de balle, dont deux à la tête. Les résultats montrent que la balle responsable de la mort laisse supposer que la victime se tenait tête baissée, un signe de reddition au moment du coup de feu. La flambée de colère qui a suivi serait incompréhensible si l’on se bornait à l’expliquer à travers les seules circonstances de la tragédie.

« Si l’attitude de la police fut l’étincelle qui a déclenché l’explosion de Ferguson, la pauvreté et le désespoir en sont les causes essentielles », révèle le journaliste du Saint-Louis Post-Dispatch, David Nicklaus. Dans le quartier où Brown a été abattu, habité à plus de 70 % par des Noirs, le revenu annuel moyen ne dépasse pas 27.000 dollars (21.500 euros). Et si l’on observe l’évolution des salaires perçus, les chiffres ne sont pas beaucoup plus folichons. Selon les statistiques officielles, les revenus des habitants ont chuté de 30 % depuis l’an 2000. Au même moment s’affiche une insolente richesse dans les quartiers huppés de Saint-Louis habités quant à eux par des Blancs.

Les États-Unis ne sont donc pas ce pays libre et tolérant que les scénarios de films hollywoodiens voudraient nous faire croire. Le racisme de l’époque de l’esclavage a persisté même après son abolition. Si les Noirs américains représentent 12 % de la population américaine, ils forment 42 % du fameux couloir de la mort. Le déséquilibre est encore plus frappant si l’on considère l’origine des victimes : un Noir qui a tué un Blanc a beaucoup plus de chance d’être exécuté qu’un Blanc qui a tué un Noir. Au niveau national, la majorité des victimes ne sont pas blanches. Pourtant, 80 % des sentences sont prononcées à l’égard des meurtriers d’Étasuniens blancs. Par ce constat, on remarque d’une part que la peine de mort est un dispositif majoritairement au service des personnes de couleur blanche et d’autre part, que la vie n’a pas le même prix selon la couleur de la peau ou les capacités financières de chacun.

Le fossé entre Noirs et Blancs s’exprime aussi sur le terrain social. Entre 1984 et 2007, l’écart entre les uns et les autres a été multiplié par quatre, les foyers blancs à moyens revenus étant bien plus riches que les foyers noirs qui sont au plus haut de l’échelle. « Même lorsqu’ils font tout ce qu’il faut – c’est-à-dire étudient, travaillent dur, ont une bonne paie – les Afro-Américains ne peuvent atteindre le niveau de richesse de leurs collègues blancs, et cela se traduit par une grande différence de chances dans la vie », écrit dans un communiqué Thomas Shapiro, coauteur d’une étude publiée en 2010 par l’université de Brandeis (Massachusetts).

De même que les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du monde arabe sont témoins de la brutalité des États-Unis en dehors de ses frontières, ces mêmes communautés sont confrontées à l’exploitation raciste et coloniale à l’intérieur de ses frontières. Ces deux phénomènes sont inextricablement liés. L’Empire s’est construit sur le dos des esclaves noirs et le génocide des Noirs ainsi que sur la colonisation et le génocide des peuples indigènes. Ceux qui pensent que le destin des peuples aux États-Unis est lié aux partis de la classe dirigeante (les Républicains et les Démocrates) vivent dans l’illusion. La défaite de l’Empire américain n’arrivera que par la lutte et par l’organisation du peuple émergeant à travers les soulèvements et la colère des communautés contre l’injustice.

Lire ici le harcèlement subi par l’actrice Danièle Watts et son mari (LGS).

 http://www.resistance-politique.fr/article-etats-unis-une-societe-structurellement-raciste-124771256.html

COMMENTAIRES  

16/10/2014 07:54 par babelouest

Pendant dix ans, mon amie Chantal Dupille a travaillé à son étude sur les bas-fonds états-uniens. C’est un constat désabusé qu’elle met en avant dans le dernier chapitre de son "Au cœur de la pègre américaine", elle dit ainsi :

"Or sous Reagan, la guerre contre la pauvreté s’est muée en lutte contre les pauvres. Et quand on a tenté de combattre la misère, cela a toujours échoué car on négligeait le long terme. Pressés d’aboutir, les programmes fédéraux ne s’attaquaient jamais aux racines du mal, le chômage, l’exode rural, les clivages sociaux, la destruction de l’environnement, les spéculations financières ou immobilières incontrôlées, la désintégration des biens familiaux, un système éducatif à deux vitesses, des formations mal adaptées aux besoins, les discriminations, et d’une façon générale le type de croissance économique privilégiant le court terme. Pour les Américains, les notions de concurrence, de rendement, d’enrichissement, conditionnent la façon d’appréhender les problèmes1. On inculque dans les écoles l’amour de Dieu, mais en même temps l’Evangile de la réussite, ce qui est antinomique. Tant que les Américains glorifieront l’argent, Mâmon, la « morale du succès », la réussite à tout prix, le triomphe des plus forts, des plus audacieux, des plus malins, bref le matérialisme au détriment de l’humain, la société engendrera des hordes de laissés pour compte, des générations de sacrifiés, et la fracture s’accentuera entre les privilégiés et les exclus."

Certes, il est de fait que les exclus ne sont généralement pas les WASP, mais les descendants des esclaves, les Latinos qui sont venus, attirés par un "rêve américain" auquel ils ne sont pas conviés. Mais l’anti-civilisation de la violence et du "chacun pour soi" aboutit de fait à ce résultat, exacerbé par cette fausse solution qu’est la "discrimination positive", porteuse de plus de frustrations encore.

16/10/2014 11:40 par Archer Gabrielle

Du pays du pseudo rêve americain je citerai juste ceci ;
« Les États-Unis (*) forment un pays qui est directement passé de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation… ».
(Albert Einstein)

16/10/2014 22:29 par Taliondachille

Mouais, il avait encore fumé une barrette de plutonium, l’Albert : les Etats-Unis ne peuvent être décadents puisqu’ils n’ont jamais été civilisés, et concernant la barbarie, je ne vois pas à quel date elle a cessé, alors...BOYCOTT !

17/10/2014 22:04 par Pierre M. Boriliens

Dans le même genre il y a aussi le jugement de Sigmund Freud :
« L’Amérique est une erreur, une erreur gigantesque il est vrai, mais une erreur tout de même. »

Ou celui de Tocqueville, qui pourtant ne détestait ni le libéralisme, ni vraiment l’esclavage (cf les conseils qu’il a donnés à Bugeaud pour la « pacification » de l’Algérie) :
« Quand on réfléchit à la nature de cette société-ci, on voit jusqu’à un certain point l’explication de ce qui précède : la société américaine est composée de mille éléments divers nouvellement rassemblés. Les hommes qui vivent sous ses lois sont encore anglais, français, allemands, hollandais. Ils n’ont ni religion, ni mœurs, ni idées communes ; jusqu’à présent on ne peut dire qu’il y ait un caractère américain à moins que ce soit celui de n’en point avoir. Il n’existe point ici de souvenirs communs, d’attachements nationaux. Quel peut donc être le seul lien qui unisse les différentes parties de ce vaste corps ? L’intérêt. »
Alexis de Tocqueville, Voyage en Amérique, Sing Sing, 1er juin 1831, La Pléiade
(vous remarquerez que les Noirs n’existent pas, pas plus qu’il n’existent dans la Constitution originale. Les femmes non plus, d’ailleurs...)

18/10/2014 19:44 par Jean-Pierre Petit-Gras

Merci pour cet article... Permettez-moi de recommander la lecture de deux ouvrages, écrits par des citoyens états-uniens... Le premier, de l’historien Howard Zinn, s’appelle HISTOIRE POPULAIRE DES ETATS-UNIS ( aux éditions Agone).
Le second est l’oeuvre de l’anthropologue et ethno-historien Marshall Sahlins, et s’intitule LA NATURE HUMAINE, UNE ILLUSION OCCIDENTALE ; Traduction publiée en 2009 par les éditions de l’éclat (Paris).

19/10/2014 19:25 par Leo Lerouge

Comme dans toutes les sociétés capitalistes, les pauvres aux Etats-Unis sont marginalisés, diabolisés, entassés dans certains quartiers et stigmatisés par les nantis, qui les accusent de "profiter des aides sociales" et, en conséquence, de ne pas avoir de travail parce qu’ils "n’en cherchent pas".

Ici, l’auteur parle, semble-t-il, du racisme systémique de la société USaméricaine.
Ce n’est pas un phénomène marginal, mais un système institutionnalisé qui s’inscrit dans la longue tradition de la société blanche et qui maintient en place, et préserve férocement, toute la hiérarchie établie en fonction des "races", et de ce qu’on leur accorde, depuis l’invasion du continent américain.

Donc, la phrase de David Nicklaus : "Si l’attitude de la police fut l’étincelle qui a déclenché l’explosion de Ferguson, la pauvreté et le désespoir en sont les causes essentielles" est inadéquate et laisse entendre que le racisme découle de la pauvreté et du désespoir et que ce sont les raisons profondes sous-jacentes de ces manifestations
.
Or, d’abord, c’est le racisme systémique qui est la cause de la pauvreté des communautés non-blanches aux US, et pas l’inverse, et, donc, les manifestations ont bien été motivées par l’indignation qu’a soulevée l’assassinat de Mike Wilson (et de Trayvon Martin, par ex). Il n’y a pas eu mutation des revendications lors des manifestations.
Et on comprend l’indignation et la frustration quand on regarde l’histoire et l’actualité.

Cela a commencé dès la "Manifest destiny", unedoctrine opportune qui octroyait à la nation américaine la mission divine de répandre la démocratie et la civilisation, et qui a permis de motiver le génocide indien et l’esclavage, entre autres.
Et, chaque fois qu’il y a eu quelques avancées pour les Noirs, il y a toujours eu retour de bâton.
Ainsi, par exemple, après l’abolition de l’esclavage et l’émancipation des esclaves noirs (1865), les états du sud ont progressivement instauré les lois Jim Crow ("codes noirs"), qui ont finalement conduit à l’institutionnalisation de la Ségrégation (1896), qui s’est terminée, du moins sous sa forme officielle, après différentes étapes, en 1965 avec le "Voting Rights Act".
Mais, aujourd’hui encore, le droit de vote de centaines de milliers de Noirs est constamment remis en question avec de nouveaux barrages, en particulier dans les états du "Deep South".
Pour ne citer que cela : les droits de vote des prisonniers selon les états.

Détourner le sujet, comme le fait Nicklaus, en décrivant la situation économique de la communauté noire, c’est, comme la société "blanche" aux US, réfuter le racisme intrinsèque qui motive ces actes de violence, et, donc, refuser toute discussion sur les dérives racistes et l’impunité arrogante des assassins de Noirs.
Et les commentaires sur l’article de Nicklaus sont clairs là-dessus : les commentateurs blancs accusent les Noirs de pleurnicher sur leur sort et de sortir la "carte du racisme" au lieu de chercher à "s’éduquer, chercher du travail et mener une vie ’normale’".
Il en a été ainsi également pour l’affaire Zimmerman-Trayvon Martin, où l’Amérique était divisée entre deux camps distincts.
Les Blancs ordinaires (disons les "non-progressistes", pour faire vite) prenaient majoritairement fait et cause pour l’assassin hispanique ("blanchi" dans tous les sens du terme pour la circonstance), archétype de la société raciste à la gâchette facile représenté par des vigiles sans scrupules, et descendant des lyncheurs qui sévissaient entre 1890 et les années 1920.
Soutenant le droit de riposter par les armes aux "provocations" présumées d’un adolescent, ils absolvaient l’assassinat de sang-froid d’un adolescent non armé qui rentrait simplement chez lui, uniquement parce qu’il était noir et portait une capuche. Une loi qui ne s’appliquerait pas pour la situation inverse, ce qui soulèverait, dans ce cas, une indignation légitime.
On comprend la frustration et l’indignation de la population noire face à ce traitement ouvertement partial.
Mais ces deux affaires seraient anecdotiques et juste ponctuelles si elles étaient isolées.
Or, le public aux US, et, a fortiori à l’étranger, qui reçoit ces informations, n’entend parler que de la partie émergée de l’iceberg.
Selon les statistiques du Département de la Justice (très parcellaires, parce que beaucoup de ces crimes ne lui sont pas signalés) : entre 2005 et 2012, environ 96 Noirs sans arme ont été tués chaque année par un policier blanc – c.à.d. près de deux par semaine.
Et parmi ces Noirs, 18% étaient âgés de moins de 21 ans.
L’enquête de la "US Commission on Civil Rights" conclut que "la plupart (95%) des policiers blancs "ne pensent pas que la police est plus susceptible d’employer la violence contre les Noirs et les autres minorités que contre des Blancs dans des situations similaires".

Ce qui montre bien, comme dit plus haut, que la société blanche est dans le déni total en ce qui concerne le racisme institutionnel.

Avec l’élection d’Obama, on a vendu l’idée de "post-racist America".
De la propagande pure. Le racisme de l’’"Amérique" blanche a toujours existé. Il a simplement pris des formes différentes.
Depuis le début du millénaire, et de plus en plus avec Obama (le "Jim Crow" de service), les Etats-Unis sont devenus ouvertement un état policier militarisé. Et les assassinats illégaux contre les non-Blancs se sont multipliés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays.
Et tout cela, en supprimant progressivement leslibertés civiles au mépris de la Constitution.

Quant à l’affaire de Danièle Watts, même si elle peut vouloir démontrer que les US n’ont toujours pas admis les mariages mixtes, même si, en tant qu’actrice noire, elle doit subir davantage de discrimination que les autres dans la distribution des rôles, il n’en reste pas moins qu’elle fait partie de la bourgeoisie noire qui a très bien accepté les vexations et le rôle subalterne que lui concède la suprématie blanche pour gagner une place au soleil.
D’autre part, l’actrice, contrairement aux communautés noires pauvres qui dépendent de porte-parole compatissants, a, elle, l’attention des médias, friands de quelque scandale croustillant à se mettre sous la dent.
Et, donc, le problème de Watts est à des années-lumière de ce qui se passe dans la réalité des quartiers pauvres, comme les harcèlements et la violence des policiers, les arrestations au faciès, les brimades envers les mères isolées , les incarcérations massives http://sentencingproject.org/doc/publications/rd_ICCPR%20Race%20and%20Justice%20Shadow%20Report.pdf , les fermetures d’écoles publiques, le parcours convenu école-centre de redressement-prison de nombreux adolescents, etc.

Dernier point : ce n’est pas la fin de la "guerre contre la pauvreté" qui a permis de créer, en toute légalité, le véritable fossé entre Noirs et Blancs.
Certes, la "guerre contre la pauvreté" a mis en œuvre un système d’aides sociales inexistant à l’époque (Medicare et Medicaid ; distribution de bons d’alimentation, financement par l’Etat des établissements scolaires défavorisés pour réduire les inégalités, etc.), mais il est encore en place, même si son budget est de plus en plus réduit. Rappelons-nous, c’était l’époque de la prise de conscience humaniste parmi une population jeune et remuante.
Mais, dès le départ, la "guerre contre la pauvreté" n’a pas bénéficié du budget nécessaire, le président, L. B. Johnson ayant préféré ne pas entamer le budget (énorme) consacré parallèlement à la Guerre du Vietnam.
Ensuite, après les années 1960, la "guerre contre la pauvreté" ne faisait plus recette.
Mais les inégalités sociales, même si les minorités raciales en pâtissaient le plus, touchaient tout le monde, ou du, moins ne recréaient pas une ségrégation officieuse destinée à maintenir les minorités "à leur place".

C’est la drogue qui a permis de cibler plus particulièrement les minorités, notamment la population noire, et de les criminaliser.
D’abord, quand le crack a été délibérément mis en circulation dans les années 1980 dans les quartiers noirs et ensuite, quand Reagan a lancé la pseudo-"Guerre contre la Drogue", encore en vigueur aujourd’hui, et qui fait des ravages à tous les niveaux, intra et extra-muros.
Ainsi, parmi ceux qui sont incarcérés dans les prisons d’état US pour des délits liés à la drogue – depuis la possession de quelques grammes - 59% sont noirs, alors que les Noirs ne représentent que 13%, environ, de la population.
Voir ce document complet sur le système judiciaire discriminatoire aux US : http://www.naacp.org/pages/criminal-justice-fact-sheet .

22/10/2014 17:34 par pierre

Sur le même thème, je me permets de vous conseiller de lire le livre de Philippe BOURGOIS "en quête de respect" qui est une étude anthropologique sur les maisons de crack dans le quartier du Barrio à East Harlem.

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